| Jubijub |
masklinn a écrit :
Non. Aux US il est assez facile de déchoir les gens de leur droit de vote, mais beaucoup plus difficile pour le droit d’être élu, surtout au niveau fédéral: même si tu prônes ke renversement du gouvernement en réunion (18 usc 2385) t’es interdit d’emploi par le gouvernement fédéral pendant 5 ans… sachant que t’encours 20 ans de tôle. Il y en a o-e d’autres mais les seuls situations que j’ai trouvé ou t’es inéligible sont impeachment + removal (optionnel), trahison, rébellion, et insurrection (18 usc 2381 et 2383).
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OK Dion a écrit :
Ca ne me semble pas bien compliqué : tu obliges les républicains à se positionner contre/avec lui et tu espères une fracture du GOP qui amène une candidature d'un indépendant en 2024 [:spamafote]
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le truc c'est que si il se représente dans 4 ans: - au vu des dernieres actions c'est pas dit du tout qu'il passe...déjà que là il est pas passé - on peut espérer que plus de républicains modéré jettent l'éponge (note : ceci dépendra du candidat démocrate : si ils ont un Biden bis, ie centriste, ça peut le faire, si c'est AOC, elle risque d'être trop polarisante (elle peut aussi attirer des gens qui votent plus)) - si les démocrates chient pas partout en 4 ans ils ont le temps de réformer la publicité politique / encadrer les réseaux sociaux pour éviter l'effet de chambre d'écho monstrueux qu'ils ont eu Je suis pas sur que tabler sur les républicains modérés va marcher : ils ont été nulle part pendant 4 ans, à part un peu le Lincoln project, et encore. Ils étaient où les sénateurs républicains modérés pendant ces 4 dernières années (à part peut etre Romney, et si Romney est ton étalon de "modération", t'es dans la merde :o ) Plam a écrit :
En fait il faut bien distinguer 2 choses : tu peux tenir des propos répréhensibles par la loi sur une plateforme privée (mais visible par tous). Et tu peux être poursuivi judicièrement pour ça, ça c'est très bien. Ensuite, que tu te fasse BAN de Twitter ça concerne que toi et Twitter, via les CGU. Je vois pas en quoi c'est contre la liberté d'expression, ça n'a rien à voir.
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le problème c'est qu'il faut 1/ que l'on puisse lié une personne civile (ou morale) à ses propos de manière fiable, non répudiable, etc..., et 2/ que les lois clarifient exactement ce qui est délictuel (être un connard sans moral compass n'est pas illégal) et 3/ que les gournement soient équipés pour poursuivre efficacement et rapidement les délis. Aujourd'hui 1 et 3 ne sont clairement pas vrais, et le fait que 3/ ne soit pas vrai veut dire que si tu veux une réponse en temps et en heure (tu peux toujours poursuivre les gens, mais si le jugement arrivent 1 an plus tard le dommage est fait), il faut que ce soit la plateforme elle même qui modère. Tu es donc dans une situation où la justice dépend du bon vouloir d'un acteur privé, ce qui me semble etre une très mauvaise idée. Je pense que Twitter et Facebook ont eu raison d'agir, mais c'est un trou monstrueux dans la raquette si c'est le dernier rampart pour éviter une insurrection. Les flags sur les tweets genre "ces propos peuvent être inexacts", c'est sympa mais c'est super faible. et c'est là que le point 2/ intervient : il faut une réponse juridique adaptée à un monde où y'a de l'info en continu, des millions de gens qui postent en 1h en commentant les images d'un couillon à moitié à poil qui se balade dans le Congrès, etc... Nos lois sont baties pour l'ère de la presse écrite, pas de Twitter. Elles sont aussi baties pour un nombre limités de publishers qui font de l'auto-censure. Pas pour 2 milliards de gens qui publient leur opinion sans limites. |