the_rainmaker a écrit :
Je viens d'assister a un truc exceptionnel. Genre darwin awards. Mon bureau possède une porte fenêtre qui donne sur ma terrasse arrière et d'une vue sur l'entrée de parking souterrain de la résidence. L'entrée est pentue mais crénelée ce qui assure une bonne stabilité par tout temps. Vu qu'il neige depuis une heure c'est blanc type " alerte neige niveau 5 rouge foncée entre riquier et pasteur " a nice ( approximativement 1-1.5mm donc ). Un type arrive avec une fille dans une attitude qu'on pourrait qualifier de " Et si je marche comme s'il n'y avait pas de neige j'ai droit a une pipe ce soir ? Je t'impressionne ? Hein? Hein ? Dis ? ", genre clébard qui tourne autour de son maitre en sautant pour avoir un susucre ( alors que pour une pipe le sucre c'est pas franchement le top, ça fait des petits amas qui grattent ) et, fatalement, se casse lamentablement la gueule. Vu que j'avais la porte fenêtre qui était ouverte ( soit disant que les vapeurs de la résine que j'utilise sont toxiques, la bonne blague ) je ne loupe pas grand chose de son speech se résumant grosso merdo a: " Rah-putain-y-auraient-pu-saler-y-a-plein-de-glace-la-voiture-va-jamais-monter " et deux autre minutes de ce genre qui pourraient décrocher un accessit dans la catégorie excuse foireuse pour garder toute sa mâle assurance, la médaille revenant a votre serviteur qui a réussi a faire avaler ( entre autre ) a une nana que s'il était dans une autre c'était par amour pour elle. Le type descend donc dans le garage et ressort avec un sac de sel ( qui est généralement a coté d'un balais, mais c'est 'achtement moins virile ) et entreprend de balancer une dizaine de kilo de sel sur les cinq mètres de la pente. Sentant venir la grosse poilade, je sors sur la terrasse me fumer une clope. Dans le parking j'entends une voiture vrombir type fond de troisième et dont la lumière des phares illuminent le sel ( ce qui est une licence poétique, le dernier des camés sachant pertinemment qu'il n'y a qu'à nice que le sel brille - et encore, seulement a valrose ). J'imagine la gonzesse dans la bagnole tenter une approche type " nan mais c'est pas grave hein " ( phrase qu'il ne faut jamais dire a un homme, JAMAIS ). J'imagine le type accroché a son volant, les phalanges saillantes, l'oeil torve et la bave aux lèvres. Son pied est parkinsonien, tout le monde peut l'entendre tant le moteur geint. Le monde retient son souffle devant tant de connerie, moi j'éteins ma clope en regardant, avec une demi molle avouons le, ce qu'il y a en haut de cette pente, les dix centimètres de neige gadoueuse tassée par le passage permanent des voitures. Il s'élance a fond de berzingue, évidement sans aucun mal. Durant son ascension je peut voir la nana la main sur les yeux dans une attitude honteuse ne croyant pas a tant de connerie pour éviter de passer pour un con. A cette vitesse il a évidement du mal a ralentir sur les quelques mètres qui le sépare du virage donnant sur l'entrée automatisée. Il freine, glisse, et tape un plot en béton. Bon, un peu de tôle froissée rien de plus, mais vu le bruit, il a préféré partir a fond pour que les gens de la résidence ne le voient pas. Nancéenes, nancéens, salade, niçois, si vous voyez une bagnole blanche avec le coté conducteur cabossé, prenez garde, un con aux couilles pleines est au volant.
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