Un autre cas que présente Krafft-Ebing est celui de Victor Ardisson ("le Vampire de Muy" ), un entrepreneur de pompes funèbres et fossoyeur, qui buvait son propre sperme quand il était adolescent et qui viola plus d’une centaine de cadavres dont il avait la charge. Il déterra certains corps pour les emmener chez lui (ou des morceaux de corps). C’est là que la police découvrit le corps pourrissant d’une fillette de trois ans. Ardisson avait entendu qu’elle était malade et avait fantasmé durant des journées entières. Lorsqu’elle était morte, il avait volé son corps de sa tombe, l’avait ramené chez lui et avait eu des rapports sexuels oraux avec elle, dans l’espoir qu’elle ressusciterait. Puis, il l’avait gardée auprès de lui, dans son lit, durant plusieurs jours. Il possédait également la tête d’une adolescente de 13 ans sur sa table de chevet, qu’il appelait « ma fiancée » et embrassait souvent. Von Krafft-Ebing le décrivit comme « débile » et « vide de tout sens moral ».