shadowvanguard a écrit :
Bon je suppose que c'est le bon topic pour parler de ce qui me tracasse un peu. Je pense pas vous choquer, et c'est déjà ça.
Alors voilà, je suis un homme, hétéro, et je suis complètement addicte de tout ce qui est dans le genre fist-fucking. Jusque là je suppose que vous me direz que c'est normal même si beaucoup n'en parlent pas, mais c'est un peu plus compliqué. Sans vous raconter tout ma vie ni vous prendre pour mon psy, voilà en gros le topo : J'ai longtemps eu "peur" des femmes. Au sens gros puceau du terme. En fait mes parents se sont énormément mis sur la gueule durant toute mon enfance, et mon père a grosso-merdo essayé de m'inculquer que les femmes n'aiment que les salauds avec une grosse bite et beaucoup d'argent (oui c'st sympa comme leçon de vie) et que ma mère était une pute. Ce qui n'est absolument pas vrai (mais vraiment pas). Ayant en plus de ça été un gros bizut au collège, je les ai toutes accumulées pour avoir un adolescence bien castrée en profondeur. Ce qui est con parce que plus jeune (oui je sais ca compte pas trop) je sortais toujours tôt ou tard avec la plus jolie fille de la classe (a mon gout en tout cas). Mais a partir du collège je suis devenu la quintessence du mec pas attirant (ah et j'oubliais les boutons bien violents).
Bref. Un jour j'ai pris mes couilles à deux mains et je me suis redressé. Ca a peu près marché, il faut le dire, vu que j'ai commencé à avoir des retours positifs des filles qui me plaisaient.
J'ai eu ma première expérience sexuelle tardivement, vers 20 ans, avec mon premier amour. C'était vraiment un amour sérieux et je trouvais cette fille parfaite sous tout les aspects, en plus d'une éspèce de complicité qui s'était naturellement installée. Elle même n'était pas vierge. Par ailleurs elle avait aussi vécu une tentative d'abus sexuel peu de temps avant. Résultat, c'était très dur pour moi parce que la fille dont j'étais amoureux avait un rapport très complexe au sexe. Au départ quand on en parlait elle était inquiète de ses potentielles réactions. Quand on a commencé à coucher ensemble, elle avait l'air de beaucoup apprécier mais parfois elle avait brusquement envie de s'arrêter, prétextant souvent la fatigue (après genre 30 ou 45 minutes d'action je dirais "normale" pas du sport extrême). Elle n'a jamais voulu essayer la fellation, et elle n'aimait pas les positions ou j'étais derrière, ce qui fait que c'est arrivé très rarement. Elle aimait en revanche le missionnaire ou être sur moi. Mais tôt ou tard on arrêtait. Le problème c'est que malgré tout ce qu'elle pouvait dire, me rappelant son passé tourmenté etc, je le prenais pour moi. Je veux dire si j'avais été assez bon je suis certain que ça ne se serait pas passé comme ça. Elle me disait que j'étais plus doux que son ex et que c'était mieux (première remarque qu'elle m'a faite le premier soir ou on a fait l'amour), parce que lui c'était un bourrin qui la "défonçait" et que c'était toujours la même chose. Le problème c'est que je ne sait pas si elle réalisait que ce genre de phrase est très perturbante (mon amoureuse se faisant défoncer par un autre mec). Surtout quand par ailleurs elle me disait qu'elle n'aimait plus autant le sexe depuis cette histoire d'abus. En clair si on recoupe (et, étant un gros cérébral de merde, je le fait tout le temps) a l'époque ou elle se faisait "défoncer" elle aimait davantage le sexe. La relation de cause à effet est, bien sûr, très incertaine, mais le constat final est le même. Du coup j'ai commencé à jalouser son ex et à me comparer à lui. Par exemple, lors de nos premiers rapport, j'étais déjà très porté sur les préliminaires. Quand j'allais faire des papouilles entre ses jambes, j'ai naturellement commencé à mettre un doigt, puis deux... Et le troisième, probablement pour des raisons techniques évidentes (humidité insuffisante en périphérie et inexpérience de ma part) ne rentrait pas vraiment donc je laissait tomber l'affaire.
Plus tard au cours d'une discussion sur nos ébats et nos fantasmes, elle m'a appris que son ex, lui, lui mettais souvent trois doigts et, que ça lui faisait plus de plaisir. Alors, je vous préviens, je sais que je suis très bizarre dans mon cerveau, mais cette nouvelle m'est carrément restée en travers de la gorge. Dur de dire pourquoi, mais probablement parce qu'une fois encore, son ex était plus "hard" que moi et qu'elle me disait que ça lui plaisait. Et donc là ou j'aurais pu simplement faire la même chose (sachant que j'avais déjà naturellement essayé sans me poser de question), j'ai commencé à psychoter sur ce sujet, à me poser des questions sur ma capacité à satisfaire, et évidement sur la taille de mon sexe...
(Je suppose que demander un avis objectif la dessus est illusoire, et que le sujet à déjà été abordé maintes fois inutilement sur ce topic. Je me contenterais donc de dire que d'après les nombreux sondage et autres étude pour préservatifs se trouvant sur internet, je me situe dans la moyenne niveau circonférence, et un peu au delà niveau longueur (13/18cm pour les intimes) et que malgré cela je trouve mon sexe clairement trop fin et je suis certain que la plupart des femmes expérimentées sont plus ou moins du même avis.)
Lorsqu'on a voulu aller au delà des préliminaires, la première pénétration, donc, je me suis retrouvé avec une grosse boule de stress au ventre, et j'ai eu énormément de mal à bander. C'est un problème qui a mis longtemps à disparaître, progressivement, d'autant que la capote (obligatoire selon elle malgré sa pilule) n'aidait vraiment pas.
De la s'en est suivi un cercle vicieux de frustration. Car, face a ma perte de confiance qui s'est extériorisée, mon ex s'est mise en tête de me faire croire que tout ce que je faisait était mieux. Par exemple après ça j'ai cherché a explorer des possibilités comme le point g, les deep spots etc, et elle me disait que je lui faisait plus de bien avec un doigt que son ex avec plusieurs. Evidemment moi je me suis dit qu'elle essayait juste de me rassurer suite a cette discussion désagréable. Le pire étant que, quand j'ai tenté de réitérer le tri-doigtage, elle a fait mine d'avoir mal, comme si c'était trop. Et la, parano peut-être, je ne sais pas, j'y ai vu vraiment la mort de notre vie sexuelle parce que je me suis dit " ok, là elle n'est plus sincère avec moi sur ce qu'elle aime vraiment, c'est fini". Je me suis souvent dit par la suite qu'on aurait pas du en parler, parce que je n'avais pas la maturité nécessaire. Bref. Cette expérience m'a traumatisé. Notre couple n'a pas duré aussi longtemps que je l'aurais voulu (moins de 2 ans, et encore, avec pas mal de clashs sur la fin). Elle m'a quitté, d'après ses dires, parce que je me prenais trop la tête. Et c'est clairement vrai. Clairement. Point. Maintenant, malgré tout, je dirais que de jouer la carte du mensonge flagrant dans notre vie privée, c'était pas vraiment la meilleur chose à faire de sa part pour me redonner confiance en moi... Dans le sexe comme pour le reste, ses paroles ne correspondaient pas toujours a ses actes et je sentait le manque de confiance et de sincérité grandir.
Aujourd'hui encore, alors que je suis avec une autre fille, je souffre de ces souvenirs, et je regrette ma nullité, ma bétise et mon manque d'expérience autant que je lui en veux de ne pas avoir compris ma souffrance intérieure, et de m'avoir menti sur pas mal de points. Et dans le même temps elle a fermé les yeux sur tellement de ratages de ma part... J'en reviens toujours à me considérer comme une merde au final. Et je pense que c'est aussi pour ça qu'elle ma quitté, j'était pas vraiment un "Alpha"...
Lorsqu'elle m'a quitté, j'ai tellement eu peur de me retrouver seul, et je me suis senti tellement trahi que j'ai couché avec une autre fille 2 semaines plus tard. Et croyez moi, j'ai mis des mois et des mois, plus d'un an, a sortir de la dépression quasi suicidaire dans laquelle la rupture m'avait plongé. Mais comme un gros schyso, alors que j'étais encore amoureux à mort, j'ai couché avec une autre fille pour me sentir vivant et tenter de rester un homme. Et là c'est le drame. Cette fille était vierge, c'était sa première fois. On a commencé en douceur, j'ai vraiment respecté son manque d'expérience et tout. A un moment donné elle s'est levée pour cherche a boire, et la je ne sais pas, le fait de voire un nouveau corps nu comme ça (et elle avait un très joli fessier), je suis allé la rejoindre et... Bref (la je vais pas tourner au roman porno donc j'abrège). Ca a fini que je l'ai prise par derrière sur un table en mode taureau déchaîné après avoir tout bazardé par terre. Et ça lui a beaucoup plu (même si elle a un petit peu eu bobo après mais je pense que c'est normal). Je n'avais jamais eu ce genre de sexe avec mon ex. En fait je ne l'ai pas mentionné mais je n'ai jamais, et je dis bien jamais, éjaculé avec mon ex. Pourtant je l'aimais a mort. Je pense toujours a elle. Elle était belle, je ressentait du plaisir avec elle, mais je n'ai jamais lâché la purée. Jamais. On s'est toujours arrêté trop tôt. (Oui je ne suis pas éjaculateur précoce, c'est déjà ça). C'était donc la première fois que je ressentait mon orgasme dans le ventre d'une femme et pas en me masturbant.
De fil en aiguille on a continué de se voire (au début je la mettait expressément en grade que c'était uniquement pour le sexe, mais au fil des mois on a commencé à faire d'autre choses ensemble, malgré mes sentiments pour mon ex). Et un jour ou on était en train de faire un 69, ma vie sexuelle a basculée. (Non je n’exagère pas...) J'avais ses jambes écartées juste devant moi, et là, un doigt, deux doigts, trois doigts, l'excitation qui monte, trois doigts bien appuyés, un timide petit doigt qui fraye se fraye son chemin... Et je vais pas vous faire un dessin mais quand j'avais ma main, a l’exception du pouce (c'était pas encore pour ce jour là), en elle et que je la voyais aimer ça, j'ai ressenti jusque dans mon ventre un bien être sexuel très intense, une espèce de satisfaction psychologie aussi puissante que la sensation physique d'une fellation.
Re-bref.
Le temps a passé, on pratique le fist (le vrai) régulièrement, et même de temps en temps plus que ça (ma main plus mon penis, ou quatre doigts chacun en même temps etc...) Aujourd'hui je ne peux plus m'en passer. Je conçois difficilement de coucher avec elle sans la fister, et j'essaye toujours d'aller un peu plus loin. A tel point que même si cela lui plait (elle peut pas mentir pour le coup...), dés fois elle n'en a pas envie et je me sent frustré (bon attention c'est pas un frustration énorme, mais je suis déçu, comme si on me disait qu'il n'y a lus de dessert). Le problème c'est que je soupçonne que si j'aime ça encore plus qu'elle, c'est peut être parce que aujourd'hui c'est "moi" qui la défonce. Dés fois je me surprend à penser quand on baise des choses du genre "celui qui passera après moi il va en chier pour te faire jouir". Il y a un côté possessif et destructeur que je trouve un peu malsain une fois l'excitation sexuelle passée. Bien sûr ce n’est pas permanent. Dés fois je profite simplement de voire une vulve dilatée ce qui m'apport un énorme plaisir mental... Mais même là, est-ce normal d'être plus excité par l'action de ma main que par celle de mon penis ? Je ne ressent pas d'excitation particulière quand je me regarde la pénétrer normalement, mon penis dans son vagin n'est pas assez "hard" pour me titiller le cerveau...
Est-ce que c'est un penchant normal ? Est-ce que j'ai vraiment un problème ?
Désolé pour le big pavé...
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