master71 a écrit :
le blog demandé n'existe pas.
donc rien à dire.
par contre, juste pour le titre, la conscience artificielle existera un jour, tout comme l'intelligence.
c'est la voie de l'entropie maximale.
|
Bon, j'en poste une copie:
Pourquoi la conscience ne sera JAMAIS artificielle.
29 Juin 2014 , Rédigé par Quelqu'un
L'Homme ne pourra jamais construire une conscience artificielle. Certains disent "intelligence artificielle", mais ce terme n'a pas de sens, ou un sens trompeur.
__
Préliminaire terminologique : il y a le procédé, et le produit, qui peuvent être naturels ou artificiels :
Un procédé artificiel peut mener à un produit naturel ou à un produit artificiel (et pour la suite, on s'intéressera seulement à cette problématique).
Un procédé naturel ne peut mener qu'à un produit naturel... par définition, la nature engendre la nature.
Un grain de maïs naturel peut germer en un épis de maïs monstrueux... mais cela restera un monstre naturel. Tout ça pour dire qu'accoucher d'un monstre, ça n'entre pas dans le cadre de la conscience artificielle...
Par contre, si on a trafiqué génétiquement un grain de maïs, on aura cette fois des monstres industriels, artificiels (et c'est ça qui nous intéresse ici : peut-on faire la même chose avec la conscience ?)
Autre exemple :
L'Homme peut synthétiser, en laboratoire, de la morphine en suivant un procédé, lui, artificiel : c'est-à-dire différent du procédé naturel en œuvre dans le pavot somnifère. Et ces morphines sont toutes les deux (produit naturel), aussi efficaces pour faire un bon gros dodo (aïe).
L'Homme peut aussi synthétiser des molécules inexistantes à l'état naturel (produit artificiel), mais possédant des propriétés voisines de celles de la morphine (je vous laisse vous informer auprès d'un dealer ou d'un pharmacien).
__
L'Homme peut théoriquement (et ça a évidemment des intérêts industriels et militaires), synthétiser en laboratoire de l'ADN, des cellules, et finalement de la vie artificielles.
Il peut également, toujours en théorie, par un procédé artificiel, synthétiser une conscience naturelle. On peut imaginer "scanner", molécule par molécule, un être, et le reconstituer par la suite, sa conscience sera naturelle, et dupliquée, par un procédé artificiel.
Mais l'Homme ne pourra jamais synthétiser en laboratoire une conscience qui ne soit pas la copie conforme d'une conscience naturelle (la mienne, la vôtre, celle de ma chienne).
(je finis cet article dans quelques minutes, il faut que j'aille déguster une tarte bien fraiche. Si jamais je meurs dans les escaliers, je vous donne la version courte : conscience et matière sont intimement liées, la vie a mené à la conscience des seules manières possibles pour cela, et aucune création consciente, usant de n'importe quelle technique, n'importe quelle découverte, qu'elle soit moléculaire, biologique, ou informatique, ne saurait reconstruire de zéro une conscience artificielle, car la complexité de la conscience recouvre exactement la complexité matérielle, c'est-à-dire que, de même que la science ne comprendra jamais rien à la matière -et elle ne s'en cache pas : elle admet qu'elle ne peut donner que des modèles valables jusqu'à preuve du contraire, et que ces modèles servent essentiellement à la modification de notre environnement- de même elle ne comprendra jamais rien à la conscience. Tout juste pourra-t-elle modifier une conscience existante, par exemple avec des électrodes pour bousiller soigner l'humeur de pauvres gens, ou encore la lobotomie, pour les rendre plus dociles)
Je ne suis pas mort dans les escaliers. Mais je vais laisser cet excellent résumé.
__
La conscience, comme la matière, n'est pas analysable, comme le seraient un ordinateur ou un moteur de voiture.
Considérons Platon : on lui présente un moteur de voiture, cette chose lui sera totalement mystérieuse. Cependant il peut le démonter, comprendre l'utilité de chaque pièce, et finalement le fonctionnement de l'ensemble.
Tout ce que l'Homme a conçu, il peut évidemment en comprendre le génie.
L'inverse est également vrai : ce que l'Homme n'a pas conçu, il ne peut pas le comprendre. Et il ne pourra jamais le comprendre.
La science permet certes des applications techniques et des prédictions, des reproductions de faits, mais elle ne permettra jamais de comprendre le fonctionnement de l'univers, qui restera à jamais mystérieux, comme la conscience, qui en fait partie.
L'esprit scientifique, le seul véritable par définition, ne cherche pas la compréhension absolue de l'univers, ou de quoi que ce soit d'existant, il laisse ces quêtes insensées à ceux qui ne se borneront finalement qu'à un dogme.
Le véritable scientifique sait qu'il pourra tirer de ses travaux, neurologiques par exemple, tout au plus, la connaissance de faits observables et reproductibles.
Il pourra accumuler du savoir de ses expériences, et ainsi mieux appréhender l'objet de son étude. Il pourra l'approcher aussi longtemps qu'il le voudra. Mais ce jeu pourrait durer indéfiniment (dans les limites de la durée de vie et de l'imagination du scientifique).
C'est ainsi que les scientifiques qui étudient la conscience, savent aujourd'hui qu'un courant électrique alternatif traversant la boite crânienne induit une perte de conscience (temporaire) accompagnée d'un dérèglement physiologique du support matériel de cette conscience (le cerveau).
On sait aussi que des lésions, par exemple la déconnexion d'une partie du cerveau, induisent de profonds changements dans la conscience de l'individu concerné (rarement à son avantage).
On sait que des drogues peuvent altérer le fonctionnement habituel des cellules nerveuses, et ainsi induire des changements de conscience momentanés, accompagnés de modifications physiologiques laissant des séquelles dont l'intensité va du négligeable au grave, en fonction de la quantité, de l'espèce, et de la durée de l'application de la drogue concernée.
Ces petits jeux amusants auxquels se sont prêtés les psychiatres et les primatologues sur des sujets vivants, donc conscients, et au comportement facilement interprétable (êtres humains, singes), ont donc tirés quelques connaissances de ces expériences, toutes autant scientifiques qu'éthiques.
La conscience n'a, hélas pour ces poètes rêveurs, toujours pas livré ses secrets, décidément bien gardés. Et elle ne les livrera jamais. N'en déplaise à ces scientifiques qui n'ont de scientifique que le titre qu'ils ont volé, et ainsi falsifié.