because the night belongs to lovers | Bon, vla le pavé quoi .
Je translate du topic nigaud, où les descriptions naturalistes ne sont pas tolérées. Pourtant à mon sens avoir de l'ignorance des choses du sexe a largement sa part dans le nigalisme, alors qu'ici le sujet a déjà été abordé et j'ai l'impression de rabâcher. Bref.
Le point de blocage que j'avais étant jeune, et qui était largement partagé par tous les garçons que j'ai pu croiser, était de croire que la pénétration donne à elle seule du plaisir. Avec préliminaires convenables, mais l'idée c'est que la pénétration était toujours source de plaisir.
Et moi, adolescente timide, et complexée je me sentais anormale parce que je ne ressentais rien.
Ensuite, j'ai appris (dans les livres) l'existence et l'usage du clitoris, et j'ai pu indiquer à mes partenaires de se servir de leurs doigts mais la pénétration ne faisait toujours rien, d'où l'aimable remarque d'un de mes ex à propos de sa nana d'après: "ça fait du bien d'être avec une fille qui prend son pied normalement" sous entendu je lui mets ma bite et ça marche ! En ce temps là, il y avait une idée répandue comme quoi le plaisir était soit "clitoridien" soit vaginal", de façon bien distincte et séparée, donc je vivais ma vie de "clitoridienne" et pendant la pénétration je comptais les mouches au plafond. Non j'exagère, parce que d’une part la sensation était agréable, d’autre part j’étais contente du plaisir de l’autre et je m’efforçais d’y participer, mais mes sensations au cours de la pénétration ne progressaient pas.
Le déclic, c'est quand j'ai rencontré un type (béni soit-il) qui a eu l'idée de me toucher le clitoris en même temps qu'il me pénétrait (ce qui, spatialement, n'est pas forcément simple) ce qui m’a fait éprouver des sensations qui venaient simultanément "de l'extérieur" (clito) et "de l'intérieur" (du contact de sa bite). C’est comme si la stimulation du clitoris jouait le rôle d’un interrupteur, qui rend tout le reste sensible, y compris l’intérieur du vagin.
Quelques lectures et quelques années plus tard, j’ai compris que c’est effectivement interconnecté, et je me cite :
because the night a écrit :
il y a toujours des exceptions à toute description, mais le clito commande pas mal de chose. Sa stimulation peut "réveiller" la sensibilité d'une partie du vagin, alors que si on attaque direct le vagin ça ne fonctionnerait pas.
Peut-être parce que le clito est un "corps caverneux" comme la bite, et que la stimulation le fait "bander" et en rend toutes les parties plus sensibles.
Les illustrations anatomiques montrent que le clitoris pousse des ramifications internes autour du vagin (ce n'est pas juste un "bouton", le principal est invisible comme un iceberg).
Assez surprenant aussi, le fait que des caresses sur des zones éloignées du sexe peuvent provoquer des sensations au niveau du sexe (lobes des oreilles, pincements des mamelons) et jouer ce rôle de "réveil de la sensibilité" .
Bref: ça parait difficile de trouver du premier coup l'ajustement magique sans exploration ET dialogue.
Et aussi, il faut que la fille puisse se lâcher sous le regard du mec, c'est à dire que celui-ci soit suffisamment bienveillant, ou ressenti comme tel. Assumer sa part d'animalité (sueur, gémissement, grimaces, odeurs...) peut être très difficile quand on est très jeune. D'où un blocage psy qui fait qu'on ne ressent effectivement rien.
|
Plusieurs remarques :
- l’idée qu’il faut y aller par essai-erreur. « Même sans parler, guider la main peut faire une bonne partie du boulot. » dit Midnaite. C’est vrai, sauf que comment tu guides pour faire quelque chose dont tu ignores toi-même que ça va te faire du bien ?
C’était ça la clef de mon problème, et ça doit être le cas de pas mal de filles jeunes ou inexpérimentées, ça ne suffit pas de penser « la fille n’a qu’à dire ou montrer ce qu’elle veut » parce qu’elle ne sait pas forcément comment ça marche …
- « c’est compliqué ohlalalala » : évidemment que des filles doivent fonctionner autrement, c’est sans doute largement une question de géométrie, il suffit que la nana soit gaulée de telle sorte que la pénétration stimule correctement son clito et banzaï.
Ça semble d’une complexité qui donne à certains (cf nigauds) « envie de se pendre ». Je le ressens profondément de la part de mes partenaires ; même si les sources d’informations ont progressé depuis ma prime jeunesse (merci Hfr internet) et que les messieurs savent, selon l’expression consacrée, que « clitoris » n’est pas une marque de croquettes pour chats, néanmoins "si tu veux que ta bite me fasse de l'effet, il faut me toucher le clito en même temps" j'ai beaucoup de mal à le dire, ça me fout des complexes parce que je me sens "compliquée" donc chiante à cause de réactions comme celle ci-dessus Pourtant, je ne crois pas que la complexité soit mon apanage, ou celui des femmes ; chez les hommes aussi, il y une foule de différences individuelles intéressantes à découvrir et souvent inexprimées (à la fin de la fellation, tu veux que je serre seulement ou que je continue à bouger ? et lécher les couilles, bien ou pas bien ? doigt dans le cul, oui, non, comment, etc…)
( Sans parler du facteur « délai réciproque » : Certaines filles, comme je l’ai dit hier, sont des diesels, la machine ne démarre pas au quart de tour, il faut la chauffer longtemps alors que le monsieur est souvent plus vite chaud bouillant. Et de la variabilité dans le temps : ce qui marchait hier ne marche plus, ou moins bien, aujourd’hui etc ...)
- Ce qui m’a frappée dans mes différentes rencontres c’est le manque cruel de curiosité des mecs. La plupart assez évolués pour se soucier que je prenne du plaisir, mais une fois trouvé une manière de faire moyennement satisfaisante, ça s’arrête là, aucune recherche
(Sauf sur un point : la sodomie, qui a l’air d’être le fantasme ultime).
Sur mes rencontres récentes par SDR, seul l’un d’entre eux se pose réellement des questions sur "comment ça marche", et essaye des trucs. Ce n’est pas le plus jeune….
Pourtant, «bonne volonté» ne rime pas avec «savoir faire»:
(séquence Amraz staïle) souvent c’est trop vite, trop fort, bisou, petit tour sur les seins, et hop je t’écrase le clitoris avec mon pouce, tiens ça donne rien ? je vais faire un tour du côté de l’anus (aïe), retour au clito : à côté, trop fort, en direct sans le capuchon ( aïe encore), maintenant je te laboure la chatte avec les doigts, bon j’essaie avec la langue 20 secondes (AÏE la barbe de trois jours bordel), c’est bon je peux rentrer ma bite ?
---------------
Internet est un remède contre l'ignorance. Il est sans effet sur la connerie. (Jacques Lacan)
|