Le crosspost c'est le mal, mais j'assume
RDGA version plus
- 1ère étape : Paris - La Beunaz (74)
Départ vers 7 heures du mat. Tête dans le cul contrée par envie de rouler. Météo : favorable, avec le risque de se manger un orage dans le Morvan. Résultat : du beau temps partout, fuck Météo France !
Autoroute jusqu'à Auxerre histoire d'avancer, puis... Morvan : Clamecy, Autun, Cluny... des paysages toujours aussi doux, une campagne d'une beauté silencieuse et émouvante. Je ne m'en lasse vraiment pas ! Cette traversée, uniquement par des toutes petites routes, prend beaucoup de temps. Du coup, au lieu de prendre les petites routes pour traverser la Bresse, on coupe par l'autoroute sur la fin. Quand on en sort, la route se met à longer la rive sud du lac Léman, sur lequel le soleil se couche... vue superbe !!
Arrivée pas trop tard, hôtel sympa genre châlet, repas de folie (in tartiflette I trust !), mais trop crevé pour profiter de la piscine qui nous tendait pourtant les bras.
- 2ème étape : La Beunaz - Bonneval-sur-Arc (73)
Première étape full montagne. Passage à proximité de grands lacs de barrage (Roselend et Tignes). Routes très roulantes, ça enquille très rapidement avec une Bibiche au top et un gloubi aussi bourrin en caisse qu'à moto
Passage du col de l'Iseran, pas le plus spectaculaire ni le plus plaisant à grimper, mais le plus haut ! Et tout ça sous un soleil de ouf.
Le Cormet de Roselend
Le lac de Tignes
La moto parfaite au col de l'Iseran
Le motard est heureux à la vue du panneau mythique
- 3ème étape : Bonneval - Pra-Loup (04)
L'étape la plus impressionnante, et pour cause : passage de 5 cols, et pas de ces petits cols de tarlouze tafiolisante à base de grimpette et de 17 tournants ridicules. Des vrais putains de cols, qui montent haut, tellement haut d'ailleurs que les moteurs y laissent la moitié de leur puissance... ça fait toujours bizarre, cette impression d'avoir un Bandit 400 arrivé en haut !
Donc, au programme : col du Télégraphe, col du Galibier, col du Lautaret, col d'Izoard et pour finir col de Vars. Chaque col a son charme. Le Télégraphe, pas très haut mais à l'ascension plaisante pour un motard, une succession de virages très rapides avec un bitume au top. Le Galibier, très enneigé, route extrêmement viroleuse où la voiture met une mine à la moto. Beaucoup, BEAUCOUP de vélos, des équipes entières qui s'entrainent. L'Izoard et Vars, du peu que je m'en souviens, un panard absolu. Des virolos à gogo, des épingles en veux-tu en voilà, un paysage toujours plus grandiose... Moi qui ne savais pas trop prendre les épingles, j'ai appris à faire avec !
Passage également par la route la plus haute d'Europe (2800 mètres !). Fallait être motivé pour y grimper : à cause de travaux, on a poireauté environ une heure, le temps que les ouvriers finissent leur boulot. Attente en longue file indienne, au milieu d'une tonne de R 1200 GS (qui est LA moto des Alpes soit dit en passant, il y en avait vraiment une quantité incroyable), d'un trike, d'une Catheram et de tout un tas de caisse que j'ignore superbement.
Hôtel très sympa (un ancien prieuré), passage par la case piscine, temps de folie, le pied quoi.
Le repos des guerriers, au col du Galibier
hum...
vue depuis la chambre à Pra-Loup
- 4ème étape : Pra-Loup - Cagnes-sur-Mer (06)
Météo toujours parfaite, une chance de malade. A mesure qu'on descend plus au sud, les pins font leur apparition, la douce odeur de sève et le bruit des cigales... Les montagnes sont moins hautes mais le charme est tout aussi présent. Des paysages moins grandioses que les hautes Alpes, mais d'une beauté souvent à couper le souffle (parc du Mercantour). En fait ça ressemble pas mal à l'Aveyron : des montagnes pas très hautes, des gorges très encaissées où l'on a plaisir à bourriner avec un petit muret de 40 cm de haut pour toute protection, avec un à-pic de 100 mètres donnant droit à une fin spectaculaire dans le torrent qui coule tout en bas. Pas mal d'allemands qui se trainent la bite mais quelque chose de sévère, pas mal d'italiens aussi qui roulent quand même mieux. Un passage sur une longue route très bosselée me fait prendre définitivement conscience que ma fourche est merdique. Il faut que je tienne vraiment ma moto sinon elle fait ce qu'elle veut, dommage car l'amortisseur EMC fait toujours très bien son boulot.
Le petit viroleux de ces routes à rallye (passage par le col de Turini, une étape du rallye de Monte-Carlo... un nombre de virages absolument incroyable, en gros sur l'ascension qui dure 30 km, il n'y a pas une ligne droite de plus de 10 mètres, phénoménal !!) se prête beaucoup plus à la caisse qu'à la moto, et j'en ai chié pour suivre gloubi qui roule vraiment très fort. Si vous pensiez que c'était devenu un caisseux à la sauce aigre-douce, détrompez-vous : il est aussi terrible en bagnole qu'en moto
Dodotage dans une villa comme seule la côté d'Azur en propose : somptueuse, avec un jardin plein de palmiers immenses, un bougainvillier centenaire et massif qui recouvre le mur orangé, et bien entendu la piscine qui va bien et qui détend le pauvre motard qui a mal au cul, au dos, aux bras, aux jambes, enfin un peu partout
Les épingles : un bon test pour le motard qui veut travailler le regard
Vue sur le somptueux jardin