Bon drapal.
Je suis méchamment en bad. Je vais faire du 3615 mylife, mais je vais essayer de le faire court.
J'ai pas beaucoup d'expérience. Il y a 2 ans j'ai réussi à rencontrer une fille pour un soir. Ca s'était pas vraiment bien passé, j'étais pas habitué à ce genre de situations, du coup j'ai été trop angoissé, la panne. Je pense avoir eu une certaine chance, elle a plutôt été indulgente et ne m'a pas accablé.
Bref, n'empêche que j'ai trainé ça dans un coin de la tête tout ce temps là. Bref, il y a 2 jours, le hasard fait que je rencontre quelqu'un d'autre et que je finis par me retrouver chez elle.
Cette fois ci je décide de prendre mon temps. Je prends le temps de la caresser, de la déshabiller lentement. Premier bémol, je suis le seul à faire ça, de son côté elle ne fait que se laisser faire, à ce moment là je n'y fais pas spécialement attention.
Depuis un moment déjà une pensée me trottait dans l'esprit :"t'as pas intérêt à merder cette fois". Je crois qu'à partir de ce moment là c'était déjà perdu. J'essaye de glisser un début d'excuse au cas où : "Tu sais desfois l'alcool ça m'aide pas trop" (On avait bu avant). Elle ne répond pas, je suis pas sur qu'elle ait entendu, ou alors elle n'a pas du se douter où j'ai voulu en venir.
Bref, je continue, je vire les sous vêtements, j'attaque un cunnilingus. Je me dis que l'excitation finira par venir, mais non. Je ne suis pas vraiment paniqué, mais je ne ressens pas de désir. Au bout d'un certain temps, elle veut passer à la suite : "t'as une capote?" "Non".
On décide d'abandonner, un coup de chance d'une certaine manière, je ne sais pas comment j'aurais réussi à gérer ma panne avec elle. Mais pour autant je ne m'en sors pas à si bon compte. Elle me fait une première remarque, qui pour l'instant reste sur le ton de l'humour.
Le conversation, grosso modo et en substance :
"Rooh tu déconnes! T'es un mec et tu n'as pas de capote!
- Toi non plus!
- Ouais mais toi t'es un mec!"
- Si tu veux je peux filer à la première pharmacie et en ramener vite fait.
- Non, je suis pas comme ça, j'en suis pas à ce point là."
J'essaye de lui expliquer qu'il y a aucun problème, qu'il y a rien de grave, après tous les distributeurs sont faits pour ça non?
"- C'est horrible, je suis toute nue avec mec qui peut pas me faire l'amour
- Ya pas un autre moyen?
- (elle ne comprend pas) Non on a pas de capotes, ya pas d'autre moyen.
- Je voulais dire, ya pas quelque chose qui te ferait plaisir?
- Non moi je voulais faire l'amour"
Bref, elle ne pouvait pas imaginer un rapport sans pénétration. Elle répète plusieurs fois qu'elle est gênée d'être nue avec quelqu'un avec qu'il elle ne peut pas faire l'amour. A ce moment là, je reste un peu désemparé face à cette situation. J'essaye de dédramatiser, il y a rien de grave à la situation : on n'a pas fait de connerie.
"- C'est dommage pour toi, tu rates un bon coup tu sais".
Là dans ma tête j'ai comme un gros doute, jusque là je n'ai quasiment pas eu le droit à une caresse ou quoique ce soit, et vu la tournure que ça prenait, elle était bien partie pour les zapper mes préliminaires à moi.
"- Ptetre qu'en fait t'es pas un bon coup, c'est pour ça que tu voulais pas le faire"
Jusque là, j'étais assez calme, yavait pas vraiment de problème, je me disais juste qu'elle faisait des manières pour rien et qu'elle était pas totalement à l'aise avec la chose. Mais sur cette réplique, je commence à être franchement agacé. Pour l'instant je prenais tout ce qu'elle avait dit sur le ton qui était apparent, celui de l'humour, mais là je me dis que franchement, depuis tout à l'heure je me prends dans la figure plein de remarques insidieuses, qu'elle essaye de tout me foutre sur le dos.
Je m'avise de ne rien montrer de tout ça. Je ris (jaune), je laisse tomber et m'allonge à côté (on était restés assez proches pendant ce temps là). Elle se retourne, me tourne littéralement le dos. Je commence à me sentir très mal à l'aise. A ce moment là, j'envisage franchement de m'en aller, il n'y a plus rien à tirer de la situation et j'avoue que je suis assez vexé. Marrant parce qu'exactement à ce moment là :
"-Tu peux t'en aller si tu veux
- C'est ce que j'étais en train de me dire
- Tu peux y aller ça me pose aucun problème."
J'hésite beaucoup, c'est quand même vraiment pas classe de se barrer comme ça comme un voleur. Mais en même temps, j'étais franchement mal à l'aise : à la fois gêné, agacé, terrifié aussi, il s'en est fallu de peu pour qu'elle se rende compte de ma panne, et vu le flan qu'elle a fait pour une histoire de capote, j'ose pas imaginer ce qu'elle m'aurait fait pour ça.
Bref, je finis par décider de partir. Pendant que je ramasse mes affaires, elle entrebâille la porte et regarde si ya personne dans le couloir (merci c'est sympa, elle assumait vachement de m'avoir dans sa chambre
). Je pars, on se dit même pas au revoir et je m'en vais.
A ce moment je suis très énervé, j'ai l'impression de m'en être pris plein la gueule alors que j'avais pas franchement mérité ça. Je me sens aussi profondément humilié, même encore maintenant. Je suis pratiquement sur d'avoir tort d me sentir comme ça, après tout les torts étaient partagés, moi j'avais rien sur moi, elle non plus (merde quoi, elle sortait dans des bars avec l'intention de draguer (avéré, de sa bouche) et elle prévoit pas de capotes?).
Mon plus gros problème dans l'histoire, c'est cette nouvelle panne. La soirée a été désastreuse, mais elle aurait pu être catastrophique, je suis pratiquement sur que je n'aurais pas eu droit à de l'indulgence cette fois. Bref, un nouvel échec, et ça commence à peser dans ma tête. J'ai franchement besoin de conseils, j'envisage même d'aller voir mon généraliste pour lui en parler.
Désolé je n'ai pas respecté ma promesse, vous voilà avec un pavé à lire.