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Evan, étudiant en BTS de 18 ans, a trouvé des Adidas Campus grises « à 65 euros au lieu de 120 ». Avec son ami Mehmet-Bilal, vêtu de Bershka, du tee-shirt à la pointe des baskets, ils ont fait leurs emplettes chez Jules et Jack & Jones. Mais c’est en ligne qu’ils constituent l’essentiel de leur garde-robe. Ils y consacrent 150 à 200 euros par mois, près d’un quart de leur modeste paie d’apprentis. « Je repère les pièces qui me plaisent sur Pinterest ou TikTok, note Evan. Un tee-shirt qui coûtait 25 euros chez Jack & Jones passe à 11 euros sur Shein. » Cette déferlante de l’ultra-fast-fashion, dénoncée à l’unisson par tous les acteurs du commerce français, ne les inquiète pas. « Ça fait partie de la concurrence », estime Mehmet-Bilal. « Il y aura toujours des magasins pour les essayages », pense Evan, qui classe parmi ses enseignes favorites C&A et Kiabi. L’un et l’autre songent à faire carrière dans le commerce.
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