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Quelles modalités pour la reconstruction de Notre Dame


 
5.9 %
   35 votes
1.  On la laisse telle quelle, en ruines et déblayée
 
 
9.7 %
 57 votes
2.  On la reconstruit telle quelle était avant la restauration de Viollet le Duc
 
 
45.6 %
 269 votes
3.  On la reconstruit telle quelle était avant l'incendie
 
 
27.5 %
 162 votes
4.  On la modernise avec des éléments du XXIème siècle
 
 
11.4 %
 67 votes
5.  On rase ce symbole de l'obscurantisme vielle France
 

Total : 644 votes (54 votes blancs)
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Auteur Sujet :

Notre-Dame de Paris - Incendie, reconstruction et restauration

n°56316071
genkidama-​hfr
Révolutionnaire.
Posté le 15-04-2019 à 23:04:43  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

DP59 a écrit :

Je recommande France2, pas de sensationnel, c'est pas anxiogène et on a les informations.


Dans le journal, une journaliste parle tout le temps de façon angoissante.

mood
Publicité
Posté le 15-04-2019 à 23:04:43  profilanswer
 

n°56316073
Profil sup​primé
Posté le 15-04-2019 à 23:04:50  answer
 

primseven a écrit :


 
 
On est quand meme plus fort que les americains!
 [:josh davis]


Je viens entendre sur LCI: "les américains connaissent Notre-Dame" grâce à Walt Disney"

n°56316074
weeWEEx
La guerre et la mort
Posté le 15-04-2019 à 23:04:57  profilanswer
 

alain haque-barre a écrit :

Les sarkozyx du topic dégoutés du bilan carbone occasionné, alors qu'on leur a interdit leurs Hummer et leurs Classe G sur les pavés pendant des années :(


T'es con[:ddr555]


---------------
"Hollande est mal fagoté, il mange des frites" - Nicolas Sarkozy | Weeweex dit 'Belles Bacchantes' dit 'Bourbon' dit 'P.resident Double Ouix'
n°56316076
Ryoh
Posté le 15-04-2019 à 23:05:09  profilanswer
 

Si y'a un coupable et qu'on le retrouve [:sirguda]

n°56316077
petipoi
Posté le 15-04-2019 à 23:05:09  profilanswer
 

Vous pensez que ça pourrait être des fils électriques rongés par des rats, qui pullulent depuis que la socialiste Anne Hidalgo est maire de la ville, qui seraient responsables de ce drame incommensurable  :??:

n°56316078
Timoonn
Moune pour les intimes :o
Posté le 15-04-2019 à 23:05:10  profilanswer
 

jo2jo a écrit :


AMHA on partira plutôt sur une charpente en acier dans l'hypothèse qu'elle soit reconstruite dans le même style.


Non.


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HFPonss - Désactivez votre Adblock sur HFR - Découper le monde à coup de rasoir pour voir au cœur du fruit, le noyau noir.
n°56316079
GenyaB
Shit fucking game.
Posté le 15-04-2019 à 23:05:13  profilanswer
 

Nitescent a écrit :


C'est pas des tonnes dans cette vidéo, c'est 1500kilos. Largué à 100m d'altitude une fois arrivé au sol ça représente moins d'eau qu'un bucket challenge sur ta tronche. Mais diffusé sur des rotations en continu le nuage de brume pourrait étouffer le feux...


 
Tu crois vraiment à ce que tu dis ?

n°56316080
Catalunya ​Lliure
Posté le 15-04-2019 à 23:05:15  profilanswer
 

Comment on explique les milliards annoncés pour reconstruire Notre Dame et une durée potentielle de travaux à plusieurs décennies alors qu’on parvient à construire des stades de 60 000 places en 12/24 mois pour 200 millions d’euro TTC ?

 

:??:

Message cité 10 fois
Message édité par Catalunya Lliure le 15-04-2019 à 23:05:54

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"Le pido y le exijo que saque sus sucias manos de las instituciones catalanas"
n°56316082
Xsta
M1Ö
Posté le 15-04-2019 à 23:05:23  profilanswer
 


 
De quoi les rosaces ?  
Source ?


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Les enfants commencent par aimer leurs parents ; devenus grands, ils les jugent ; quelquefois, ils leur pardonnent
n°56316084
bestiauvel​u
Modérateur
Posté le 15-04-2019 à 23:05:32  profilanswer
 

Lorànt Deutsch s'est dit catastrophé, mais note que « fort heureusement et contrairement à l'Histoire très officielle, la véritable cathédrale Notre-Dame se trouve non pas à Paris mais dans le Jura »

mood
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Posté le 15-04-2019 à 23:05:32  profilanswer
 

n°56316085
primseven
.... LET'S GO EXPLORING!
Posté le 15-04-2019 à 23:05:34  profilanswer
 


 
Une cathedrale, c'est pas necessaire. Une foret si.  


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I will never stop exploring.
n°56316088
Spaune
Cordialement
Posté le 15-04-2019 à 23:05:44  profilanswer
 

Tuxerman12 a écrit :

J'y étais côté Saint-Michel à l'arrière de ND de 20h à 21h. Périmètre de sécurité très large, des (dizaines de) milliers de piétons à l'extérieur de l'enceine.
Je n'ai vu que 2 lances à eau en action et une seule des deux en extinction (la 2ème arrosait le mur "sous le vent", je ne sais pas s'il y en avait plus (je n'ai pas encore allumé la télé) mais pour torcher un incendie d'une telle ampleur ça me parait peu (je connais un peu le domaine de l'extinction des feux dans les bátiments). C'est stratégique ? Ils ne voulaient pas noyer la cathédrale ?


Ils étaient à l’intérieur.

n°56316089
Sylfurd
UUUURUTORAMAN §§
Posté le 15-04-2019 à 23:05:51  profilanswer
 

oranginaaaa a écrit :

1300 arbres pour le toit, ce nouveau combat pour les écolos. :o

Citation :

En France, chaque seconde, 2,5 nouveaux arbres sont plantés (compteur), soit 80 millions de nouveaux arbres par an


 
Peanuts :o


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NNiD: Sylfurd
n°56316090
Kansas-Bar
MZGA!
Posté le 15-04-2019 à 23:06:03  profilanswer
 

Bfm qui se convertit catholique.

n°56316093
Fiotte du ​Tertiaire
Posté le 15-04-2019 à 23:06:13  profilanswer
 

primseven a écrit :


 
Une cathedrale, c'est pas necessaire. Une foret si.  


 
Reste tranquille et continue de raser les murs


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Chrétien sans peur, Français sans reproche
n°56316094
zeleyou
Posté le 15-04-2019 à 23:06:17  profilanswer
 
n°56316095
DP59
Posté le 15-04-2019 à 23:06:18  profilanswer
 

Catalunya Lliure a écrit :

Comment on explique les milliards annoncés pour reconstruire Notre Dame et une durée potentielle de travaux à plusieurs décennies alors qu’on construire des stades de 60 000 places en 12/24 mois pour 200 millions d’euro TTC ?

 

:??:

 

C'est peut-être du VRAI ouvrage d'art.

n°56316096
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-04-2019 à 23:06:23  profilanswer
 

« Sans doute, c’est encore aujourd’hui un majestueux et sublime édifice que l’église de Notre-Dame de Paris. Mais, si belle qu’elle se soit conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant les dégradations, les mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne qui en avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière.  
 
Sur la face de cette vieille reine de nos cathédrales, à côté d’une ride on trouve toujours une cicatrice. Tempus edax, homo edacior. Ce que je traduirais volontiers ainsi : le temps est aveugle, l’homme est stupide.
 
Si nous avions le loisir d’examiner une à une avec le lecteur les diverses traces de destruction imprimées à l’antique église, la part du temps serait la moindre, la pire celle des hommes, surtout des hommes de l’art. Il faut bien que je dise des hommes de l’art, puisqu’il y a eu des individus qui ont pris la qualité d’architectes dans les deux siècles derniers.
 
Et d’abord, pour ne citer que quelques exemples capitaux, il est, à coup sûr, peu de plus belles pages architecturales que cette façade où, successivement et à la fois, les trois portails creusés en ogive, le cordon brodé et dentelé des vingt-huit niches royales, l’immense rosace centrale flanquée de ses deux fenêtres latérales comme le prêtre du diacre et du sous-diacre, la haute et frêle galerie d’arcades à trèfle qui porte une lourde plate-forme sur ses fines colonnettes, enfin les deux noires et massives tours avec leurs auvents d’ardoise, parties harmonieuses d’un tout magnifique, superposées en cinq étages gigantesques, se développent à l’œil, en foule et sans trouble, avec leurs innombrables détails de statuaire, de sculpture et de ciselure, ralliés puissamment à la tranquille grandeur de l’ensemble ; vaste symphonie en pierre, pour ainsi dire ; œuvre colossale d’un homme et d’un peuple, tout ensemble une et complexe comme les Iliades et les Romanceros dont elle est sœur ; produit prodigieux de la cotisation de toutes les forces d’une époque, où sur chaque pierre on voit saillir en cent façons la fantaisie de l’ouvrier disciplinée par le génie de l’artiste ; sorte de création humaine, en un mot, puissante et féconde comme la création divine dont elle semble avoir dérobé le double caractère : variété, éternité.
 
Et ce que nous disons ici de la façade, il faut le dire de l’église entière ; et ce que nous disons de l’église cathédrale de Paris, il faut le dire de toutes les églises de la chrétienté au moyen âge. Tout se tient dans cet art venu de lui-même, logique et bien proportionné. Mesurer l’orteil du pied, c’est mesurer le géant.
 
Revenons à la façade de Notre-Dame, telle qu’elle nous apparaît encore à présent, quand nous allons pieusement admirer la grave et puissante cathédrale, qui terrifie, au dire de ses chroniqueurs : quæ mole sua terrorem incutit spectantibus (« Dont la masse suscite la terreur de ceux qui la regardent », Jacques Du Breul, Le Théâtre des Antiquités de Paris, Paris, Chevalier, 1612).
 
Trois choses importantes manquent aujourd’hui à cette façade. D’abord le degré de onze marches qui l’exhaussait jadis au-dessus du sol ; ensuite la série inférieure de statues qui occupait les niches des trois portails, et la série supérieure des vingt-huit plus anciens rois de France, qui garnissait la galerie du premier étage, à partir de Childebert jusqu’à Philippe-Auguste, tenant en main « la pomme impériale ».
 
Le degré, c’est le temps qui l’a fait disparaître en élevant d’un progrès irrésistible et lent le niveau du sol de la Cité. Mais, tout en faisant dévorer une à une, par cette marée montante du pavé de Paris, les onze marches qui ajoutaient à la hauteur majestueuse de l’édifice, le temps a rendu à l’église plus peut-être qu’il ne lui a ôté, car c’est le temps qui a répandu sur la façade cette sombre couleur des siècles qui fait de la vieillesse des monuments l’âge de leur beauté.  
 
Mais qui a jeté bas les deux rangs de statues ? qui a laissé les niches vides ? qui a taillé au beau milieu du portail central cette ogive neuve et bâtarde ? qui a osé y encadrer cette fade et lourde porte de bois sculpté à la Louis XV à côté des arabesques de Biscornette ? Les hommes ; les architectes, les artistes de nos jours.
 
Et si nous entrons dans l’intérieur de l’édifice, qui a renversé ce colosse de saint Christophe, proverbial parmi les statues au même titre que la grand-salle du Palais parmi les halles, que la flèche de Strasbourg parmi les clochers ? Et ces myriades de statues qui peuplaient tous les entrecolonnements de la nef et du chœur, à genoux, en pied, équestres, hommes, femmes, enfants, rois, évêques, gendarmes, en pierre, en marbre, en or, en argent, en cuivre, en cire même, qui les a brutalement balayées ? Ce n’est pas le temps.
 
Et qui a substitué au vieil autel gothique, splendidement encombré de châsses et de reliquaires ce lourd sarcophage de marbre à têtes d’anges et à nuages, lequel semble un échantillon dépareillé du Val-de-Grâce ou des Invalides ? Qui a bêtement scellé ce lourd anachronisme de pierre dans le pavé carlovingien de Hercandus ? N’est-ce pas Louis XIV accomplissant le vœu de Louis XIII ?
 
Et qui a mis de froides vitres blanches à la place de ces vitraux « hauts en couleur » qui faisaient hésiter l’œil émerveillé de nos pères entre la rose du grand portail et les ogives de l’abside ? Et que dirait un sous-chantre du seizième siècle, en voyant le beau badigeonnage jaune dont nos vandales archevêques ont barbouillé leur cathédrale ? Il se souviendrait que c’était la couleur dont le bourreau brossait les édifices scélérés ; il se rappellerait l’hôtel du Petit-Bourbon, tout englué de jaune aussi pour la trahison du connétable, « jaune après tout de si bonne trempe, dit Sauval, et si bien recommandé, que plus d’un siècle n’a pu encore lui faire perdre sa couleur ». Il croirait que le lieu saint est devenu infâme, et s’enfuirait.
 
Et si nous montons sur la cathédrale, sans nous arrêter à mille barbaries de tout genre, qu’a-t-on fait de ce charmant petit clocher qui s’appuyait sur le point d’intersection de la croisée, et qui, non moins frêle et non moins hardi que sa voisine la flèche (détruite aussi) de la Sainte-Chapelle, s’enfonçait dans le ciel plus avant que les tours, élancé, aigu, sonore, découpé à jour ? Un architecte de bon goût (1787) l’a amputé et a cru qu’il suffisait de masquer la plaie avec ce large emplâtre de plomb qui ressemble au couvercle d’une marmite.
 
C’est ainsi que l’art merveilleux du moyen âge a été traité presque en tout pays, surtout en France. On peut distinguer sur sa ruine trois sortes de lésions qui toutes trois l’entament à différentes profondeurs : le temps d’abord, qui a insensiblement ébréché çà et là et rouillé partout sa surface ; ensuite, les révolutions politiques et religieuses, lesquelles, aveugles et colères de leur nature, se sont ruées en tumulte sur lui, ont déchiré son riche habillement de sculptures et de ciselures, crevé ses rosaces, brisé ses colliers d’arabesques et de figurines, arraché ses statues, tantôt pour leur mitre, tantôt pour leur couronne ; enfin, les modes, de plus en plus grotesques et sottes, qui depuis les anarchiques et splendides déviations de la renaissance, se sont succédé dans la décadence nécessaire de l’architecture. Les modes ont fait plus de mal que les révolutions. Elles ont tranché dans le vif, elles ont attaqué la charpente osseuse de l’art, elles ont coupé, taillé, désorganisé, tué l’édifice, dans la forme comme dans le symbole, dans sa logique comme dans sa beauté. Et puis, elles ont refait ; prétention que n’avaient eue du moins ni le temps, ni les révolutions. Elles ont effrontément ajusté, de par le bon goût, sur les blessures de l’architecture gothique, leurs misérables colifichets d’un jour, leurs rubans de marbre, leurs pompons de métal, véritable lèpre d’oves, de volutes, d’entournements, de draperies, de guirlandes, de franges, de flammes de pierre, de nuages de bronze, d’amours replets, de chérubins bouffis, qui commence à dévorer la face de l’art dans l’oratoire de Catherine de Médicis, et le fait expirer, deux siècles après, tourmenté et grimaçant, dans le boudoir de la Dubarry.
 
Ainsi, pour résumer les points que nous venons d’indiquer, trois sortes de ravages défigurent aujourd’hui l’architecture gothique. Rides et verrues à l’épiderme, c’est l’œuvre du temps ; voies de fait, brutalités, contusions, fractures, c’est l’œuvre des révolutions depuis Luther jusqu’à Mirabeau. Mutilations, amputations, dislocation de la membrure, restaurations, c’est le travail grec, romain et barbare des professeurs selon Vitruve et Vignole. Cet art magnifique que les vandales avaient produit, les académies l’ont tué. Aux siècles, aux révolutions qui dévastent du moins avec impartialité et grandeur, est venue s’adjoindre la nuée des architectes d’école, patentés, jurés et assermentés, dégradant avec le discernement et le choix du mauvais goût, substituant les chicorées de Louis XV aux dentelles gothiques pour la plus grande gloire du Parthénon. C’est le coup de pied de l’âne au lion mourant. C’est le vieux chêne qui se couronne, et qui, pour comble, est piqué, mordu, déchiqueté par les chenilles.
 
Qu’il y a loin de là à l’époque où Robert Cenalis, comparant Notre-Dame de Paris à ce fameux temple de Diane à Éphèse, tant réclamé par les anciens païens, qui a immortalisé Érostrate, trouvait la cathédrale gauloise « plus excellente en longueur, largeur, hauteur et structure » !
 
Notre-Dame de Paris n’est point du reste ce qu’on peut appeler un monument complet, défini, classé. Ce n’est plus une église romane, ce n’est pas encore une église gothique. Cet édifice n’est pas un type. Notre-Dame de Paris n’a point, comme l’abbaye de Tournus, la grave et massive carrure, la ronde et large voûte, la nudité glaciale, la majestueuse simplicité des édifices qui ont le plein cintre pour générateur. Elle n’est pas, comme la cathédrale de Bourges, le produit magnifique, léger, multiforme, touffu, hérissé, efflorescent de l’ogive. Impossible de la ranger dans cette antique famille d’églises sombres, mystérieuses, basses et comme écrasées par le plein cintre ; presque égyptiennes au plafond près ; toutes hiéroglyphiques, toutes sacerdotales, toutes symboliques ; plus chargées dans leurs ornements de losanges et de zigzags que de fleurs, de fleurs que d’animaux, d’animaux que d’hommes ; œuvre de l’architecte moins que de l’évêque ; première transformation de l’art, tout empreinte de discipline théocratique et militaire, qui prend racine dans le bas-empire et s’arrête à Guillaume le Conquérant. Impossible de placer notre cathédrale dans cette autre famille d’églises hautes, aériennes, riches de vitraux et de sculptures ; aiguës de formes, hardies d’attitudes ; communales et bourgeoises comme symboles politiques libres, capricieuses, effrénées, comme œuvre d’art ; seconde transformation de l’architecture, non plus hiéroglyphique, immuable et sacerdotale, mais artiste, progressive et populaire, qui commence au retour des croisades et finit à Louis XI. Notre-Dame de Paris n’est pas de pure race romaine comme les premières, ni de pure race arabe comme les secondes.
 
C’est un édifice de la transition. L’architecte saxon achevait de dresser les premiers piliers de la nef, lorsque l’ogive qui arrivait de la croisade est venue se poser en conquérante sur ces larges chapiteaux romans qui ne devaient porter que des pleins cintres. L’ogive, maîtresse dès lors, a construit le reste de l’église. Cependant, inexpérimentée et timide à son début, elle s’évase, s’élargit, se contient, et n’ose s’élancer encore en flèches et en lancettes comme elle l’a fait plus tard dans tant de merveilleuses cathédrales. On dirait qu’elle se ressent du voisinage des lourds piliers romans.
 
D’ailleurs, ces édifices de la transition du roman au gothique ne sont pas moins précieux à étudier que les types purs. Ils expriment une nuance de l’art qui serait perdue sans eux. C’est la greffe de l’ogive sur le plein cintre.
 
Notre-Dame de Paris est en particulier un curieux échantillon de cette variété. Chaque face, chaque pierre du vénérable monument est une page non seulement de l’histoire du pays, mais encore de l’histoire de la science et de l’art. Ainsi, pour n’indiquer ici que les détails principaux, tandis que la petite Porte-Rouge atteint presque aux limites des délicatesses gothiques du quinzième siècle, les piliers de la nef, par leur volume et leur gravité, reculent jusqu’à l’abbaye carlovingienne de Saint-Germain-des-Prés. On croirait qu’il y a six siècles entre cette porte et ces piliers. Il n’est pas jusqu’aux hermétiques qui ne trouvent dans les symboles du grand portail un abrégé satisfaisant de leur science, dont l’église de Saint-Jacques-de-la-Boucherie était un hiéroglyphe si complet. Ainsi, l’abbaye romane, l’église philosophale, l’art gothique, l’art saxon, le lourd pilier rond qui rappelle Grégoire VII, le symbolisme hermétique par lequel Nicolas Flamel préludait à Luther, l’unité papale, le schisme, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Jacques-de-la-Boucherie, tout est fondu, combiné, amalgamé dans Notre-Dame. Cette église centrale et génératrice est parmi les vieilles églises de Paris une sorte de chimère ; elle a la tête de l’une, les membres de celle-là, la croupe de l’autre ; quelque chose de toutes.
 
Nous le répétons, ces constructions hybrides ne sont pas les moins intéressantes pour l’artiste, pour l’antiquaire, pour l’historien. Elles font sentir à quel point l’architecture est chose primitive, en ce qu’elles démontrent, ce que démontrent aussi les vestiges cyclopéens, les pyramides d’Égypte, les gigantesques pagodes hindoues, que les plus grands produits de l’architecture sont moins des œuvres individuelles que des œuvres sociales ; plutôt l’enfantement des peuples en travail que le jet des hommes de génie ; le dépôt que laisse une nation ; les entassements que font les siècles ; le résidu des évaporations successives de la société humaine ; en un mot, des espèces de formations. Chaque flot du temps superpose son alluvion, chaque race dépose sa couche sur le monument, chaque individu apporte sa pierre. Ainsi font les castors, ainsi font les abeilles, ainsi font les hommes. Le grand symbole de l’architecture, Babel, est une ruche.
 
Les grands édifices, comme les grandes montagnes, sont l’ouvrage des siècles. Souvent l’art se transforme qu’ils pendent encore : pendent opera interrupta (Virgile, L’Enéide, IV, 88 : « l’œuvre interrompu est en suspens. » ) ; ils se continuent paisiblement selon l’art transformé. L’art nouveau prend le monument où il le trouve, s’y incruste, se l’assimile, le développe à sa fantaisie et l’achève s’il peut. La chose s’accomplit sans trouble, sans effort, sans réaction, suivant une loi naturelle et tranquille. C’est une greffe qui survient, une sève qui circule, une végétation qui reprend. Certes, il y a matière à bien gros livres, et souvent histoire universelle de l’humanité, dans ces soudures successives de plusieurs arts à plusieurs hauteurs sur le même monument. L’homme, l’artiste, l’individu s’effacent sur ces grandes masses sans nom d’auteur ; l’intelligence humaine s’y résume et s’y totalise. Le temps est l’architecte, le peuple est le maçon.
 
À n’envisager ici que l’architecture européenne chrétienne, cette sœur puînée des grandes maçonneries de l’Orient, elle apparaît aux yeux comme une immense formation divisée en trois zones bien tranchées qui se superposent : la zone romane, la zone gothique, la zone de la renaissance, que nous appellerions volontiers gréco-romaine. La couche romane, qui est la plus ancienne et la plus profonde, est occupée par le plein cintre, qui reparaît porté par la colonne grecque dans la couche moderne et supérieure de la renaissance. L’ogive est entre deux. Les édifices qui appartiennent exclusivement à l’une de ces trois couches sont parfaitement distincts, uns et complets. C’est l’abbaye de Jumièges, c’est la cathédrale de Reims, c’est Sainte-Croix d’Orléans. Mais les trois zones se mêlent et s’amalgament par les bords, comme les couleurs dans le spectre solaire. De là les monuments complexes, les édifices de nuance et de transition. L’un est roman par les pieds, gothique au milieu, gréco-romain par la tête. C’est qu’on a mis six cents ans à le bâtir. Cette variété est rare. Le donjon d’Étampes en est un échantillon. Mais les monuments de deux formations sont plus fréquents. C’est Notre-Dame de Paris, édifice ogival, qui s’enfonce par ses premiers piliers dans cette zone romane où sont plongés le portail de Saint-Denis et la nef de Saint-Germain-des-Prés. C’est la charmante salle capitulaire demi-gothique de Bocherville à laquelle la couche romane vient jusqu’à mi-corps. C’est la cathédrale de Rouen qui serait entièrement gothique si elle ne baignait pas l’extrémité de sa flèche centrale dans la zone de la renaissance.
 
Du reste, toutes ces nuances, toutes ces différences n’affectent que la surface des édifices. C’est l’art qui a changé de peau. La constitution même de l’église chrétienne n’en est pas attaquée. C’est toujours la même charpente intérieure, la même disposition logique des parties. Quelle que soit l’enveloppe sculptée et brodée d’une cathédrale, on retrouve toujours dessous, au moins à l’état de germe et de rudiment, la basilique romaine. Elle se développe éternellement sur le sol selon la même loi. Ce sont imperturbablement deux nefs qui s’entrecoupent en croix, et dont l’extrémité supérieure arrondie en abside forme le chœur ; ce sont toujours des bas-côtés, pour les processions intérieures, pour les chapelles, sortes de promenoirs latéraux où la nef principale se dégorge par les entrecolonnements. Cela posé, le nombre des chapelles, des portails, des clochers, des aiguilles, se modifie à l’infini, suivant la fantaisie du siècle, du peuple, de l’art. Le service du culte une fois pourvu et assuré, l’architecture fait ce que bon lui semble. Statues, vitraux, rosaces, arabesques, dentelures, chapiteaux, bas- reliefs, elle combine toutes ces imaginations selon le logarithme qui lui convient. De là la prodigieuse variété extérieure de ces édifices au fond desquels réside tant d’ordre et d’unité. Le tronc de l’arbre est immuable, la végétation est capricieuse. »
 
Victor Hugo


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°56316097
emppapy
Posté le 15-04-2019 à 23:06:25  profilanswer
 

Catalunya Lliure a écrit :

Comment on explique les milliards annoncés pour reconstruire Notre Dame et une durée potentielle de travaux à plusieurs décennies alors qu’on parvient à construire des stades de 60 000 places en 12/24 mois pour 200 millions d’euro TTC ?
 
:??:


Car ça n’a absolument rien à voir ?

n°56316098
MajoriteSi​lencieuse
iel
Posté le 15-04-2019 à 23:06:32  profilanswer
 

On dirait qu'il y a plus de feu sur les images, impressionnant  [:implosion du tibia]

n°56316099
kremlin bi​ceps
Ouais !
Posté le 15-04-2019 à 23:06:37  profilanswer
 

Mac_Lane a écrit :

https://twitter.com/afpfr/status/1117893522936307715
 

Citation :

Agence France-Presse @afpfr
 
La structure de Notre-Dame "est sauvée et préservée dans sa globalité" (pompiers) #AFP


 
[:shay] [:shay] [:shay]


 [:rahanus:2]


---------------
Moi Présidente du monde, tous les pays seraient à l’heure française.
n°56316100
Alkhar
Posté le 15-04-2019 à 23:06:47  profilanswer
 
n°56316102
genkidama-​hfr
Révolutionnaire.
Posté le 15-04-2019 à 23:06:55  profilanswer
 

manulelutin a écrit :


la ca va etre chaud quand même, de trouver l'origine. j'y crois peu. ils vont trouver des causes probables, mais je doute qu'il sorte une certitude.


Des choses que tout le monde savaient à propos de la sécurité et des contrats de travail vont se savoir.

n°56316104
bulezebu
Posté le 15-04-2019 à 23:07:05  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur

n°56316105
Jacquot ma​rtin
Posté le 15-04-2019 à 23:07:05  profilanswer
 

Mac_Lane a écrit :

https://twitter.com/afpfr/status/1117893522936307715
 

Citation :

Agence France-Presse @afpfr
 
La structure de Notre-Dame "est sauvée et préservée dans sa globalité" (pompiers) #AFP


 
[:shay] [:shay] [:shay]


 [:volkervonalzey:1]


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Membre de la T.E.P.A.  Dans le but de contribuer à une amélioration dans la mesure où il y aurait lieu de le faire.
n°56316106
Lyrks
Login Origin: Loyrks
Posté le 15-04-2019 à 23:07:06  profilanswer
 

MajoriteSilencieuse a écrit :

On dirait qu'il y a plus de feu sur les images, impressionnant  [:implosion du tibia]


C'est encore bien rouge sur BFM


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https://www.flickr.com/photos/23084 [...] 4982002398
n°56316107
Arkin
Posté le 15-04-2019 à 23:07:07  profilanswer
 

oranginaaaa a écrit :

1300 arbres pour le toit, ce nouveau combat pour les écolos. :o


https://www.notre-planete.info/actu [...] bres-monde
 
1300 sur 4000 milliards ça devrait être jouable :o


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Kiribati se dit kiribass,khmer rouge se dit kmaille rouge,Lesotho se dit léssoutou,Laos se dit lao
n°56316108
lef
100% Footix !
Posté le 15-04-2019 à 23:07:08  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

« Sans doute, c’est encore aujourd’hui un majestueux et sublime édifice que l’église de Notre-Dame de Paris. Mais, si belle qu’elle se soit conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant les dégradations, les mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne qui en avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière.

 

...

 

Victor Hugo

 

[:mme michu]

 

desolé

Message cité 1 fois
Message édité par lef le 15-04-2019 à 23:07:32
n°56316109
thekilgore
Mode et rats tueurs
Posté le 15-04-2019 à 23:07:09  profilanswer
 
n°56316110
Timoonn
Moune pour les intimes :o
Posté le 15-04-2019 à 23:07:19  profilanswer
 

Nitescent a écrit :


C'est pas des tonnes dans cette vidéo, c'est 1500kilos. Largué à 100m d'altitude une fois arrivé au sol ça représente moins d'eau qu'un bucket challenge sur ta tronche. Mais diffusé sur des rotations en continu le nuage de brume pourrait étouffer le feux...


Ton nuage de brume va s'évaporer avant d'avoir touché la moindre flamme.

Message cité 1 fois
Message édité par Timoonn le 15-04-2019 à 23:11:25

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HFPonss - Désactivez votre Adblock sur HFR - Découper le monde à coup de rasoir pour voir au cœur du fruit, le noyau noir.
n°56316116
Spaune
Cordialement
Posté le 15-04-2019 à 23:07:33  profilanswer
 

GenyaB a écrit :


 
Tu crois vraiment à ce que tu dis ?


Un brumisateur pour éteindre l’incendie, c’est pas con

n°56316117
nicolas_ya​d
Spoons made me fat
Posté le 15-04-2019 à 23:07:50  profilanswer
 

[:lardoncru:2]

n°56316118
babyboy4
Posté le 15-04-2019 à 23:07:51  profilanswer
 


 
Une vieille habitude  [:sgundabee:2]

n°56316121
Toxin
Carpe ★★ Vitam
Posté le 15-04-2019 à 23:08:02  profilanswer
 

Ah mais les statues sur la flèche avaient été déposées il y a quelques jours :)


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"If you can walk away from a landing, it's a good landing. If you use the airplane the next day, it's an outstanding landing." - Chuck Yeager. | Chaîne YT | Photos
n°56316122
primseven
.... LET'S GO EXPLORING!
Posté le 15-04-2019 à 23:08:04  profilanswer
 

Fiotte du Tertiaire a écrit :


 
Reste tranquille et continue de raser les murs


 
Jamais! Je marche au milieu, detournes ton chemin paysan.


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I will never stop exploring.
n°56316123
Kansas-Bar
MZGA!
Posté le 15-04-2019 à 23:08:06  profilanswer
 

 


J'aimerais bien savoir qui peut refaire ça si c'est vrai...y a genre 2 ou 3 mecs en France spécialiste des vitraux.

n°56316124
Moctezuma2
Posté le 15-04-2019 à 23:08:08  profilanswer
 

bestiauvelu a écrit :

Lorànt Deutsch s'est dit catastrophé, mais note que « fort heureusement et contrairement à l'Histoire très officielle, la véritable cathédrale Notre-Dame se trouve non pas à Paris mais dans le Jura »


 :lol:

n°56316127
stephaneF
Posté le 15-04-2019 à 23:08:15  profilanswer
 

Catalunya Lliure a écrit :

Comment on explique les milliards annoncés pour reconstruire Notre Dame et une durée potentielle de travaux à plusieurs décennies alors qu’on parvient à construire des stades de 60 000 places en 12/24 mois pour 200 millions d’euro TTC ?
 
:??:


Euh des milliards ? Non.


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Mon interview financière : https://avenuedesinvestisseurs.fr/i [...] azy-malin/
mood
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Posté le   profilanswer
 

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