sundy2a a écrit :
Explosion de l'expérimentation animale pour la recherche sur COVID 19. L’expérimentation animale pour la COVID explose : on utilise des souris, des furets, des singes et quelques autres espèces. Prenons le cas du singe Macaque utilisé pour ces expérimentations : c’est n’importe quoi puisque ce singe est éloigné de l’Homme de 25 Millions d’années d’évolution ! Et puis, en fonction de l’origine géographique, ils sont génétiquement différents les uns des autres ce qui peut fausser vos résultats.
Quel est le risque ? Lorsque vous faites passer un virus par une autre espèce, il va muter puisque, rien que d’une personne à l’autre il peut muter. Regardez l’exemple du Danemark, on a constaté que le virus mutait chez les visons. Résultat : tous les visons d’élevage sont abattus ! »
Quel est le quotidien d’un animal de laboratoire ?
Il vit l’enfer. Très simplement. Il y a déjà des études scientifiques qui montrent que le simple fait de mettre un animal dans un laboratoire, avec de la lumière artificielle, dans une cage, que ce soit un singe, une souris ou un chien, provoque du stress. En plus, vous allez le manipuler tous les jours pour le peser, prélever du sang… ce qui va provoquer encore plus de stress.
Prenons les chiens : certains sont dans des cages ou dans des cours et ils sont là du matin au soir. A 10 mois, ils sont transportés de leur élevage au laboratoire et commencent leur carrière de chiens de laboratoire. Par exemple, pour des expériences en toxicité, très peu d’entre eux ressortent vivants de leur carrière en laboratoire : en quelques jours ou semaines, ils meurent puis on étudie leurs organes. Des associations comme le Graal réussissent à en sauver 1 ou 2. C’est un peu comme les camps de concentration, vous avez une chance sur un million de sortir vivant.
Pourtant réhabiliter des animaux de laboratoire, c'est possible : pourquoi on ne le fait-on pas plus ?
D’abord, les laboratoires ne laisseront jamais sortir un animal abîmé physiquement, c’est sûr. Ensuite, il sera réutilisé si cela est possible. Certains animaux – les plus résistants – peuvent participer à des dizaines de protocoles au cours de leur « carrière ». Enfin, si cet animal a été utilisé pour une maladie infectieuse, un virus ou une bactérie, ils ne pourront pas le laisser sortir.
En revanche, j’étais impliqué dans le procès de l’élevage Green Hill : les juges italiens ont jugé que la gestion de cet élevage était inacceptable et donc les 2 500 Beagles ont été libérés. C’était du jamais vu ! Ces chiens ont rejoint des familles d’adoption et tous ont constaté des problèmes de comportement. Ces chiens sont peureux, formatés et ça prend beaucoup de temps pour les aider. Ils seront probablement marqués à vie mais au moins ils sont en dehors du laboratoire.
Que peut-on faire pour aider Antidote aujourd’hui ? Pour essayer de faire évoluer les choses ?
Nous avons 3 outils :
Le pouvoir du consommateur : pour les produits cosmétiques et d’entretien, si vous regardez le label et qu’il est indiqué « non testé sur les animaux », privilégiez ce type de produit.
Faire le maximum d'appels et de pression sur les députés : votre député décide par exemple d’exiger une commission d’enquête parlementaire sur la validité du modèle animal, pas sur la souffrance des animaux en laboratoire qui est une évidence, c’est une commission d’enquête que l’on exige. Tout simplement informer les députés parce que la seule chose qu’ils savent sur l’expérimentation animale c’est ce qu’ils lisent dans les journaux, comme le grand public, rien de plus.
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