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  Bordel au Venezuela

 


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Auteur Sujet :

Bordel au Venezuela

n°50321187
niku
admire mes dejections
Posté le 11-07-2017 à 21:28:48  profilanswer
 

Je crois pas avoir vu de topic sur le bordel au venezuela.  
 
des videos des huits derniers jours :  
 
https://www.youtube.com/watch?v=0UiWc8FVSSs
 
https://www.youtube.com/watch?v=PyYh5b-J9GI
 
https://www.youtube.com/watch?v=O2mk5dibzbo

mood
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Posté le 11-07-2017 à 21:28:48  profilanswer
 

n°50321316
viniw
geek repenti
Posté le 11-07-2017 à 21:45:33  profilanswer
 

L'insurrection grandit de jour en jour avec une violence accrue.

n°50327021
niku
admire mes dejections
Posté le 12-07-2017 à 14:54:01  profilanswer
 

Tout le monde s en fou visiblement

n°50336799
viniw
geek repenti
Posté le 13-07-2017 à 12:59:27  profilanswer
 

Dans cat politique c'est un argument régulier pour s'en prendre aux électeurs de la France insoumise.[:cosmoschtroumpf]

n°50336906
niku
admire mes dejections
Posté le 13-07-2017 à 13:10:40  profilanswer
 

Oui j ai vu ca ...

n°50363513
niku
admire mes dejections
Posté le 17-07-2017 à 08:40:11  profilanswer
 
n°50363782
teepodavig​non
Shéraf
Posté le 17-07-2017 à 09:32:45  profilanswer
 

niku a écrit :

Tout le monde s en fou visiblement

On en parle très régulièrement sur le topic amérique sud en fait. Et j'ai aussi entendu des news pas plus tard que ce matin sur France Culture.

Message cité 1 fois
Message édité par teepodavignon le 17-07-2017 à 09:37:51
n°50364041
teepodavig​non
Shéraf
Posté le 17-07-2017 à 10:01:04  profilanswer
 

Pour en connaitre un peu plus sur le Vénézuéla au delà du RiotPorn, je me permets de coller un long article de Renaud Lambert, journaliste au Monde diplomatique. Il fait l'historique de la situation au vénézuéla et décris les conflits au niveau politique interne de tout bord mais aussi coté révolutionnaire.
 
Je sais que c'est pas cool de balancer un texte comme ça. Faudrait que je fasse un sommaire un truc du genre pour faciliter la lecture.

 
Citation :

Venezuela, les raisons du chaos « En dépit de tant de richesses »Il y a dix ans, la rue frémissait de politique. On y parlait de Constitution, de réduction de la pauvreté, de participation populaire. Et pas seulement à gauche. En 2016, les gens n’ont plus qu’un sujet à la bouche : la nourriture. Celle qu’ils ont réussi à glaner et, surtout, celle qui leur manque ou dont les prix s’envolent. À la mi-novembre 2016, le riz coûtait 2 500 bolivars le kilo, ce qui le renvoyait dans le domaine de l’inaccessible. Domaine où figuraient déjà le poulet, le beurre, le lait ainsi que la farine nécessaire à la confection des arepas, ces galettes de maïs blanc dont raffolent les Vénézuéliens.
 
Il y a dix ans, en pleine campagne présidentielle, Chávez présentait les progrès du système de santé comme « l’une de [ses] plus grandes réussites (2)  ». Aucun adversaire sérieux n’aurait songé à le lui contester. Désormais, le pays manque de médicaments. Pas seulement d’aspirine et de paracétamol, mais également d’antirétroviraux et de molécules destinées aux chimiothérapies.
 
Inflation, misère et corruption : les forces telluriques que décrivait Chávez lors de sa prise de fonctions sont à nouveau à l’œuvre ; le volcan s’est réveillé. Pour la droite, les choses sont simples : le socialisme échoue toujours. À gauche, où l’on avait appris à voir le Venezuela comme un phare dans la nuit néolibérale, l’incompréhension le dispute à l’incrédulité. Et une question s’impose, celle que formulait déjà le dirigeant bolivarien quand il esquissait le bilan de ses prédécesseurs, en 1999 : comment expliquer que, en dépit de « tant de richesses », « le résultat soit aussi négatif » ?
La question qui divise le chavisme est d’une autre nature : l’hostilité de ceux que la « révolution bolivarienne » cherche à priver de leurs privilèges suffit-elle à expliquer le chaos actuel ?

 

Quand Chávez arrive au pouvoir, le prix du baril de pétrole est à un plancher historique, proche des 10 dollars : un désastre dont l’explication impose de plonger dans l’histoire du pays. Au début du XXe siècle, la nation caribéenne figure parmi les premiers producteurs de café et de cacao. Et puis elle découvre d’immenses réserves d’or noir… En dix ans seulement, de 1920 à 1930, le secteur pétrolier passe de 2,5 % du produit intérieur brut (PIB) à près de 40 %, l’agriculture dévissant de 39 % à 12,2 % (5). Alors que la crise des années 1930 provoque la chute des cours du café, la plupart des pays de la région dévaluent leur monnaie pour maintenir la compétitivité de leurs exportations et lancer un processus d’industrialisation reposant sur la production locale des biens autrefois importés (« substitution des importations »). Le Venezuela procède à rebours : disposant d’importantes quantités de devises grâce à la rente, il cède à la pression du lobby commercial, qui organise l’importation de tout ce que le pays consomme.
Chávez se découvre un pouvoir extraordinaire

 

« Les premières années furent très difficiles, se remémore M. Víctor Álvarez, ancien ministre des industries de base et du secteur minier (2005-2006). La presse présentait Chávez comme un clown. Et l’opposition n’a pas choisi la voie de la contestation démocratique. » En 2002, elle organise un coup d’État (qui échouera) avec l’aide des grands médias et de Washington. Pis, poursuit M. Álvarez, « le 10 décembre 2002, le jour même où nous allions lancer un programme visant à renforcer l’industrie nationale en réorientant vers elle les contrats publics, les patrons organisent un lock-out ! ». La grève du secteur privé et des hauts dirigeants du secteur pétrolier (nationalisé) durera deux mois et amputera le PIB d’environ 10 % (7). « Notre projet fut rangé dans un tiroir, dont il n’est jamais ressorti. »

 

L’opération est simple. Imaginons un importateur qui dispose d’un réseau lui permettant d’acheter des bouteilles d’eau à 10 centimes de dollar pièce. Il obtient de l’État des dollars pour en acheter un million qu’il déclare payer 20 centimes pièce par le biais d’une entreprise qu’il aura préalablement créée en dehors du pays. Résultat : l’entrepreneur dispose de 100 000 dollars, qu’il peut écouler sur le marché noir local ou faire sortir du pays. « La culbute est parfois réalisée avant même la distribution du produit, poursuit M. Porras. De sorte que certains importateurs abandonnent les produits dans les hangars, ne vendant que de quoi acheter de nouveaux dollars. » Entre 2002 et 2012, la valeur des importations quintuple, passant d’environ 10 milliards de dollars à 50, un bond bien plus rapide que celui de leur volume. Lucratif, le secteur de l’importation attire du monde : ceux qu’on dénommera bientôt les « bolibourgeois » et que le pouvoir présente comme des « patrons socialistes », mais également des militaires, des hauts fonctionnaires et des malfrats. Des taux de profit taquinant les 18 000 %

 

Lorsque la crise financière internationale oriente le cours du pétrole à la baisse, en 2008, la rente ne suffit plus à couvrir la facture des importations. Le pays doit s’endetter. Il tente de limiter les dépenses, notamment en introduisant un double taux de change : un premier, préférentiel, pour les importations jugées stratégiques ; un autre, plus élevé, pour le reste. L’idée n’était pas mauvaise, mais sa mise en œuvre aurait gagné à être précédée d’une analyse des « perturbations » qu’elle avait engendrées dans le passé. Car des dispositifs similaires avaient été instaurés dans les années 1980 puis 1990, avec chaque fois une même conséquence : l’essor de la corruption. Qu’on en juge. En 2016, le Venezuela affiche un taux de change préférentiel de 10 bolivars par dollar et un autre de 657. Obtenir un accès (légal ou non) à la manne du dollar préférentiel pour alimenter le marché courant assure donc un taux de profit stratosphérique de 6 500 %. Que l’on revende ses dollars sur le marché parallèle, et le taux de profit taquine les… 18 000 %. On fait naître des vocations de brigand au moyen de chiffres beaucoup moins élevés.

 

En 2016, l’opposition parvient à dépasser ses (innombrables) divisions pour demander l’organisation d’un référendum révocatoire, permise par la Constitution de 1999. Bien que se rendant coupable de nombreuses fraudes, elle réussit à recueillir suffisamment de signatures valides pour lancer le processus et obtient le feu vert du Conseil national électoral (CNE). Mais depuis, gouvernement et pouvoir judiciaire — ce dernier ne se caractérisant pas par sa propension à s’opposer à l’exécutif — jonchent le parcours d’obstacles frisant parfois le ridicule. Menace à peine voilée : le 4 mai 2016, M. Diosdado Cabello, l’une des principales figures du chavisme, estimait que « les fonctionnaires chargés d’institutions publiques qui se prononcent en faveur du référendum révocatoire ne devraient pas conserver leur poste ». En procédant de la sorte, « Maduro ne prive pas uniquement l’opposition de référendum, observe M. Antillano. Il nous ôte, à nous la gauche, l’un des instruments-clés du chavisme : la démocratie ».

 

Dans les rangs du chavisme, la bataille fait donc rage, dans un vacarme d’autant plus stérile qu’il n’existe plus de lieu de discussion structuré. D’un côté, les partisans du pouvoir sont de plus en plus discrets. D’un autre, un courant ancré dans la population critique les dirigeants actuels, mais considère que la lutte ne peut avoir lieu en dehors du PSUV, sauf à remettre les clés du pouvoir à la droite. Enfin, un dernier courant, dépourvu de véritable base sociale, regroupe de nombreux anciens ministres, très actifs sur les réseaux sociaux. Ils estiment avec M. Gómez que l’actuelle bureaucratie « constitue une nouvelle bourgeoisie, tout aussi rapace que la précédente et désormais en concurrence avec elle ». Privatisations en masse, recul de l’État, austérité violente : ici, nul ne se fait d’illusions sur le programme des partis d’opposition. D’ailleurs, rares sont ceux qui souhaitent les voir arriver au pouvoir.
...

Message cité 2 fois
Message édité par teepodavignon le 17-07-2017 à 12:29:03
n°50364085
Navet Mari​a
Posté le 17-07-2017 à 10:05:25  profilanswer
 

[:eponge]

n°50364354
niku
admire mes dejections
Posté le 17-07-2017 à 10:25:33  profilanswer
 

teepodavignon a écrit :

On en parle très régulièrement sur le topic amérique sud en fait. Et j'ai aussi entendu des news pas plus tard que ce matin sur France Culture.


 
Je ne connaissais pas le topic amsud  
Mais je pense qu'il est intéressant de parler du Venezuela ici en particulier vu les événements...

mood
Publicité
Posté le 17-07-2017 à 10:25:33  profilanswer
 

n°50364409
Modération
Posté le 17-07-2017 à 10:29:25  answer
 

teepodavignon a écrit :

Pour en connaitre un peu plus sur le Vénézuéla au delà du RiotPorn, je me permets de coller un long article de Renaud Lambert, journaliste au Monde diplomatique. Il fait l'historique de la situation au vénézuéla et décris les conflits au niveau politique interne de tout bord mais aussi coté révolutionnaire.
 
Je sais que c'est pas cool de balancer un texte comme ça. Faudrait que je fasse un sommaire un truc du genre pour faciliter la lecture.
 

Citation :

Venezuela, les raisons du chaos « En dépit de tant de richesses »
Parfois, la mémoire est cruelle. Le 2 février 1999, à Caracas, un homme au teint mat prononce son premier discours de président. Son nom : Hugo Chávez. « Le Venezuela est blessé au cœur », assène-t-il en citant Francisco de Miranda, héros de l’indépendance. Il décrit la crise « éthique et morale » que traverse alors son pays. Ce « cancer » gangrène l’économie, de sorte que, dit-il, « nous avons commencé à entendre parler de dévaluation, d’inflation ». « Tel un volcan qui travaille de façon souterraine », ces crises économique et morale en ont généré une troisième : la crise sociale. L’ancien militaire formule une promesse : « Cette cérémonie n’est pas une passation de pouvoirs de plus. Non : elle marque une nouvelle époque. (…) Nous ne devons pas freiner le processus de changement et encore moins le dévier : il risquerait de se replier sur lui-même et nous, de nous noyer à nouveau. »
...



Pas de c/c d'articles complet, et encore moins sans lien.
 
Tu mets une partie de l'article et un lien  :jap:

n°50364626
teepodavig​non
Shéraf
Posté le 17-07-2017 à 10:49:04  profilanswer
 

il va falloir que je relise pour faire un tri alors  [:bakk38]


Message édité par teepodavignon le 17-07-2017 à 10:52:45
n°50364666
teepodavig​non
Shéraf
Posté le 17-07-2017 à 10:52:25  profilanswer
 

niku a écrit :


 
Je ne connaissais pas le topic amsud  
Mais je pense qu'il est intéressant de parler du Venezuela ici en particulier vu les événements...


Ce n'est pas inintéressant de faire un topic séparé vu que les discussions peuvent masquer l'actualité des autres pays concernés par le topic.

n°50390517
vegan cann​ibale
Posté le 19-07-2017 à 17:06:02  profilanswer
 

teepodavignon a écrit :


Citation :

Venezuela, les raisons du chaos  
...



Une seule raison le pic pétrolier.
https://jancovici.com/wp-content/up [...] graph8.jpg


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