Concernant le format, les APN utilisent des capteurs ayant un généralement un rapport de 4/3, format de nos écrans de PC.
La photo traditionnelle (argentique) n'utilise pas les mêmes formats, et logiquement un tirage 10 x 15 devra être coupé, ou anamorphosé s'il a été pris par un APN. sinon : bandes blanches !
Ensuite, le matériel qui permet de réaliser le tirage papier est limité en définition d'impression.
Pour la majorité des imprimantes, on ne parle généralement pas de pixels par pouce, mais plutôt de linéature, qui est un terme d'imprimerie décrivant le nombre de lignes contenant des points de couleurs primaires permettant la reproduction d'un pixel "numérique".
Et oui : un seul pixel numérique permet d'obtenir 16 millions de couleurs s'il est codé sur 256 x 256 x 256 bits, et s'il est directement affichable sur un écran, quand on l'imprime sur papier, il faut utliser au moins 3 points d'encre primaire (généralement 4 et parfois plus)- points de couleur qui sont disposés avec un angle différent pour éviter l'effet "moiré".
C'est cette disposition qui permet à l'oeil de distinguer des lignes quand on regarde l'image avec un compte-fil.
Les photos imprimées dans les quotidiens ont généralement une linéature de 75, celles imprimées dans les hebdos et mensuels sont à 150, et pour certains supports très haut de gamme, la qualités monte à 300.
Ca vous donne une idée de la qualité qu'on peut obtenir, sachant que ce type de techno est celui utilisé par le laser et beaucoup d'imprimantes à jet d'encre (qui peuvent néanmoins utiliser 6 ou 7 encres primaires). Pour obtenir une bonne qualité d'impression, il faut nécessairement monter en résolution.
Maintenant, si on s'attaque à l'impression de nos photos, elle est plutôt faite avec des matériels qui utilisent des technologies d'impression en tons continus. Ce qui veux dire que chaque pixel numérique sera effectivement reproduit sur papier par un dépot d'encre, que la quantité d'encre déposée sera parfaitement dosée (valeur comprise entre 1 et 255), et que surtout elle sera étalée sur toute la surface du pixel à reproduire (ce qui n'est pas le cas en imprimerie, le point imprimé ayant une taille variable d'un même ton de couleur).
La superposition directe des encres est alors possible, sans risque de moirage ni d'effet "bouché".
Et entre chaque pixels imprimés, si la résolution est suffisante, il est difficile de percevoir le moindre effet d'escalier, les différences de tons se confondant (il n'y a pas d'espaces blancs entre les points imprimés comme en imprimerie).
Si cette technologie offre un excellent résultat pour la photo à la résolution de 300 dpi, elle n'est absolument pas adaptée pour l'impressions de textes ou de schémas qui n'utilisent aucuns dégradés de couleurs : là il y aurait des effets d'escalier.
Tout ça pour dire que la majorité des impressions de photos provenant d'APN sont réalisées au maximum à 300 dpi.
Et pour réaliser un tirage d'un 10 x 15, il faut que l'APN possède une matrice d'au moins 2 M pixels : en réalité il faut un peu plus que 1600 x 1200 pour obtenir du 300 dpi à l'impression.
Plus de pixel ne servira à rien : un 3 M pixel permet d'obtenir d'aussi bons tirages 10 x 15 qu'un 4 ou 5 M pixels. La seule utilité d'une définition supérieure, c'est l'agrandissemnt, et aussi la possibilité de recadrer les prises de vue avec un logiciel adapté pour obtenir une définition optimale à l'impression.
Alors attention : faire des 10 x 15 (ou pire, des 11 x 15) avec un 2 M pixels peut entraîner une baisse de la résolution d'impression. Avec cette catégorie de capteur, mieux vaut se limiter au 13 x 15 pour obtenir des impressions parfaites (en vrai 300 dpi).