lokilefourbe | Pere Dodu a écrit :
Faut relativiser, pour habiter pas très loin de Poissy, je peux te dire que Peugeot ça reste beaucoup d'emplois et d'assemblages en France, de sous-traitants, etc... plusieurs boîtes d'intérim ne travaillent qu'avec le groupe PSA, ça te situe l'ampleur. Tout ceci est loin d'être totalement délocalisé...
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Citation :
Depuis quelques jours, les premières Peugeot 207 "made in slovaquia" sont livrées chez les concessionnaires d'Europe occidentale. PSA Peugeot-Citroën vient de démarrer la production de son modèle vedette dans l'usine flambant-neuve de Trnava, à quelques kilomètres de Bratislava. Près de 60 000 voitures en sortiront en 2006 et le groupe prévoit une production de 300 000 voitures par an dès 2008. La Slovaquie fabriquera à terme la moitié des 207 vendues sur le Vieux Continent. Les clients de la marque au lion ne verront sans doute pas la différence avec celles fabriquées à Poissy ou à Madrid. Mais, sur le plan industriel, le tournant est majeur.
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T'avais raison, j'avais tord pour l'espagne.
Citation :
Après avoir construit en 2005 une usine avec Toyota en République Tchèque, PSA est passé à la vitesse supérieure. Avant que la première voiture sorte de Trnava, le groupe avait déjà décidé d'investir en 2010 dans une seconde usine d'une capacité de 150 000 voitures. En 2010, près de 15 % de ses voitures seront fabriquées à l'est contre zéro en 2005.
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Quabd au équipementier et sous traitants :
Citation :
LA FRANCE A PERDU 8 400 EMPLOIS
Pendant que les usines poussent comme des champignons à l'est, l'heure est aux restructurations à l'ouest, tandis que les ventes de voitures y restent atones et que la concurrence s'intensifie. Pour le moment, la péninsule ibérique et la Grande-Bretagne sont les principales victimes de ce mouvement. PSA a annoncé, en avril, la fermeture de son usine britannique de Ryton. L'américain General Motors (GM) a déjà supprimé 900 emplois à Ellesmere Port, en Angleterre, et menace de fermer son site d'Azambuja au Portugal. Parallèlement, GM est en négociation pour reprendre une ancienne usine Daewoo en Pologne.
La France n'est pas épargnée. En un an, le secteur automobile en France a perdu 8 400 emplois, selon les statistiques du ministère de l'emploi. Ces pertes ne sont pas toutes imputables à la ruée vers l'est. Elles s'expliquent aussi par l'amélioration de la productivité et la consolidation du secteur des équipementiers. Mais la délocalisation joue un effet d'accélérateur : rien qu'au premier trimestre 2006, le secteur a perdu 3 400 emplois.
"Les constructeurs et les équipementiers, qui n'investissent pas à l'est, risquent d'être distancés en terme de compétitivité, avec des conséquences encore plus dramatiques pour les usines situées à l'ouest", justifie Alan Paic du cabinet Stratorg. L'heure de travail à l'Est coûte entre 2 à 5 euros contre 23 euros en Europe occidentale en moyenne. Les constructeurs relativisent : le coût de la main d'oeuvre n'entre que pour 10 % à 15 % dans le prix d'une voiture.
Certes, mais pour un équipementier cette part peut aller jusqu'à 40 %. Quand on sait que la baisse des prix que leur demandent les constructeurs est de 5 % par an, il est évident qu'ils n'ont d'autres choix que d'aller s'installer en Europe de l'Est. D'autant que les prix des matières premières flambent. En 2005, Valeo a fermé cinq usines en Espagne et en Italie. Plus de la moitié de ses effectifs travaillent aujourd'hui dans des pays à bas coûts. Selon la Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV), entre 2002 et 2010, 20 000 emplois auront disparu en France.
Stéphane Lauer
Article paru dans l'édition du 01.07.06
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C'est fini la logique nationale.
On a affaire à des multinationales, avec des capitaux étrangers , des fonds de pension.
Des boites comme renault, peugeot, edf/gdf, les banques etc.. n'auront bientot plus de français que le nom.
Et l'essentiel de leur production sera délocalisée.
Dans 10 ans nos tgv viendront de chine.
La logique financière et boursière vers laquelle s'oriente tous les grands groupes, avec des actionnaires toujours plus avides de rendement ne peut générer autre chose.
Le consommateur s'appauvri (en moyenne) qu'a celà ne tienne, les crédits fleurissent et leur durées deviennent déraisonnables.
Bientot les crédits immobiliers sur 30 ans seront monnaies courante.
Combien de ménages peuvent aujourd'hui acheter une voiture neuve sans faire appel au crédit?
Même pour la hi-fi, l'informatique ou l'électroménager on s'endette. ---------------
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