cow2 a écrit :
Adler reste un homme de gauche. Il n'est plus 'maoiste' mais il se dit clairement de gauche. Il vote à droite désormais à cause de la vision internationale de la gauche francaise (vis à vis des usa, d'israel, pays arables etc etc). Il a dit à plusieurs reprises que c'est ce qui l'avait fait quitter le courier international et le monde, pour aller au figaro.
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Qu'il se considère comme de gauche n'empêche pas que certains le percevront comme de droite. Et il a évolué idélologiquement, c'est indéniable, c'est cela qu'il faut rappeler, quant à déterminer précisément sa position sur l'échiquier, c'est le genre de débat sans fin et sans intérêt.
Citation :
Donc d'un point de vue purement idéologique, Adler ne se sent pas du tout proche d'un type comme Boutiglione ... Adler n'est pas du tout réac, et je pense que c'est ce qu'il a voulu dire.
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Il a tenu à préciser qu'il ne partageait pas ses convictions morales, on s'en doute, mais aussi qu'il n'a pas de sympathie particulière pour son parcours. Or celui de Buttiglione est celui d'un homme qui a glissé vers la droite, mais qui ne se perçoit pas forcément comme droitier : en Italie, il est membre du parti centriste. Je maintient que je trouve Adler un peu impudent de reprocher à Buttiglione son évolution politique .
Là encore, c'est l'exercice de style d'une chronique. Ca devrait être une argumentation comme tu dis détaillée et implacable. Or, il faut plutôt prendre ses chroniques comme un feuilleton ... Cette chronique était caricaturale, je suis bien d'accord, mais cela fait suite à 10 autres chroniques sur le même sujet, ce sujet étant les relations entre les différents pays européens.
Certes l'exercice peut induire ce caractère caricatural (on peut d'ailleurs regretter qu'on ne prenne pas plus son temps sur france culture), mais on n'est pas obligé de de tomber dans ce travers en voulant donner une "vision totale" en 6 mn, sur un ton de démiurge.
Mais ma critique subjective porte aussi sur cette volonté de faire une analyse "westphalienne" des relations entre Etats membres et institutions de l'ex-triangle institutionnel. Ca me semble plus que réducteur, quasi-malhonnête.
Après, on peut regretter que les relations et mécanismes de pouvoirs obéissent à des logiques multiples, difficiles à saisir, ou mues par des forces dont on conteste la légitimité. Mais il faut distinguer analyse de la situation et jugement de valeur.
Présenter l'épisode comme résultant d'une revanche de chirac+schröder contre un axe Blair/berlusconi, c'est dénier l'existence d'autre éléments parce qu'on ne veut pas qu'ils existent.
Citation :
Bonnes lectures
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J'en ai d'autres que tu ne qualifierais peut-être pas ainsi
. Je m'efforce juste de suivre les opinions de personnes en général à l'opposée de miennes (Valeurs actuelles, il y a 15 ans je faisait ça avec le Fig mag de Pauwels, griotteray, plunkett mais ils se sont recentrés), et de profiter d'analyses souvent très intéressantes, qui peuvent d'ailleurs faire évoluer mon point de vue sur telle ou telle question, venant de personnes dont a priori je ne partage pas les "préconçus" (Commentaire).
Citation :
LE parlement fait plein de trucs je le sais. Mais bon légiférer sur la classification des oeufs de poule ou la calibration européene des clés de 12, c'est utilise,
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Ce type de vote découle de ce que la construction européenne a avant tout été et est encore la construction d'un marché intérieur, avec ce que cela suppose de normalisation technique. Ailleurs, ces normalisations sont le fait du pouvoir réglementaire. Est-ce mieux?
Citation :
mais l'impact politique de ce parlement est bien moindre que celle de la comission ou des différents conseils des minitres. C'était le sens de mes propos.
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C'est de moins en moins vrai. Et ton raisonnement est illogique :
- le PE a un pouvoir politique faible puisque les décisions importantes sont laissées au conseil des ministres ou à la commission (c'est en de plus en plus faux)
-Donc il ne doit pas exercer l'un de ses pouvoirs importante, la co-investiture.
L'argument tiré de sa légitimité électorale comparé à celle des gouvernements et du Conseil, pour lui dénier la posibilité politique d'utiliser un pouvoir juridiquement disponible serait plus logique. Mais il ne tient pas ici.
Citation :
Mais le problème n'est pas que le parlement ait de plus en plus de pouvoir et d'autonomie, le problème est qu'est fait-il, et pour quelles raisons profondes.
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on est d'accord. Quoique la question de savoir si la forme institutionnelle comprenant une assemblée désignée directement au suffrage universel est politiquement souhaitable ou non, efficiente, etc... peut être débattue en termes philosophiques, historiques, politiques ou autres. Tu peux ouvrir un topic ou tu argumenterais contre l'existence d'un parlement européen et la dévolution de pouvoirs qui lui serait faite, et proposerait la constitution d'une organisation internationale avec un autre modèle
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Citation :
Je connais aussi l'évolution des attributions du parlement etc etc.
Là n'est pas leproblème.
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L'évolution de ses attributions s'inscrit dans un contexte qui contrubue à éclairer l'épisode de mercredi.
Citation :
J'analyse son attitude non pas comme une 'formidable' et 'salutaire' preuve d'autonomie,
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Je ne porte pas de jugement de valeur et ne prétend pas que ce soit "formidable".
Citation :
mais comme un basse vangeance vis à vis de commissaires et de certains pays peu aimés par la majorité des eurodéputés.
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Le conflit Martin Schulz/ Berlusconi (cf le "Kapo" ), le mépris des britanniques pour le premier ministre italien ne suffisent pas à faire une majorité au PE. ça ne marche pas comme cela. Il y a eu engrenage. Et Buttiglione n'est pas un "proche" de Berlusconi.
Citation :
Le parlement européen prend positions sur tout plein de sujets, avec des votes sur israel (enfin plutot contre), sur les réfugiés etc etc. Tous ces votes vont à l'encontre de l'action de certains pays. Je parle là de politique.
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La compétence exclusive de l'Union en matière de politique commerciale et la soumission de la conclusion de certains accords au vote du PE lui donne un pouvoir très limité en matière de politique étangère. C'est un fait. Cela est ancien, reste marginal, a été accepté par les Etats qui ont négocié lors des CIG.
Citation :
Depuis plusieurs années, les députés du PE ne supportent plus BErlusconi et veulent lui faire payer.
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ça ne suffit pas à bloquer une commission amha. confer supra.
Citation :
Ce genre de propos sont évidemment mal venus, mais si il y a tempête, c'est qu'il y a, à mon sens, une réelle volonté de se 'faire' le commissaire italient.
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Je me trompe peut-être beaucoup, mais je pense qu'un commissaire autrichien, proche du Cardinal Ratzinger, membre d'une association visant à soutenir l'influence de l'église romaine dans les prises de décisions politiques, et ayant participé à la rédaction de nombreuses encycliques, tenant ce type de propos, aurait suscité les mêmes réactions.
Citation :
Et alors
Et si on referrait aux actes plutôt qu'aux intentions ? Pourquoi ce procès d'intention avant
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Son appartenance à ces mouvements, sa proximité avec le Vatican et les positions de la congrégation pour la doctrine sont des pièces à charges qui justifient la méfiance, le "procès". Et les paroles sont des actes, surtout en politique.
Citation :
Fruit de négociations entre états membres ![[:spamafote] [:spamafote]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/spamafote.gif)
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Le président de la Commission joue un rôle très important dans la répartition des postes, et aurait pu le nommer ailleurs.
Citation :
Tout ça pour dire :
- on peut reconnaitre (et connaitre) le role qui est conféré au PE et trouver minable son attitude, tout en étant pro européen
- on peut juger que ses déclarations ne sont pas incompatibles avec son rôle de commissaire !
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- ha mais je n'ai jamais prétendu que la critique du PE faisait de quelqu'un un "anti européen" (qu'est ce qu'un anti et un pro européen d'ailleurs ? Et je déteste ce type de faux argument qui consiste à mettre sur un opposant une étiquette supposée infamante plutôt que de le contredire en argumentant.
- on peut évidemment, mais on peut aussi juger le contraire eu égard à ses liens avec le Vatican, ses positions sur l'influence que doit retrouver l'église dans la vie sociale et politique (pas celles exprimées devant le PE mais celles exprimées en Italie), et au poste en question. Commissaire à l'énergie, piurquoi pas ?
Bon je crois qu'on ne sera définitivement pas d'accord, mieux vaut en rester là. 
Message édité par Profil supprimé le 29-10-2004 à 20:26:07