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Avant d'accueillir le vrai Callisto, le Centre spatial guyanais s'entraîne avec une doublure. Construite par la PME française CIPAL, cette maquette dévoilé ce jeudi 29 octobre 2026 reprend à l'identique la taille du démonstrateur, soit 13 mètres de haut pour un mètre de diamètre. Elle ne volera pas, mais elle embarque six antennes positionnées exactement comme sur l'engin définitif.
Le projet Callisto, lancé par le CNES en 2017 avec les agences allemande (DLR) et japonaise (JAXA) de l'espace, cette dernière fournit d'ailleurs le moteur réutilisable à hydrogène, testé cet été sur un petit prototype au pays du Soleil levant. À l'origine, le démonstrateur devait voler dès 2020 ou 2021, avant que l'objectif ne glisse d'année en année… jusqu'à 2026. L'agence n'avance pas de nouvelle date, mais avec une qualification qui court jusqu'en 2027, ce calendrier-là semble lui aussi dépassé.
Ce petit démonstrateur n'a de toute façon pas vocation à devenir un lanceur opérationnel. Sa campagne de dix vols, dont l'objectif est un aller-retour jusqu'à environ 20 km d'altitude, servira surtout à chiffrer ce que coûterait un premier étage réutilisable européen. En Suède, Themis, développé par ArianeGroup pour l'ESA, attend toujours son premier saut, que l'agence n'est plus certaine de voir d'ici la fin de l'année. Alors oui, même s'il y a des signaux positifs, face à SpaceX, qui fait atterrir ses boosters depuis une dizaine d'années, l'Europe a encore du chemin à parcourir.
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