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  Peau noire, cheveux crépus, histoire d'une aliénation

 


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Peau noire, cheveux crépus, histoire d'une aliénation

n°14099563
sylphide p​inklady
Posté le 19-02-2008 à 09:10:18  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

A voir absolument cette video d'une émission consacrée à l'auteur, une femme extrêmement intéressante et agréable à écouter :
 
http://www.dailymotion.com/video/x [...] erald_news
 
(zappez le speech initial du présentateur qui est assez useless  :sleep: )
 
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Revenant sur son premier défrissage, Malcolm X lachait les mots suivants::
"Ce que je pouvais être ridicule! J'admirais dans la glace un Noir avec des cheveux "blancs" (...)
 
Je venais de faire mon premier pas vers la dégradation de soi. J'avais rejoint cette multitude d'hommes et de femmes noirs qui, en Amérique, à force de bourrages de crâne, finissent par croire que les Noirs sont "inférieurs" et les blancs "supérieurs" à tel point qu'ils n'hésitent pas à mutiler et à profaner les corps que Dieu leur a donnés, pour essayer d'avoir l'air "chouette" selon les critères des Blancs.
 
Regardez autour de vous, aujourd'hui encore, dans n'importe quelle petite ou grande ville, du drugstore à quat'sous au salon "intégré" du Waldorf Astoria, et vous verrez des femmes noires en perruques vertes, roses, violettes, rousses et blond platine, ridicules comme des pantins de vaudeville. Et vous vous demanderez si les Noirs ont tout à fait perdu la tête, perdu contact avec eux-mêmes"  
 
Interview de Juliette Sméralda, sociologue. Auteur de "Peau noire, cheveu crépu, Histoire d’une aliénation".
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH139/Marjorie-Stewart-Joyner-_18-f215e.jpg
 
1. Pourriez-vous décrire les grandes étapes (historiques et sociologiques) de l’apparition du défrisage ?
 
Le phénomène du défrisage, ou encore du « lissage » du cheveu crépu, dans les formes qu’il emprunte depuis la fin du 19e siècle semble être éminemment lié à l’esclavage des Noirs dans les Amériques. Le défrisage à froid – qui est la forme la plus « évoluée » du phénomène – est la dernière phase d’une technicité qui n’a eu de cesse de se perfectionner depuis la seconde moitié du 19e, lorsque les Noirs – y compris les femmes -, commencent à avoir accès à l’éducation et au savoir et qu’ils vont se charger de mettre au point les différents procédés qui seront l’aboutissement des défrisants modernes, dont les contenus se distinguent essentiellement par la différence de dosage de leur teneur en ammoniaque. Cette technique révolutionnaire a été précédée du défrisage à chaud qui, lui-même, a été précédés d’ancêtres bricolés mais dont le trait commun n’a jamais cessé d’être le lissage du cheveu crépu.
 
2. Selon vous, ce basculement des canons esthétiques opéré au moment de l’esclavage est symbolisé par « la perte du peigne ». Pouvez-vous nous en dire plus ?
 
L’arrachement de l’Africain de sa matrice, sans aucun des accessoires nécessaire au coiffage de son cheveu et au soin de sa peau, le regard très négatif que le Blanc posera sur ses caractères somato-biologiques, les conditions inhumaines de son asservissement sur des plantations où il travaillait telle une bête de somme sans répit, sans hygiène, sans soins d’aucune sorte, sont les trois paramètres déterminants à prendre en compte pour comprendre le sens du défrisage et de l’éclaircissement. Le fait que ce sens soit "perdu" aujourd’hui ne signifie pas que l’origine du phénomène se soit dissout et que sa symbolique première ne continue pas à véhiculer l’idée que l’Africain et les Afro-descendants ont un complexe d’infériorité face à ceux dont ils "imitent" la texture de cheveu, ou par rapport auxquels ils cherchent à atténuer la couleur de leur peau(Voir page 77 de Peau noire cheveu crépu, où j’expose la question de la perte du peigne).
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH120/femmes-esclaves-009-a7dca.jpg
 
 Ce sont, de manière très globale, les esclaves domestiques, ceux qui vivent en contact permanent avec les Blancs, qui seront les relais les plus efficaces de la culture corporelle des maîtres qu’ils transmettent aux esclaves des champs. Le fait que cette catégorie d’esclaves vit dans la maison du maître, avec parfois des enfants mulâtres qui ont un cheveu plus frisé que crépu, a fait que très tôt, le colon leur cède des brosses et des peignes usagés, afin qu’ils soient "présentables", puisqu’ils vivent dans sa maison. Ce n’était pas seulement l’usure de ces accessoires qui explique les problèmes qu’ont eu les esclaves à s’en servir, mais leur inadaptation à la structure même du cheveu crépu, pour le coiffage duquel les Africains ont inventé le peigne afro, dont je décris les principales qualités dans mon ouvrage (p.76-77).
 
Comparé au peigne afro à grosses dents bien écartées, aux pointes délicatement arrondies pour démêler en douceur le cheveu crépu, le peigne des Blancs est à petites dents plutôt serrées, et adapté au coiffage d’un cheveu lisse ou ondulé. Il n’est pas difficile de s’imaginer le contexte dans lequel prend naissance ce que l’on nomme l’aliénation de l’Africain envers son cheveu : Ce n’est pas le maître qui se sert du peigne afro, mais l’Africain qui se sert de celui du maître. Il n’en faut pas plus pour que l’exercice qui consiste à coiffer le cheveu crépu avec le "mauvais" peigne se transforme en une opération-torture. Le phénomène touchera les générations successives et constituera le prétexte idéal à la décision d’en "supprimer" la texture-qui-fait-souffrir certes, mais que les Africains avaient bel et bien appris à trouver "laide" et "courte". J’expose, p. 98, en détails cet aspect de la problématique.
 
3. En quoi, selon vous, la pratique du défrisage a une dimension culturelle concernant les peuples noirs ?
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH261/3-2-877f4.jpg
 
Si l’on convient que tous les Noirs – plus généralement, toutes les personnes au cheveu crépu – se défrisent, cela revient à reconnaître une dimension socioculturelle à cette pratique, puisque le caractère racial qui l’entérine- le commun dénominateur – est la texture crépue/frisée du cheveu. Le fait que, par ailleurs, ce phénomène voit le jour à un moment critique de l’histoire du peuple noir, permet de le dater historiquement dans la diaspora afrodescendante et dans les sociétés africaines continentales, qu’il touche près d’un siècle plus tard, dans les années 1970. parmi toutes ces composantes du peuple noir, s’observe très souvent une difficulté à composer avec la texture crépue de leur cheveu, comme si celle-ci ne pouvait se combiner à ce qu’elle regarde comme la « modernité », qui revêt l’apparence du clair (peau) et du lisse (cheveu).
 
4. D’après vos diverses recherches, comment les femmes noires justifient-elles la pratique du défrisage ?
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH280/d-p-odile-copie-90054.jpg
 
L’argument récurrent est celui de la facilitation de la coiffure. Vient ensuite celui du plus grand choix de coiffures qui est attribué au cheveu lisse (alors qu’en réalité c’est le cheveu crépu qui présente ce potentiel). L’on peut ajouter à ces deux critères principaux d’ordre fonctionnel, deux autres subsidiaires mais non moins éclairants, qui sont la modernité, et la beauté. Ce sont des jugements de valeurs qui apprécient le cheveu crépu à partir de canons esthétiques empruntés à la culture dominante. Ils sont donc axiologiques.
 
5. Selon vous, la pratique du défrisage, généralisée, et celle de l’éclaircissement, plus marginale, sont –elles du même ordre ?
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH271/EXTRACLAIR-97c54.jpg
 
Oui, le défrisage et l’éclaircissement de la peau sont toutes deux des pratiques désidentificatrices, dans la mesure où elles procèdent du même souci de "supprimer le stigmate". La peau noire et le cheveu crépu occupant, dans la culture occidentale d’abord, et dans celle des peuples dominés par les canons esthétique de celle-ci, le statut de "stigmates". La fréquence plus ou moins élevée (aspect quantitatif) de la pratique ne lui enlève pas sa signification sociologique. A l’origine, les Africains mis en esclavage se sont attaqués au cheveu crépu, qui était le caractère somato-biologique qui faisait le plus horreur au Blanc et qui posait aux porteurs eux-mêmes le plus de problèmes. Par ailleurs, le cheveu est une fibre très résistante, capable de supporter des traitements "maltraitants" un certain temps. Les abus et les choix de produits expliquent les alopécies partielles ou totales et les attaques du cuir chevelu…
 
 La peau, en revanche, est extrêmement fragile, et même ignorants, beaucoup de gens savent de manière intuitive combien il est facile de lui faire mal et de se faire mal. Elle couvre, qui plus est, l’ensemble du corps : il faut donc être bien avisé pour s’attaquer à elle. Les personnes qui ne le sont pas, sont celles qui souffrent actuellement de maladies cutanées graves, causées par l’abus de dermocorticoïdes et autres substances concoctées chez elles… L’on se trouve là dans le même cas de figure que celui du bronzage : il y a des amateurs qui s’exposent au soleil, sans tenir compte des conseils du corps médical, en sous-estimant le potentiel pathogène de leur engouement ; et puis il y a les personnes avisées, qui bronzent "raisonnablement".
 
6. Votre ouvrage traite du rapport des peuples noirs à leur propre image. Où s’arrête la pratique esthétique et où commence l’aliénation ?
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH134/fillettenoire_blonddoll-dd8dd.jpg
 
C’est là une question fondamentale, lorsque l’on s’intéresse aux problématiques identitaires. Le peu de recherches dont l’on dispose dans ces domaines – et ceci malgré l’importance que continue à revêtir le mouvement de la Négritude -, semblent indiquer que le Noir connaît peu ou mal son image. Je pense qu’il faut appréhender cette réalité à partir de caractéristiques culturelles avant d’en parler en termes d’aliénation.
 
 Il faut cependant convenir que cette situation a généré des formes d’aliénation qui sont de trois types : • Les sujets Noirs ne semblent pas gênés de se projeter dans des supports culturels desquels leur propre image est complètement absente (magazines, télés, institutions administratives dans les DOM-TOM dirigées par des Français de l’hexagone…)
 
• Les sujets Noirs ne semblent pas avoir de problème à pratiquer des religions du livre (christianisme majoritairement) dont toutes les icônes sont représentées par des Caucasoïdes (Blancs), tout comme ils ne semblent pas dérangés par la représentation du démon en personnage auquel ils s’identifient inconsciemment, puisqu’il est de leur couleur.
 
• Les sujets Noirs ne semblent pas avoir de problème à offrir des poupées blondes à leurs filles : partout, il est donné à voir des petites filles noires câlinant des poupées blanches et coiffant leurs cheveux généralement longs et blonds. Les parents de ces enfants ne semblent pas se rendre compte que c’est par ce vecteur que se transmet l’aliénation (l’enfant renie ses propres caractères raciaux) et qu’ils sont à l’origine de cette situation. La petite fille, par exemple, n’apprend pas à jouer avec le cheveu crépu – que pourrait porter une poupée qui lui ressemble -, et elle grandit avec la croyance que son cheveu qu’elle ne sait pas traiter est un handicape à sa beauté, et cela d’autant plus facilement qu’elle porte en elle la « mémoire » du cheveu de la poupée qu’elle a manipulé des années durant.
 
7. Quel est, d’après vous, le rôle de l’industrie cosmétique ? Est-elle à l’origine de cette aliénation ou ne fait-elle qu’en profiter ?
 
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 J’ai signalé plus haut, que ce sont les Afro Américains qui, dès le dernier quart du 19e siècle, ont mis au point les cosmétiques que s’appliquent leurs congénères, avant d’en étendre l’industrie à l’échelon national, puis international… L’industrie de la cosmétologie n’est certainement pas directement « responsable » de l’aliénation des Noirs, mais le fait qu’elle en soit un partenaire très actif, car elle profite ainsi d’un marché juteux, autorise à penser qu’elle l’entretient - et, par la recherche dont profite ce secteur de pointe, les produits offerts aux consommateurs, par leurs performances, leurs emballages attrayants, leurs parfums, leur « modernité » -, qu’elle se laisse très difficilement soustraire les énormes profits qu’elle en tire.
 
8. Que pensez-vous des personnes qui reviennent au cheveu naturel par « militantisme » ?
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH285/BlackHairApril_Adornment2-c3f7a.jpg
 
C’est une démarche qui demande une force de caractère extraordinaire. Lorsque les femmes qui se défrisaient ont à réapprendre à vivre avec leur texture naturelle, elles qui ont perdu l’habitude de les aimer tels quels, de les coiffer patiemment, de les soigner avec les accessoires adaptés, etc… c’est de processus de réinvestissement affectif qu’il faut faire état. Toutes n’y arrivent pas, la pression sociale leur paraissant insupportable. Celle qui y arrivent sont préparées psychologiquement à repartir à la conquête de soi. Pour s’aider, certaines s’investissent d’un discours militant, démonstratif et justificatif qui leur permet de résister au risque d’une éventuelle rechute… Passer le cap de l’acceptation pleine et entière de soi, elles n’ont plus besoin de l’artifice du militantisme pour assumer leur caractère racial : elles vivent désormais en paix avec leur cheveu et cela va généralement de pair avec une acceptation pleine et entière de leurs corps.
 
9. Le principal problème de cette aliénation n’est-il pas tout simplement le manque d’information, à la fois sur la nature du cheveu crépu, sur ses qualités et son potentiel ?
 
Bien sûr, les aspects que vous soulignez sont importants, mais bien des femmes ont les informations qu’il faut, sans pour autant se détacher des pratiques esthétiques désidentificatrices. Je crois cependant que ce travail d’information doit être poursuivi, de manière à toucher les personnes qui n’en ont pas encore bénéficié. Cette tâche devrait s’accompagner d’une véritable recherche en rapport au potentiel du cheveu crépu, aux traitements contemporains auxquels ils se prêtent avec aisance, aux modèles dont la finalité serait d’inspirer les femmes qui auraient envie de les essayer, voire de les adopter… Et puis, pourquoi ne pas revisiter les trésors de coiffures qu’offraient l’Afrique matricielle, il y a encore peu ?
 
Bibliographie
 
Juliette SMERALDA. Peau noire, cheveu crépu. Histoire d’une aliénation. Ed. Jasor. Guadeloupe. 2005
 
Juliette SMERALDA. Du cheveu défrisé au cheveu crépu Ed. Anibwe. Paris. 2007
 
Ayana D. BYRD & Lori L. THARPS. Hair story. Untangling the roots of black hair in America. St’Martin’s Press. New York. 2001
 
Willie L. MORROW. 400 Years Without a Comb : The Untold Story. Ed. Milady Pub Corp
 
Kathy Russell, Midge Phd Wilson, Ronald Hall .The Col
 
---------------------------------------------------------------------------
 
Plusieurs réflexions en vrac :

  • Si les modes sont une aliénation en règle générale (il n'y a qu'à voir ce que nous sommes prêts à subir pour nous plaire et surtout plaire aux autres), ce diktat s'ajoute à une pression supplémentaire pour ces femmes : celle de ressembler aux blanches.
  • Dans une moindre mesure, le bronzage à outrance (en prenant parfois beaucoup de risques, l'auteur ne fait qu'effleurer ce sujet mais il y a de vrais abus) est une autre dénégation de soi-même. Le type nordique n'est pas plus à la mode. Ce qui l'est, c'est le métissage. D'ailleurs, les miss sont en général pas trop typées que ce soit dans un sens ou dans l'autre (on n'en voit jamais avec le teint très blanc, les cils blonds presque transparents...).
  • L'autre question très intéressante, c'est notre perception des beautés très différentes. Ayant vécu en Afrique enfant, j'ai été habituée à considérer comme belles des femmes à la peau très noire et aux cheveux crépus. Je me souviens d'une élève d'origine africaine en France qui était d'une beauté sculpturale. Comme elle posait de nombreux problèmes de discipline, j'en parlais à un surveillant et au hasard de la conversation, j'en vins à mentionner sa beauté. Il était surpris sur le moment puis quelques jours plus tard, il vint me trouver pour me dire qu'il l'avait mieux observée et qu'elle était effectivement sublime. Il n'avait tout simplement pas VU sa beauté non pas par racisme mais tout simplement parce qu'elle ne correspondait en rien à nos codes. Je me demande si je fais la même erreur de perception avec d'autres ethnies que je n'ai pas aussi bien connues.
  • Enfin, est-ce qu'on ne va pas diluer toutes nos différences pour une référence universelle qui nous uniformisera de plus en plus ?


Je ne sais pas si ce sujet a déjà été abordé ailleurs, j'ai fait une recherche qui n'a rien donné. Si ce sujet doit être fusionné avec un autre que j'aurais loupé, merci de me l'indiquer.

mood
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Posté le 19-02-2008 à 09:10:18  profilVoir le bbcodeEdition rapideansweranswer +Favoris
 

n°14099566
sylphide p​inklady
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Pour compléter, d'autres articles sur le sujet :
 
Le Marché des cosmétiques "ethniques" Part. 2 « Claires » et « lisses » à tout prix
 
jeudi 28 juin 2007 | par Tshibwabwa Mua Bay & Inacia Mendes
 
 
A l’heure où tous les produits de consommation courante font l’objet d’une surveillance accrue de la part des grands organismes sanitaires comme l’AFSSAP, les produits dits « d’embellissement » destinés aux femmes noires, ne sont quasiment soumis à aucun contrôle.  
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L199xH295/defrisage2-97582.jpg
 
 La dangerosité de certains de ces produits est pourtant suffisamment connue, pour que certaines grandes enseignes de supermarchés refusent de les voir figurer dans leurs rayons. Ces chaînes cherchent avant tout à se prémunir d’éventuelles poursuites d’inspecteurs de contrôle sanitaire, mais ne se soucient pas outre mesure du fait que leurs consommatrices noires puissent se procurer ces produits ailleurs.
De nombreux produits dits « ethniques », tout particulièrement les crèmes défrisantes, dont l’application nécessite d’ailleurs le port de gants, sont en effet très corrosifs. Leur utilisation répétée provoque très souvent des alopécies (perte définitive des cheveux), des brûlures du cuir chevelu, et leurs effets à long terme sur la santé n’ont encore fait l’objet d’aucune étude officielle. L’utilisation de certains actifs présents dans les produits « embellissant », comme l’hydroxyde de sodium, mieux connu sous le nom de "défrisant avec soude", sont soumis à une réglementation sévère pour les produits cosmétiques destinés aux occidentaux. Ils sont pourtant vendus dans les boutiques dites « afro » de quartiers parisiens comme Strasbourg Saint-Denis ou la Goutte d’or, sans le moindre contrôle quant à leur concentration et les allergies qu’ils provoquent, tant sur les coiffeuses que sur leurs clientes.
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L192xH293/defrisage-eac5e.jpg
 
 Mais il faut dire que nos habitudes de consommation "passives" n’encouragent ni les fabricants, ni les organismes de contrôle à mieux réglementer la vente et l’utilisation de ce type de produits. Quand un produit défrisant leur brûle le cuir chevelu, ce qui arrive une fois sur 2, les clientes n’ont certes aucune instance à laquelle se plaindre ou exiger le retrait du dit produit du commerce. Mais le plus étonnant, c’est qu’une telle démarche ne leur traverserait même pas l’esprit. Dans leur grande majorité, les femmes noires sont totalement résignées à voir leurs cheveux tomber un à un, tant le défrisage est un automatisme et le cheveu lisse un critère de beauté intériorisé.
En ce qui concerne les produits « éclaircissants », la plupart des fabricants n’indiquent que partiellement, voir pas du tout, la composition de leurs produits. Ils ne sont de toutes les façons jamais inquiétés. Seul l’hydroquinone a, à ce jour, fait l’objet d’une interdiction officielle, par une loi européenne datée de mars 2000. Cet ingrédient a été banni des produits dermo – éclaircissants à cause de ses effets cancérigènes. Mais, malgré cela, il suffit de se promener dans certains quartiers commerçants de Paris ou des grandes villes de province, pour se procurer "sous table" et sans la moindre difficulté, des produits éclaircissants en contenant.
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH267/cremeeclaircissante_bioclair-64fff.jpg
 
 Bien qu’un grand nombre de ces produits cosmétiques contiennent de la soude caustique, des dermo-corticoïdes et toutes sortes de décapants, tout aussi dangereux que l’hydroquinone , le commerce des produits capilo – défrisants et dermo – éclaircissants, est florissant. Ces cosmétiques, abusivement présentés comme des produits de « soin », existent sous forme de crèmes, pommades, laits, lotions et sérums aux noms évocateurs : fair & white, skin white, x-white, clairissime, topiclair, dermo-clair. Ils font les beaux jours des magazines destinés aux femmes noires comme Amina, et figurent en bonne place dans les catalogues de produits de beauté en ligne proposés par les innombrables sites internet qui occupent ce créneau. Une recherche rapide sur google nous a permit d’en référencer plus d’une cinquantaine.
« L’éclaircissement » est l’argument commercial qui garanti le succès de ces produits, et de grandes marques de cosmétiques ethniques comme Iman ou Arsène Valère, n’hésitent pas à l’utiliser pour vendre leurs crèmes « clarifiantes », « éclaircissantes » ou « unifiantes ». Mais ce sont surtout les petites fabriques non répertoriées qui inondent le marché cosmétique de produits décapants fabriqués en Inde. Ce pays est le premier producteur mondial de produits éclaircissants, abondamment utilisés par les femmes indiennes. Les circuits d’importation étant nombreux (Pakistan, Bangladesh, Chine), les produits étalés dans les boutiques dites « exotiques » des grandes capitales européennes et africaines, sont très souvent contrefaits. Il en va de même des crèmes défrisantes périmées, qui se vendent dans les quartiers à forte concentration de populations noires. Mais cela ne dissuade en rien les consommatrices de ces produits, qui ne reculent devant aucun actif décapant ou lissant, même après avoir subi des brûlures de la peau ou du cuir chevelu, parfois au second degré.
La problématique n’est pas qu’européenne, puisqu’elle concerne pratiquement toute la composante féminine du continent et de la diaspora noirs. Comme le souligne la sociologue martiniquaise Juliette Sméralda : « les Noirs constituent le seul peuple au monde à avoir fait d’un trait physique étranger, à savoir le cheveu lisse, sa norme ». Les pratiques du défrisage et de l’éclaircissement de la peau dépassent donc très largement le simple cadre esthétique, puisqu’ils ont une dimension culturelle.
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH140/beautifulbeginningsrelaxers_02-5b7e3.jpg
 
 La crème défrisante constitue le produit phare des marques de cosmétiques ethniques et représente plus de 70% de leurs chiffres d’affaire. On estime que 98% des femmes afro-américaines ont défrisé au moins une fois leurs cheveux, et 98% d’entre-elles a déjà été victime d’une irritation ou de brûlures du cuir chevelu. Pourtant le marché des produits défrisant n’a jamais enregistré de baisse depuis sa généralisation dans les années 80, bien au contraire. La pratique du défrisage constitue une véritable aubaine pour les marques de cosmétiques ethniques, qui n’hésitent même pas à proposer des gammes de défrisants pour enfants en très bas âge, en dépit de toutes les contre-indications médicales.
Si les femmes noires dépensent jusqu’à neuf fois plus que la moyenne de femmes pour l’entretien de leurs cheveux, c’est souvent parce qu’elles n’ont pas le choix. Elles sont prisonnières d’un véritable cercle vicieux, entre les repousses qui nécessitent d’être défrisés régulièrement, et les cheveux déjà défrisés et fragilisés, qui ne peuvent plus se passer de soins spécifiques coûteux pour compenser le manque d’hydratation naturelle et les dégâts causés par les défrisages à base de soude ou d’ammoniac.
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH162/boutiqueExotique_Perruques-512ad.jpg
 
 La pratique du défrisage génère donc un marché et des bénéfices considérables aux petites et grandes marques de cosmétiques américaines et européennes, mais les industriels asiatiques ne sont pas en reste. Au début des années 90, les commerçants de produits dits « ethniques » ont ajouté à l’offre des marques de cosmétiques classiques, une variété d’artifices permettant aux femmes noires de combler leur désir de chevelure lisse : tissages, postiches, extensions et perruques. Ses produits capillaires sont principalement fabriqués en Inde et en Chine. Les fabricants chinois, spécialistes des mèches synthétiques, sont pour l’essentiel basés dans les régions de Henan et de Quingdao, où sont répertoriés pas moins d’une trentaine d’usines spécialisées dans la fabrication de ce type de produits, à destination de l’Europe, des Etats-Unis et de l’Afrique. Les mèches à base de cheveux humains sont essentiellement fabriquées en Inde. La matière première est récupérée dans les temples où les femmes indiennes et leurs enfants vont faire don de leur chevelure à leurs dieux.
 
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 Le temple Tirupati situé dans la ville d’Andhra Pradesh au sud de l’Inde, est le premier fournisseur mondial de cheveux humains, directement prélevés sur ses adeptes par une armée de Barbers (barbiers), pour être revendus à des grossistes qui traitent ces « cheveux naturels ». Ils sont ensuite rachetés par des industries indiennes et chinoises qui les conditionnent avant leur exportation vers les boutiques « exotiques » d’Amérique, d’Europe et d’Afrique. Ils inondent alors les échopes du quartier de la Goutte d’or ou de Strasbourg-saint-Denis à Paris. Les cheveux naturels, en extensions ou en perruques, peuvent se vendre jusqu’à 180€/pièce, et leur pose dans un salon de coiffure se monnaye en moyenne entre 60 et 150€. Malgré ces prix exorbitants, les femmes noires n’hésitent à payer pour avoir « la tête propre », selon l’expression consacrée. Avec une telle demande, on comprend qu’elles soient devenues des clientes de choix pour l’industrie cosmétique.
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH163/Afro_Beauty_shop-d412c.jpg
 
 La question est donc de savoir pourquoi les femmes noires n’hésitent pas à prendre tant de risques pour leur santé, pourquoi elles sont prêtes à se ruiner en produits cosmétiques, et surtout, pour quel idéal de beauté ? Les réponses à ces interrogations se trouvent certainement du côté de l’histoire, de la sociologie et de la psychologie, mais elles doivent toutes tourner autour du rapport de ces femmes à leur image et à leur identité. Image médiatique, entre autres, qui reflète rarement leur identité réelle, et à laquelle elles sont pourtant incitées à se conformer.
 
*xessal : pratique du blanchiment de la peau au Sénégal
 
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Article tiré du site http://www.ananzie.net/

n°14099568
sylphide p​inklady
Posté le 19-02-2008 à 09:11:12  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

Le Marché des cosmétiques "ethniques" Part. 3  
La guerre des canons de beauté. Quand ethnocosmétique rime avec eurocentrisme
 
samedi 30 juin 2007 | par Tshibwabwa Mua Bay & Inacia Mendes
 
 
La guerre économique, qui cultive rentabilité et suprématie, s’accompagne souvent d’une guerre idéologique. Le discours colonial avait déjà intégré la nécessité de renforcer le contrôle économique par un contrôle des corps et des esprits.  
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH272/beyonce-knowles-celebrity-hairstyles-26e2f.jpg
 
 Cette devise se vérifie également dans le domaine esthétique, où beauté noire et beauté blanche s’opposent intrinsèquement, l’une étant le parfait antonyme de l’autre. L’équation pour la plupart des grandes marques de cosmétiques, soucieuses de séduire les femmes noires, consiste à les inciter à s’identifier à un idéal de beauté conforme aux canons de beauté dominants, c’est-à-dire blancs. La chanteuse Beyoncé, une des ambassadrices de l’Oréal, en est la parfaite illustration. D’un point de vue marketing et commercial, elle a sans doute été choisie pour sa notoriété aujourd’hui planétaire, notoriété qui va de paire avec son image consensuelle et occidentalisée : Cheveux (ou plus exactement extensions) lisses, longs, blonds, et peau claire. En somme, une femme « noire » à l’apparence « blanche ».
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH160/loreal_beyonce-1180c.jpg
 
 Ceci dit, Beyoncé knowles est bien aux normes des canons de beauté médiatiques. En effet, la plupart des femmes "noires" qui sont mises en avant et valorisées dans le monde de l’image, cinéma, médias, publicité, musique, etc. sont très souvent métissées et plus proches des canons de beauté occidentaux. Ces icônes à peine "exotiques ", auxquelles les femmes de type caucasien peuvent s’identifier sans trop de mal, sont plus rassurantes pour les grandes marques ainsi que le grand public. Mais elles ne sont pas représentatives de la grande majorité des femmes noires, pourtant cibles de l’ethno-cosmétique. Versions ethniques et mondialisées de la « blonde aux yeux bleus », elles ne font que véhiculer un idéal de beauté typiquement occidental. Idéal de beauté, par ailleurs abondamment relayé par les médias et la presse dits « afro ».
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH254/blackhair_mag4-fd94e.jpg
 
 Matraquées en permanence par ces modèles, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur de leur propre communauté, la plupart des femmes noires cherchent, par tous les moyens, à leur correspondre. Cela passe essentiellement par le "gommage" des traits physiques négroïdes ou « ethniques », pour rester politiquement correct : le lissage du cheveu crépu, l’éclaircissement de la peau, le port de lentilles de contact bleues ou vertes, et en constante augmentation, la rhinoplastie (chirurgie esthétique « correctrice » du nez).
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH244/lil_kim_avantapres-f44c9.jpg
 
 Aujourd’hui, en matière de cosmétique, le marketing distingue le marché de la beauté et le marché « ethnique », comme si il y avait d’une part, une beauté subsidiaire, atypique, et d’autre part, « la » beauté, normale, universelle, référentielle. L’expression « ethnique » elle-même, volontairement vague et généraliste, désigne toute caractéristique « non caucasienne », et concerne surtout les femmes noires, mais aussi asiatiques et arabes. On voit donc fleurir dans le langage marketing, des expressions telles que « la femme ethnique », « le cheveu et le peau ethniques », en lieu et place de « la femme noire », « la peau noire et le cheveu crépu », comme si ces derniers étaient des caractéristiques honteuses ou innommables.
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH120/beautehomogene-9e5da.jpg
 
 Le terme « ethnique », qui même pour les ethnologues ne veut plus rien dire, non seulement enferme l’autre dans sa différence, mais nie et occulte également son identité, en refusant de la nommer. l’altérité est donc perçue comme hors normes, et ne peut s’appréhender qu’à travers un marché à part, sous une dénomination exotique ─ marketing oblige ─ mais ô combien marginalisante. Mais plutôt que de proposer aux femmes noires des produits cosmétiques spécifiques, étudiés pour embellir leurs traits physiques, leur nature, « leur » type de beauté, on leur propose avant tout, des produits et des modèles sensés leur permettre d’accéder à « la » beauté universelle, donc occidentale. « Ethnocosmétique » rime donc avant tout avec « ethnocentrisme ». L’idéologie prônée derrière ce discours sur la beauté universelle est l’homogénéisation des phénotypes, par l’alignement de tous les canons de beauté sur le modèle occidentale, et l’ethno-cosmétique est là pour fournir aux femmes "ethniques", l’attirail nécessaire pour rentrer dans la norme.
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH209/maryj-254a9.jpg
 
 Aux USA, la même logique marketing est à l’œuvre, à la différence que la population noire ayant un pouvoir d’achat plus important, l’industrie cosmétique a développé plusieurs gammes de produits, correspondant à la diversité des choix esthétiques. Les marques ont dû rapidement s’adapter à la demande des femmes afro-américaines, qui désiraient garder leurs cheveux ou leurs teints naturels. Le marketing obéi donc à la logique marchande, qui elle est soumise à la pression des consommateurs. En Europe (à l’exception de l’Angleterre) et en Afrique, les femmes noires ne jouissent pas encore d’un tel choix, mais le faible pouvoir d’achat dont elles disposent n’en est pas la seule explication. Les considérations culturelles sont à prendre en compte car, de ce point de vue, les différences de mentalité entre Noirs de culture anglophone et Noirs de culture francophone, jouent un rôle déterminant.
 
http://www.ananzie.net/local/cache-vignettes/L200xH267/tyra-banks3-cde40.jpg
 
 La culture anglophone est par essence « différentialiste », et prône la cohabitation de communautés aux cultures, religions et habitudes de consommation distinctes. Les spécificités culturelles sont acceptées, respectées, voir encouragées. La culture francophone obéi à une logique « universaliste », conformiste et homogénéisante sous des prétextes « égalitaires », qui nie les différences culturelles et impose à toutes les populations, un modèle de pensée et de vie unique, celui de la culture dominante. Ce qui explique que dans le domaine de la beauté, les marques, mais surtout les consommatrices, tardent à exiger la prise en compte de leurs spécificités culturelles et physiques. En France par exemple, le défrisage des cheveux et les soins qui l’accompagnent sont quasiment les seuls services et produits proposés par les professionnels de la coiffure noire. Il est d’ailleurs frappant de voir à quel point ces coiffeurs « afro » sont désemparés face aux rares clientes qui se présentent dans leurs salons de coiffure, en réclamant des soins adaptés à leurs cheveux naturels « afros ».
Mais comme tous les marchés, celui de l’ethnocosmétique est amené à évoluer et à se diversifier, en fonction de la demande, donc en fonction de l’évolution des mentalités des consommatrices et des consommateurs. Le marketing crée des tendances, mais la plupart du temps, il s’adapte aux mutations sociales et identitaires. On peut donc encore rêver de voir un jour Lauryn Hill, parée de sa magnifique peau d’ébène et de sa crêpe de jais, en égérie de L’Oréal.
 
--------------------------------------------------------------
 
Article tiré du site http://www.ananzie.net/
 
Après avoir lu tout ça, j'ai très envie d'acheter l'ouvrage de cette dame car c'est un sujet qui m'a toujours intéressée. Est-ce que quelqu'un l'a lu ici et peut en parler ?
 
J'attends avec impatience les réactions des courageux qui auront lu jusqu'au bout et regardé la vidéo... http://dalo.sylphide.free.fr/princess_peach/champignon.jpg

n°14099750
Disturbed ​Angel
The truth isn't out there
Posté le 19-02-2008 à 09:42:04  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  Disturbed Angel à votre liste de contactsFavoris
 

Tout d'abord chapeau pour l'article et tes réflexions :) . J'ai tout lu mais je n'ai pas encore regardé la vidéo, je le ferais ce soir, et je ferais part de mon avis sur le sujet.

n°14103813
ebola2
ah ah ah
Posté le 19-02-2008 à 16:33:55  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  ebola2 à votre liste de contactsFavoris
 

Super bon topic, mais je connais énormément de filles de couleur blanche qui défrisent, raidissent, colorisent leurs cheveux ? (chirurgie aussi et autre pour se rapprocher de l'"idéal" beauté de cette époque)
par contre je suis contre l'uniformisation de la culture dominante comme écrit. C'est un peu pervers et amène l'intolérance envers ceux qui se look différents, ou ont des idées différentes si on va là (différents tout court même donc "ethnique" ou culturelle entre autre). Et il me semble que l'on va dans ce ses, que ça ne touche pas seulement une "couleur" de peau, mais un phénomène beaucoup plus vaste, une grande majorité de gens jugent par la différence d'apparence. Et une énorme quantité de gens sont racistes inconsciemment à mon avis...
Comme je le dis toujours seul une révolution de l'esprit pourra changer tout ça, un long travail sur soi, et une longue réflexion...
 
"L'autre question très intéressante, c'est notre perception des beautés très différentes. Ayant vécu en Afrique enfant, j'ai été habituée à considérer comme belles des femmes à la peau très noire et aux cheveux crépus. Je me souviens d'une élève d'origine africaine en France qui était d'une beauté sculpturale. Comme elle posait de nombreux problèmes de discipline, j'en parlais à un surveillant et au hasard de la conversation, j'en vins à mentionner sa beauté. Il était surpris sur le moment puis quelques jours plus tard, il vint me trouver pour me dire qu'il l'avait mieux observée et qu'elle était effectivement sublime. Il n'avait tout simplement pas VU sa beauté non pas par racisme mais tout simplement parce qu'elle ne correspondait en rien à nos codes. Je me demande si je fais la même erreur de perception avec d'autres ethnies que je n'ai pas aussi bien connues. "
 
là par contre c'est aussi une histoire de goût, d'attirance :) maintenant je conçois que beaucoup de gens formattés aiment le même type de fille, sont je me répète inconsciemment "racistes" si ce n'est pas consciemment ou intolérants, ou ne correspondent pas aux critères de beauté de cette époque (bah j'aime pas les grandes, les petites, les rousses, les noires, son look, les cheveux ceci, les yeus cela, ses idées, comme elle vit etc. et jugent (!))

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Message édité par ebola2 le 19-02-2008 à 16:57:06
n°14103858
sylphide p​inklady
Posté le 19-02-2008 à 16:38:36  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

ebola2 a écrit :

je connais énormément de filles de couleur blanche qui défrisent, raidissent, colorisent leurs cheveux ?


 
Oui, la mode est une aliénation en règle générale et je suis la première à martyriser mes cheveux ! :p
 
Mais une blanche va colorer ses cheveux pour changer de tête temporairement (beaucoup changent de couleur plusieurs fois et de styles) alors que beaucoup de noirs n'ont même jamais vu leurs cheveux crépus. C'est la généralisation du défrisage que l'auteur pointe du doigt. Ca va plus loin qu'un caprice esthétique ou qu'une simple "mode" quand ça présente un caractère systématique. Il y a autre chose dessous...
 

Citation :

là par contre c'est aussi une histoire de goût, d'attirance


 
C'est plus subtil que ça puisqu'il a admis qu'elle était belle par la suite mais ne l'avait pas remarqué alors que du premier coup, tout le monde va voir la beauté de Beyonce qui rentre dans nos critères universels (cheveux longs et soyeux - des rajouts mais peu importe-, petit nez pas épaté, teint ni trop clair ni trop foncé).


Message édité par sylphide pinklady le 19-02-2008 à 16:49:38
n°14103936
maurice ch​evallier
Versus Maurice Laspallès
Posté le 19-02-2008 à 16:47:41  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  maurice chevallier à votre liste de contactsFavoris
 

Et ne parlons pas des asiatiques qui se font friser  :o

n°14103939
ebola2
ah ah ah
Posté le 19-02-2008 à 16:48:00  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  ebola2 à votre liste de contactsFavoris
 

oui regarde mon edit :)
je précise qu'il y a bien autre chose dessous, pas lu ta réaction avant :)
j'ai aussi une cousine aux cheveux "crêpus" style sud qui de toute sa vie se défrisera, aura la pince à raidir dans les mains...
et oui des asiats qui ondulent leurs cheveux pour faire glam


Message édité par ebola2 le 19-02-2008 à 16:50:23
n°14103968
sylphide p​inklady
Posté le 19-02-2008 à 16:51:55  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

maurice chevallier a écrit :

Et ne parlons pas des asiatiques qui se font friser  :o


 
et débrider les yeux par la chirurgie. :/
 
(je m'y perds entres les edits lol)

n°14103980
ebola2
ah ah ah
Posté le 19-02-2008 à 16:52:31  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  ebola2 à votre liste de contactsFavoris
 

c'est plus subtil ok, je l'ai dit, lis moi plutôt que quoter hors contexte :)
(là c'est moi que tu vas enfermer dans un avis, sur hfr où les gens préferrent lire les quotes que le post original en entier :lol:)
je voulais appuyer que ce phénomène est englobé par un beaucoup plus vaste.
 
sinon perso je ne trouve pas belle beyoncé...mais c'est une autre histoire

Message cité 1 fois
Message édité par ebola2 le 19-02-2008 à 16:58:40
n°14104068
sylphide p​inklady
Posté le 19-02-2008 à 17:01:41  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

ebola2 a écrit :

c'est plus subtil ok, je l'ai dit, lis moi plutôt que quoter hors contexte :)
je voulais appuyer que ce phénomène est englobé par un beaucoup plus vaste.
 
sinon perso je ne trouve pas belle beyoncé...mais c'est une autre histoire


 
J'ai répondu trop vite, désolée. Pour Beyonce, je la citais en exemple car elle est souvent mise en avant pour sa beauté.
 
Pour l'uniformisation plus vaste, le problème, c'est que pour résoudre nos problèmes de société, on prône aujourd'hui le métissage. L'auteur le dit, elle se méfie de ce concept (pourtant, elle est elle-même métisse, de père africain et de mère indienne).
 
Un jour, quelqu'un m'a dit très sérieusement qu'il n'y aurait plus de guerres dans le monde lorsque nous aurions tous la même couleur de peau à force de métissage. C'est une idée séduisante mais un peu effrayante en même temps : on a tellement de mal à accepter l'autre qu'il faut gommer l'altérité pour arriver à s'entendre ?  :sweat:  
 
Ma meilleure amie au lycée était guadeloupéenne et se plaignait souvent du fait que sa petite soeur avait la peau plus claire qu'elle comme si c'était incontestablement un critère de beauté. Sur le moment, ça ne me faisait pas réagir mais en y repensant, ça m'attriste comme vision des choses.

n°14104572
henri-alex​andre
Posté le 19-02-2008 à 18:03:31  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  henri-alexandre à votre liste de contactsFavoris
 

Je pense qu'il y a à la fois des facteurs liés aux critères de beauté dominant dans un pays ou une société donnée et des facteurs liés à une volonté de s'intégrer (dans le sens "mieux se fondre dans la masse" ). Et à mon avis, les deux "types" de facteurs ne sont pas forcément liés mais parfois, ils sont bien sûr liés.
 
Donc, une jeune femme Noire qui défrise ses cheveux veut être proche du modèle de beauté dominant dans le pays / la société où elle vit. Bon, ce modèle peut largement sortir d'un pays ou d'un continent et peut venir de l'extérieur (exemple : le cas de Asiatiques vivant au Japon qui ont recours à la chirurgie pour débrider leurs yeux).
Mais cette jeune femme Noire peut aussi penser qu'en ayant des cheveux défrisés, elle ressemblerait tout simplement un peu plus à la majorité des jeunes femmes qui vivent dans le même pays qu'elle.

n°14104667
mielpopzzz​zz
And I jizzed in my pants!
Posté le 19-02-2008 à 18:13:48  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  mielpopzzzzz à votre liste de contactsFavoris
 

+1 d'un autre coté j'imagine que passer un entretien d'embauche avec une coupe afro, ou des tresses ou pire des deads c'est mort d'avance  [:jabbernaute]


Message édité par mielpopzzzzz le 19-02-2008 à 18:18:10
n°14104694
Samourai
Mais que se passe-t-il?
Posté le 19-02-2008 à 18:17:04  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  Samourai à votre liste de contactsFavoris
 

sylphide pinklady a écrit :


Revenant sur son premier défrissage, Malcolm X lachait les mots suivants::
"Ce que je pouvais être ridicule! J'admirais dans la glace un Noir avec des cheveux "blancs" (...)
 
Je venais de faire mon premier pas vers la dégradation de soi. J'avais rejoint cette multitude d'hommes et de femmes noirs qui, en Amérique, à force de bourrages de crâne, finissent par croire que les Noirs sont "inférieurs" et les blancs "supérieurs" à tel point qu'ils n'hésitent pas à mutiler et à profaner les corps que Dieu leur a donnés, pour essayer d'avoir l'air "chouette" selon les critères des Blancs.
 
Regardez autour de vous, aujourd'hui encore, dans n'importe quelle petite ou grande ville, du drugstore à quat'sous au salon "intégré" du Waldorf Astoria, et vous verrez des femmes noires en perruques vertes, roses, violettes, rousses et blond platine, ridicules comme des pantins de vaudeville. Et vous vous demanderez si les Noirs ont tout à fait perdu la tête, perdu contact avec eux-mêmes" .


 
une opinion sur les blancs qui se font des tresses? sur les blancs qui s'habillent comme des "afro-américains"?
 
pour moi ce sont des grosses conneries, destinées à nous monter les uns contre les autres!
 
Un homme reste un homme, qu'il soit noir avec des cheveux lisse ou blanc avec des tresses.
 
Malcolm X, avec de tels propos, encourage la haine raciale

Message cité 1 fois
Message édité par Samourai le 19-02-2008 à 18:17:27

---------------
Kikou, lol, mdr, ptdr, asv?
n°14104888
sylphide p​inklady
Posté le 19-02-2008 à 18:38:36  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

Samourai a écrit :


pour moi ce sont des grosses conneries, destinées à nous monter les uns contre les autres!


 
Tu as lu le sujet ou juste les dix premières lignes ? :/
 
Franchement, ce n'est pas le bouquin d'une extremiste appelant à la haine raciale, ne réduis pas son propos de cette façon, c'est dommage.

n°14104982
potemkin
Optimisateur relativiste.
Posté le 19-02-2008 à 18:48:54  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  potemkin à votre liste de contactsFavoris
 

Très beau topic, sujet intéressant, je décerne mon seal of approbation :D


Message édité par potemkin le 19-02-2008 à 18:49:05
n°14105120
tico
The RH Factor
Posté le 19-02-2008 à 19:04:37  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  tico à votre liste de contactsFavoris
 

Un peu tiré par les cheveux comme topic.
Je trouve l'idée super negative.
 
sylphide pinklady, tu t'es deja defrisé les cheveux ?
Parce que moi, si, et c'est pas pour antant que l'on rentre dans des tergiversations socio-culturelle.
 
Déja, il y a le critere esthetique et pratique, et je pense qu'il ne faut pas aller vraiment plus loin.
Comme deja dit ici, chaque "type" de personne a toujours +/- envie d'autre chose, d'avoir une autre tête.
Les blondes veulent etre brunes et inversement, les asiats avec des cheveux bouclés etc..
Bref, c'est surtout pour une question de paraitre, point barre
 
Par contre, je ne dis pas qu'il y ai pas des criteres "racistes" qui peuvent entrer en jeu lorsque certains utilisent ces produits (c'est peut etre un peu fort mais bon??).
Combien de fois j'ai vu des critiques de dirigeants / responsables parce qu'un black avait les cheveux tressés (super clean, mais pas europeens quoi).
 
 
Enfin...
 
Au fait, coté defrisage, ça marche super fort dans les pays du sud de l'europe aussi.
 
Pour ce qui est de la dangerosité des produits... bof.. je connais des gens qui font ça depuis des dizaines années, c'est pas pour autant qu'ils n'ont plus un poil sur le caillou ou qu'ils ont choppé un cancer.

Message cité 1 fois
Message édité par tico le 19-02-2008 à 19:06:49
n°14105168
korrigan73
Membré
Posté le 19-02-2008 à 19:08:48  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  korrigan73 à votre liste de contactsFavoris
 

henri-alexandre a écrit :

Je pense qu'il y a à la fois des facteurs liés aux critères de beauté dominant dans un pays ou une société donnée et des facteurs liés à une volonté de s'intégrer (dans le sens "mieux se fondre dans la masse" ). Et à mon avis, les deux "types" de facteurs ne sont pas forcément liés mais parfois, ils sont bien sûr liés.
 
Donc, une jeune femme Noire qui défrise ses cheveux veut être proche du modèle de beauté dominant dans le pays / la société où elle vit. Bon, ce modèle peut largement sortir d'un pays ou d'un continent et peut venir de l'extérieur (exemple : le cas de Asiatiques vivant au Japon qui ont recours à la chirurgie pour débrider leurs yeux).
Mais cette jeune femme Noire peut aussi penser qu'en ayant des cheveux défrisés, elle ressemblerait tout simplement un peu plus à la majorité des jeunes femmes qui vivent dans le même pays qu'elle.


disons que je trouve que ca n'a rien de plus alienant de vouloir ressembler a X ou Y peu importe sa couleur de peau...
vouloir ressembler a qq un c'est DEJA une alienation.
autant je suis d'accord avec malcolm X sur les noires de l'epoque qui voulaient faire "plus blanche que blanche" autant aujourd'hui je vois pas vraiment le probleme avec les pretendues stars du rnb qui se font eclaircir la peau...

n°14105182
sylphide p​inklady
Posté le 19-02-2008 à 19:10:21  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

tico a écrit :

Un peu tiré par les cheveux comme topic.
Je trouve l'idée super negative.
 
sylphide pinklady, tu t'es deja defriser les cheveux ?
Parce que moi, si, et c'est pas pour antant que l'on rentre dans des tergiversations socio-culturelle.


 
Je précise pour éviter toute confusion que c'est ma photo sur mon avatar. Je ne suis pas africaine et n'ai jamais eu à défriser mes cheveux.  :jap:  
 
L'auteur ne fait pas la morale à ceux qui se défrisent, elle constate que c'est très généralisé et associé aux cheveux coiffés comme si les cheveux afros naturels ne pouvaient pas l'être.

n°14105236
charlie 13
Posté le 19-02-2008 à 19:17:53  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  charlie 13 à votre liste de contactsFavoris
 

Et les blanches qui se font teindre en rousses?
Et les suédoises qui se font teindre en brunes?
Et celles qui ont les cheveux plats et qui se les font friser?
C'est de l'aliénation, aussi?


Message édité par charlie 13 le 19-02-2008 à 19:18:41
n°14105279
La questio​n
Posté le 19-02-2008 à 19:25:04  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  La question à votre liste de contactsFavoris
 

Je comprends pas trop la problématique du topic.
tu dénonces?
tu critiques?
Tu mélanges tout et n'importe quoi?
ça m'a l'air un mix des trois.


---------------
Le rôle d'un ministre [...] est-il de jouer avec les mots, les notions et les chiffres [...] pour sauver la mise de son patron qui lance une idée idiote par jour ?
n°14105652
Disturbed ​Angel
The truth isn't out there
Posté le 19-02-2008 à 20:13:35  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  Disturbed Angel à votre liste de contactsFavoris
 

En gros l'idée (j'ai mis en gros donc ne me sautez pas sur le dos merci :o ) est que défrisage et blanchiment de la peau= aliénation et volonté de ressembler aux cannons de beauté actuels.  
 
Je suis totalement d'accord pour le blanchiment de la peau, qui est une technique autement dangereuse, et bête dans le fond, parce qu'on ne peux pas changer la couleur de sa peau (oui oui machin obvious toussa...)(bon je sais pas comment M. Jackson a réussi mais ce n'est pas le sujet) . J'assimille ça à celles et ceux qui ont recours à la chirurgie esthétique pour paraître "plus beau", ou plus jeune, et qui au lieu de se rendre chez un psychologue ou psychiatre se font opérer et tombent dans un engrenage: "maintenant que mon menton été refait, mon nez ne me plaît plus etc...". C'est vrai que c'est plutôt réducteur de prendre cet exemple uniquement avec les Noirs...
 
Pour les cheveux crépus là je ne suis plus d'accord. Et pourquoi ce serait une aliénation de se faire défriser les cheveux? Pourquoi serait-ce pour ressembler à quelqu'un? Je suis noire, je me défrise les cheveux, parce que je trouve ça beaucoup plus pratique, je n'aime pas les tresses, et encore moins les tissages parce que ça fait effet perruque. Je pense que la psychologue qui a écrit cette étude n'a jamais essayé de mettre un coup de peigne dans des cheveux crépus, et n'en a jamais eu sur la tête pour dire des trucs comme ça.... Plus facile à coiffer, donc moins de temps dans la salle de bains, c'est pour ça que je l'ai choisit.  
Pour le danger, quasiment dire qu'on est inconscientes faut pas charrier, et arrêter de prendre les gens pour des imbéciles, oui c'est un produit dangereux, mais y'a des marques auxquelles ont peut se fier, et il faut faire attention à ce que la personne qui applique le produit sache ce qu'elle fait. Quand on va dans un salon  généralement elles savent ce qu'elles font sinon elles n'auraient plus de clientes, et c'est comme partout, il y a parfois des ratés à causes de gens qui n'y connaissent rien....  
 
Sinon entre parenthèses pour une psychologue qui fait une espèce d'étude sur ce sujet par ler de "caractère racial" me fait doucement rigoler :sarcastic:  enfin bref

n°14106321
Samourai
Mais que se passe-t-il?
Posté le 19-02-2008 à 21:20:57  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  Samourai à votre liste de contactsFavoris
 

La question a écrit :

Je comprends pas trop la problématique du topic.
tu dénonces?
tu critiques?
Tu mélanges tout et n'importe quoi?
ça m'a l'air un mix des trois.


 
toujours à troller celui là...
 
si ça te plait pas tu n'es pas obligé de participer!


---------------
Kikou, lol, mdr, ptdr, asv?
n°14106403
Kaymi
LE FORUM BUG
Posté le 19-02-2008 à 21:28:14  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  Kaymi à votre liste de contactsFavoris
 

maurice chevallier a écrit :

Et ne parlons pas des asiatiques qui se font friser  :o


ça c'est surtout quand elles commencent à vieillir :o

n°14109575
sylphide p​inklady
Posté le 20-02-2008 à 01:37:34  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

La question a écrit :

Je comprends pas trop la problématique du topic.
tu dénonces?
tu critiques?
Tu mélanges tout et n'importe quoi?
ça m'a l'air un mix des trois.


 
Je trolle, tu trolles, il trolle, nous trollons...  :sleep:  
 

Disturbed Angel a écrit :

Pour les cheveux crépus là je ne suis plus d'accord. Et pourquoi ce serait une aliénation de se faire défriser les cheveux? Pourquoi serait-ce pour ressembler à quelqu'un? Je suis noire, je me défrise les cheveux, parce que je trouve ça beaucoup plus pratique, je n'aime pas les tresses, et encore moins les tissages parce que ça fait effet perruque. Je pense que la psychologue qui a écrit cette étude n'a jamais essayé de mettre un coup de peigne dans des cheveux crépus, et n'en a jamais eu sur la tête pour dire des trucs comme ça.... Plus facile à coiffer, donc moins de temps dans la salle de bains, c'est pour ça que je l'ai choisit.  
Pour le danger, quasiment dire qu'on est inconscientes faut pas charrier, et arrêter de prendre les gens pour des imbéciles, oui c'est un produit dangereux, mais y'a des marques auxquelles ont peut se fier, et il faut faire attention à ce que la personne qui applique le produit sache ce qu'elle fait. Quand on va dans un salon  généralement elles savent ce qu'elles font sinon elles n'auraient plus de clientes, et c'est comme partout, il y a parfois des ratés à causes de gens qui n'y connaissent rien....  
 
Sinon entre parenthèses pour une psychologue qui fait une espèce d'étude sur ce sujet par ler de "caractère racial" me fait doucement rigoler :sarcastic:  enfin bref


 
Il s'agit d'une sociologue pas d'une psychologue.
 
Je comprends l'argument pratique mais est-ce qu'il est normal qu'une femme noire qui garde ses cheveux naturels soit considérée comme mal coiffée et discréditée ?
 
Pour l'argument disant qu'il n'y aurait plus de clientes si le produit était dangereux, c'est totalement faux. L'un d'entre eux a d'ailleurs été interdit il y a quelques années alors qu'il était communément utilisé.
 
Mais on fait parfois parfois des choses insensées pour être belle, ce n'est pas ce qui m'intrigue. Je ne pense pas non plus que l'auteur s'arrête à ça. Elle se demande simplement pourquoi si peu de femmes noires gardent leurs cheveux naturels.  
 
Comme beaucoup l'ont dit, beaucoup de femmes blanches se colorent, frisent et défrisent mais ce n'est pas la norme ni la majorité ! Aucune femme blanche ne se considérera mal coiffée parce qu'elle a sa couleur et sa texture naturelle.
 
Encore une fois, je ne crois pas qu'il faille se sentir attaquée. Si pour toi, il n'y a aucune pression, aucun modèle dominant et que tu le fais par goût esthétique sans influence, tant mieux ! Mais tu pars de ton exemple personnel alors que la sociologue analyse un phénomène de masse. C'est là toute la différence. je le dis sans vouloir t'offenser ni remettre ton témoignage en cause.  :jap:

n°14110001
tico
The RH Factor
Posté le 20-02-2008 à 07:33:11  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  tico à votre liste de contactsFavoris
 

L'idée du topic n'est pas stupide, simplement l'orientation vers la population noire me fait encore penser a la notion classique de crise d'identité des Noirs.
 
L'exemple du defrisage n'est simplement pas le meilleur, parce que d'une part, on rentre dans un critere esthetique qui peut changer suivant le type de population, et d'autres part parce que je pense qu'un certains nombres d'exemples presents dans la seconde et troisieme reponse sont completement orienté.
Il n'y a pas que les p'tites black qui portent des rajouts, des perruques, ou qui ont eu des problemes avec leur cuir chevelu.  Loin de là...

n°14110018
Prems
Just a lie
Posté le 20-02-2008 à 07:47:14  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  Prems à votre liste de contactsFavoris
 

Samourai a écrit :


 
toujours à troller celui là...
 
si ça te plait pas tu n'es pas obligé de participer!


 

sylphide pinklady a écrit :


 
Je trolle, tu trolles, il trolle, nous trollons...  :sleep:  
 


 
De bons prétextes pour ne pas avoir à lui répondre ? Un peu facile.


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Ratures - Cuisine
n°14110042
ShonGail
Le cri primal ...
Posté le 20-02-2008 à 08:11:49  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  ShonGail à votre liste de contactsFavoris
 

sylphide pinklady a écrit :


 
Je trolle, tu trolles, il trolle, nous trollons...  :sleep:  
 


 
Le truc qui fonctionne le mieux est d'ignorer.
Regarde, tu quotes et t'as déjà un de ses potes qui vient titiller à son tour.


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Feedback
n°14110083
lord frica​delle
Sa Sainteté
Posté le 20-02-2008 à 08:31:07  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  lord fricadelle à votre liste de contactsFavoris
 

Parler d'aliénation pour une tendance culturelle est déjà un troll en soi.
Faux topic polémique qui s'écroule sous son propre non sens.
 
Je ne suis pas noir mais pourtant je grille régulièrement sous les UV pour avoir une peu plus mate et en plus j'ai les cheveux très bouclés. Suis je une aliénation du peuple blanc selon toi ?

n°14110125
ShonGail
Le cri primal ...
Posté le 20-02-2008 à 08:48:42  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  ShonGail à votre liste de contactsFavoris
 

Il s'agit du travail d'une sociologue sur l'amérique des années 50/60/70, pas du mémoire d'un étudiant en cosmétologie.
 
Il faut savoir étudier les périodes sociales sans égocentrisme. Il faut savoir aussi différencier l'auteur de l'étude de celui qui rapporte les propos. Le terme "aliénation" est à mettre au crédit de l'auteur.
Peut-on discuter des sciences sans discréditer les intervenants ?


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Feedback
n°14110161
Prems
Just a lie
Posté le 20-02-2008 à 09:01:34  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  Prems à votre liste de contactsFavoris
 

ShonGail a écrit :

Il s'agit du travail d'une sociologue sur l'amérique des années 50/60/70, pas du mémoire d'un étudiant en cosmétologie.
 
Il faut savoir étudier les périodes sociales sans égocentrisme. Il faut savoir aussi différencier l'auteur de l'étude de celui qui rapporte les propos. Le terme "aliénation" est à mettre au crédit de l'auteur.
Peut-on discuter des sciences sans discréditer les intervenants ?


Quand le postulat de base tient debout, peut-être.
 
Et vu ton précédent post, c'est priceless comme remarque.


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Ratures - Cuisine
n°14110166
sylphide p​inklady
Posté le 20-02-2008 à 09:02:16  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

ShonGail a écrit :

Le truc qui fonctionne le mieux est d'ignorer.
Regarde, tu quotes et t'as déjà un de ses potes qui vient titiller à son tour.


 
Vi, tu n'as pas tort.
 

lord fricadelle a écrit :

Parler d'aliénation pour une tendance culturelle est déjà un troll en soi.
Faux topic polémique qui s'écroule sous son propre non sens.
 
Je ne suis pas noir mais pourtant je grille régulièrement sous les UV pour avoir une peu plus mate et en plus j'ai les cheveux très bouclés. Suis je une aliénation du peuple blanc selon toi ?


 
Attention au sens d'aliénation qu'elle emploie dans son titre et qui n'est pas tout à fait le même en sociologie. Elle s'explique à ce sujet dans la video et je pense que tu focalises là-dessus par erreur.  
 
Ceci dit, je ne vois pas où est le troll, on considère généralement aujourd'hui que la mode du corset était une aliénation de la femme par exemple.
 
Selon moi, tu devrais faire gaffe aux UVs surtout si tu dis toi-même "griller", ça me paraît de mauvais augure mais ça n'engage que moi ! :D
 
Je vois que vous venez chercher absolument une polémique là où je voulais simplement partager les réflexions d'un auteur que j'ai trouvée intéressante et pertinente. Je voulais avoir des avis divers sur la question et certains ont bien compris le sujet.  :jap:  Pour d'autres, ce n'est pas clair, j'aurais dû pour vous contenter lancer une phrase lapidaire du genre "Les noirs qui se défrisent sont vraiment des faux noirs vous ne trouvez pas ?  :fou: "... Ben non, désolée, je n'avais même jamais réfléchi là-dessus avant de lire cette interview donc je n'ai pas d'avis aussi tranché. et à vrai dire, il ne s'agit pas de juger qui que ce soit mais simplement pour moi de réfléchir au sens profond de ces choix esthétiques.
 
Quelques précisions sur l'auteur :
 

Citation :

Juliette SMERALDA, sociologue martiniquaise, consacre cet essai à une étude anthropologique et psychologique pour re-tracer le cheminement de l’image de soi dans les diasporas noire et indienne: cheveux et peaux sont au centre d’une identité mouvementée, malmenée par un passif lourd. Les séquelles identitaires, référencées ici, sont issues d’enquêtes et de documentations denses.  
 
«Notre intention n’est pas de chercher à ancrer les phénomènes de dénaturation de leur cheveu et de leur peau observés chez certaines populations, dans un discours de la sélection naturelle teinté de darwinisme social. Il s’agit plutôt de considérer ces phénomènes en tant qu’aberrations engendrées par une déstructuration du rapport de ces populations à leurs propre corps.» («Peau noire, cheveu crépu» - p. 40)  
 
Docteur en Sociologie, Juliette SMERALDA enseigne à la Faculté des Sciences sociales de l’université Marc Bloch – Strasbourg II, en qualité d’Attachée de Recherche et d’Enseignement. Impliquée dans un domaine de recherche: l’Interculturalité.  


 
Le plan de son livre :
 

Citation :

Les sections thématiques de son ouvrage «Peau noire, cheveu crépu»:  
l’Introduction de Juliette SMERALDA: considérations générales  
«Se pourrait-il que derrière la pratique du défrisage, à laquelle peu de femmes aux cheveux crépus échappent, adolescentes voire petites filles incluses, se cache une non-acceptation de la nature de leurs cheveux par toutes ces femmes?» (Introduction – p. 7)  
 
1 ère partie: Eléments d’anthropologie raciale et d’histoire  
Chap.1 - Les origines de la représentation négative du cheveu crépu et de la peau noire  
 
Chap. 2 - La combinaison noir/crépu/laideur  
                Les canons d’une esthétique déniée: exemple afro-américain  
 
2 ème partie: Vision contemporaine des pratiques esthétiques  
Chap. 3 – Historique des techniques de transformation de la structure et de la couleur du cheveu  
 
Chap. 4 – Le corps dans la société de consommation  
 
Chap. 5 –Mouvements identitaires et remise en question du défrisage et de l’éclaircissement  
 
3 ème partie: Travaux empiriques  
Chap. 6 – Résultats de la première enquête  
 
Chap. 7 – Résultats de la deuxième enquête  
 
Chap. 8 – Eléments de réflexion  
 
la Conclusion de Juliette SMERALDA  
«C’est toute la personne du Noir à laquelle on porte atteinte lorsque l’on dénie ses traits somatiques, sa couleur de peau et sa culture» (p. 289 – en conclusion)  
 
Annexes  
   
Eléments bibliographiques  
3. Une étude comportementale – capillaire, cosmétique et morphologique  
3.1 Le statut du cheveu crépu/frisé, de la peau noire et des traits noirs  
Juliette SMERALDA mène une réflexion sur le statut de «stigmate» (p. 87) du cheveu crépu/frisé, de la peau noire et des traits noirs. Statut malmené par «une domination ethno-esthétique»  (p. 85):  
 
«Religieux, voyageurs, chroniqueurs, savants et scientifiques de tout acabit ont importé leurs préjugés en Europe et soumis le cheveu crépu, les traits morphologiques et la couleur des Extra-occidentaux à des appréciations très subjectives, voire très défavorables. Celles-ci se sont pérennisées et sont au moins en partie responsables du statut de stigmates dont héritent les caractères morphologiques de certains groupes humains» (p. 59)  
 
3.2 Les transformations capillaire, épidermique et morphologique: des «stratégies» questionnées  
La sociologue trace un Historique du peigne africain, de la coiffure africaine, des méthodes de modification de la structure et de la couleur du cheveu et de la peau. Les transformations capillaire, épidermique et même morphologique sont nées aux Etats-Unis: «le fait d’ailleurs que les défrisants et dépigmentants destinés aux Noirs soient apparus aux Etats-Unis ne relève pas du hasard: un lieu entre la situation de ce pays qui n’est jamais parvenu à souffrir sa minorité noire, et l’apparition de ces procédés qui, à l’instar de la dilution biologique largement entamée, viennent assez rapidement à bout des traits négroïdes les plus résistants…» (p. 65). Ces transformations correspondent à «la stratégie de dénaturation (défrisage et décoloration)» (p. 86), dans la Douleur, puisqu’elles sont  « des pratiques mimétiques inspirées du modèle blanc caucasien» (p. 152):  
 

  • le cheveu crépu/frisé: «Il donnerait spontanément le sentiment d’être hirsute, non domestiqué et «sale». Il semble donc faire désordre lorsqu’il est porté dans son état naturel, et par les femmes. Il est alors l’objet de moqueries et d’exclusion auxquelles les porteurs ne sont pas toujours en mesure de faire face, surtout lorsqu’il s’agit de s’intégrer à un groupe de pairs et de se sentir exister parmi ceux-ci. Se défaire du cheveu-stigmate serait donc devenu un leitmotiv auquel peu de femmes opposent une réelle résistance.» (p. 62) - «une (sur)représentation négative du cheveu crépu» (p. 69) - «l’histoire douloureuse et irréversible» (p. 103) du cheveu crépu - «se défriser c’est faire la preuve de son aptitude à devenir un sujet socialement «adapté» à un environnement désormais travaillé en profondeur par le modèle occidental» (p. 151) - «par la pratique du défrisage, il s’agit de soustraire les cheveux à la tyrannie du regard qui pénalise socialement. Crépu étant synonyme de disgrâce, d’imperfection, de ruralité, de manque de raffinement, etc., ce cheveu-là doit disparaître derrière un lissage». (p. 153)  

 

  • la peau noire: «une rigoureuse instrumentalisation de la couleur de l’épiderme» (p. 85) - «pour cadrer avec l’idéal en vigueur, aucun sacrifice n’est trop grand, aucune douleur insupportable» (p. 90) – la peau «soumise à des formes d’agression caractérisée» (p. 131) – «les personnes qui se défont de ce capital attaquent la couche cornée (de l’épiderme), qui les protège de l’action des ultraviolets et s’exposent ainsi à des pathologies qui peuvent entraîner la mort». (p. 131)  

 

  • le corps: la Rhinoplastie pour «dompter le nez épaté et le bout rond qu’il affiche, afin de doter le porteur malheureux d’un «vrai» nez, digne de ce nom: un nez pointu» (p. 170) – le «désépaississement» (p. 170) des lèvres.  

3.3 L’enjeu social  
Une diaspora confrontée, du fond même et du fait même de son histoire de domination, d’aliénation. S’adapter exige ce gommage systématique et mimétique de spécificités noires? Une interrogation légitime: le regard extérieur se décline dans tous les aspects de socialisation et d’acceptation. Sont véhiculés des supports prolifiques de la société de consommation: la presse dite «ethnique» féminine et masculine, la publicité valorisent une peau et des traits métisses: «la (nouvelle) femme noire, la femme noire moderne n’est pas noire de peau» (p. 181)  
 
Naît un complexe de soi, vécu comme un réel «handicap» (p.62), combattu avec force sacrifices et artifices coûteux et même dangereux… Objectif : acquérir une conformité…celle dominante.  
http://www.potomitan.info/atelier/pawol/smeralda.php


 
Apparemment, elle n'est pas la seule à voir les chose de cette manière, je suis tombée sur ce site qui, de façon moins documentée dit presque la même chose :
 
http://www.bouclesetcotons.com/


Message édité par sylphide pinklady le 20-02-2008 à 09:35:09
n°14110353
sylphide p​inklady
Posté le 20-02-2008 à 09:45:23  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 


 
Comme je l'ai dit dans mon post précédent, avoir des avis divers sur la question.  :jap:  
 
Selon toi, est-ce que cette sociologue a posé une question intéressante ? Est-ce qu'au contraire elle se plante totalement ? Qu'est-ce que toi tu en penses ? Est-ce qu'il y a une de ses idées que tu trouves particulièrement judicieuse ou fausse ?
 
(sinon le but secret est de prendre le contrôle de ce forum mais c'est secondaire)

n°14110414
sylphide p​inklady
Posté le 20-02-2008 à 09:54:15  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 


 
Je dirais même qu'il s'agit d'un sujet touffu...  :pt1cable:  
 
Je ne pense pas que l'auteur préconise des brigades anti défrisage qui interviendraient dans les salons en faisant exploser leurs ceintures de TNT hein. :)

n°14110485
toto_2131
Vaudeville Villain.
Posté le 20-02-2008 à 10:03:22  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  toto_2131 à votre liste de contactsFavoris
 

Topic faussement polémique et au but flou, en plus l'auteur est même pas noir :o  


Message édité par toto_2131 le 20-02-2008 à 10:03:34

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Get fresh batteries if you want rewind
n°14110503
sylphide p​inklady
Posté le 20-02-2008 à 10:05:53  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

D'abord, (et j'ai mis les liens en dessous), les articles ne sont pas de moi mais de simples copiés collés, je n'ai donc pas passé des heures à rédiger ce topic, tout juste un peu soigné la présentation. :)
 
Ensuite, je comprends bien que sur Hardware-fr, réfléchir sur le sens des modes n'est pas un sujet récurrent mais moi ça m'intéresse ! :) Enfin, j'ai été séduite par l'intelligence de cette dame et intéressée au point d'avoir envie d'en savoir plus. A vrai dire, j'espérais un peu tomber sur d'autres personnes qui avaient lu son livre (qui s'est très bien vendu) mais ce n'est pas encore le cas.
 
C'est bon, j'ai mon permis de poster ? ^o^

n°14110572
doutrisor
Posté le 20-02-2008 à 10:16:26  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  doutrisor à votre liste de contactsFavoris
 

Sylphide pinklady, tu perds ton temps sur HFR (et sur la majorité des forums internet à mon humble avis  :D  ). Un message argumenté, de plus de 2 lignes, sans polémiques, insultes, trolls, ricanements, mépris.... cela n'intéresse pas grand monde ici.
 
J'ajoute que la question soulevée n'est pas nouvelle, il me semble l'avoir déjà lu (peut-être par Malcom X ?)


---------------
"“Si le financier manque son coup, les courtisans disent de lui: c'est un bourgeois, un homme de rien, un malotru; s'il réussit, ils lui demandent sa fille.”
n°14110576
un de plus
Posté le 20-02-2008 à 10:17:14  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  un de plus à votre liste de contactsFavoris
 

Ca reste une coiffure avant tout. De là à voir un phénomène de société :heink:
 
Penses-tu que la mode du bronzage vienne du fait que les blancs veulent ressembler aux noirs ?
 
J'avais effectivement entendu dire qu'à l'époque de James Dean, beaucoup de Maghrébins voulaient être coiffés comme lui, avec les difficultés techniques que cela suppose. C'est amusant tout au plus.
 
Les différences physiques distinguant les origines ethniques sont vouées à disparaître. Regarde les Etats Unis, la société évolue vers une couleur de peau légèrement bazanée à force de métissages. Il y a peu de vrais noirs foncés, beaucoup ont une peau claire voire très claire ! Pour les cheveux, c'est pareil voire pire, car on peut en faire ce que l'on veut et c'est même encouragé par la mode :)


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25-01-2008 : 30 cheeseburgers en 1h52
n°14110622
La questio​n
Posté le 20-02-2008 à 10:25:15  profilVoir le bbcodeansweranswer +configMPAjouter  La question à votre liste de contactsFavoris
 

Samourai a écrit :


 
toujours à troller celui là...
 
si ça te plait pas tu n'es pas obligé de participer!


 
Applique à toi-même en premier lieu ce que tu demandes aux autres.
Et s'il te plait, évite de jouer à la victime par la suite.
 

tico a écrit :

L'idée du topic n'est pas stupide, simplement l'orientation vers la population noire me fait encore penser a la notion classique de crise d'identité des Noirs.
 
L'exemple du defrisage n'est simplement pas le meilleur, parce que d'une part, on rentre dans un critere esthetique qui peut changer suivant le type de population, et d'autres part parce que je pense qu'un certains nombres d'exemples presents dans la seconde et troisieme reponse sont completement orienté.
Il n'y a pas que les p'tites black qui portent des rajouts, des perruques, ou qui ont eu des problemes avec leur cuir chevelu.  Loin de là...


 
Voilà.
ça semble vachement orienté, très étroit d'esprit comme problématique et comme façon de l'aborder.
Déjà le mélange défrisage-blanchiment de peau, deux choses différentes dans leur  finalité.
De plus le manque total de recul, vis-à-vis du sujet, dans la façon de l'aborder.
 
Les japonaises qui fuient le soleil pour avoir un teint de lait, est-ce aussi une aliénation?
Les européennes qui passent leurs heures à griller au soleil, est-ce aussi une aliénation?
Les juives qui se font opérer du nez, est-ce aussi une aliénation?
Les brésiliennes qui se font opérer à leur 16 ans, est-ce aussi une aliénation?
 
Et au delà de ça, te rends-tu compte et dans ce cas dans quel but reprends-tu sans le moindre recul de la propagande d'un mouvement identitaire (la référence à Malcom X aurait dû te mettre la puce à l'oreille) pour asseoir ton discours?


---------------
Le rôle d'un ministre [...] est-il de jouer avec les mots, les notions et les chiffres [...] pour sauver la mise de son patron qui lance une idée idiote par jour ?
n°14110670
sylphide p​inklady
Posté le 20-02-2008 à 10:30:01  profilVoir le bbcodeansweranswer +MPAjouter  sylphide pinklady à votre liste de contactsFavoris
 

doutrisor a écrit :

Sylphide pinklady, tu perds ton temps sur HFR (et sur la majorité des forums internet à mon humble avis  :D  ).


 
Je...Non attendez, je peux progresser !  :sweat:  
 
En fait, vous n'avez rien compris, je voulais dire depuis le début que les noirs avaient une grosse bite et dansaient en rythme en rigolant très fort, vous ne trouvez pas ça bizarre ???
 

un de plus a écrit :

Les différences physiques distinguant les origines ethniques sont vouées à disparaître. Regarde les Etats Unis, la société évolue vers une couleur de peau légèrement bazanée à force de métissages. Il y a peu de vrais noirs foncés, beaucoup ont une peau claire voire très claire ! Pour les cheveux, c'est pareil voire pire, car on peut en faire ce que l'on veut et c'est même encouragé par la mode :)


 
Peut-être qu'elles sont vouées à disparaître mais elles existent en attendant. D'un côté, c'est une évolution logique et inéluctable, de l'autre, il y a des personnes très typées à qui ça doit faire une belle jambe de savoir que dans trois siècles, tout le monde sera basané... :) AVoir la peau très noire serait has been en quelque sorte ?
 

La question a écrit :


Et au delà de ça, te rends-tu compte et dans ce cas dans quel but reprends-tu sans le moindre recul de la propagande d'un mouvement identitaire (la référence à Malcom X aurait dû te mettre la puce à l'oreille) pour asseoir ton discours?


 
Tu me prêtes des jugements qui ne sont pas les miens mais peu importe. As-tu une preuve qu'il s'agit de la propagande d'un mouvement identitaire (le livre de cette sociologue) ?  
 
edit : tu dis aussi que "Déjà le mélange défrisage-blanchiment de peau, deux choses différentes dans leur  finalité." mais pour quelle raison ne pourrait-on pas les mettre sur le même plan ?

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Message édité par sylphide pinklady le 20-02-2008 à 10:38:21
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