Hazumaki Je crois Kathryn Mayorga. | ploP10 a écrit :
T'as vu ce statut:
Quiconque parcourt, par exemple, le Tyrol, y trouvera a chaque pas des inscriptions rappelant les cruautés commises alors par les soldats français contre un peuple pauvre, laborieux et heureux, pour autant qu il est libre.
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Ouais, Koba est un con avec ça. Le pire, c'est qu'il en est fier alors que son texte est bourré d'inepties historiques. Pour cette phrase, Monseiur ne sait pas que avant les guerres de la Révolutions, la majorités des paysans d'Europe connaissaient le servage. Vachement libres les Tyroliens...
ploP10 a écrit :
Jviens de voir ce témoignage sur fb:
Citation :
Si seulement, cela éviterait que mon frère y aille; son régiment revient à peine de Cote d'Ivoire qu'il est envoyé en Afghanistan. Il n'envoie que des soldats surentraînés? Encore de la poudre aux yeux pour rassurer une guerre inutile! Mon ...petit frère n'a qu'1 an et demi d'expérience, et n'a que 21 ans. Cela fait bien longtemps que l'armée puise dans ses derniers soldats frais, à force d'intervenir n'importe où. Les généraux le disent eux-mêmes, ils ne tiendront plus longtemps comme ça, l'armée est à bout de souffle! La France et son peuple ne sont pas souverains dans cette affaire, en ne faisant que suivre les choix des américains. Toujours aussi belles, les affaires étrangères françaises. OUI AU RETRAIT IMMÉDIAT!
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+1
OLOL; 3 ans de service militaire avant 14-18. On est loin des branleurs d'aujourd'hui qui chialerait pour 6 petits mois.
Effaceur a écrit :
Genre les autorités japonaises laisser décoler des avions super chers avec des pilotes bourrés
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Ben oui, ils se bourraient au saké avant de décoller.
mouloumoule a écrit :
C'est comme si un pote prenait sa voiture et mourait dans un accident. Tu vas pas dire il connaissait les risques, ca fait partie des dangers du conducteur, normal quoi ca arrive. Non son but c'était d'aller d'un point A a un point B sain et sauf. Pourtant quand tu signes pour ton permis, tu es conscient des risques non ?
Le soldat c'est pareil, son but était de mener des actions militaires pour la défense des intérêts nationaux (même si les troupes conventionnelles n'ont rien a y faire, qu'on devrait en être officiellement partis depuis fin 2002), et la mort ne faisant pas du tout partie du contrat.
Pour reprendre l'analogie les accidents de la route causent bien plus de morts chaque année que les OPEX. Pourtant la mort a tendance a être anormalement légitimée chez les soldats.
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Quand tu es militaire et que tu possèdes les moyens de supprimer une personne, il existe une probabilité d'être tué, surtout dans des endroits à haute intensité. Après, je comprends ta position sur la mort d'un soldat français néanmoins, quand on est soldat, on peut y passer. Les guerres "0 morts", ça n'existe pas.
mouloumoule a écrit :
En même temps la compréhension des gens des interventions militaires a l'étranger tend vers zéro. Pendant longtemps en France la guerre signifiait invasion du territoire national. C'est pleinement ancré dans notre culture, en France on approuve la guerre uniquement quand elle menace directement nos frontières. Contrairement aux américains qui eux ont depuis bien longtemps leurs conflits à l’extérieur du territoire, ce qui chez eux contribue à un meilleur regard et soutien des soldats partant pour des terres lointaines. L'évolution du monde nous amène a déplacer le centre de gravité de nos engagement vers le moyen/proche orient, mais des tocards qui passent leur temps devant tf1 se demandent encore pourquoi. Qui dans son entourage n'a jamais entendu "mais keskil font laba" ? Rajoutons a cela le service militaire qui n'existe plus (je ne dis pas qu'il faudrait le remettre, ce serait en grosse partie une ineptie), les citoyens ne participent plus a cet effort national. Les familles n'ont plus cette peur de savoir que leur enfant, frere, neveu, va devoir des qu'il aura l'âge partir au front. La France toute entière reste désormais très loin de toutes ces considérations. L'engagement militaire, au delà de nos frontières, ne trouvent plus de légitimité aux yeux du peuple.
Les médias eux ne retranscrivent que peu ce qu'il s'y passe, passent quasiment en silence les pertes humaines, les sacrifices subis. Et oui il faut bien faire de l'audimat.
Conséquence de tout cela, la trinité armée gouvernement nation n'est plus respectée, le soutien des citoyens pour ses soldats partant au front n'existe plus. Les militaires sur le terrain n'ont plus le soutien populaire, ce qui joue sur le moral des troupes, pourquoi essayer d'éteindre un monde qui brûle dont le feu laisse les gens indifférents ? On perd également en recrutement et en financement. Le gouvernement a moins de légitimité à engager sur des théâtres éloignés, à prolonger l'engagement. La France perd en poids diplomatique quand son peuple est en majorité à son encontre.
Ptain mais vous faites partis de ces tocards qui entrainent une perte de sens de ces sacrifices, qui banalisent cette mort. Le peuple considère maintenant ses soldats (enfin ses, je devrais dire ces, de leur point de vue) qui meurent au combat comme de simples mecs qui étaient là, en train de jouer avec son famas, qui se prend un IED, mais ce n'est pas grave, il connaissait les risques lol. Les gens ne transmette plus l'esprit de défense. La mort ne révolte même plus, on ne trouve plus de sens à la guerre. C'est faire injure à la mémoire de tous ceux tombés pour la France. C'est bien peu penser d'eux. Leur contrat ne légitime pas les risques. En revanche ce que l'on y trouve c'est leur volonté de servir, j'ai toujours été surpris par cet part d'abnégation et ce dévouement que l'on trouve chez beaucoup de militaires. Ils servent, et c'est vous, qu'ils servent. Parfois au sacrifice de leur vie. Ce sont des hommes qui ont su faire quelque chose qui les dépassait. Chose difficile à concevoir dans la banalité d'une vie ordinaire de citoyen. Comme si le statut de militaire avait quelque chose à voir avec l'acceptation de la mort. Ils sont beaucoup plus que ce simple professionnel qui meurt, payé pour risquer sa vie. Il faut retrouver le sens donné à ce sang versé. C'est justement à cela que contribue le 14 juillet. Le 29 juin 1880, Henri Martin, en décidant de la date du 14 juillet, "hélas ! dans tous les grands événements de l’histoire, les progrès ont été jusqu’ici achetés par bien des douleurs, par bien du sang". Il y a eu et il y aura du sang, ne l'oubliez pas. Et ce sang, est versé pour vous, une somme d'inconnus vivant tranquillement loin de tout soucis. Donc cessez de banaliser cette mort, c'est banaliser ce qui a été fait pour vous.
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Sinon, quand même d'accord sur le coup.
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«Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. [...] Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.» - Ernest Renan - はずまき
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