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De leur côté, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie s’investissent dans une autre dimension de la défense civile, moins présente ailleurs : des plans d’évacuation, en particulier vers l’étranger. Ces petits pays (le plus peuplé des trois, la Lituanie, compte 2,89 millions d’habitants), marqués par cinq décennies d’occupation soviétique, sont conscients que la préparation aux crises, aussi intense soit-elle, pourrait ne pas suffire face à une invasion à grande échelle. Des projets communs ont été élaborés, tel MassMovement, lancé en 2025 par la Lettonie et la Lituanie, avec le soutien de l’UE, qui prévoit des entraînements transfrontaliers ou la publication de manuels opérationnels partagés. Dans les Etats baltes, tous les échelons de la société sont mis à contribution, afin de parvenir à un système intégré, où chaque commune aura la capacité d’organiser des évacuations coordonnées.
En octobre 2025, un exercice a eu lieu en Lituanie, simulant l’évacuation des populations de 30 municipalités ailleurs dans le pays, mais aussi en Pologne, en Allemagne, en Suède, en Suisse et au Royaume-Uni. Début octobre, Varsovie et Vilnius ont également annoncé la construction, à Lazdijai, en Lituanie, près de la frontière polonaise, d’un centre d’accueil pouvant accueillir jusqu’à un million de réfugiés baltes, que la Pologne s’est engagée à recevoir en cas d’attaque. […] En mars, les Etats baltes, la Pologne, les pays nordiques et l’Allemagne ont signé un protocole d’accord sur la protection de la population civile. Il doit permettre la circulation temporaire de personnes à travers les frontières en cas de crise ou de guerre.
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