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avis roman policier thriller

n°20268236
didpat
si on veut on peut
Posté le 21-10-2009 à 09:03:29  profilanswer
 

Bonjour , j'aimerai avoir des avis, des critiques, enfin tout quoi, sur un roman que j'écris. Je vous en remercie par avnace. Voici le début...
 
 
 
1
 
Baker city – Oregon.
 
Randy éteignit son ordinateur. Sur son écran plat, il voyait son fils disparaître progressivement, au profit du logo de Windows. Il avait mis cette photo en fond d’écran, ce matin même. Randy l’avait prise ce week-end pendant qu’il se promenait dans le parc avec sa femme Patricia et son fils Matthew. Ils aimaient venir ici, l’endroit était tranquille. Les enfants pouvaient s'ébattre sur une grande aire de jeux qui leur était réservée. Tout autour, un chemin piétonnier serpentait le long des frênes et des pins, faisant le bonheur des joggers. En ce début du mois de juin, la température atteignait les vingt degrés à Baker city. Ce jour là il faisait beau, et les gens du coin affluaient pour s'y détendre. Le parc était situé juste à côté du stade des Bulldogs, l’équipe de baseball locale de Baker city. Randy y avait joué comme receveur dans les catégories de jeunes. Ce n'était pas le meilleur à son poste, mais Doug son entraîneur, estimait qu'il possédait une bonne marge de progression.  
Randy admirait son père, Roy, qui fut en son temps, un sportif de bon niveau. Il avait joué en ligue mineure de baseball avec les Beavers de Portland. C'était dans la plus grande ville de l'état de l'Oregon que Roy avait connu Marilyn, sa future femme. Ils s'étaient croisés dans les jardins de l'International Rose Test Garden, parmi les sept mille rosiers qui parsemaient le parc.  
Marilyn pique-niquait près de l'amphithéâtre avec Judith, sa meilleure amie, lorsque qu'un frisbee inopportun vint atterrir sur leurs sandwichs. Roy était accouru pour s'excuser d'avoir été aussi maladroit. Ce fut la rencontre qui allait changer leur existence, à partir de ce jour, ils ne se quittèrent plus. C'était ici, à Portland qu'ils avaient conçu et élevé Randy jusqu’à l’âge de ses cinq ans. Par la suite, Roy trouva un job de commercial dans le matériel de golf au Baker city Golf Club dans le comté de Baker à cinq cents kilomètres à l'est de Portland. Marilyn, institutrice le suivit, elle se fit muter à l'école primaire de la quatrième avenue, Keating Elementary School. Randy fréquenta cet établissement scolaire et, évidemment, il eut sa mère comme institutrice.  
Comme Randy, son père était receveur. Un des meilleurs de l'Oregon aux dires de certains, et avait la particularité d'être gaucher, ce qui était rare à ce poste. Roy emmenait souvent son fils voir des matchs, et lui prodiguait de temps en temps des conseils. Il aurait aimé que Randy puisse faire carrière dans ce sport. Comme beaucoup de père, Roy souhaitait intérieurement que son fils joue dans un club de ligue majeur. Le plus haut niveau du Base-ball. Roy ne se faisait pas de souci quant à la motivation de son fils. Randy avait toujours été accro à ce sport. Tout jeune, il jouait dans la rue avec ses copains selon des règles qu'ils transformaient pour les besoins du lieu. Il était évident que dès son plus jeune âge Randy, se passionnait déjà pour le baseball. Il tannait souvent son père pour avoir un gant et quand il en eut un, il lui arrivait fréquemment de dormir avec. Randy collectionnait les cartes à l'effigie de tous les grands joueurs. Il en détenait un nombre incalculable. Il les gardait précieusement et rêvait d'avoir la sienne, au côté des DiMaggio, Bonds, Campanella. Dans sa chambre, il avait fixé au mur un poster de Tom Glavine, la vedette de l'époque. Quelques fois, quand le temps ne le permettait pas, il s'entraînait dans la maison. Le salon devenait alors son terrain de jeu. La batte à la main, il swinguait de toutes ses forces et quand sa mère le surprenait elle lui confisquait son engin.  
Un jour, l'entraîneur des Volcanoes de Salem, par amitié pour Roy avec qui il avait joué, demanda à Randy de venir faire un essai. Randy en était tout excité et mettait les bouchées doubles à l'entraînement. Malheureusement, un jour, en cours d'exercice, alors qu'il s'apprêtait à recevoir une balle, il sentit son genou se tordre. Il refusa d'y prêter attention. Il se disait, comme tous les sportifs, que cela passerait, que ce n'était qu'une blessure passagère. Mais la douleur revint le lendemain et empira. Deux jours plus tard il ne pouvait plus marcher. C'était le genre de blessure qui vous mettait sur le carreau pendant six mois.  
C’était la veille de ses seize ans. Randy fut mal soigné. Il avait vu deux spécialistes des articulations. Le docteur Brown, rhumatologue à  l'hôpital St Elizabeth de  Baker city qui lui avait conseillé de porter un plâtre pendant un mois. Et, à l'Oregon state hospital de Salem, le docteur Guttenberg préconisait l'opération. En concertation avec son père il avait choisi d'être plâtré. Il ne s’en était jamais remis. Mauvais choix, mauvais conseil, mauvais diagnostic ou le destin peut-être. Après sa blessure, il ne retrouva jamais les dispositions physiques suffisantes pour espérer jouer au niveau qu'il souhaitait. Son rêve s'envolait.  
 
Assis sur un banc, à l'ombre d'un conifère, Randy regardait son fils faire des allers-retours en vélo sur le sentier. Matthew venait d'avoir sa bicyclette la semaine passée pour ses sept ans. Un vrai vélo, sans les deux petites roues stabilisatrices à l'arrière. C'était un grand maintenant, il n'avait plus besoin des quatre roues. Matthew n’était pas encore très sûr de lui, et zigzaguait entre les joggers. Patricia l’aidait, tant bien que mal, à rester en ligne en tenant d’une main la selle de son vélo. Cela faisait beaucoup rire Randy. Il savourait ces moments de complicités en famille. Il mitraillait ces instants se disant qu’il en tirerait sûrement quelques bonnes photos. Patricia s’amusait aussi de la situation. Elle était sportive et courir près de son fils était, pour elle un plaisir. Randy regardait sa femme avec passion. Il la trouvait merveilleuse. Pour tout l'or du monde il n'en aurait voulu une autre. Il avait trouvé la femme idéale. Celle qui ferait son bonheur. Il le lui disait souvent. Cela faisait maintenant huit ans qu’ils se connaissaient et rien n’avait changé. Ils s’aimaient toujours.  
 
Ils s’étaient croisés dans une file d’attente au Eltrym theater. Le cinéma de Valley avenue. Ce jour là on jouait Ocean’s eleven avec Georges Clooney. Randy avait accroché son regard clair en longeant la file d’attente pour y prendre sa place. Pourtant ce soir là elle n’avait rien fait pour attirer les regards sur elle. Elle portait un jean large et un gros pull marron en mohair. Un bonnet en laine recouvrait ses cheveux blonds laissant juste dépasser quelques mèches sur sa nuque. Rien de très sexy. Il faisait frais. C’était le début du printemps et en soirée la température dans ce coin de l’Oregon n’incitait pas à se découvrir. Randy saisit de nouveau son regard lorsqu’elle se retourna. Il y eut, alors, comme une étincelle. Cela avait duré cinq secondes, mais elles furent suffisantes pour que quelque chose d’inexplicable parcours le corps de Randy. Les yeux verts et le visage ronds de Patricia l’avaient hypnotisé. Elle lui avait souri. Enfin, il n’en était pas sûr, mais il avait cru. Dans la salle obscure il s’était arrangé pour s’asseoir à côté d’elle. Et cela n'avait pas été facile. Le film faisait recette et le public était venu en masse. Il avait du batailler dur pour arriver à ses fins. Il aurait aimé engager la conversation, mais il ne savait pas comment l’aborder. Il ne voulait paraître ridicule.  
Randy n’aimait pas l’idée de passer pour un dragueur des salles obscures. Et puis ce n’était son genre. Déjà à l’école, il n’abordait que rarement les filles. Il préférait les voir venir vers lui. Sentir qu'il les attirait. Et elles venaient, il avait déjà un physique agréable. Il est mignon, disaient les filles du bahut. Surtout Amy Stewart, une petite blonde aux yeux verts, avec qui il était sorti pendant presque une année entière. C’était elle qui l’avait quitté pour sortir avec un balèze du foot américain. Il avait eu du mal à s’en remettre. Randy s’attachait facilement, c‘était un romantique.
 L’odeur du parfum de Patricia lui parvenait jusqu’aux narines. Il profitait de cet instant pour le respirer à pleins poumons. Il adorait cette senteur. Il ne savait pas dire si c’était du lilas, du jasmin ou autre chose, mais il l’aimait déjà. Il aurait donné n’importe quoi pour que ce moment dure longtemps. Il profitait de chaque seconde. Randy savait que cela aurait une fin.  
Après, elle irait sans doute retrouver son petit ami. Il avait dû rester avec ses copains. Voir Clooney ne devait pas le passionner. C’était bien pour les filles ce genre d’acteur. Il préférait certainement jouer au poker. Ça, c’était une occupation d’homme. Peut-être était-elle amoureuse de lui. Randy espérait, au fond de lui, que non.  
Il la raccompagne dans son coupé Mercedes flambant neuf. Il lui propose de finir la soirée chez lui. Elle n’est pas contre l’idée de boire un dernier verre. Il débouche une bouteille de champagne, du vrai qui vient de France, de Reims. Ils s’échangent les coupes. Chacun trempant ses lèvres dans le verre de l’autre. Ils s’embrassent. Ils basculent sur le canapé.
Randy était dans son phantasme quand il releva son visage et aperçut Patricia essayant tant que mal de lire par-dessus ses épaules le programme du mois d’avril de l’Eltrym théater. Il était en train de le triturer en tournant les pages dans n’importe quel ordre.  Ce fut elle qui l’aborda.  
— Je peux vous emprunter le programme, demanda-t-elle.
— Le programme… Ah !... Oui… Bien sûr, bredouilla Randy.
Ses lèvres dessinèrent un sourire et il lui donna.
"Pourquoi tu n'en as pas profité pour engager la conversation ? C’était l’occasion rêvée. Mais pour lui dire quoi ? Je vous en prie, avec plaisir. En plus, elle a bien vu que je ne le lisais pas ce foutu programme."
Si Randy avait pu se flageller, il l'aurait fait sur le champ.
  Durant le film leurs bras s'effleuraient souvent sur l’accoudoir. D’habitude cela le gênait toujours et il finissait généralement par plaquer son bras sur ses jambes. Mais là il n’en fit rien. A chaque fois qu’ils se touchaient il en avait des frissons. Randy s’était complètement détaché du film. Le cambriolage des casinos n'était pas sa préoccupation principale, cette fille lui prenait toutes ses pensées. Elle l’attirait terriblement. Pourquoi ne pas avoir fait le premier pas. Il s’en voulait, mais en même temps, il se disait quelle aurait pu le rejeter. Peut-être l’avait-elle regardé comme elle regardait les autres hommes. Après tout, Il ne la connaissait pas. Il ne savait rien d'elle.  
En voyant Georges Clooney sur l’écran géant, il se demandait s'il était le type d’homme qu'elle aimait. Il essayait de se trouver une quelconque ressemblance avec lui. Mais contrairement à l’acteur, il avait les yeux bleus, les cheveux châtains clairs, et son visage était plus rond. Et surtout, il était beaucoup moins sexy. Ça, il en était sûr. Par contre, il avait une bonne dizaine d’années de moins. Et il pensait que ce critère pouvait jouer en sa faveur.  
A la sortie du cinéma il l’avait suivi discrètement jusqu’à Carter Street, trois blocs plus loin. Patricia louait une chambre dans une maison. Les propriétaires avaient aménagé leur sous-sol en créant deux chambres. Patricia occupait celle qui donnait sur la rue. Un peu bruyante, mais beaucoup plus claire que celle qui s'ouvrait sur la cour intérieure où redisait Holly Cheadle, une vieille fille acariâtre d'une quarantaine années.  
 
Le lendemain, comme tous les dimanche matin, Randy faisait son jogging, une pratique qu'il avait conservé depuis sa blessure. D’habitude, il empruntait Elton avenue, puis longeait Mitchell avenue jusqu’au stade de baseball, puis finissait par cinq tours du parc. Cette fois, il partait en sens inverse par Baker street pour passer devant la maison où il avait vu entrer Patricia. Il était neuf heures du matin et avait aperçut les volets de sa chambre ouverts. Il fit le tour du pâté de maison plusieurs fois, quatre exactement, il les avaient compté, avant de la voir sortir. Elle était en jogging et coiffé d’un casque de baladeur. Elle commença à courir et s'engagea sur Hilton avenue. Randy la rattrapa cinq cent mètres plus loin. Il fît comme s'il ne l'avait pas remarqué et la doubla. Puis, l'air de rien, tourna la tête, feint la surprise, et lui fit un signe de la main. Il piétina sur place et attendit qu’elle arrive à son niveau. Un peu essoufflé, il osa lui parler.  
— Vous me remettez… Le cinéma, hier soir.
— Oui, bien sûr, c'est drôle de se croiser comme ça, répondit Patricia, surprise.
— Oui. Le hasard ! Le monde est petit. On peut faire un bout de chemin ensemble, si vous vous voulez, se risqua Randy.
— Avec plaisir, rétorqua-t-elle en souriant.
Il adapta sa foulée à la sienne et continua la conversation.
— Vous courrez souvent ?
— De temps en temps. Et vous ?
— Tous les dimanches… Mais je ne connais même pas votre nom !
— Smith… Patricia Smith. Et vous ?
— Randy Seagren.
La demi heure de jogging à ses cotés lui avait parut trop courte. Il avait quand même, sans trop de mal, obtenu un rendez-vous pour le soir même.  
 

mood
Publicité
Posté le 21-10-2009 à 09:03:29  profilanswer
 

n°20268882
Fred999
Rabat-joie
Posté le 21-10-2009 à 10:20:43  profilanswer
 

1 seul topic, merci.


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