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[Nouvelle] Anamnesis

n°22814333
Riot
Buy me a riot
Posté le 02-06-2010 à 20:54:37  profilanswer
 

Un ami à moi, timide, écrit régulièrement des nouvelles. Cette fois-ci il aimerait avoir plus de lecteurs que ceux de son simple cercle de connaissances pour avoir des avis réellement objectifs. Dites-lui donc ce que vous en pensez. Voici donc Anamnesis.
 
lien Scribd : http://www.scribd.com/doc/29960213/Anamnesis
 
 
 
 
Anamnesis  
 
Déjà l’ombre froide, déjà l’épais mur de sons saturés. Déjà le souffle qui perd son impatience. Déjà les traits perdus : de l’air, tout juste de l’air, expirant de nos corps luisants et sombres. Au loin, au-delà des bois, des forêts impénétrables, la chaleur des hommes, leurs lumières et leurs cris. Paraissent quelques cheveux collés sur sa nuque, contrastés de blanc, de gris, qui rompent la souplesse encore vivante d’une silhouette que j’avais cru, un instant, posséder : elle, haletante, une bête presque et moi, encore moins qu’une bête, confondus dans l’air surchauffé et moite de la pièce. Le triangle déformé de lumière lunaire, au sol, se conjugue au silence de ma nuit gâtée: je ne peux plus ni voir, ni entendre. Elle n’a plus d’existence, n’est qu’une ombre, et mon visage s’est criblé de rides.  
Elle déjà enfuie, libre et seule et moi, encore, moins qu’une bête : une peau gonflée de son souffle de bête.  
Ses cheveux épars cachant peut-être la pointe de ses seins affaissés, et son dos nu que je veux imaginer toujours tendu du désir : elle parle, de sa langue pure et silencieuse. J’écoute, le temps s’autorise et se dévoile dans le prisme de l’ébène, au son de sa voix claire, diaphane, absente. Un instant, elle est une femme.  
 
Tu n’es plus là, et tout a déjà été dit.  
 
Ma poitrine soudain se serre, douloureuse, brûlante, et je perds conscience, je sombre et tente de retenir la silhouette qui s’achève, dans la nuit étrangère.  
 
Elle croit que je dors, et j’ai dix ans. J’ai dix ans et le monde n’est pas plus qu’une poignée de jambes et de visages, de mains passant sur ma tête, caressant mes cheveux. Au milieu des figures une absence, palpable : l’impression d’un souffle sur mon cou et par magie, personne derrière. Ce que sa grande guerre m’a laissé n’est pas un père, et ma mère est morte.  
Tout est un jeu. Les évènements se dilatent dans un temps non composé, une actualité qui ne s’embarrasse pas du souvenir. Mais quelque chose affleure ; une marque, une trace, un impact apparu, laissé visible sur mes mains impotentes : une cicatrice. Elle m’avait pourtant prévenu, mais j’avais, sans doute, autrement envie de sortir de cette forêt d’oubli, d’être là, avec elle, pour ressentir la perte : elle avait pris le couteau, appliqué la pointe froide de la lame sur le dos de ma main nue, percé cette enveloppe d’un sursaut, et fait naître cette goutte vermeil qu’elle se mit à sucer de sa bouche menue. Le sang perlé était marque de passage. Naturelle comme un mythe, dépourvue des fards, jeune, image même de l’enfance simple, aux temps encore sans histoire : ses yeux bleus ou verts, ses cheveux blonds ou bruns dorés, allaient s’imprégner des mille visages de femmes vues, et son geste des sens des mille gestes à venir. Matricielle et fondatrice, fille-sœur avatar de la femme morte à jamais disparue, oubliée. J’eus à faire de même : nous voilà frère et sœur de sang, dit-elle sans doute – compris jusque dans la douleur de la chair de l’autre. Mais cette douleur a fuit ; elle encore, et son ombre volée, participe à ma nuit.  
 
J’ai vingt ans pour toujours. La scène est ouverte, les lumières allumées partout : salle, plateau, coulisses. Au milieu des tenues noires sur le fond rutilant, de mes pauvres efforts à paraître au-delà de ma simple condition, je suis assis et j’observe ; les hommes fument, et rient grassement. A leurs côtés, parées d’éclats comme de preuves, des femmes se maintiennent. J’étais venu, même si elle m’avait quitté. Les voix bourdonnantes autour, mon regard se veut neuf, renouvelé ; la fiction va bientôt, bée, ruiner l’apparente misère de ce qui n’est qu’une déception de jeunesse. Les lumières s’éteignent, la scène seule une seconde encore demeure, puis les murmures, et le silence, puis enfin ce quatrième mur opaque, attentif, clôture du théâtre, se durcit ; au jeu, l’espace enfin laissé.  
Une ampoule portée haute, au centre, servante nue accueillant l’actrice ; ses yeux miroitants, la lumière unique se divise en deux globes enflammés, furieux, s’agitant dans la boite, au monde soustraits. Elle s’est mise à chanter ; elle s’est mue. La voix n’est plus ma langue, elle est une musique, entêtante, sournoise. Forte et sonore, elle brandit son corps contre les autres, contre leurs mots, elle dompte leur langue encore et leurs yeux et l’humanité entière, la chante et l’enserre dans ses filets jetés au loin, à la face du monde ; elle y prélève sa ration, sans que la mer n’y prenne garde. Dominatrice et impressionnante, les coudes du fauteuil qui me gardent à moi-même sont un mât salutaire.  
Du bloc silencieux et froid les battements de mon corps ne l’atteignent pas, pas plus qu’elle n’arrive à quitter cette enveloppe de tristesse dont, malgré l’apparente furie, s’est paré le monde, ce soir de mes vingt ans, le siège vide glacé pour toujours, cette moitié de mon corps oubliée. Moi seul noyé dans la masse grouillante et hostile, reptile, elle, pour toujours lumineuse et transie : l’un à l’autre incommunicables.  
 
Dehors, les chars s’avancent, inépuisables ; leurs hurlements, leurs souffles rasent tout, s’installent, oblitèrent, et nos ombres se pavent de millions de fleurs de cendre.  
 
Mais j’ai créé une béance plus grande qu’eux : car c’est elle que je veux voir et entendre.  
 
J’ai l’urgence de quarante ans qui approchent, déliés, rompus, dérobés, malgré moi. Les ans ont pris leur dû. J’ai marché longtemps dans un monde avide de changement, mais c’est la guerre à nouveau qui s’empare des souffles, sous le soleil d’asphyxie. La poussière gâche tout, ruine les cœurs de foule. Les corps réprimés par milliers dans cette France au sud, blanche et ocre, les morts par milliers envahis du désert. L’été fait bouillir les larmes, évapore les souvenirs maigres ; les yeux sont secs, les voix encombrées ; quelque chose du vieux monde est à disparaître.  
 
La vacance du monde est plus longue que prévue : je fais ta rencontre.  
 
L’air du temps est aussi à deux initiales légères et blondes, et très peu de vichy. On amuse. Les peaux s’exposent comme les plâtres de statues anciennes : blanches, aveuglantes, mais tant de fois plus chaudes, vivantes, vibrantes. Le soleil m’écrase un peu plus, noie ma conscience dans des actes involontaires, insensés – mais je n’ai pas de destin. Mes yeux s’ancrent dans une mélancolie, une seconde peau engloutit la mienne ; dans la nuit sans fond résonnent les stances des mâts fouettés des drapeaux. Je vis une époque de personne. Dans les ballets des étoffes pâlies de la lumière de la mer, les courbes s’amplifient, les traits se teintent d’une poudre sensuelle et salée.  
Baignés dans la lumière irréelle des ampoules peintes, multicolores, guirlandes hors de saison, j’emprunte sur les sables des pas connus ; nous nous croisons, plusieurs fois, nous nous tournons autour, nous faisons connaissance.  
Sage en apparence, soumise, acculée, tu tais un souffle noir et acerbe. Embrumée du halo de tes cheveux de jeune femme, tu sais être conspiratrice et cruelle, et ta langue, ta langue mon amour est un poignard que les révoltes apprécient. On t’a présentée à moi ; on m’a prévenu de ta surdité, de ton mutisme. J’ai cette révélation, je ne sais précisément quand : tes yeux sont l’espace auquel le monde se peut, tes cils battent au rythme de l’histoire, tes gestes sont au diapason de l’époque. Le sens des choses, les sens m’échappent : tu écris. Si tu ne chantes, si tu ne parles, c’est pour garder à ta langue la pureté, la force, la chaleur d’un magma qui se fige, ailleurs. Ce que j’ai alors à t’offrir n’est rien : tu me rejettes et me refuses. Nous lançons aux embruns une promesse vague que nous tiendrons : nous nous reverrons.  
 
J'ai quarante ans pour encore un instant, et le temps se noue à toi.  
C'est un soir. Seuls, ensemble, au hasard de rencontres, nous étions placés là, et nous nous regardâmes, silencieux, des heures, des siècles durant. Les minutes avaient une candeur triste. Je parlais et te laissais lire sur mes lèvres; mes mots n'emplissaient pas assez l'espace vide de la pièce, plongée dans l'hiver. Tu restais impassible, et nos voix ne se rencontraient pas: nous prîmes le risque de nos corps, seulement.  
C'est dans l'ombre que la première fois je sentis la tiédeur entêtante de ta peau, la rondeur de tes lèvres. J'avais cette soif de possession, que je pensais désaltérable. Nos souffles, des cannibales. Tes yeux tristes, ton corps de mime tragique enferré, enfermé dans un corps-signe qui aurait voulu se taire, tu mis un voile sur ce qui devait être une lumière artificielle, et plongea notre étreinte dans une nuit éternelle.  
Tu éteignis cette lumière et ton corps devint une ombre chinoise se projetant sur le mien, sur mes propres yeux qui virent pour une fois, véritablement. Formes étranges, tantriques, lubriques et chastes, puretés des rais émanant des vitraux, filtres mi-clos de volets mal fermés, ta peau noire contre ma peau d'homme. Instant fugace, étreinte violente et passée: mon souvenir cherche encore à fixer cette fumée qui fut mienne. Mais ces volutes impossibles échappent, elles se glissent et glissent dans ma mémoire comme elles ont toujours fait. Elles usurpent les formes sues, prennent les formes d'autres corps inventés et sentis, d'autres silhouettes confondues; mais mon souvenir veut l'assurance de l'été, sans cesse refaisant l'impasse, sans cesse répétant les termes, soirée de l'hiver où nous fûmes, confondant et confondus; mais mon souvenir garde en substance, pour l'éternité, l'odeur de ton essence qui ne fut jamais forme.  
 
Alors que les miasmes du jour rappellent à ma conscience son exigence à saisir, je t'ai perdue. Ce jour paru est un supplice, une épreuve; cet hiver-là je pensais, j'imaginais avoir rêvé; je te cherchais, prenais une autre pour toi, voulais te parler, dire ton nom; prendre ta main, me guider à toi.  
Je te chercherai longtemps, dans cette seule certitude que ma langue était ce lien qui m'unissait à toi, que ma langue sourde était notre langue commune.  
 
Ma langue, ma langue ne dit rien ; ma langue est une perte mon amour, et je scrute ta présence : j’avais écrit des mots, que tu n’as jamais lus. Sur les crédences, au salon, j’ai cherché à déposer la lettre ridicule sur quoi reposaient mes espoirs ; mais un souffle derrière moi m’attire : tu parais, tragédienne sublime.  
Tout aurait dû n’être, ensuite, que les pas connus d’une danse immémoriale, si simple, si simple, nos corps plongés l’un dans l’autre et nos deux filles, nos femmes si tôt après moi nées, nos jumelles, vécues, offertes à nous comme les fruits d’une abondance sacrée. Enfin nous, couple enfantant, filles enfantées, prêts ensemble pour les temps à vieillir. Mais dans l’hiver, dans cet hiver seulement, tu consentis à prendre une forme que je puis blottir, que je ne quitterai plus.  
 
J’ai cinquante ans, et je crois n’avoir jamais vécu. Ce que je prends pour des phrases historiques est la musique d’un éveil, m’a-t-on dit : le monde est saturé de cris, d’alarmes, de détresses ; il se suture à des corps nouveaux, chauds et remuants. Les soutiens gorges sont des icônes maudites, l’émancipation est un mot d’ordre, les cortèges sont des masses vives, jeunes souvent, pleines d’espoir, et je ne comprends pas ce qui se joue. Au milieu des femmes politiques, j’observe de mes yeux d’homme, archivé comme plus tard dans les livres les photographies sages des stridences justes. L’âge semble vouloir se refaire une langue, mais le passé assourdissant m’empêche.  
Un soir, à la rue bondée, un groupe d’amies, d’amantes, réunies : à ce chœur nocturne de voix assemblées, ton ombre s’est jointe. Nous sommes à une distance humaine l’un de l’autre, mais je l’ignore encore. La lune, débile, malade, berce le monde dans une bienveillance de fin des temps.  
L’hydre s’avance. Je délaisse les visages qui me sont connus, risque mon regard dans le mouvement ondulant de la foule. Je rencontre ta silhouette, enfin, et ton silence me pétrifie : tu existes, singulière, seule, hermétique, incarnation, à cet instant, du désenchantement qui rôde.  
 
Jumelles nées de notre nuit : tu as tourné les yeux vers moi, m’as convaincu de venir, d’accepter les deux regards sur l’absence – la mienne, cette fois. Tu es drôle et triste au même instant, d’un humour maladroit, d’une tristesse involontaire. Tour à tour amusée, diplomate, fière et tendre, tes gestes sont empruntés à une autre. Tu portes un rouge à lèvre vif : tu n’es plus celle que j’ai aimé, mais absolument celle que j’aime.  
Jumelles de ma nuit, qu’avez-vous vu ? Leur premier réflexe n’a jamais été le mien : les filles sondent à travers moi la mémoire de leur grand-mère, comme un temps qui leur serait, à elles, dû. Mais je n’ai qu’une place vide à leur montrer, une étendue de mer triste, contaminée, d’huile : elles s’y installent pourtant, tirant et poussant l’espace à leur gré. J’ai ce regret de ne pouvoir leur dire une femme, et de ne leur parler que d’une morte. Mais très vite, jeunes, joviales, belles, elles pansent de leurs insouciances les vieilles blessures tapies.  
La ronde m’observe et me juge. Elles ne demandent pas ce que je suis, ne demandent rien de leur grand-père : il est celui, je suis celui qui est hors de la ligne, pour toujours exclu de la tribu. Je suis celui qui doit vouloir des réponses, doit prouver qu’il a l’âge du monde, à son tour.  
Mais le silence m’a envahi depuis trop longtemps, comme la langue morte de leur mère je suis condamné à quelques lignes, perdues dans l’air sombre. Et mes mains impotentes retournent au sommeil, et les fleurs de leur jeunesse bourgeonnent sur ma poitrine, sur le vieux corps gris effacé qui pourtant, encore, me fait m’enfuir : un instant encore, je profite de les voir se coiffer.  
Elles ne sauront plus rien ; je n’ai jamais rien su.  
 
J’ai soixante-dix ans affranchis. Mes yeux se perdent dans des rides, des plis qui donnent à mon visage un air d’ombre, tari. J’ai des cernes qui sont deux demi-lunes, moitiés englouties. Le temps m’a dépossédé, a ravi mon propre corps. J’ai le rire en sommeil.  
 
Et j’ai l’âge de mourir, et tu retournes à la nuit.  
Les filles chercheront autre chose : la mémoire de la femme qui fut leur mère. Elles voudront en vain m’entendre. C’est leur peine ; la mienne est perte pure.  
 
J’ai vu dans l’ombre de ma vie entière une permanence qui cherche à avoir ; mais ton être sincère et mouvant fuit comme le sable, bout, glace comme l’eau, change d’ombre à chaque instant : tu ne peux plus, ma belle africaine à la nuit dérobée, entendre – toi ta peau noire comme une lune éternelle, entendre – tes gestes de danseuse, entendre encore –  mon amour  
ma langue –  
pour toi.  
 
P.C.P.


---------------
Be the one with the flames.
mood
Publicité
Posté le 02-06-2010 à 20:54:37  profilanswer
 

n°22859263
fabone276
Posté le 07-06-2010 à 12:37:57  profilanswer
 

C'est relou [:ethnik:1]


Message édité par fabone276 le 07-06-2010 à 12:38:41
n°22859337
E-Nyar
I ain't no nice guy after all
Posté le 07-06-2010 à 12:47:21  profilanswer
 

Je me suis déjà arrêté au quatrième déjà de suite, c'est limite in-dijeste.


---------------
Don't fuck me, I'm anonymous.
n°22859517
fabone276
Posté le 07-06-2010 à 13:06:58  profilanswer
 

"Naturelle comme un mythe, dépourvue des fards," => elle doit pas y voir grand chose dans le noir...sans ses fards...

Spoiler :

[:iryngael]


Message édité par fabone276 le 07-06-2010 à 13:07:25
n°23223966
abakuk
Posté le 07-07-2010 à 08:22:27  profilanswer
 

Désolé, j'ai arrêté à "deux initiales légères et blondes". [:aras qui rit] Ce texte est parfaitement incompréhensible. Si c'est de la poésie pourquoi pas, mais si le but est de raconter une histoire, c'est raté...


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Islamophobie | Rapport Obin | Test de pureté
n°23297678
solfa
Posté le 13-07-2010 à 19:12:42  profilanswer
 

Merci pour l'intro, Riot!
 
Je réponds un peu, bien que timide :)
 
"deux initiales légères et blondes": B.B., au début de la guerre d'Algérie, sa blondeur, son bikini, la mode du Vichy...  
 
Et oui, c'est plutôt de la poésie, mais c'est aussi l'histoire d'un homme à la limite du point final, qui nous raconte, comme il peut, sa vie. Au moment de faire le bilan, il cherche ses mots, des mots qu'il veut pour lui, mais qui sont déjà usés... Alors un style ampoulé, forcé, des métaphores, des répétitions, des sentences; je voulais raconter ce bilan qui se fait, par et dans la langue: ça vous gâche peut-être la lecture; j'espérais que non, malgré tout.  
J'espérais que l'amour qu'il porte à sa femme vous sauverait! C'est d'un chou!
 
Avec un peu de chance, je n'aurais pas été "parfaitement incompréhensible"... raté, visiblement...
Je ferai mieux la prochaine fois.
Et puis qui sait, peut-être qu'un jour, quelqu'un appréciera! Même si l'idée d'ensemble a bouffé le plaisir de la lecture.


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