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  [Demande d'avis]Un premier chapitre à juger

 



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[Demande d'avis]Un premier chapitre à juger

n°3702308
gunwolf
Posté le 09-09-2004 à 11:35:16  profilanswer
 

Je suis en train de m'amuser à écrire une histoire. Pour le moment je ne sais pas si elle tiendra sur une cinquantaine de pages ou plus sur un format roman. Je verrai cela en fonction de mes ambitions futures.
 
Je met par conséquent à la suite ce qui est une partie du premier chapitre. Toutes les critiques sont acceptés sauf celle sur l'orthographe. En effet, pour le moment je me contente d'écrire comme cela vient et je ne fais pas toujours attention à tous les accords. Cela ne m'aidera pas que vous perdiez votre temps à les corriger je préfère des critiques d'avantage basées sur la forme, les idées, l'ambiance, le rythme et la structure de mon texte.
 
Merci par avance pour vos réponses.
 
[B]Chapitre 1 : Difficile décision[/B]
 
La nuit venait de se propager rapidement sur les dunes. Il était impossible de voir plus loin que le premier palmier à vingt pas de là. La lune semblait avoir été avalée par le même voile ténébreux, sombre et opaque qui s’attaquait maintenant au coucher du soleil. Il ne restait déjà qu’un faible halo orangé à l’horizon. Bien qu’il résistait de toute ses forces, il savait que tous ses efforts seraient inutiles : il était temps de laisser place aux quelques étoiles restaient là pour guider le voyageur égaré. La jeune Nala se disait qu’elles étaient semblable à ces petites lucioles lumineuses qui restent accrocher dans les mailles d’une toile d’araignée inquiétante et collante attendant leur heure pour découvrir un nouveau visage de la vie.
 
Sa jambe droite était appuyée contre le coin de son comptoir marchand. Les brèves impulsions lui permettaient de se balancer légèrement. Elle aimait regarder le coucher du soleil allongée dans son hamac. Les cordes soutenant la poche porteuse était ficelées autour de deux grosses poutres. Le plafond était fait de quelques feuilles de palmiers finement tressés mais on sentait que la construction avait pris un peu de la bouteille. A plusieurs endroits le plafond laissait entrevoir le ciel complètement dégagé. Elle aurait pu tenter de colmater tout cela mais à quoi bon s’embêter dans un endroit ou la pluie n'est présente que dans les contes pour enfant. Et puis il faut dire que ces trous elle les aimait. La lumière du matin venait caressait son visage et les rayons du soleil lui procuraient une chaleur réconfortante la sortant doucement de ses rêves.
 
« Brouhhhh ça caille ce soir ! » fit la jeune fille. Elle se blottit dans une étoffe légèrement brune pour se réchauffer. En dessous de sa couche ronflait une boule de poil. C’était son plus fidèle ami : un cadeau de son père lorsqu’il était encore de ce monde. Les autres villageois trouvaient le présent déplacé au vu de la terrible mâchoire de l’animal. Il faut bien dire qu’un guépard de cet âge aurait pu lui arracher un bras sans sourciller. Bizarrement celui ci était très sociable du moins à ses yeux et lui répondait au doigt et à l'œil.
 
Il faisait à présent nuit noire. Elle resta là de longues minutes chassant de sa tête la moindre pensée qui aurait pu gâcher ce moment idyllique de perfection. Il n’y avait plus qu’elle et le silence. Un silence tout relatif lorsque l’on sait à quel point son ami pouvait faire du bruit en ronflant. Elle prit une grande inspiration puis expira le plus fort possible comme pour vider également son corps. Elle se sentait apaisée.
 
Elle gonfla de nouveau ses poumons à se les faire exploser et d’un coup de rein très vif elle sauta hors du hamac. Son compagnon ne bougea pas d’une oreille. Il était habitué aux va et vient de sa maîtresse. Elle se dirigea vers un petit placard de bois mal confectionné : les planches qui servaient de battant ne coïncidaient pas vraiment et l’ensemble faisait des mouvements assez particuliers dans des bruits plutôt inquiétants.
 
Elle s’empara d’un lance flamme et d’une tunique qu'elle enfila d’un coup d’épaule. Elle glissa sa tête dans la hanse de son arme et la plaça dans son dos. Ainsi paré elle se dirigea d'un pas décidé vers une toile usée et déchirée. D'un coups de revers de la main elle poussa le drap et sortit du petit cabanon.
 
Il était temps pour Nala de croire en ses rêves. Elle le savait. Elle siffla un grand coup pour appeler sa bête. Elle accouru à une vitesse folle trop contente de pouvoir enfin se promener. Nala avait le visage fermé. Elle était inquiète. Elle souffla une dernière fois profondément.
"Bon allez c'est bon on est prêt mon Poilu on va les impressionner !" fit la jeune fille en prenant la direction de la taverne voisine.
 
La remontée des ruelles sombres d’Atakna fut laborieuse. Ce village était tout ce qu’elle connaissait du monde. Les souvenirs ressurgissaient en elle à chaque endroit où elle portait le regard. Les quelques barils d’épice sur sa droite où elle se cachait pour ne pas être découverte de ses amis. Qu’est ce qu’elle a pu se faire enguirlander à se mettre la dedans ! Ou encore la maison abandonnée plus loin dans cette ruelle. Elle en avait fait son refuge pour pleurer à la mort de ses parents. Aucun de ses petits camarades n’osaient la suivre dans cet endroit. C’était particulièrement lugubre et des rumeurs de fantômes effrayés les enfants. Elle y passa de plus en plus de temps avec son petit Poilu. Un jour le petit Tirane n’est plus venu la sortir de là. Elle s’est mise à y passer ses jours et ses nuits. Seule la faim de son petit guépard tout rouge la faisant sortir. Elle l’aimait son animal. C’était pour lui qu’elle construisit le cabanon en bordure du village. C’était pour lui qu’elle décida de s’en sortir et de devenir marchande. Mais elle doutait des choix qu’elle était en train de faire. Elle réflechissait une nouvelle fois à toutes les possibilités qui s’offraient à elle.
 
« Et si je venais à tomber malade ? Qui s’occuperait de moi ? Et mon Poilu que deviendrait il ? Il a besoin de mon aide. Il est encore jeune mon Poilu. » se disait elle pour se convaincre. Elle tentait de toutes ses forces de vider sa petite tête blonde encombrée. Son jeune animal encore joueur tournait autour d’elle en sautillant, attendant un signe de sa maîtresse pour courir à en perdre haleine après un bout de bois qu’elle lui aurait jeté. Mais il n’en fut rien. La jeune Nala n’était plus avec lui. Elle était parti dans ses songes. Elle errait maintenant la tête basse ne répondant même pas aux quelques connaissances lui faisant un léger signe de la main encore présentes dans les rues à cette heure.
 
Encore un virage à gauche et elle aurait la taverne en vue. Elle se sentit submergé par le doute. Il eut raison de sa volonté sur l’instant. Elle se colla à un mur et se laissa échouer sans force au sol recroquevillé sur elle même. Une torche suspendue à un long support de bois diffusée une lumière dansante. Ses yeux turquoises étaient vides. Elle semblait fixer son ombre gesticulant comme une poupée que l’on secoue au grès des déhanchements de la flamme. Son ami se posa à ses côtés, reposant sa fine tête tachetée sur son pelage rouge sang. Elle le sentait que son avenir était dans cette taverne mais comment dire adieu à tout ce que l’on a chérit pendant tant d’années en quelques minutes ? Ses parents reposaient ici, ce village représentait une bulle rassurante pour elle. Même si le futur lui semblait très incertain il était plus sur que celui dont elle s’apprêtais à embrasser la route.
 
Elle resta là de longues minutes. Soudain, elle secoua la tête fortement de droite à gauche comme pour démêler la pelote de laine qu’elle avait fait avec son esprit. Elle leva les yeux vers la torche qui vivoter en raison d’un vent rendu plus fort sur les derniers instants. Quelques moucherons tournaient autour de la flamme décrivant des cercles autour de celle ci. Les mouvements étaient très chaotiques. Ils changeaient d’orientation au grès de leur bon vouloir sans raison apparente. Leur but était peut être de trouver un peu plus de chaleur tout en restant à distance pour ne pas en mourir. La flamme finit par s’éteindre dans une bourrasque plus forte que les autres. Elle les vit se diriger vers la torche suivante se liant avec leur nouveau compagnon de l’instant. Elle réalisa qu’elle était semblable à ses insectes. Il étant temps de trouver une situation plus sécurisante pour elle mais également pour son Poilu.
 
Elle se hissa doucement le dos collé au mur. Elle avait besoin pour une fois dans sa vie d’un support pour se relever et pouvoir avancer. Les jambes légèrement fléchies, les mains à plat contre la paroi elle souffla un grand coup pour se trouver du courage. Lorsqu’elle fut calmée, elle se mit enfin en équilibre sur ses deux jambes. Le moral était revenu. Elle était enfin prête et surtout déterminée. Elle ordonna à son guépard de se mettre au pied. Il obéit à l’instant sans aucune protestation. Elle se remit en route en direction de la taverne. Arrivé à l’angle de la ruelle elle tourna à gauche. D’un pas assuré elle se présenta devant l’établissement. On pouvait entendre les rire gras des guerriers et mercenaires de la région en train de se soûler. Ce n’était pas pour eux qu’elle était là. Ils la répugnaient au plus haut point. Elle espérait trouver les Sentinelles. Elle avait entendu dire qu’elles étaient de passage dans le village. Peut être pourrait elle s’allier avec elles ? La jeune Nala s’estimait être une bonne marchande. Cela les intéresserai peut être. Elle empoigna fermement son arme et entra.
 
L’entrée du bâtiment donnait accès à une très grande salle baigné par une forte lumière orangée. Plusieurs tables étaient disposées ça et là. A chacune d’entre elles se trouvaient trois ou quatre chaises pour accueillir les clients. Sur la gauche, un grand escalier suivant les parois de la pièce donné accès à l’étage supérieur. La taverne faisant aussi auberge de repos cela devait être les chambres qui se trouvaient la haut. On pouvait deviner de jolies sculptures sur la rampe. Cependant elle était notablement lacérée. Certainement des personnes peu recommandables avaient joué avec leur couteau. Le barman était gentil mais pas très costaud. Il avait tendance à laisser faire pour ne pas s’attirer d’ennui. Son comptoir se trouvait sur la droite. De nombreuses personnes y étaient accoudées et hurlaient à la mort pour qu’on leur serve leur boisson. Une légère musique s’échappait d’un instrument piloté automatiquement dans le fond de la salle. On arrivait difficilement à l’entendre mais de toute façon cela n’avait pas l’air bien intéressant à écouter.
 
Nala s’immobilisa à deux pas des deux grands battants de l’entrée. Elle parcourra la salle des yeux, d’abord de droite à gauche puis de gauche à droite. Le barman devait être content : ce soir il faisait recette. La taverne était noire de monde. Quelques tables jouaient au dernier jeu de cartes à la mode. Il était venu jusqu’ici par quelques voyageurs de la grande ville de Kinra. Il était basé sur toute une série de dessins compliquées qui assemblaient ensemble permettait des combinaisons insoupçonnées des adversaires parfois même du joueur lui même, le but étant d’avoir la meilleure. C’était un jeu très prenant mais très dur à en saisir toutes les subtilités. Beaucoup de mercenaires jouaient leurs soldes la dedans. Il y avait des rumeurs comme quoi les dieux jouaient à ce jeu pour se détendre et que leurs cartes étaient enchantées. Mais Nala n’était pas très intéressée par tout cela. Elle n’y croyait pas beaucoup à ces histoires de divinités. De toute façon, elle n’avait ni le temps ni l’argent à mettre la dedans.
Dans la pénombre du fond de la pièce, elle remarqua un homme habillé d’un grand manteau gris dont le col lui remontait jusqu’au nez. L’étoffe de son vêtement ne lui était pas connue. Cela devait être une personne du peuple du Nord. Ils avaient une réputation d’assassin. Cela expliquait aisément pourquoi il se trouvait seul à sa table. Il buvait tranquillement une tasse de thé chaud. Sa présence la perturba légèrement. Quelques choses se dégageait de lui et ça lui glacer le sang. Elle reprit sa reconnaissance rapidement se disant que de toutes façon rien ne pourrait lui arriver en ces lieux.
Accoudé au comptoir, elle vit quelques unes des Sentinelles en train de discuter autour d’un bon verre. Ses yeux s’illuminèrent et un sourire se dessina sur son visage. Ils étaient comme elle les avaient imaginé : fier, noble et d’apparence puissant.

mood
Publicité
Posté le 09-09-2004 à 11:35:16  profilanswer
 

n°3702542
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 09-09-2004 à 11:55:12  profilanswer
 

Je prendrai le temps de critiquer plus en détail un autre jour, mais ma première impression est plutôt bonne.
 
Tes phrases sont trop courtes et hachées, ce qui donne parfois un style un peu indigeste, mais c'est facile à corriger. Attention également aux répétitions.
 
Pour le reste, les descriptions sont sympathiques, l'histoire fluide, les émotions bien ressenties.
 
Oui, j'aime bien.


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