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Auteur Sujet :

FRANK ZAPPA ( the return of the son of the topic )

n°21001881
gongyou
Perit sed in armis
Posté le 25-12-2009 à 18:15:35  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
http://gongyou.free.fr/FORA/lagale [...] szappa.jpg


Message édité par gongyou le 30-12-2009 à 23:54:38

---------------
The present day composer refuse to die. TOWERS
mood
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Posté le 25-12-2009 à 18:15:35  profilanswer
 

n°21002052
quiet now
Posté le 25-12-2009 à 18:38:54  profilanswer
 

écouté ce matin " man from utopia " et " jazz from hell "
c'était la première fois  
excellentissimes
merci encore , mat , si tu nous lis .... :(

n°21062188
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 01-01-2010 à 18:00:29  profilanswer
 

Mais oui il est encore là et il vous souhaite à tous une bonne année 2010.
http://2.bp.blogspot.com/_DMSb9xFJr5Y/SVDRgu9NTYI/AAAAAAAAAJk/GNSb_O0j2Rw/s320/ZappaFireworks.jpg


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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21070410
quiet now
Posté le 02-01-2010 à 19:37:15  profilanswer
 

matago a écrit :

Mais oui il est encore là et il vous souhaite à tous une bonne année 2010.
http://2.bp.blogspot.com/_DMSb9xFJ [...] eworks.jpg


je suis bien content de te relire , mat  
bé ouais , j'suis un vieux sentimental , que veux tu ?  
bonne année , et que le cul vous pèle à tous
http://www.youtube.com/watch?v=8U9Lqki7Y9k


Message édité par quiet now le 02-01-2010 à 19:47:28
n°21072355
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 02-01-2010 à 23:43:25  profilanswer
 

man from utopia...........SEX


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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21078957
quiet now
Posté le 03-01-2010 à 19:36:32  profilanswer
 

matago a écrit :

man from utopia...........SEX


en revanche , yellow shark , je suis pas tout à fait au point , mat  
c'est vraimrent pointu , j'suis pas encore prèt  
la bise

n°21082519
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 04-01-2010 à 01:04:24  profilanswer
 

Yellow shark est plus difficile à digérer, mais les albums comme "jazz from hell" ou "Civilization phaze III" nous préparaient pour l'apprécier. Ceci dit, cette album reste sa dernière œuvre plus qu'impressionnante.  


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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21083845
quiet now
Posté le 04-01-2010 à 08:17:29  profilanswer
 

matago a écrit :

Yellow shark est plus difficile à digérer, mais les albums comme "jazz from hell" ou "Civilization phaze III" nous préparaient pour l'apprécier. Ceci dit, cette album reste sa dernière œuvre plus qu'impressionnante.  


jazz from hell est trés bon , il  "passe " mieux pour moi , sans doute parce que la formation n'est pas classique , mais traditionnelle , ça doit y faire  
c'est vrai qu'il prépare le terrain , l'autre je l'ai pas encore écouté

n°21084943
Fenston
★ Tartuffe
Posté le 04-01-2010 à 11:31:25  profilanswer
 

Perso, je préfère Yellow Shark à Jazz from hell que j'ai du mal à écouter d'un bout à l'autre ( hormis G Spot Tornado et St Etienne :o )


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Free Daweed - "The game might crash, but at least the trains will run on time" - Chris Roberts 2018 - Je fais ma pute pour un Dragonfly : STAR-V6VM-MD7X
n°21118039
underpants
Je hais les Dim Up
Posté le 06-01-2010 à 20:23:55  profilanswer
 

:bounce:  :bounce: Bonne Zappannée à tous !!!! Et oui je suis de retour après quelques mois de morrosité. Allez faire un tour sur lz site officiel car je viens de découvriri une nouvelle sortie "Phily'76". Caà l'air péchu !!
 
A part ça quoi de neuf tout le monde ?

mood
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Posté le 06-01-2010 à 20:23:55  profilanswer
 

n°21118506
quiet now
Posté le 06-01-2010 à 21:02:19  profilanswer
 

underpants a écrit :

:bounce:  :bounce: Bonne Zappannée à tous !!!! Et oui je suis de retour après quelques mois de morrosité. Allez faire un tour sur lz site officiel car je viens de découvriri une nouvelle sortie "Phily'76". Caà l'air péchu !!
 
A part ça quoi de neuf tout le monde ?


content de te relire , under , bonne année à toi aussi  
souhaitons que tu la fasses complète sur ce topic  :)

n°21119689
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 06-01-2010 à 22:30:27  profilanswer
 

Salut Fenston, salut Under le grand retour, c'est chouette. Hier j'admirais mes bootlegs de Zappa et j'en ai ouvert un au pif pour l'écouter. Je suis tombé sur "Black napkins". My good, j'ai déliré comme un fou sur le solo qui dure et qui dure un max....
Content d'avoir reçu, avec Zappa, ma première claque 2010 en me disant que ce Zappa était vraiment le meilleur des guitaristes, j'ai vite voulu écouter un autre morceau de ce concert et là.....!!!!! je me suis aperçu que ce n'était pas Zappa qui jouait, mais Dweezil ZPZ du 10-17-2008 à Chicago. Ce fichier s'était glissé, je ne sais comment. N'en parlez pas à ma femme [:zoukoufxxx:4] elle serait capable de m'euthanasier. [:paydaybear:1]


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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21213796
underpants
Je hais les Dim Up
Posté le 14-01-2010 à 20:16:43  profilanswer
 
n°21214373
quiet now
Posté le 14-01-2010 à 21:19:33  profilanswer
 


excellentissime , under  
c'est pas compliqué , ma femme , d'en bas , me fait : " c'est qui ? "  
j'y dis : " c'est zappa "  
elle m'fait : " ah , pour une fois c'est pas mal " [:cerveau afrojojo]
 
voilà  ;)

Message cité 1 fois
Message édité par quiet now le 15-01-2010 à 08:39:58
n°21214397
Fenston
★ Tartuffe
Posté le 14-01-2010 à 21:21:30  profilanswer
 

quiet now a écrit :


excellentissime , under  
c'est pas compliqué , ma femme d'en bas , me fait : " c'est qui ? "  
j'y dis : " c'est zappa "  
elle m'fait : " ah , pour une fois c'est pas mal " [:cerveau afrojojo]


 
Égorge cette truie pour ce sarcasme mal placé. [:fenston:2]


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n°21216602
underpants
Je hais les Dim Up
Posté le 15-01-2010 à 00:10:17  profilanswer
 

Attend Quiet t'as une femme d'en bas (tu veux dire comme la france d'en bas ?) T'as aussi une France d'en Haut ??
 
Euh Fenston il faut se calmer on va pas égorger tous les gens qui n'écoute pas FZ quand même (Quoiqu'après tout ?) :sarcastic:  
 

n°21218839
Fenston
★ Tartuffe
Posté le 15-01-2010 à 10:23:58  profilanswer
 

underpants a écrit :

Attend Quiet t'as une femme d'en bas (tu veux dire comme la france d'en bas ?) T'as aussi une France d'en Haut ??
 
Euh Fenston il faut se calmer on va pas égorger tous les gens qui n'écoute pas FZ quand même (Quoiqu'après tout ?) :sarcastic:  
 


 
Je n'ai pas dis ça.
Mais j'ai un plan.
 
 
On force tout le monde à écouter Zappa.
Ceux qui n'aiment pas, on les égorge. Et on s'en sert comme engrais.
Ceux qui aiment méritent de vivre parmi l'élite. On les laisse donc en vie.


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n°21218909
quiet now
Posté le 15-01-2010 à 10:30:32  profilanswer
 

Fenston a écrit :


Je n'ai pas dis ça.
Mais j'ai un plan.


[:vachoo]
un malin , ce Fenstounet [:in ze navy ii:2]
 

n°21228669
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 16-01-2010 à 01:17:25  profilanswer
 

Je crois plutôt que ce sont les gens qui aiment Zappa, qui devraient se suicider, ça ferait moins de mort.   [:thordax:2] Fenston t'es un facho.... [:tamahome:1]


Message édité par matago le 16-01-2010 à 22:45:42

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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21229060
Helmut Lop​ez
Caramba, encore raté.
Posté le 16-01-2010 à 03:05:29  profilanswer
 

Fenston a écrit :


 
On force tout le monde à écouter Zappa.


Chante, chaudasse, chante!
http://www.youtube.com/watch?v=swgWNM_4eNk

n°21229426
quiet now
Posté le 16-01-2010 à 07:11:28  profilanswer
 
n°21301162
Helmut Lop​ez
Caramba, encore raté.
Posté le 22-01-2010 à 21:06:20  profilanswer
 

Meridian arts ensemble (quintette de cuiv'):
T'Mershi Duween ~ Dupree's Paradise
Echidna's Arf (of You)
Bien :jap:

n°21324285
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 25-01-2010 à 15:55:58  profilanswer
 

http://imagesource.allposters.com/images/pic/DES/D125~Uncle-Remus-Syrup-Posters.jpg
http://www.youtube.com/watch?v=C-u [...] re=related
Et ça c'est pour le chanter avec lui...... :D  
 
Wo, are we movin' too slow?
Have you seen us,
Uncle Remus . . .
We look pretty sharp in these clothes (yes, we do)
Unless we get sprayed with a hose
It ain't bad in the day
If they squirt it your way
'Cept in the winter, when it's froze
An' it's hard if it hits
On yer nose
On yer nose
 
Just keep yer nose
To the grindstone, they say
Will that redeem us,
Uncle Remus . . .
I can't wait till my Fro is full-grown
I'll just throw 'way my Doo-Rag at home
I'll take a drive to BEVERLY HILLS
Just before dawn
An' knock the little jockeys
Off the rich people's lawn
An' before they get up
I'll be gone, I'll be gone
Before they get up  
I'll be knocking the jockeys off the lawn
Down in the dew


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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21329987
Gluonk
Kopin
Posté le 25-01-2010 à 23:09:56  profilanswer
 

http://forum-images.hardware.fr/icones/message/icon10.gif Allez pour la nouvelle année rien de tel que de (re?)balancer cette vidéo :
 
ZAPPA à 22 ans dans une émission (vidéo en plusieurs parties avec un final bien caractéristique !) :
http://www.youtube.com/watch?v=8e3I0iagWXU
 
 
Et sinon pour s'péter des barres de rire à 3H du mat' complètement bourré :
http://www.youtube.com/watch?v=xmr2TUPBIOw
HE'S SO GAY... aaaaAAAHHA-HIIII-YAHIII-YAH !  
http://forum-images.hardware.fr/images/perso/zytrayaisse.gif http://www.la-garconniere.com/style_emoticons/default/XD1.PNG [:berserking:2] [:branir] [:byloo] [:caymeric] [:buk':1]
 
 
http://image.spreadshirt.net/image-server/image/configuration/22077078/type/png/width/42/height/42


Message édité par Gluonk le 25-01-2010 à 23:19:31

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Feedback | Zappateers Radio [Bully's Streams] (http://zappateers.oblivion-software:8000)
n°21362147
Thing-Fish
Posté le 28-01-2010 à 14:27:18  profilanswer
 

Bonjour à vous, survivants de l'éponge Fenston (vous savez, celle qui offrirait la solution radicale au manque d'engrais!)
 
Je viens vous rejoindre car il me faut une cure.
 
Ça fait 10 ans que j'ai découvert Zappa, et presque autant de temps qu'il m'obsède. Euh... je vous arrête tout de suite, je ne suis pas obsédé pour autant, juste jeune hein n_n.
 
Oui mais justement, il est là mon problème. J'ai tout raté, le comble étant d'être pourtant né en plein boom 79', et n'arrive pas à rattraper ces années perdues. Soyons franc, j'ai beau avoir écouté toute la disco officielle (sauf "Yellow Shark", shame on me!), et quelques disques posthumes ou pirates, je reste complètement ignorant.
 
En 2003 j'ai même rebranché ma TV dans l'espoir de trouver des hommages. Quelle déception! La seule soirée à ne pas manquer, je l'ai lamentablement ratée! Du coup, j'ai débranché ce satané écran qui n'a plus jamais causé de Trouble Every Day depuis lors. Ca lui apprendra!
 
Bref, faire partie de "l'élite" ça ne vient pas tout seul, c'est pourquoi j'espère que vous ne lésinerez pas dans les anecdotes qui me guériront :p
 
Allez, quelques exemples en vracs tels qu'ils me viennent à cet instant:
Qui s'exclame "Ne jetez pas les cigarettes dans le stage" (Burnt Weeny Sandwich)?
Comment faut-il écouter "Lumpy Gravy"?
Pourquoi avoir fait de "Freak Out" un "simple album"? (comme d'autres d'ailleurs).
Beaucoup des albums signés "Frank Zappa" voire "FZ" sont baignés des couleurs des Mothers. Comment se fait-il alors qu'on jongle entre FZ et Mothers selon les albums?
Est-ce que la version radio 77 de Läther est dispo telle qu'elle a été publiée quelque part?
etc...
 
Allez question bonus: De quel droit tous les droits de diffusion gratuite sur le net sont systématiquement retirés?
 
 
D'avance, je vous remercie, et pour votre accueil, et pour vos lumières!

Message cité 3 fois
Message édité par Thing-Fish le 28-01-2010 à 14:31:48
n°21362433
Fenston
★ Tartuffe
Posté le 28-01-2010 à 14:50:04  profilanswer
 

Thing-Fish a écrit :


Allez question bonus: De quel droit tous les droits de diffusion gratuite sur le net sont systématiquement retirés?


La Zappa Family Trust, ZFT pour les intimes, gouvernée par une sorte d'immense baleine aux dents longues, ne trouve rien de mieux que de foutre des procès à tous ceux qui décideraient de diffuser la musique du grand Frank sur le net.
Oui, la ZFT, c'est les même criminels qui gardent jalousement dans la voute le Roxy en DVD alors que tout le monde sait qu'une sortie est possible, et continuent de nous sortir des albums posthumes pas forcément pertinents.
 
Gail, si tu lis ça, je te vomis dans la gorges.  [:fenston:2]


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Free Daweed - "The game might crash, but at least the trains will run on time" - Chris Roberts 2018 - Je fais ma pute pour un Dragonfly : STAR-V6VM-MD7X
n°21366071
Thing-Fish
Posté le 28-01-2010 à 18:47:06  profilanswer
 

Et ça ne dérange personne qu'une telle politique complètement à l'opposé de l'état d'esprit de notre Franky puisse être menée? (A part nous, misérables amateurs)
 
Les droits sur internet sont quand même pas mal confus, il doit bien y avoir des sites quelque part dans le monde qui peuvent distribuer, sans risque de procès, du FZ quand même.  
 
Bon bah tant qu'à pousser un coup de gueule:
Et puis merdre à la fin! C'est quoi leur but? Se faire du frique? Faut-il leur rappeler que les nouvelles générations ne risquent pas d'acheter si elles ne découvrent pas. Pour rappel, Zappa c'est environ 60 albums dits "officiels" et sans doute au moins le double (ou triple?) au moins de sorties non-officielles. Entre 15 et 20 sorties posthumes, et je ne sais combien de bandes qui sommeillent sur des étagères.
 
Que pour apprécier pleinement les prestations de Frank, on peut difficilement se passer de multiplier les acquisitions (CD-vinyles-productions différentes, ...). Et que quand on veut creuser un peu, il est indispensable d'aller découvrir le travail de ses collaborateurs, ses sources d'inspiration, ses copains ou ses références, ceux qui l'a inspiré ou produit, et que sais-je encore. Qui n'est pas allé écouter Stravinsky avec une nouvelle oreille? Qui n'est pas aller se procurer les œuvres de Varèse? On ne pouvait pas échapper non plus à Captain Beefheart, ni même Steve Vai. Et puis Bellew, les Turtles ou tous les autres? Les GTO's j'en parle pas, j'ai pas réussi à m'en procurer. Ça serait bête de ne pas avoir aussi à porté de main des références, "Shake your bootie" avec au passage I'm In You, ou pourquoi pas un peu de Sting et d'Hendrix. On va pas non plus "zapper" Alice Cooper?
 
En bref, on est de véritables vaches à lait; donc je réitère: de quel droit nous interdisent-ils l'accès à la diffusion?


Message édité par Thing-Fish le 28-01-2010 à 18:54:49
n°21381597
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 29-01-2010 à 22:11:53  profilanswer
 

Thing-Fish a écrit :


Bref, faire partie de "l'élite" ça ne vient pas tout seul, c'est pourquoi j'espère que vous ne lésinerez pas dans les anecdotes qui me guériront :p


 
"Welcome to the show" As-tu au moins tout lu depuis le début, je parle du topic?? Il y a pas mal d'anecdotes, je dis ça pour éviter les répètes et se faire traiter de gâteux. [:pepe le moco] Attention.......  
 

Thing-Fish a écrit :

En bref, on est de véritables vaches à lait; donc je réitère: de quel droit nous interdisent-ils l'accès à la diffusion?


 
Une chose est certaine, c'est qu'ils sont en train de vivre sur le dos de Zappa et personnellement, cela ne me dérange pas, c'est tout de même sa femme et ses enfants. Ce business aurait été plus crapuleux si les bénefs étaient empochés par des majors. Nous ne connaissons pas les dernières volontés de Frank à propos de son héritage. Peut-être est-ce lui qui les a conseillé.  
 
 


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n°21383322
Thing-Fish
Posté le 30-01-2010 à 00:12:05  profilanswer
 

Merci pour l'accueil n_n

 

Concernant la lecture du thread je suis encore loin d'avoir tout lu, mais je suis en court. Pour le moment, et c'est pour ça aussi que je me permets de poster, j'en apprends pas mal grâce à vos discussions. Faut pas que ça vous empêche de faire les gâteux, après tout, c'est vous les grands pères hein ><"!

 


Concernant mon "coup de gueule", c'était histoire de me défouler. J'ignore si ça m'a fait du bien, de toute façon, c'est même pas un gros coup de sang. Il faudrait peut-être que je casse quelque chose, et encore, je doute que ça suffise. Ceci-dit, ce n'était qu'une parenthèse complètement inutile donc passons, et revenons à vos charentaises...

 

Par exemple je resors ce quote:

freaxinthenight a écrit :

et fin 75 Bongo Fury, avec Beefheart, beaucoup plus sec et rock, qui marque le début de la transition à la fin des mothers, avec les débuts de Bozzio à la batterie..


 et le ramène justement à l'une de mes questions en la tournant autrement: Selon vous, comment expliquer la transition entre la (les) période Mothers et la période Frank zappa, outre les albums véritablement personnelles que sont apostroph' ou, dans un tout autre genre, Jazz From Hell qui sont à classer à part?

 


Message cité 2 fois
Message édité par Thing-Fish le 30-01-2010 à 00:13:38
n°21384641
quiet now
Posté le 30-01-2010 à 07:59:28  profilanswer
 

Thing-Fish a écrit :

Merci pour l'accueil n_n
 
 
[quotemsg=21383322,3268,761808]
 et le ramène justement à l'une de mes questions en la tournant autrement: Selon vous, comment expliquer la transition entre la (les) période Mothers et la période Frank zappa, outre les albums véritablement personnelles que sont apostroph' ou, dans un tout autre genre, Jazz From Hell qui sont à classer à part?
 
 


 
je comprends pas bien ta question , mais si je peux donner l'avis d'un frais luquet , jeune amateur de zappa sur le tard , la transition s'explique peut être simplement par une évolution musicale , vu que c'était pas trop le style de faire plus d'un album dans le même registre  
Matago ( loué soit Son Saint Verbe ) répondra à ta question bien mieux que moi  

n°21387149
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 30-01-2010 à 16:00:58  profilanswer
 

Thing-Fish a écrit :


 et le ramène justement à l'une de mes questions en la tournant autrement: Selon vous, comment expliquer la transition entre la (les) période Mothers et la période Frank zappa, outre les albums véritablement personnelles que sont apostroph' ou, dans un tout autre genre, Jazz From Hell qui sont à classer à part?


 
 
Pour moi la période Mothers est partagée en deux. La première période va de "Freak out" jusqu'à "Uncle meat", et la seconde, de "Hot Rats" jusqu'à "Bongo fury" avec pour dernier invité son pote au cœur de bœuf.


Message édité par matago le 30-01-2010 à 16:02:25

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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21387566
Thing-Fish
Posté le 30-01-2010 à 17:15:50  profilanswer
 

quiet now a écrit :


 
je comprends pas bien ta question , mais si je peux donner l'avis d'un frais luquet , jeune amateur de zappa sur le tard , la transition s'explique peut être simplement par une évolution musicale , vu que c'était pas trop le style de faire plus d'un album dans le même registre  
Matago ( loué soit Son Saint Verbe ) répondra à ta question bien mieux que moi  


 
Faut avouer que c'est une question à la con aussi. Ça fait quelques années qu'elle me travaille.
 
D'abord en allant découvrir les albums, j'ai cru à l'habituelle phénomène de la "star" qui a commencé avec son groupe et que sa reconnaissance grandissante, a complètement occulté celui-ci. J'ai compris bien vite qu'il n'en était rien, d'ailleurs, c'est presque tout le contraire puisque ses musiciens sont même fréquemment sur le devant de la scène.
Première conclusion simple, la formation qui l'accompagne est continuellement modifiée au point qu'il est difficile de garder un nom fixe sur un groupe en perpétuel changement.
Commençant à avoir de plus en plus d'albums, il fallait bien que je les classes. Mais jongler dans un ordre chronologique entre Rubben and the Jets, Mothers Of Invention, Mothers, Grand Wazoo, Frank Zappa & the Mothers, FZ et tout ce que je ne connaissais peut-être pas encore me fichait le tournis. Je n'aimais pas ce classement boiteux.  
Et puis je doute que Zappa laisse les choses se faire complètement au hasard. Du coup, je suis certain que de ne pas comprendre ça, c'est passer à coté de quelque chose.
 
L'évolution musicale? Nan, ça serait trop simple, et puis on se retrouverai avec une signature individuelle à chaque album.
 
Partager la période Mothers en deux de ~66 à 69 puis 69 à 75 (pourquoi ne pas inclure Zoot Allure?) c'est vrai que ça se tient pas mal du tout oui à la condition évidemment de mettre des mentions spéciales à des 200 Motels, Bongo Fury, zoot Allures et Cruising with (je laisse évidement Just Another Band); de joindre quelques œuvres tardives telles que Ahead, YCDTOSA? ; de sortir de la chronologie FZ: Lumpy-Gravy (la clef était prévue?) et Apostrophe qui se joindront à des travaux plus personnels (Pourquoi "Mothers Of Prevention" du coup?). Et c'est là que ça plante: Si on ne cite que le NY, le Tinseltown, Broadway ou The Best Band, on est quand même en plein dans l'esprit Mothers (nouvelle génération si on n'en compte qu'une).
 
C'est à cause de cette confusion que je n'ai jamais été capable de me satisfaire de mon rangement. Au premier abord, on s'en fiche un peu, mais quoi que, quand j'ai envie d'écouter du Mothers, j'ai pas forcément envie d'écouter du Zappa et vice versa. Par exemple, là tout de suite, j'ai envie d'écouter ni l'un ni l'autre, j'ai envie de ressortir The Grand Wazoo. Et ce soir, sans doute aurai-je envie de ressortir une œuvre orchestrale car moi aussi j'aime beaucoup Strictly Genteel!
Et puis toujours cette sensation de ne pas comprendre si c'était voulu. Après tout, tout ça va avec la liaison entre Lumpy-Gravy, We're In It et Civilisation, donc c'est bien "de la faute à" Zappa que je perds mes cheveux!

n°21387668
Fenston
★ Tartuffe
Posté le 30-01-2010 à 17:33:38  profilanswer
 

Perso je les range par ordre chronologique, ça m'évite les noeuds au cerveau  [:cosmoschtroumpf]


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n°21387917
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 30-01-2010 à 18:08:47  profilanswer
 

Thing-Fish a écrit :


 
Faut avouer que c'est une question à la con aussi. Ça fait quelques années qu'elle me travaille.
 
D'abord en allant découvrir les albums, j'ai cru à l'habituelle phénomène de la "star" qui a commencé avec son groupe et que sa reconnaissance grandissante, a complètement occulté celui-ci. J'ai compris bien vite qu'il n'en était rien, d'ailleurs, c'est presque tout le contraire puisque ses musiciens sont même fréquemment sur le devant de la scène.
Première conclusion simple, la formation qui l'accompagne est continuellement modifiée au point qu'il est difficile de garder un nom fixe sur un groupe en perpétuel changement.
Commençant à avoir de plus en plus d'albums, il fallait bien que je les classes. Mais jongler dans un ordre chronologique entre Rubben and the Jets, Mothers Of Invention, Mothers, Grand Wazoo, Frank Zappa & the Mothers, FZ et tout ce que je ne connaissais peut-être pas encore me fichait le tournis. Je n'aimais pas ce classement boiteux.  
Et puis je doute que Zappa laisse les choses se faire complètement au hasard. Du coup, je suis certain que de ne pas comprendre ça, c'est passer à coté de quelque chose.
 
L'évolution musicale? Nan, ça serait trop simple, et puis on se retrouverai avec une signature individuelle à chaque album.
 
Partager la période Mothers en deux de ~66 à 69 puis 69 à 75 (pourquoi ne pas inclure Zoot Allure?) c'est vrai que ça se tient pas mal du tout oui à la condition évidemment de mettre des mentions spéciales à des 200 Motels, Bongo Fury, zoot Allures et Cruising with (je laisse évidement Just Another Band); de joindre quelques œuvres tardives telles que Ahead, YCDTOSA? ; de sortir de la chronologie FZ: Lumpy-Gravy (la clef était prévue?) et Apostrophe qui se joindront à des travaux plus personnels (Pourquoi "Mothers Of Prevention" du coup?). Et c'est là que ça plante: Si on ne cite que le NY, le Tinseltown, Broadway ou The Best Band, on est quand même en plein dans l'esprit Mothers (nouvelle génération si on n'en compte qu'une).
 
C'est à cause de cette confusion que je n'ai jamais été capable de me satisfaire de mon rangement. Au premier abord, on s'en fiche un peu, mais quoi que, quand j'ai envie d'écouter du Mothers, j'ai pas forcément envie d'écouter du Zappa et vice versa. Par exemple, là tout de suite, j'ai envie d'écouter ni l'un ni l'autre, j'ai envie de ressortir The Grand Wazoo. Et ce soir, sans doute aurai-je envie de ressortir une œuvre orchestrale car moi aussi j'aime beaucoup Strictly Genteel!
Et puis toujours cette sensation de ne pas comprendre si c'était voulu. Après tout, tout ça va avec la liaison entre Lumpy-Gravy, We're In It et Civilisation, donc c'est bien "de la faute à" Zappa que je perds mes cheveux!


 
Parce que dans Zoot, ce sont les petits jeunes qui arrivent, même si certains ne jouent pas dans l'album et sont sur la pochette. (Je crois que nous en avions parlé plus haut, de cette pochette.) Ce que je te raconte, c'est un sentiment personnel que j'ai ressenti en achetant, à l'époque, cette album qui ne ressemblait plus, tout à coup, à la musique des Mothers.  [:jarodfr]  
Et ne t'inquiète pas pour tes cheveux, ce qui compte c'est .... [:ben_be:3]  [:shooter mvp]          


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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21388091
quiet now
Posté le 30-01-2010 à 18:37:17  profilanswer
 

matago a écrit :


 
Parce que dans Zoot, ce sont les petits jeunes qui arrivent, même si certains ne jouent pas dans l'album et sont sur la pochette. (Je crois que nous en avions parlé plus haut, de cette pochette.) Ce que je te raconte, c'est un sentiment personnel que j'ai ressenti en achetant, à l'époque, cette album  


en effet , à ce moment là , tu nous avoua tes monstrueux penchants contre-nature en nous révélant que tu avais acheté Zoot car la vision gros plan des burnes zappiennes sur la pochette t'avais troublé profondément  
( j'ai du déjà la faire , mais quand on aime on ne compte pas )
[:underlined]

n°21389025
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 30-01-2010 à 20:58:21  profilanswer
 

quiet now a écrit :


en effet , à ce moment là , tu nous avoua tes monstrueux penchants contre-nature en nous révélant que tu avais acheté Zoot car la vision gros plan des burnes zappiennes sur la pochette t'avais troublé profondément  
( j'ai du déjà la faire , mais quand on aime on ne compte pas )
[:underlined]


Vas-y Quiet, n'hésite pas tire......... :sol:  


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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21393910
freaxinthe​night
Posté le 31-01-2010 à 14:18:49  profilanswer
 

Thing-Fish a écrit :


 
...C'est à cause de cette confusion que je n'ai jamais été capable de me satisfaire de mon rangement. Au premier abord, on s'en fiche un peu, mais quoi que, quand j'ai envie d'écouter du Mothers, j'ai pas forcément envie d'écouter du Zappa et vice versa. Par exemple, là tout de suite, j'ai envie d'écouter ni l'un ni l'autre, j'ai envie de ressortir The Grand Wazoo...


 
 
En gros tu te prends la tête toi en général non ?
 

n°21393914
freaxinthe​night
Posté le 31-01-2010 à 14:19:48  profilanswer
 

ah ça on est tous fiers des grosses burnes au Franky chez les vrais fans [:di_canio]

n°21396496
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 31-01-2010 à 19:35:44  profilanswer
 

LES CONCEPTS FONDAMENTAUX DE LA METAPHYSIQUE ZAPPEENNE
http://1.bp.blogspot.com/_AgZ5QyGu2q4/SyPWDe1iqbI/AAAAAAAAByQ/IMDCSxrCGr0/s400/2648895926_54b451efff.jpg
Continuité Conceptuelle, Freaks, Polices du Cerveau et Mutations Unies
Intervention donnée lors de la 3e conférence de Zappologie à Paris, juillet 2008 (organisateur : D.Mervelet)
 
Une des spécificités de la musique de Frank Zappa, par rapport à tout ce qui a pu être fait dans le cadre du rock, de la pop, du jazz ou même de la musique classique, c’est qu’elle ne cesse de renvoyer à une métaphysique implicite, plusieurs fois citée comme méthode de composition et comme conception du monde, et nommée continuité conceptuelle. Nous ne connaissons pas très bien, au jour d’aujourd’hui, les circonstances qui ont amené Zappa à formaliser un plan dans lequel il a voulu rendre cohérente sa discographie, mais nous savons que la continuité conceptuelle a été élaborée dans les premiers temps de son œuvre et a valu pour l’ensemble du projet, du moins pour la période qui va de 1963 à 1988. « C’est un seul album, explique Zappa dans une interview de 1968, la matière de chacun des albums est reliée organiquement et si j’avais tous les masters et je pouvais prendre une lame de rasoir et les découper dans n’importe quel sens et les mettre dans un ordre différent, cela serait toujours une seule et unique pièce de musique que vous pourriez écouter. Ensuite, je pourrais reprendre cette lame et tout recouper et remettre dans un autre ordre et ça aurait encore du sens. Je pourrais faire ça de vingt manières. La matière est définitivement, organiquement, reliée. »
 
Quelle est cette matière ? « Ma matière, dira Zappa à David Walley dans No Commercial Potential en 1971, est le même que celle de tout le monde : le temps, les flux et les reflux du temps. » Mais ce qui importe, c’est la façon dont cette matière est agencée et ce qu’elle provoque, par choc et court-circuit, dans le cerveau de l’auditeur. Le projet de Zappa comprend toutes sortes de possibilités et d’implications annexes, et l’une d’entre elles est celle de parler et de se préoccuper de tous les détails et indices compris dans sa discographie. Un peu comme le « colin-maillard cérébral » d’Alfred Jarry, annoncé dès son premier livre, Les Minutes du Sable Mémorial, et dont le lecteur est l’instrument principal. De la même manière qu’il faut imaginer Jarry conscient du Collège de Pataphysique qui se créera un jour comme une annexe à son œuvre, il faut imaginer Zappa complice de la zappologie ou de la zappaphysique – et de ses nombreuses exégèses. Si nous nous retrouvons aujourd’hui à parler de la musique de Zappa et de ses idées, cela fait également, intégralement partie du plan, de son plan. Mais à quoi sert ce plan ? Quelle est l’utilité concrète du projet de continuité conceptuelle ? La continuité conceptuelle est une arme. La continuité conceptuelle est une arme contre les polices du cerveau qui ont modelé, en amont, un auditeur-étalon de pop music, le consommateur lambda. Quelqu’un m’a dit une fois (impossible de me souvenir qui) : « Je suis un artiste lambda. » C’était très drôle, et très fin. Nous sommes tous des artistes lambda, des hommes lambda. La continuité conceptuelle est censé détourner cet homme lambda de ses aspirations originelles. Elle aide à prolonger l’expérience déterminante de la société des freaks dans le temps et encourage à la formation des mutations unies. Elle est similaire à un processus alchimique en ce qu’elle dissout l’expérience personnelle de l’artiste (Zappa) et de son environnement social (les Freaks), la transforme en œuvre d’art discographique, et intercède à sa transfiguration dans le cœur ou le cerveau de l’auditeur. Le processus d’immortalité, analogue ici à la pierre philosophale, tient dans la possibilité que l’esprit Zappa transmigre dans la peau de son auditeur dans le but de poursuivre son œuvre de chaos et de reconstruction. Le lecteur, écrit Nabokov dans Le Don, n’est personne d’autre que l’« auteur – réfracté dans le temps ». En écoutant Zappa, nous devenons ces monstres qui perpétueront cette tradition secrète que les Freaks ont, un jour, incarné de façon exotérique.
 
Le point de départ de cette opération guerrière est Freak Out !, le premier album des Mothers of Invention. C’est un album impératif ; un album de recrutement. Freaking Out y est défini comme un « procédé par lequel un individu se détourne des standards imposés et restrictifs de la pensée, de la manière de s’habiller comme des étiquettes sociales, dans le but d’exprimer de manière créative sa relation à son environnement immédiat ainsi qu’à la structure générale de la société. » Ce disque a valeur de manifeste et de matériau documentaire pour le projet. La double pochette de Freak Out ! contient d’ailleurs suffisamment d’éléments (citations, anecdotes, définitions, et même une carte des lieux freaks de Los Angeles) pour comprendre que les Mothers ne sont pas simplement un groupe de pop, mais également les représentants d’une manière d’être qui précède l’enregistrement du disque et qu’un certain nombre d’individus incarne déjà. Ceux qui sont déjà des Freaks sont Vito Paukelas, Szou Paukelas, Carl Orestes Franzoni, Beatle Bob, Pamela Zarubica... Les Freaks sont la société où Frank Zappa s’est formé et à travers laquelle il a vécu lorsqu’il construisait le plan de son œuvre. À travers les Freaks, par les Freaks, il est devenu Frank Zappa. Ils ont servi de catalyses, voire de détonateurs. Ils apparaissent dans Mondo Hollywood de Robert Carl Cohen : ce sont de joyeux subversifs, des hommes libres, des danseurs et des activistes. Il y a un élément primitif en eux, une volonté de retourner à la base de l’homme, de déployer un élément dionysiaque présent dans l’homme : par la danse, la sculpture, l’excentricité et surtout l’art de vivre. Mais ils ne s’appelaient pas les Freaks ; c’est Zappa qui les a appelé les Freaks. Une de leurs spécificités, et que leur reprendra Zappa, c’est la détestation du L.S.D. Pour les Freaks, tout usage de stupéfiant est contraire au projet émancipateur, qui est d’agir directement dans la réalité, sans l’aide d’aucune substance modificatrice. « Ils ne voulaient pas changer le monde, dira Gail Zappa (qui fut également une freak à cette époque), ils voulaient le voir tel qu’il est. » S’il y a un art freak, c’est donc d’abord, avant tout, le documentaire. Même si son imaginaire est directement, indiscutablement, celui du film d’horreur.
 
Le nom de ce mouvement est une référence directe au film de Tod Browning, Freaks, que Frank Zappa citera en plusieurs occasions comme son film préféré. Freaks est un film dans lequel le réel excède la fiction de toutes parts, la réalité de son tournage parasitant le déroulement naturel de l’histoire écrite. Car même si les freaks en question jouent un rôle dans un film, la plupart des scènes préparées par Tod Browning servent surtout à les « montrer » (monstre et monstration sont d’ailleurs étymologiquement reliés). Qu’est-ce qu’un freak ? Une personne coupée de la communauté des hommes par quelque difformité ou étrangeté qui le singularise et le positionne physiquement comme spirituellement. Ce qui les distingue, c’est en premier lieu cette difformité qui taille immédiatement le regard du spectateur : cette étrangeté lui démontrant la complexité du projet de la nature, la diversité de ses plans – n’impliquant pas tous la forme canonique de l’homme, la forme de l’homme-étalon. Les freaks apportent une idée de la beauté qu’on ne connaissait pas avant eux. Ce qu’on appelle d’ordinaire un homme beau ou une femme belle, c’est la personne la plus ordinaire : une synthèse perceptive absolue. Un test a été fait en compilant sur un ordinateur un nombre incommensurable de visages et en demandant à la machine d’en faire une somme. Ce à quoi elle a abouti, dans les domaines féminins comme masculins, c’est à ce qu’on appelle d’ordinaire quelqu’un de beau. Le beau mec, la belle nana, n’est que le plus petit dénominateur commun de l’humanité, le visage le plus simple et le plus synthétique. Et la preuve de cet insidieux processus, ce sont les stars. S’il y a une politique de Zappa et des Freaks, elle est directement esthétique : elle tente de nous détourner de nos a priori esthétiques. Elle tente de nous faire voir autrement ce que nous voyons, et de nous montrer la beauté ce que nous n’avons pas l’habitude de considérer comme « beau ».
 
Ce qui sépare l’homme du freak, ce qui empêche l’humanité de se transformer en un gigantesque freak show, c’est cette conscience de soi que Zappa a appelé police du cerveau et qui opère les synthèses (perceptives, mais aussi logiques) qui déterminent en amont notre manière de penser et de voir. « Who Are the Brain Police ? » est la seule chanson que Zappa a décrite comme la conséquence d’une inspiration, d’une « dictée ». Ce n’est peut-être pas la seule qui lui soit venu comme ça, c’est cependant la seule dont il ait jamais parlé ainsi – a fortiori à plusieurs reprises. « À cinq heures du matin, dira Zappa, quelqu’un ne cessait de chanter cela dans ma tête et me le fit écrire. J’admets avoir été effrayé lorsque je l’ai finalement jouée et chantée à haute voix. »
 
La police du cerveau, c’est la conscience ; mais on n’a pas encore avancé dans la compréhension du sens de sa présence tant qu’on ne s’est pas demandé pour qui elle travaillait. Elle travaille toujours pour quelqu’un d’autre que pour nous. Dernière née dans l’économie du corps, la conscience ne sert que de réceptacle à des ordres qui lui sont extérieurs : elle l’informe ensuite sur ce qu’on attend de lui, et tente de le convaincre de s’y soumettre. La conscience naît par rapport à un être dont nous pourrions être fonction. « Un tas de gens font la police dans leur propre cerveau, ce sont des soldats citoyens. J’ai vu des gens qui, volontairement, s’arrêtent, se jugent et se punissent. Il n’y a pas besoin d’agence centrale puisque les gens pratiquent ça volontiers sur eux-mêmes. » (Zappa) Il y a une conscience extérieure à nous-même toujours à l’œuvre dans la façon dont nous vivons et pensons. Et le travail d’un artiste est bien de fissurer les limites de cette conscience et de suspendre ses conséquences visuelles, auditives ou intellectuelles. La conscience de soi du rock, par exemple, suppose que nous trouvions « bizarre » tout morceau qui n’est pas en 4/4, ne fait pas trois accords, n’a pas pour instrumentation principale la guitare, la basse, la batterie, ne se compose pas de couplets, d’un refrain et d’un pont.
 
En mettant en scène sa propre matérialité, soudain soumise à une dissolution inquiétante (c’est le sens des paroles de la chanson, décrivant le disque en train de fondre), l’album implique directement la destruction du primat de la conscience qui seule conditionne un tel type d’écoute. Le matériel proposé renvoie non seulement au point de vue de l’auditeur, mais le documente également sur le contexte de son propre enregistrement, lui explique les conditions de sa présence au monde. La nature documentaire d’un album sera d’ailleurs une constante du travail de Frank Zappa : qu’on pense aux G.T.O.’s et à Wild Man Fisher. Privilégier l’aspect documentaire dans la production d’un album relativise la nature des propos contenus dans celui-ci, les destitue de leur volonté d’universalisation, de leur « discours de vérité » en présentant soigneusement leur lieu d’énonciation, mais simultanément encourage à une lecture exemplaire, incitatrice, pleinement subversive. Le premier album des Mothers of Invention est quasiment un documentaire sur cette société que Zappa a rejoint et dont il a extrait la quintessence dans ses premiers disques, tous, absolument, éthiques. Carl Franzoni est le dédicataire de la première chanson, « Hungry Freaks Daddy ». Les Freaks jouent, chantent et dansent sur la dernière face du disque. On les retrouvera encore dans Absolutly Free et, dans une certaine mesure, dans We’re Only in it for the Money (qui est avant tout dirigé contre ceux que Zappa et les Freaks considèrent comme leurs ennemis et des imposteurs, les hippies), Lumpy Gravy et Uncle Meat. Ils disparaissent complètement de la discographie de Zappa, et d’une certaine manière, le projet des Freaks disparaît également à partir de 1968-1969. La dissolution de la première formation des Mothers of Invention et la création du projet 200 Motels encourage alors Zappa à produire en 1971 une circulaire explicitant les présupposés de son œuvre et informant les journalistes, les lecteurs et les auditeurs de l’existence d’un projet sous-tendant l’ensemble, la continuité conceptuelle. La continuité conceptuelle naît au sein des Freaks, comme principe occulte de composition, mais elle n’est désoccultée que lorsque la société des Freaks disparaît, comme promesse de retour à travers les mutations unies produites par l’écoute de ses disques.
 
« La spécificité du travail des Mothers est la continuité conceptuelle structurante du groupe. Il y a, et il y a toujours eu, un contrôle conscience d’éléments thématiques et structurels traversant chaque album, chaque concert, et chaque interview (…) Les premiers brouillons furent réalisés en 1962-1963, les expériences préliminaires début et milieu 1964. La construction du Projet/Objet commença fin 1964. Le travail est en cours (…) Nous faisons partie du Projet/Objet. Le Projet/Objet incorpore tout médium visuel, la conscience de tous ses participants (public compris), toutes nos déficiences perceptives, Dieu (comme énergie), la Grande Note (comme matériel basique de construction universelle), etc. Nous faisons un art spécialement conçu pour un environnement hostile aux rêveurs (…) L’attention donnée à chaque parole de chanson, à chaque mélodie, à chaque arrangement, à chaque improvisation, la succession de ces éléments dans un album, l’esthétique des pochettes qui est une extension du matériel musical, le choix de ce qui est enregistré, réalisé, interprété dans un concert, la continuité ou les contrastes d’un album à un autre, tous ces aspects sont des éléments de la Grande Structure (…) Un des préceptes qui guident notre travail est : Quelqu’un dans le public sait ce que nous faisons, et cette personne prend son pied là-dessus à un niveau dépassant sa plus sauvage compréhension. »
 
La continuité conceptuelle est le modus operandi de la récupération d’un passé (celui des Freaks et des différents moments d’illuminations qui suivront mais leur seront associés, des épiphanies qu’on pourrait nommer « freakophanies ») dans le détournement du présent. En sauvant le passé dans toute son énigmatique aspérité (l’élément « folklorique » à l’œuvre dans Uncle Meat, dans 200 Motels, dans Babysnakes), à travers la perception d’une ressemblance mystérieuse qui sert de point d’appui, la continuité conceptuelle transforme le présent par une collection d’anamnèses au sens gnostique : par la récurrence de thèmes micro-structurants, l’auditeur se souvient soudain de son identité réelle, de son vrai soi, qui est le freak. Un exemple : en concert à New York, en 1977 pour Halloween, l’ancien bassiste des Mothers of Invention Roy Estrada débarque pendant King Kong avec son costume de pape mexicain du concert de Londres en 1968, un masque à gaz entre les mains. Et Zappa alors lui dit (alors qu’Uncle Meat – le film – n’a encore jamais été diffusé) : « Qu’est-ce qu’il fait ? Il mange. Regarde-le manger, et pendant qu’il mange, demande-lui ce qu’il fait. » Ce n’est que dix ans plus tard et la vidéo de Uncle Meat montée, achevée, diffusée, que la séquence s’éclaircit. Ces paroles sont celles que Zappa dit alors à Phyllis Altenhaus alors qu’elle est censée observer Don Preston et se sentir attirée par lui. « Il m’excite tellement lorsqu’il se transforme en monstre » dit Phyllis en regardant une vidéo de Don Preston, celle-là même du concert au Royal Festival Hall de 1968. Cette excitation sexuelle face à la monstruosité est, bien sûr, une variation sur King Kong (le film) et la relation entre le grand singe amoureux et la jeune comédienne jouée par Fay Wray. Soit le détournement de la jeune femme belle, ou de la star, de ses aspirations esthétiques premières, et sa découverte d’une beauté nouvelle que la police du cerveau l’empêche de voir : celle du monstre. La continuité conceptuelle, c’est donc, in fine : bander pour les monstres, désirer les singularités tératologiques, pas les beaux gosses. Ou encore, comme Zappa le dit en concert sur Tinseltown Rebellion : « Si vous êtes dans la salle et que vous êtes mignons, peut-être même êtes-vous beaux, sachez qu’il y a plus de vilains enculés comme nous que de gens mignons comme vous, alors faites gaffe. »
 
Freak Out incite en outre déjà à rejoindre les United Mutations (Mutations Unies), terme désignant cette société harmonique qui s’incarnera dans un premier temps comme le fan club officiel du groupe, servant à trier les lettres envoyées par ceux-ci de manière à s’informer le plus complètement sur leurs modes de vie et les problèmes qu’ils rencontraient dans leur entourage immédiat. Il n’est pas inutile de lire la circulaire envoyée aux fans pour comprendre à quel niveau se situait les enjeux de cette tentative d’unification : « Seriez-vous intéressé dans le fait de rejoindre ce qui serait une sorte de fan club des Mothers ? Le nom officiel de l’organisation est les « Mutations Unies ». Nous l’appelons ainsi parce que nous sommes certains que seul un nombre limité de gens (des gens « spéciaux ») serait intéressé dans une participation active. Cela vous coûtera trois dollars et vous devez répondre à un questionnaire qui accompagne l’envoi. Répondez brièvement à ces questions : Qui est Dieu ? Une perception extrasensorielle ? Oui ou non ? Décrivez. Comment définiriez-vous votre environnement social ? Si vous le pouviez, que changeriez vous et quand ? De quoi avez-vous peur ? Quelle sorte d’aide attendez-vous des Mothers ? Sur un autre papier, décrivez votre rêve préféré, ou un cauchemar, avec une précision clinique. Envoyez ces deux feuilles de papier avec trois dollars à notre adresse, et en retour nous vous renverrons des infos utiles sur les Mothers, et un petit paquet contenant des choses susceptibles de vous intéresser ; merci. » En retour de courrier, les inscrits recevaient la lettre suivante : « Bonjour et merci d’avoir répondu à la proposition initiale. Il nous est nécessaire d’en savoir un peu plus sur vous. Etes-vous en période de mutation ? Que pouvez-vous faire pour nous aider ? Combien de cerveaux humains contrôlez-vous et pourquoi n’en contrôlez-vous pas plus ? Comment contrôlez-vous vos sujets ? Est-ce que d’autres personnes sont au courant ? Comment évitez-vous d’avoir des ennuis ? Pensez-vous en groupe ? Y a-t-il un autre opérateur auprès de vous ? Qui ? Est-ce que lui ou elle appartient à notre association ? Si non, pourquoi ? Décrivez vos relations avec vos parents. Comment les Mothers peuvent-ils vous aider ? »
 
Nous n’avons pas la moindre idée de ce que Zappa a bien pu faire des réponses envoyées par ses fans, et si les fans ont bien répondu à toutes ces questions, et même si les fans étaient vraiment censé répondre. Bien sûr, ces formulaires ont une dimension parodique, ils pastichent le fonctionnement d’un organisme comme la scientologie, mais ils ne s’arrêtent pas là et informent, sous couvert d’humour, sur la dimension secrète du projet. En tant qu’elle invente son public, une œuvre d’art nouvelle conspire consciemment, volontairement, impitoyablement, au détournement harmonique d’une partie de l’humanité. Elle combat contre les instincts de son auditeur, qui ont été perverti par les polices du cerveau, et tente de le rappeler à son freak intérieur, par des anamnèses aussi brutales et comiques que les coups de bâton du maître zen. Les mutations unies sont la fin explicite de la musique de Zappa, le contrôle de l’Univers par les monstres en est la résultante connexe. Votre présence ici prouve que ce projet n’a jamais été abandonné, et que la mort de Zappa n’est qu’un accident. La guerre psychique continue pendant les festivités. Je vous remercie.
 
Texte : Pacôme Thiellement
Image : Les Fils de l'Invention
Publié par Pacôme Thiellement  
Libellés : Pacôme Thiellement  
 
http://images.google.fr/imgres?img [...] tart%3D200
 [:elmoricq]


Message édité par matago le 31-01-2010 à 19:37:35

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La qualité sonore des bootlegs de Frank Zappa se trouve page 21. (Liste en mouvement)
n°21396607
freaxinthe​night
Posté le 31-01-2010 à 19:48:15  profilanswer
 

:lol: "zappa burnes"; allons mat retiens toi un peu, y'a des gens quoi merde [:icon11]

n°21397192
matago
Revenons à la réalité.
Posté le 31-01-2010 à 20:53:32  profilanswer
 

freaxinthenight a écrit :

:lol: "zappa burnes"; allons mat retiens toi un peu, y'a des gens quoi merde [:icon11]


Qu'est ce que tu me fais là......??? Vas-y explique moi...... :??:


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