| BoraBora |
Hafrexx a écrit :
hu hu faut pas pousser non plus. C'est à toi de prouver que tu as louer les oeuvres, pas aux forces de l'ordre de prouver le contraire ;)
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Je suis pas juriste pour 2 ronds et je dis peut-être des bêtises, mais il me semble que pour qu'une action quelconque soit lancée, il faut qu'il y ait présomption de délit, ou quelque chose du genre, non ?
Scénario improbable à la mords-moi-le-chose : ton voisin en a marre d'entendre Avril Lavigne du matin au soir à donf le 5.1 et veut se venger en prévenant son cousin policier qui bosse justement à la Brigade de Répression du Piratage, vu que sa fille qui entretient des relations coupables avec ton imbécile de fils lui a dit que tu avais des dizaines de CD gravés et 3 disques durs de 200 Go pleins de MP3 (si quelqu'un veut acheter les droits pour l'adaptation au cinoche, qu'il me contacte par PM :D ).
La brigade arrive : est-ce à elle de prouver ta culpabilité ou toi de prouver ton innocence ? A ce stade, c'est seulement une présomption, donc il me semble que c'est à eux de recueillir les preuves pour pouvoir t'inculper. On ne t'inculpe pas juste au prétexte que "p't'être qu'y a délit, et p't'être pas". Enfin, il me semble. :heink:
Dès lors que la copie d'un bien temporairement possédé (location en vidéo-club, en médiathèque, ou achat/revente) est "tolérée" ou à tout le moins n'est pas motif à poursuites, comment ensuite prouver pour les autorités, hors flagrant délit, que les copies possédées proviennent de sources illégales ? Si les fichiers proviennent bien du P2P et n'ont pas été modifiés, il est probable qu'une comparaison bit à bit avec les mêmes fichiers qui continuent à circuler pourrait constituer une preuve de l'origine illégale (à voir...). Mais s'ils ont été modifiés par leur propriétaire, c'est fini (réencodage etc.).
En prenant le problème par l'autre bout, avec un exemple cette fois plus crédible (le mien, pour tout dire :D ) : les 3/4 de ma discothèque sont en lossless, et j'ai les CD originaux. Mais 1/4 est constitué de MP3 encodés par moi à partir de CD empruntés en médiathèque, à une époque où j'ignorais encore l'existence du lossless et où l'étroitesse des disques durs ne m'aurait de toute façon pas permis mieux que du Lame VBR. J'ai par ailleurs quelques DVD du vidéo-club, rippés tels quels, en attente de visionnage sur mon TViX dans le salon.
En admettant que ce soit à moi de prouver que tous ces MP3 et ces quelques films sont des copies d'originaux que j'ai loués, quels sont mes recours ? Ni les médiathèques ni les vidéo-clubs ne délivrent de reçus, et ils ne sont pas tenus de le faire par la loi (au contraire d'une facture, obligatoire dans le cas d'un achat). Leurs fichiers informatiques ne remontent pas forcément très loin (ma période médiathèque remonte à des années), et je suppose qu'ils ne sont pas tenus non plus d'y faire des recherches à la demande d'un client/usager.
C'est pour toutes ces raisons que je doute qu'en l'état actuel de la loi il soit possible qu'une action soit entreprise s'il n'y a pas flagrant délit. Mais bon... je lance des pistes histoire de discuter, hein ? Je suppose qu'il faudra quelques cas de jurisprudence pour commencer à y voir clair. En l'état, ça ne me paraît pas logique du tout que l'on puisse faire une copie à usage privé d'un bien que l'on ne possède pas. |