Allez tu lis ca et on vera
Introduction
L'overclocking est une technique qui permet de rajeunir à moindre frais un PC vieillissant en augmentant la fréquence du processeur central (CPU).
Certains bidouilleurs utilisent cette technique pour pousser le processeur à ses limites et obtenir le maximum de performances de leur système.
Cette technique s'adresse donc à ceux qui n'ont pas peur de modifier leur système.
Néanmoins, il faut savoir que les constructeurs de processeur (Intel, AMD ...) condamnent cette technique qui, si elle est mal exploitée, peut endommager le processeur.
Sachez aussi que le fait d'overclocker son processeur annule sa garantie.
Les téméraires et les bidouilleurs s'y aventureront à leurs risques et périls ...
Micro Hardware n'est en aucun cas responsable des manipulations que vous effectuerez et de leurs éventuelles conséquences.
Mais cette technique est simple, peu coûteuse et sans risque si l'on prend les précautions nécessaires.
Principe
Comme nous l'avons vu, l'overclocking consiste à augmenter la fréquence du processeur central pour accélérer la vitesse globale de l'ordinateur.
"Overclocker" un processeur consiste à le faire fonctionner à une fréquence supérieure à celle pour laquelle il a été vendu. En effet, littéralement, "overclock" signifie pousser l'horloge.
S'il est vrai que les processeurs d'une même famille mais de fréquences différentes sont généralement issus d'une même ligne de production, le fabriquant n'estampille sa puce avec la fréquence qu'il juge appropriée qu'après une série de tests.
Pour comprendre comment overclocker un processeur, il faut tout d'abord comprendre son fonctionnement de base, notamment, comment on obtient sa fréquence de travail.
La fréquence interne du processeur est différente de sa fréquence externe.
Ainsi, un Pentium III 450 ne fonctionne à 450 MHz que pour ses propres opérations, tandis que les échanges avec l'extérieur se font à 100 MHz.
Pour gérer ces deux fréquences différentes, les cartes mères offrent donc deux paramètres adaptés au processeur installé : la fréquence externe appelée fréquence de bus (FSB), et le ratio appelé coefficient multiplicateur, qui détermine la fréquence de fonctionnement du processeur.
Voyons maintenant comment les deux principaux paramètres (fréquence FSB et coefficient) interagissent pour obtenir la fréquence du processeur.
Et bien c'est très simple. Prenons pour exemple un processeur Intel Pentium III 450.
Dans ce cas, la fréquence du processeur est de 450 MHz.
Et bien cette fréquence s'obtient en multipliant la fréquence du bus système (FSB) par le coefficient multiplicateur : ici 100 x 4,5 = 450.
Ainsi, pour un processeur donné, on connait la fréquence FSB et le coefficient multiplicateur qu'il faut lui appliquer.
Fréquence processeur = FSB x coefficient multiplicateur
Néanmoins, il faut savoir que la fréquence exacte du processeur n'est pas le résultat de cette simple opération. Un autre paramètre entre en ligne de compte. Mais je ne l'expliquerais pas ici.
C'est pour cette raison que la multiplication de la FSB par le coefficient ne donne parfois pas le résultat exact.
Ces paramètres sont normalisés pour chaque processeur. Voici quelques exemples :
Celeron 366 (FSB 66MHz) : 66 x 5,5
Celeron 400 (FSB 66MHz) : 66 x 6
Celeron 500 (FSB 66MHz) : 66 x 7,5
Pentium III 450 (FSB 100MHz) : 100 x 4,5
Pentium III 600 (FSB 100MHz) : 100 x 6
Il est maintenant facile de comprendre comment on peut overclocker un processeur : il suffit d'agir sur un de ces paramètres.
Mais apportons tout de suite une précision de taille : depuis les derniers Pentium MMX (et donc les Celeron, les Pentium II et les Pentium III), tous les processeurs Intel ont leur coefficient
multiplicateur bloqué, justement pour limiter l'overclocking.
Mais il nous reste la fréquence du bus système (FSB) pour overclocker le processeur.
C'est d'ailleurs pour cela que les nouvelles cartes mère ont de plus en plus de fréquences FSB.
Voici quelques exemples de FSB que l'on peut trouver sur une carte mère : 66, 68, 75, 83, 100, 103, 105, 110, 112, 115, 120, 124, 133, 140, 150 MHz ...
Il faut savoir également que le fait d'augmenter la fréquence du bus système, et donc de sortir des fréquences normalisées, influe sur la fréquence de fonctionnement des bus PCI et AGP. En effet, la fréquence des bus PCI et AGP n'est que l'application d'un ratio sur la fréquence du bus système (FSB). Dans la norme Intel, les fréquences officielles du bus système sont de 66 et 100 MHz (bientôt 133 MHz).
A ces fréquences du bus système, les bus PCI et AGP ont des fréquences pré-réglées.
33 MHz pour le bus PCI et 66 MHz pour le bus AGP.
Mais quand on utilise d'autres fréquences pour le bus système, un ratio est appliqué.
FSB < 100 1/2 de la fréquence du bus système pour le bus PCI.
1/1 de la fréquence du bus système pour le bus AGP.
FSB > 100 1/3 de la fréquence du bus système pour le bus PCI.
2/3 de la fréquence du bus système pour le bus AGP.
L'un des principaux problèmes lors d'un overclocking, c'est la sensibilité des bus PCI et AGP.
Certains périphériques ne supportent pas un overclocking trop important du bus PCI, et quelques plantages peuvent alors survenir, notamment au niveau des cartes vidéo, des disques durs ...
C'est pour cela que certaines cartes mère permettent de modifier le ratio du bus PCI : 1/3 ou 1/4.
La pratique
Après avoir expliqué le principe de fonctionnement de la fréquence du processeur, nous allons voir les étapes à suivre et les précautions à prendre.
Comme nous l'avons vu précédemment, nous allons agir sur la fréquence du bus système pour overclocker le processeur.
Précisons que comme tout composant électronique, un processeur chauffe, et plus il fonctionne à une fréquence élevée, plus il chauffe. En augmentant la fréquence de fonctionnement du processeur, on augmente donc sa température de fonctionnement.
Le refroidissement du processeur sera donc une étape cruciale de l'overclocking.
Prévoyez donc l'achat d'un ventilateur de boitier et d'un ensemble dissipateur/ventilateur efficace
pour votre processeur.
Réussir un bon overclocking consistera donc à bien choisir la fréquence du bus système, à bien ventilé le processeur et la tour et à déterminer les nouvelles fréquences des bus PCI et AGP.
Sur les cartes mère récentes, l'opération se fera très facilement, sans mettre les doigts sur la carte mère. Il suffira de choisir les nouveaux paramètres dans le Setup du BIOS qu'on lancera au démarrage de l'ordinateur, en général à l'aide de la touche Suppr.
Sur les cartes mère un peu plus anciennes, on devra déplacer des jumpers ou cavaliers,
directement sur la carte mère.
Dans les deux cas, consulter votre manuel de carte mère ou récupérez-le sur le site Internet du constructeur, et n'oubliez pas de noter les réglages d'origine.
Si vous avez besoin d'ouvrir le boitier de votre PC pour modifier les cavaliers de la carte mère,
faites-le PC éteint et débranché : c'est plus prudent.
Il faut maintenant tester les capacités du processeur à être overclocké.
Allez-y progressivement, en augmentant petit à petit la fréquence du bus par palier.
Pour le Pentium III 450 (4,5 x 100), on peut tenter une FSB à environ 112 MHz, ce qui nous permettra d'obtenir un Pentium III à 504 MHz.
La phase de test
Une fois les modifications effectuées, que ce soit dans le BIOS ou sur la carte mère, vous devez tester la stabilité de votre système avec sa nouvelle fréquence.
Le fait que le PC démarre après avoir effectué vos modifications n'est en aucun cas un signe de victoire. Vous pourrez valider vos nouveaux réglages uniquement après plusieurs heures d'utilisation sans interruption.
Alors, en route pour la phase de test ...
Première phase :
Si votre PC ne démarre pas, si l'écran reste noir, si le PC se bloque complètement, ou si de nombreux messages d'erreurs liés à la mémoire ou au disque dur apparaissent, vous devez redescendre la fréquence du processeur ou revenir aux réglages d'origine. Cela signifie que vos nouveaux réglages ne fonctionnent pas.
Vous risquez d'endommager votre processeur si vous insistez.
Si votre PC démarre, mais que Windows ne démarre pas (message d'erreur, blocage immédiat), il vous faudra augmenter la ventilation de votre processeur, voir augmenter sa tension d'alimentation (expliqué plus loin). Vous pouvez aussi tenter de baisser le mode PIO de vos disques durs.
Votre overclocking ne marchera peut être pas.
Si votre PC démarre et lance Windows correctement, sans message d'erreur, la première phase
est terminée ! Vous pouvez passer à la deuxième phase.
Deuxième phase :
Après avoir appliqué les nouveaux réglages, votre PC a démarré tout à fait normalement, et
Windows s'est lancé correctement. C'est un très bon début, et vous êtes bien parti pour réussir
votre overclocking.
Mais la phase de test n'est pas pour autant finie !
Vous devez maintenant tester la stabilité de votre système dans le temps.
Votre ordinateur doit rester allumé le plus longtemps possible : au moins 4h sans interruption.
Utilisez votre ordinateur comme d'habitude en prenant soin d'effectuer plusieurs types de tâches : bureautique, lecture de fichiers MP3 et vidéo, jeux ...
Ensuite, essayez d'utiliser votre ordinateur de façon intensive : lancez plusieurs applications lourdes en même temps : cela permet de tester le comportement du processeur avec les nouveaux
réglages et sous une forte "charge".
Renouvelez ces opérations plusieurs fois (2 ou 3 fois) et sur plusieurs jours.
Si toutes ces étapes se sont déroulées normalement, sans plantages intempestifs, votre overclocking s'est bien passé, et vous n'aurez normalement jamais de problème.
Vous pouvez tester les gains que vous avez obtenu avec différents programmes de benchs et pourquoi pas essayer un overclocking supérieur !
En revanche, si vous avez de temps en temps des messages d'erreur sous Windows, augmentez la ventilation de votre boîtier et de votre processeur.
Pousser le processeur à des fréquences non prévues par le fabriquant n'est pas toujours sans danger. Vous pouvez endommager votre processeur si vous allez trop loin. Mais dans la plupart des cas, le PC refusera simplement de démarrer.
Si un réglage particulier ne fonctionne pas, n'insistez pas !
Vous pouvez quand même essayer ces quelques manipulations pour stabiliser un overclocking qui marche mais qui fait "planter" Windows de temps en temps, ou pour essayer un overclocking encore plus poussé.
Première manipulation à faire, améliorer le système de refroidissement.
Cette manipulation est presque toujours nécessaire.
Pour cela, changer l'ensemble radiateur / ventilateur de votre processeur.
A gauche, la photo d'un radiateur Alpha appliqué sur un Celeron Socket370.
Et ci-dessous, la photo d'un ensemble radiateur/bi-ventilateur pour cartouche SECC2 type Pentium III.
Vous pouvez ajouter des ventilateurs supplémentaires pour répartir le flux d'air dans le boîtier.
Si vous avez des problèmes avec vos disques durs dans l'explorateur Windows, vous pouvez
essayer de descendre le mode PIO (PIO4 à PIO3) dans le BIOS de la carte mère.
Si vous êtes un bidouilleur (ou une bidouilleuse !), et si vous voulez aller encore plus loin, vous pouvez augmenter légèrement la tension d'alimentation de votre processeur.
Le fait d'augmenter la tension d'alimentation du processeur augmente le rapport signal/bruit, et diminue ainsi les parasites.
Mais attention ! C'est en faisant cela que vous avez le plus de chance de griller votre processeur !
Il s'agit ici d'augmenter la tension de quelques dixièmes de Volts (2,0 V à 2,2 V par exemple).
Consulter votre documentation ou demander à un ami qui connait bien l'affaire.
N'oubliez pas qu'un bon overclocking passe souvent par un bon refroidissement !
Voilà; bon overclocking !