Citation :
Alain Frachon: Je crois que le "Printemps arabe", ces événements qui depuis six mois déjà bouleversent le monde arabe, a signifié la fin de l'attraction que l'islamisme radical, le djihadisme prôné par Ben Laden, a pu exercer dans cette partie du monde.
12h00
Alain Frachon: Voilà une révolte qui se fait au nom de la démocratie et de la liberté, et non pas au nom de l'islam politique, du djihadisme, de la haine de l'Occident, de la haine "des croisés et des juifs", tous les thèmes chers à Ben Laden.
12h02
Alain Frachon: A aucun moment, aucun des porte-parole de la rébellion, que ce soit à Tunis, au Caire, à Damas, ou à Benghazi, ne s'est revendiqué de Ben Laden ou d'Al-Qaida.
Au contraire. En ce sens, il me semble que Ben Laden était déjà mort politiquement avant l'opération américaine qui lui a coûté la vie au Pakistan.
Alain Frachon: Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas ça et là des filiales d'Al Qaida, au Maghreb ou ailleurs dans le monde arabe ou même africain, qui continueront à exister et à sévir. Mais la capacité de mobilisation et d'entraînement des thèmes djihadistes, qui étaient ceux de Ben Laden, avait singulièrement diminué lors de ce printemps arabe.
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