OMG la perle que j'ai trouvé
Je vous l'envoie car niveau cliché c'est du lourd
Ce soir, c’est samedi, Abder et Pierre-Charles sortent.
RER C, Abder est avec ses potes. Leurs costards viennent de chez Delaveine, leurs sacoches Vuitton viennent du marché aux puces. A cinq ils ont pas une tune sur eux. Sur le quai : Sophie, une étudiante en droite. Abder s’approche, demande une clope. Elle ne fume pas. Il lui demande son numero de téléphone, elle ne le donne pas. Abder la pousse et met sa main entre ses jambes, remonte vers son sac a main. Sophie saisit son bras, il lui colle un pain. Sur le quai, les cinq personnes présentes s’éloignent. Elle est au sol en boule, elle pleure. Le RER arrive. Adber et ses potes montent dans le train. Dans le portefeuille de Sophie : 35 euros 50. Ils prennent la tune et jettent le reste par la fenêtre de la rame.
Il est 22h30, Pierre-Charles est encore chez lui à Passy. Avec son cousin, son meilleur ami et quatre copines, ils ont fait un before. Sur la table du petit salon : des restes de sushi, une bouteille de whisky, une de vodka, cinq de vin blanc, une carte de l’UMP blanchie par la poudre et deux billets de 20 euros pliés en tubes. Il est bientôt l’heure de décoller. Pierre-Charles appelle un taxi et reprend une ligne. La bonne est dans la cuisine, il lui demande de nettoyer la table avant de rentrer chez elle. Avant de partir il saisit l’enveloppe sur la petit table haute de l’entrée. Une enveloppe avec 2500 euros en billet de 50 et de 100 : l’argent de poche laissé par ses parents qui sont en week-end à St-Tropez. Pierre-Charles rentre dans le taxi : « Les Planches« .
Abder et son équipe arrivent sur les Champs, en haut, station Charles de Gaule Étoile. Paris leur donne de l’assurance, leur démarche change. Dans le grand couloir pour sortir du métro ils ont foutu un tarte à un type, juste comme ça. Dans l’escalator, ils se marrent en en reparlant. Ce soir, pas de meufs avec eux, mais ils ont bien l’intention de rentrer en boite, histoire de baiser une ou deux salopes. Sur l’avenue, ils repèrent un type, petit, avec un blouson en cuir. Ils le suivent dans une rue parallèle, le mec accélère. Course. Une béquille dans la jambe, juste devant un distributeur de billet. Un pote d’Abder sort un couteau et ordonne au type de retirer tout ce qu’il peut. 600 euros : refusé. 400 : ça passe. Retour sur les Champs.
Dans le taxi, Pierre-Charles parle de sa Rolex, cadeau pour son BAC… même s’il l’a raté. C’était l’année où il commençait a organiser des soirées, enfin il était juste RP. Il détestait ces connards de profs, des branleurs de fonctionnaires. Depuis 2 ans il bosse pas mais il est sur des plans, pleins, des trucs de dingue dont il ne peut pas parler. Son cousin lui dit qu’il pourra toujours faire taxi. Le chauffeur tic, mais ne dit rien. Pierre-Charles lui répond qu’il n’a pas envie de passer une vie de merde dans une bagnole à être l’esclave des gens. Le chauffeur re-tic. Arrivé sur les champs, une des filles veut passer chez Häagen-Dazs. Le taxi s’arrête. Pierre-Charles sort l’enveloppe, cherche un billet de 100 euros, le tend au chauffeur avec un ricanement. Et attend sa monnaie.
Abder et les autres marchent d’un pas décidé vers les Planches. Une sirène de police les fait sursauter, mais la voiture les dépasse. Le type du distributeur n’a pas encore du aller chialer chez les keufs. Ils passent devant chez Häagen-Dazs et voient deux kékés avec quatre pétasses. Insultes. Un des kékés se lève : « Retourne dans ta banlieue putain« . Abder veut lui niquer sa gueule, mais le vigil s’interpose. « Fils de pute de gosses de riche ! Ta grand-mère la pute« . Direction les Planches. Abder est fou de rage, met des coups de pieds dans les poubelles et regarde les passants avec des gros yeux menaçants. La bande arrive devant les Planches. Il y a une putain de queue. Ils ne la ramènent pas. Faut faire bonne impression pour rentrer.
En terrasse au Häagen-Dazs, une bande d’arabes viennent faire chier le groupe de Pierre-Charles. Il s’interpose et les fait fuir. Ses amis sont admiratifs. Il est minuit, il faut quitter la terrasse. Une des filles du groupe insulte la serveuse : « Mon sac a main c’est ton salaire, t’as pas à me dire de quitter la terrasse« . Rire. Direction les Planches, il y a une putain de queue pour rentrer. Pierre-Charles fait un texto à son ami François-Xavier, c’est l’orga de la soirée, il les fait rentrer. Dans la file, les cinq arabes de la terrasse se font recaler. Rire dans l’escalier des Planches : « T’as vu leur dégaine ? Non mais sérieux les arabes qui viennent ici, ils croivent vraiment qu’on va les faire rentrer ? Il ont pas de quoi se payer un coca !« . Table. Champagne.
Une heure de queue, le videur demande a Abder si il est sur la liste. « Quelle liste ? ». « C’est un soirée privé.« . « Pourquoi les mecs ils viennent de passer devant tout le monde là ?« . « Désolé messieurs, laisser passer les autres s’il vous plait. » . « Fils de pute. » La bande reste sur le trottoir d’en face à regarder les gosses de riche sortir pour fumer leur clope. Ils essayent de rentrer deux fois. Rien à faire. Ils ne sont pas sur la liste. Ils lancent leurs mégots sur la jeunesse dorée parisienne. Un des potes d’Abder sort une bouteille de Jack de son sac. La bouteille tourne. Elle est vide. Le même pote roule un joint. Le joint tourne. Il est fini. Abder voit un gosse de riche qui le regarde et qui se marre avec deux pétasses.
Troisième bouteille de champagne pour Pierre-Charles. 900 euros dépensé. Ce soir, c’est lui le roi, il a plein de nouvelles copines. Il regarde ceux qui dansent mal, lui il ne danse pas. Sur la piste, il a repéré un mec avec un pull Celio, il le fait venir à sa table : « Il est cool ton pull, ta mère est femme de ménage ?« . Rire. Le mec se casse. Pierre-Charles a envie de fumer une clope, il embarque deux nanas et sort. De l’autre côté du trottoir, il voit les arabes du Häagen-Dasz. Ils terminent une bouteille de Jack. « Il ne doit plus y avoir de RER, c’est con, ils vont passer la nuit dehors« . Ses copines se marrent. Un des arabes, vient vers lui Pierre-Charles fait deux pas en arrière et s’écroule en trébuchant.
Dans la main droite d’Abder : la tête de Pierre-Charles, le vigil des Planches arrive vers lui et lui demande d’aller foutre le bordel ailleurs. Un type s’interpose, un ami d’Abder, lui colle un pain. Pendant ce temps là, Pierre-Charles se fait défoncer le visage sur le trottoir. La bande de Abder lui balance quelques coups de pied et partent en courant le laissant dans une mare de sang aux reflets bleutés. Les pompiers arrivent. Dans la boite, on termine le Champagne et le cousin de Pierre-Charles commence à s’inquiéter. Pierre-Charles a la colonne vertébrale en morceau. Les flics arrivent. Témoignage : « C’était des arabes, on ne sait pas ce qui s’est passé, il ont lynché Pierre -Charles sans raison, c’est un mec en or« .
—-
Abder est une merde parce qu’il s’est pris trop de claques. Pierre-Charles est une merde parce qu’il ne s’en ai pas pris assez. Mais à part Abder, qui s’occupe de démolir la gueule de Pierre-Charles ?