| el muchacho |
mareek a écrit :
Elle y habitait encore moins d'un mois avant son arrestation (sauce) et les otages y étaient retenus depuis 52 jours(sauce) (j'ai dit une connerie sur la durée tout à l'heure). Je ne dis pas qu'elle est coupable, je trouve juste que la presse française est d'une partialité hallucinante dans cette affaire. Les journalistes qui se sont penché sur son sujet ne cherchent pas à faire émmerger la vérité, ils font plus un boulot d'avocat.
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Pour ce qui est de la neutralité des journalistes, c'est toujours difficile à dire et on peut imaginer que certains décident de prendre ce cas à coeur. Ce qui est certains, c'est que le "témoin" à charge qui était interviewé par le reporter de "Grands Reportages" mentait très très mal. Le mec, Ezequiel machin, l'un des trois témoins à charge, se faisait passer pour un étudiant dans une université américaine qui voulait devenir inspecteur de police pour pouvoir diriger la cellule anti-kidnapping, ou un truc dans ce goût-la. Il leur montre l'université, le reporter lui demande quelques cours, le gars est incapable d'en donner, il va à la bibliothèque et essaye de googler quelques articles. Il ne sait même pas se loguer sur le système. Il s'avère évidemment qu'il n'est pas inscrit dans l'université. Ensuite, il cumule un ou deux autres bobards du même tonneau ("j'habite là", ce n'est pas chez lui, "elle a voulu me couper le doigt ou l'oreille", on verra ce qu'il en est). 'fin bref, super crédible, le témoin, on sentait bien qu'il avait été expédié au Texas par le gouvernement mexicain (en tant que "réfugié politique" ) pour le soustraire à des enquêtes plus précises, et qu'il craignait encore pour sa vie et son confort. Citation :
Sur le fond de l’affaire, ils rappellent qu’il y a eu trois personnes enlevées et non quatre et mettent en cause les témoignages des victimes. Le seul à avoir affirmé dès le départ reconnaître sa ravisseuse est Ezequiel Yadir Elizalde Flores. Il a déclaré que Florence Cassez lui avait piqué le doigt afin de l’anesthésier en menaçant de le lui couper. Mais quand il montre une cicatrice lors du procès, les experts assurent qu’il s’agit en fait d’une tache de naissance. Les deux autres victimes, Cristina Ríos Valladares et son fils âgé de 10 ans, déclarent d’abord ne pas reconnaître ni la voix ni la personne de Florence Cassez lors d’une confrontation. Leur témoignage changera peu de temps après l’intervention télévisée de la Française.
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Les deux autres témoins ont curieusement changé d'avis après qu'elle ait réussi à ridiculiser le chef de la police (aujourd'hui ministre) en direct à la télé, le conduisant à avouer plus tard que l'arrestation "en direct" était un bidonnage qualifié de "reconstitution".
Citation :
Dès lors, tout change. Le dossier, subitement, s'alourdit: les deux otages, Cristian et sa mère, qui disaient jusque-là ne pas la reconnaître, identifient désormais cette fille aux "cheveux jaunes et aux mains très blanches". Sauf qu'elle n'a jamais été blonde, et que sa peau est constellée de taches de rousseur... Mais la juge ne voit là aucune contradiction. Le troisième otage, Ezequiel, montre sa cicatrice durant le procès, et prétend que la "sorcière" lui aurait fait une piqûre au doigt en menaçant de l'amputer: "Cadeau pour ton papa", lui aurait-elle soufflé. Or, selon l'expert, il s'agit d'une tache de naissance.
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Bref, avec des témoignages de cette qualité, on peut mettre n'importe qui au trou. Et apparemment, le cas Florence Cassez est loin d'être un cas isolé au Mexique.
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