bulfire a écrit :
un moteur c'est plein de choix technologique qui vont influencer son comportement
prenons le premier l'admission d'air, le plus critique en fait en terme de moteur, sans air ça tourne pas.
l'air est un gaz que l'on va aspirer très brutalement dans le piston ça va créer des turbulences, or si l'air que l'on aspire est déjà perturbé, ça fait beaucoup de turbulence, mais si la boite à air est trop grande la dépression à l'intérieur est trop faible (du coup le filtre marche moins bien) et le moteur est moins bien remplit.
donc la forme de la boite à air et son volume sont des paramètres importants qui vont jouer sur le couple du moteur.
l'admission maintenant, l'air passe par les soupapes d'admission, combien de soupape ? 2 soupape d'admission, plus petite par rapport à une seule soupape, donc elles vont plus perturber l'air qui va avoir plus de turbulence, mais à haut régime les turbulences on s'en bats les roustons le but est d'aspirer le plus d'air plus possible, ce qui est un avantage de 4 soupapes, ont peut faire passer plus d'air.
idem on peut ouvrir pas longtemps l'admission pour avoir un air pas perturbé à l'intérieur, mais du coup on a peu d'air, ou on ouvre à l'extreme, mais dans ce cas les soupapes ont du mal à suivre et il faut des gros ressort, donc plus de perte dans le moteur
Bien sur là dessus j'ai oublié la longueur des conduits d'admission (style yam R1 avec les conduits variables), plus ils sont longs, moins c'est turbulent, mais la dépression est amoindri ça agit comme un restricteur, plus c'est court, plus c'est turbulent, mais moins de restriction donc plus d'air.
on arrive au piston, avant de faire une explosion il faut nettoyer l'air pourri de la précédente (à ce moment précis admission et échappement sont ouvert simultanément), la forme du piston et de la chambre de combustion vont faciliter plus ou moins efficacement le nettoyage (ça a un nom que j'ai oublié ) (tout comme la durée de croisement des soupapes déterminé par les arbres à cames).
Ensuite phase d'admission d'air pur, le but est de faire rentrer le plus d'air possible le moins turbulent possible pour que ça soit le plus homogène possible pour la suite.
on compresse donc tout ça, plus on compresse fort, plus le combustion sera énergétique car on aura plus d'air pour le même volume (le fameux taux de compression), mais on risque la combustion incontrôlé (le mélange qui s'enflamme d'un coup sans être déclenché par la bougie).
hop là arrive le moment de la combustion, suivant l'avance de la bougie on va avoir une combustion totalement différente que gère un allumage électronique en fonction de plein de paramètres (température d'air, température moteur, degré d'ouverture des gazs, pression d'air, etc ...). Plus on avance l'allumage de la bougie, plus on a de chance de tout bruler en théorie, mais on risque d'allumer trop tôt et de tout péter aussi.
échappement ensuite plus y a de soupape, ou plus elles sont grosses, ou plus elles s'ouvrent, plus ça sort vite, mais c'est plus perturbé et comme c'est un gaz on cherche à éviter les turbulences, les pertes de charges en fait, qui font perdre de la puissance.
ensuite l'arbre à came va autoriser plus ou moins longtemps la sortie des gazs d'échappement, mais si on ouvre trop, les contraintes sur les soupapes sont très importantes et du coup gros ressort derrière et du coup grosse perte méca.
donc simplement on peut changer énormément le couple du moteur qui en fait exprime en quelque sorte la qualité de la combustion dans le moteur, plus un moteur est coupleux par rapport à sa cylindrée, plus il est efficace sur cette plage de régime, en gros un bon moteur sort au dessus de 10 mkg par litre de cylindrée (on est entre 11 à 12 sur les sportives jap, harley est largement en dessous autour de 7 à 8 mkg, mais dispo très tôt)
problème quand il y a gaz, il y a des accords à faire (comme un orgue d'église ou le tube digestif de poisse ), on peut pas accorder pour tous les régimes, on choisit, ou sinon on utilise des astuces dynamiques VTEC des VFR, longueur des conduit d'admission variable (yam ou MV). Ou on optimise beaucoup pour un régime précis, ou on optimise peu mais la plage sera plus large.
donc en gros pour avoir une combustion efficace, il faut de l'air stabilisé, homogène et un mélange correct, une bougie qui s'allume au bon moment, qu'ensuite le mélange se barre ni trop tôt ni trop tard. ça parait rien dit comme ça, mais c'est un boulot de dingue.
|