vicenzo parisien néo-lyonnais |
Tiré du journal Lequipe.
à propos de PLG-Villeneuve et des supp parisiens
(J'ai fait un petit effort pour la mise en page, même si ça reste pas fameux)
Citation :
Capitale des rumeurs, Paris bruisse d’échos évoquant une relation parfois compliquée entre le président du Paris-SG et son entraîneur. Charles
Villeneuve et Paul Le Guen sont deux hommes qui se jaugent probablement encore. Villeneuve n’est pas là pour développer des affinités, Le Guen est
rarement enclin à entretenir des complicités. Mais si des divergences de vue peuvent exister, un intérêt les rapprochera à court terme : réussir le
début de saison du PSG.
SÉBASTIEN BAZIN et Charles Villeneuve ne sondent pas seulement Arsène Wenger de temps à autre. Parmi leurs « consultants » occasionnels, ils comptent une autre figure monumentale de la Premier League : Sir Alex. Au printemps dernier, le directeur Europe de Colony Capital et l’ancien directeur des sports de TF 1, fraîchement nommé à la présidence du Paris-SG, sont partis à la rencontre du manager de Manchester United. Ce que leur a dit Alex Ferguson coïncidait avec l’avis de son confrère d’Arsenal : il n’est pas nécessaire de changer d’entraîneur à Paris cet été.
Garder Le Guen ou pas, après cette saison au bord du gouffre ? Villeneuve a pu se poser la question, mais ni lui ni Bazin n’ont jamais penché
sensiblement vers l’idée de remplacer Le Guen. Y toucher, non. Le recadrer, oui. Le genre de mission qui plaît au nouveau président parisien,
connu pour son goût du respect de l’ordre et de la hiérarchie. Aux yeux de l’entraîneur, Villeneuve peut apparaître comme l’homme qui
a rétréci ses pouvoirs. Ce n’est pas faux. Le Guen possède moins de marge que l’année dernière sur le recrutement, qui avait été pointé comme sa faiblesse essentielle. Le président le laisse définir les profils des recrues. Quand il s’agit demettre des noms sur les profils, on écoute l’avis du coach, mais c’est plus un avis qu’un dernier mot. « Ce qu’il faut arrimer de la manière la plus ferme, c’est le lien entre la cellule de recrutement et l’entraîneur, assure Villeneuve. La cellule est là pour rechercher le joueur dont le profil se rapproche le plus de celui défini par Le Guen. Ensuite, on choisit par apport aux moyens financiers dont nous disposons. Je tranche, mais je tranche toujours avec l’accord de l’entraîneur. » Les rumeurs qui disent que Le Guen n’était pas forcément le plus chaud, au sein du PSG, pour recruter Claude Makelele et LudovicGiuly, ces autres rumeurs qui disent que Makelele
était une obsession de Bazin et Giuly celle de Villeneuve, ces rumeurs, donc, le président les balaie. On croit comprendre que l’entraîneur n’aurait rien eu contre l’arrivée de Sidney Govou au poste qu’occupera finalement Giuly. Mais le président en revient toujours aumême point : il ne recrutera aucun joueur qui pourrait paraître inutile aux yeux de Le Guen. « Les pouvoirs de l’entraîneur sont réels, insiste Villeneuve, dans le sens où il définit le profil des recrues. Ça, ce n’est pas mon rôle. Je ne suis pas technicien du football, je ne suis pas là pour faire l’équipe mais pour aider le staff et la cellule à constituer la meilleure équipe possible. » Mais l’« aide » de Villeneuve se traduit très concrètement dans le mode opératoire du PSG sur le marché des
transferts. Fini le fonctionnement autarcique de Le Guen, qui avait conduit l’été dernier à des signatures controversées, comme Digard et Bourillon.
Aujourd’hui, les réseaux actifs à Paris sont ceux d’Alain Roche, le responsable de la cellule recrutement, avec lequel Le Guen doit aujourd’hui
collaborer, lui qui y était très réticent depuis un an et demi. Ce sont les propres réseaux, aussi, du nouveau président. « Par tempérament journalistique, dit-il, je suis une éponge, je m’imprègne, j’écoute à droite à gauche. Pas seulement Arsène Wenger, mais aussi Alain Migliaccio (l’agent de Giuly et de Zidane), Alex Ferguson, Patrick Vieira, Nicolas Anelka… Je consulte beaucoup par rapport à la manière dont je dois établir des liens. »
Le président est plus « bling-bling » que l’austère Paul Les liens, justement. Avec Villeneuve au PSG, la place pour les sentiments semble exiguë. Mais l’est-elle moins avec Le Guen ? La description parfois froide qui est faite de leur relation peut aussi se voir comme le reflet d’une façon commune de fonctionner.
Le Guen n’a jamais laissé le souvenir, partout où il est passé, d’un homme qui nourrit facilement des complicités. Au contraire. Villeneuve, lui, n’a pas forcément laissé l’image d’un tendre à TF 1. Il n’est pas au PSG pour être aimé, ce qu’attestent ses rapports parfois houleux avec les ultras du Parc (voir ci-dessous). « Moi, je ne suis pas un président supporter. Je suis là pour que le club soit efficace et atteigne ses buts. »
Villeneuve et Le Guen ne s’aimeront peut-être pas au fil des prochains mois. Mais l’affection n’est pas nécessaire à la réussite dans le football.
Et l’état actuel de leur relation, celui d’un round d’observation, n’est pas de nature à nuire au fonctionnement du club, contrairement aux rapports qui pouvaient exister, en 2002-2003, entre Laurent Perpère et Luis Fernandez. Le Guen et Villeneuve peuvent être différents, bien sûr. Le président est
plus « bling-bling » que l’austère Paul. Il aime à fréquenter les restaurants cosy de la Porte d’Auteuil, où on ne voit quasiment jamais le technicien
breton. Mercredi soir, Villeneuve est aussi passé au Royce, le lounge de Makelele, où l’ancien milieu de Chelsea avait invité tous les joueurs du PSG. Le Guen n’était pas invité, mais même s’il avait reçu un texto d’invitation, on doute qu’il s’y serait rendu boire un verre. Après tout, pour Le Guen, Villeneuve peut paraître parfois folklorique par sa façon d’écorcher les noms des joueurs ou de raconter une flopée d’anecdotes. Mais Villeneuve peut
aussi permettre de trouver un nouveau souffle à cet entraîneur qui appréciait peu le côté trop supporter de Cayzac et son goût immodéré
pour la communication. Un entraîneur qui, ensuite, avait connu de réelles dissensions avec Michel Moulin, l’éphémère conseiller sportif, qui, lui, l’aurait viré s’il avait été nommé président en fin de saison. Entre Villeneuve et Le Guen, on semble encore loin du clash qui menaçait lors du passage de Moulin.
Les deux hommes se parlent. « Ce qui est vachement agréable avec Paul, c’est qu’il ne tergiverse pas. Les dialogues avec lui sont clairs. » Et Villeneuve n’a pas fixé à Le Guen un objectif insurmontable. Être dans les dix premiers. Pas de pression excessive, donc, qui ferait de Le Guen un
entraîneur condamné d’avance à un an de la fin de son contrat. Villeneuve assure que le crédit de Le Guen n’a pas été considérablement écorné par la saison dernière. « Il y a un formidable proverbe arabe qui dit que ce qui est passé est mort. Moi, je ne m’inscris pas dans le passé. Avec Le Guen, je trouve que c’est simple. » Quand une saison n’a pas débuté, le foot, souvent, apparaît simple.
JÉRÔME TOUBOUL
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Citation :
Supporters : vers un gel des tarifs ?
Confronté à la grogne des ultras après la hausse des abonnements, le PSG pourrait ne plus y toucher jusqu’en 2011.
IL Y AURA, peut-être, des banderoles pour saluer« Make »(Makelele) et« Ludo »(Giuly). Mais cet après-midi, à 17 heures, face à La Gantoise,
le Parc des Princes pourrait surtout exhiber des messages visant la direction du club. Pour son sixième match de préparation, le PSG affronte l’équipe belge et seuls les 16 000 abonnés recensés à ce jour auront accès au stade. Ça tombe bien : depuis plusieurs semaines, une partie d’entre eux fustigent la hausse de certains tarifs pour une place à l’année. La colère a tellement enflé que la préfecture de police et le ministère de l’Intérieur auraient fini par exprimer certaines inquiétudes auprès du club. À Paris, personne n’a envie devoir s’épaissir l’ombre d’une violence toujours latente et qui a connu plusieurs pics ces quatre dernières années.Aucun débordement n’est pressenti cet après-midi. Mais rien ne sera négligé. Jean-Philippe d’Hallivillée, le directeur de la sécurité, qui gère les relations avec les supporters depuis trois ans, interrompra ses vacances le temps du match pour être présent au Parc. Au cas où. Mais à Paris, hier, on considérait le litige du moment en voie d’apaisement. À l’origine de ce différend, la volonté du club d’augmenter les prix des abonnements. Retour en arrière. En 2007-2008, sous la présidence d’Alain Cayzac, considéré comme très proche des préoccupations des supporters, le club offrait aux abonnés le pack « Coupe de France - Coupe de la Ligue ». Autrement dit, un abonnement pour les dix-neuf matches de L 1 au Parc permettait d’assister gratuitement aux
rencontres des Coupes nationales. Fin mai, quand Charles Villeneuve débarque à la présidence du PSG, Philippe Boindrieux, directeur général du club, prend l’initiative d’élever le coût des abonnements, notamment en faisant à nouveau payer l’accès aux Coupes et en augmentant le prix des cartes pour les abonnés depuis moins de cinq ans. En moyenne, la hausse décidée atteint les 30 %. Des proportions qui font bondir les associations de supporters lorsqu’elles prennent connaissance
des nouveaux tarifs, en juin. Un mécontentement aiguisé par un double constat : 1. le PSG devient plus « cher » alors qu’il sort de deux saisons médiocres ; 2. son recrutement, avant les arrivées de Ludovic Giuly et Claude Makelele, a longtemps semblé au point mort. 65 % d’augmentation pour la sécurité au Parc Chez les ultras, la « résistance » ne tarde pas à s’organiser, à coups d’agitation lors des matches de préparation, de communiqués adressés aux médias et d’une tentative de dialogue avec le nouveau président. Mais une réunion au Parc, le 16 juillet, tourne mal. Le dialogue est impossible entre un Villeneuve qui estime que les représentants des virages ne sont pas chez eux au siège du club et des ultras qui lui rétorquent que leur fidélité leur donne la légitimité pour ne pas tout accepter. Depuis, les ultras ne veulent plus discuter avec Villeneuve. Dans la deuxième semaine d’août, le dialogue doit reprendre avec Boindrieux et d’Hallivillée. Une esquisse d’accord est apparue : signer un moratoire, soit un gel des tarifs des abonnements ces trois prochaines années. À terme, le PSG n’exclut pas de réduire ses tarifs. Mais à condition que ses dépenses de sécurité diminuent d’abord. Or la hausse des tarifs horaires de la police a contribué à l’inflation de ce budget : depuis le début de l’année, l’enveloppe pour la sécurité les soirs de match est passée de 30 000 à 50 000 euros par rencontre. D’où la ligne qui sera défendue par le PSG : si les supporters veulent payer moins, ils devront créer moins de problèmes…
Ce n’est pas un discours que les dirigeants pourront tenir devant les Boulogne Boys. Depuis hier, cette association a définitivement disparu. Le Conseil d’État a rejeté une demande d’annulation du décret par lequel le gouvernement l’avait dissoute, en avril, à la suite du déploiement de la banderole anti-Ch’tis en finale de Coupe de la Ligue (PSG-Lens, 2-1). Mais les « Boys » conservent des amis,même à l’étranger. Mercredi, à Belgrade, lors du match de Lyon face au Partizan (3-1), une banderole « Liberté pour les Boulogne Boys » a été déployée. Au bas d’un virage où des milliers d’ultras locaux ont multiplié les saluts fascistes, scandant plusieurs fois le nom de Radovan Karadzic, l’ancien président des Serbes de Bosnie, interpellé lundi dernier. – J. T.
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