Taggrevue de ma Casio ProTrek PRW-2000-1ER !

Aaaaah, 1998, belle année. La 3ème, la fin du collège, l'insouciance, les gonzesses, les LAN avec les potes, une finale de Coupe du Monde dont j'avais rien à fout' dans un pub remplis d'Anglais bourrés, les listes de CD gravés qui circulaient dans les cours de récré... Et puis mon pote Guillaume.
C'était un peu la course avec le pote Guillaume, la course pour la tête de la classe, la course pour les nanas, la course à qui serait le plus malin pour faire cracher aux parents le budget nécessaire dans une 3Dfx dernier cri, lui était Sega, moi Nintendo, moi j'étais VTT, lui vélo de course... Bref, on se tirait la bourre.
En 1998 je portais fièrement ma Swatch Irony chrono offerte à mon anniversaire. Et lui un jour s'est ramené avec ça :

Casio ProTrek PRT-40
Je m'en souviens comme hier, c'était ce modèle-là, dans cette couleur là, sur bracelet velcro. Je me souviens de cette gueule de mon(s)tre de l'espace, et de la taille surtout, monstrueuse sur un poignet d'ado.
J'étais vert de rage et de jalousie. Technophile à l'époque ("geek" on connaissait pas le mot encore), rêvant de choses aussi absconses que la convergence numérique ou la musique en èmeuhpétroua, cette petite frappe de Guillaume venait s’exhiber sous mon nez avec l'arme ultime. Je l'entends encore énumérer la liste des fonctions : baromètre, altimètre, boussole, thermomètre, chronomètre, alarme, calendrier-que-t'as-pas-besoin-de-régler-même-les-années-bitextiles... La totale. Le genre du truc qui vient avec un manuel qui ne peut se comprendre que si tu envisages de passer au moins un Bac S, tu vois.
Et comme j'ai finalement préparé un Bac L, ben j'ai pas eu de Casio. En revanche j'ai encore ma Swatch dans un tiroir. Tout ça pour dire que l'image est restée gravée dans mon esprit : Casio c'est des machins énormes, blindés de trucs super inutiles, mais purée c'que c'est cool.
Et tellement c'est cool que j'ai finalement fini par avoir ma mienne. J'ai pas pris une G Shock malgré les nombreuses que l'on voit passer dans le coin. J'avoue, je suis pas super fan de la plupart des modèles, je trouve que les écrans sont souvent trop petits par rapport à la carrure, y a guère que les Mudman qui me plaisent. Je suis resté sur les ProTrek (PathFinder sur les références anglosaxonnes) et leur palanquée de fonctions orientées rando.
J'ai depuis appris qu'on appelle ça des zôrdinateurs ABC (altimètre, baromètre, compas -boussole quoi-), et que Casio n'est plus seul sur le marché. J'ai pas mal hésité à prendre une Suunto Core Regular Black. Une gueule d'enfer, un cadran/écran immense avec ses polices gigantesques et ultra lisibles, une interface très moderne pour naviguer et utiliser toutes les fonctions, un altimètre avec des méthodes d'étalonnage intelligentes... Un véritable ordinateur de poche, qui traine malheureusement quelques casseroles (autonomie médiocre à moyenne, soucis d'étanchéité, forte exposition de l'immense cadran aux chocs).

Suunto Core Regular Black
Dans la gamme des 200-250€/$, Casio aligne en face sa réputation et la PRW-2000 (PAW-2000 en référence anglosaxonne), et pas mal d'arguments en sa faveur. Si le cadran est moins ouvert et moins "graphique" que sur la Suunto, la Casio est plus étanche, plus autonome avec la recharge solaire de la batterie, et dispose du réglage radio automatique. Elle est un poil plus petite aussi, les deux sont données pour 50mm de diamètre, mais la Casio est plus fine (11mm contre 15).
Même si la Suunto est toujours mon coup de coeur, le choix de raison, c'est la Casio.
Le modèle présent a deux variantes, la PRW-2000T avec bracelet et boitier en titane, et la PRX-2000T, en titane aussi, mais avec un boitier différent, une finition plus raffinée et un verre saphir (franchement difficile à trouver, pas certain qu'elle soit sortie du Japon en fait).

PRW-2000T et PRX-2000T
Citation :
Fiche technique : Marque : Casio Numéro du modèle : PRW-2000-1ER Type de Verre : Minéral Matière du boîtier : Résine Diamètre du boîtier : 50.60 millimètres Corne à Corne : 52 millimètres Epaisseur du boîtier : 11.30 millimètres Matière du bracelet : Résine Entrecorne : 22 millimètres Poids : 69,10 grammes Type de Mouvement : Quartz Etanchéité : 100 mètres/10 bar Fonctions : Full Auto Illuminator avec allumage automatique - Insensible au froid (-10 °C) - Fonctionnement solaire (Tough Solar) - Réception de signaux horaires radio (WaveCeptor) - LCD duplex (deux dalles LCD superposées) - Boussole - Altimètre 10000m - Cumul des altitudes - Lever et coucher du soleil - Baromètre (260/1100 hpa) - Thermomètre (-10°C / +60°C) - Mémoire altimètre (40 blocs max) - Fonction d'heure universelle - Fonction de chronométrage 1/100 sec 24h - Comptes à rebours 1/1 min 24h - 5 alarmes quotidiennes, bip horaire - Calendrier automatique - Indicateur de niveau des batteries
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Bon, je vais pas faire un exposé illustré du manuel d'utilisation, sinon on y est encore demain. Le pavé en question fait 116 pages dans sa version française, et jusqu'à 126 en italien. Le manuel est décliné en 5 langues, voilà pour l'aperçu du machin qui accompagne la montre. Pour autant la boîte en carton recyclable est relativement petite, et la montre en elle-même est stockée dans une petite boîte en bois aggloméré.


Au porté la montre s'avère très légère, ce qui fait oublier un peu le diamètre très conséquent. Elle enveloppe bien le poignet grâce aux pièces de bout du bracelet. Mais quand même, j'ai un poignet de 19cm, et clairement je pense qu'en dessous de 18cm, la montre devient beaucoup moins confortable car trop volumineuse. Sa finesse est en tout cas très appréciable.
Le bracelet en résine fait 20mm de large, mais l'entrecorne est en fait de 22mm. En effet les pièces de bout qui viennent épouser la forme du poignet jouent le rôle d'entretoises entre le bout du bracelet et les cornes. Celui-ci en tout cas est très confortable, avec un toucher satiné très doux. Les tiges sont vissées, faudra que je bidouille pour l'essayer sur NATO.
Le verre minéral est totalement plat et quasi affleurant à la lunette chromée. Le fond est plat, en inox, avec la référence, le numéro de modèle, la mention "stainless steel back - Water Resistant 10bar" et le logo Protrek.

La finition globale du boitier est bonne, les assemblages très bons, il y a peu de traces de moulures dans le plastique. La lunette chromée et les larges poussoirs l'éloignent du côté tout plastoc de certaines autres Casio. Elle est légère mais ne renvoie pas du tout l'impression d'être un vulgaire morceau de plastique bas de gamme (reproche souvent fait à la Suunto).
Ca fourmille de lecture tout ça !

Sur le, hum, réhaut, on a 3 niveaux d'inscriptions en allant vers le cadran. Sur le premier on trouve une échelle de 24h. Puis à gauche du cadran l'arc 6h-12h un rappel des fonctions du poussoir Mode, et à gauche un rappel des fonctions ABC. Sur le dernier niveau on trouve à 10h l'indicateur d'activité radio, autour de 8h le voyant alarme (si une alarme est activée), le voyant on/off du bip horaire, le voyant on/off du bip des boutons/poussoirs (en l'occurrence ici le bip horaire -SIG- est désactivé, et le bip des boutons est désactivé -MUTE-). A 6h il y a la jauge batterie (low/medium/high), et enfin autour de 3h une échelle 10/-10, qui servira pour la lecture des dénivelées de l'alti, de la tendance de la pression baro, etc.
Et tout ce réhaut est en fait la partie "panneau solaire" de la montre.

Le cadran est ensuite divisé en 3 sections. Celle du haut est la plus détaillée, avec une partie d'affichage par points (pour le texte ou les graphiques, une résolution HD de, disons, quelque chose comme 25x10px).
Une autre dalle LCD translucide est superposée au cadran principale, et est uniquement dédiée à afficher les "rayons de soleil" qui serviront d'aiguilles pour la lecture de la boussole par exemple (pour le plus évident). Le système est vachement malin et plutôt chouette de visu, d'autant qu'il sert dans plein de petits trucs. Par exemple quand on fait défiler les fonctions via Mode, une aiguille indique la fonction activée en pointant l'inscription correspondante sur le réhaut.
Je regrette en revanche que l'on ne puisse pas avoir un truc permanent un peu visuel comme une vraie trotteuse en mode heure normale.
La montre arbore 6 poussoirs :
- à 8h, le poussoir Mode permet de naviguer entre les modes de la montre (dans l'ordre en français, heure, coucher/lever du soleil, mémoire altimètre, heure mondiale, chrono, minuteur, alarme, diagnostic de la radio multibandes). J'aurais pas forcément mis les fonctions dans cet ordre, surtout la mémoire altimètre qui vient se mettre au milieu des fonctions "temps", à mon sens elle aurait été mieux en fin d'arborescence à côté du diag radio.
- a 6h on trouve le bouton Adjust, qui servira à naviguer dans des sous fonctions du programme enclenché avec une simple pression, et à appeler les menus réglages avec une pression longue (pour éviter toute mauvais manip'). A côté, le bouton light pour le rétroéclairage.
- à 2, 3 et 4h, respectivement les poussoirs boussole, baromètre et altimètre. Dans certains modes ces poussoirs peuvent aussi servir à cycler certaines fonctions (par exemple faire défiler les villes dans l'heure mondiale, start/stop du chrono, ou simplement régler des trucs quand on est en Adjust)
Et enfin à 10h on trouve le fameux triple sensor qui va alimenter les fonctions ABC de la montre.


D'ailleurs, si on fait un tour rapide des fonctions, sur le bouton Mode :
- Time : heure, date en mois/jour. Avec une pression brève sur le bouton Adjust on peut afficher au choix dans la partie supérieure de l'écran le jour, l'année, ou l'évolution de la pression baro en graphique. On règle aussi dans ce mode via une pression longue sur Adjust le fuseau horaire local, voire la longitude/latitude (pour le calage manuel de Sunrise/set), le mode d'économie d'énergie, la durée du rétroéclairage, les unités de mesure utilisées...

- Sunrise/set : heure de lever/coucher du soleil et date. Deux aiguilles de la seconde dalle LCD pointent l'heure de lever et de coucher du soleil sur l'échelle 24h du réhaut. En gros au milieu, l'heure du lever, en petit en bas du coucher. Une aiguille clignotante indique l'heure courante, toujours sur l'échelle 24h. A noter que la longitude/latitude n'était pas bien réglée sur la mienne, j'ai dû corriger ça manuellement pour afficher les bonnes heures. Il est possible aussi de parcourir les jours à venir pour voir les heures du cycle solaire à une date donnée.

- Recall : journal de l'altimètre, stocke les données de l'alti, la dénivelée parcourue, l'alti max/mini, le tout avec les heures et dates correspondantes, sur plusieurs slots pour stocker plusieurs balades, de manière manuelle ou automatique.

- World Time : heure mondiale. En haut le code de la ville sélectionnée, les codes correspondent en général à celui du principal aéroport du coin (exemple NYC pour New York City, mais LAX pour Los Angeles). Une aiguille fixe pointe l'heure mondiale sur l'échelle 24h, une aiguille clignotante pointe l'heure locale.

- Stopwatch : le chrono, 1/100e blabla.

- Timer : minuteur jusqu'à 24h pour la cuisson des pâtes
.

- Alarm : alarmes quotidiennes, jusqu'à 5 différentes

- Receiving : diag radio qui indique l'heure et la date de la dernière synchronisation radio de la montre, s'il y a eu un problème de synchro, possibilité de forcer une synchro et de consulter la qualité du signal.

Viennent ensuite les fonctions ABC, raison d'être des modèles ProTrek. Ces modes ne peuvent être appelés qu'en mode Time, et l'heure reste toujours consultable dans la section inférieure du cadran.
- Compass : la boussole, avec indication du relèvement en degrés et du point cardinal. Une triple aiguille pointera vers le Nord, des aiguilles simples pour les 3 autres points. Possibilité de mémoriser un relèvement pour consultation ultérieure.

- Baro : baro, mesure de la pression atmosphérique, avec indication de la variation par une aiguille sur l'échelle 10/-10 du réhaut, présentation en graphique de l'évolution toutes les 2h. C'est aussi dans ce mode que l'on peut consulter le thermomètre (donnée bien entendu faussée par la chaleur du corps quand la montre est portée). Casio conseille de laisser la montre 20 à 30min pour avoir une lecture fiable de la température.

- Alti : c'est certainement la fonction la moins évidente à utiliser. Calé sur une mesure conjointe de la pression atmosphérique et de la température, l'altimètre nécessite une calibration régulière (en gros dès que l'on a accès à l'information, et si possible avant chaque ascension/descente) pour éviter qu'il ne déraille totalement en cas d'évolution de la pression baro pour une autre raison qu'un changement d'altitude.

Voilà les marges d'erreur telles que données par Casio :

Bon, tout ça c'est très beau, mais à l'usage ça donne quoi ?
L'écran du cadran est tout d'abord très contrasté, large, et donc très lisible même dans des situations de luminosité médiocres. Et dans le noir, le rétroéclairage vert pâle prend le relais sur toute la surface de l'écran. Il est possible de configurer un éclairage de 1 ou 3 secondes, et d'activer l’allumage automatique, qui éclairera l'écran au moment où vous tournez la montre vers votre visage. En pratique ça allume l'écran n'importe quand, pour un oui ou un non. Je m'en suis débarrassé. En revanche, LCD oblige, les angles de vision ne sont pas totaux, et avec la montre très inclinée, les indications deviennent illisibles.

La montre est arrivée réglée et calibrée d'origine, mais Casio conseille une synchro radio forcée et une vérification manuelle du fuseau horaire sélectionné et de la ville de référence. L'opération de synchro prend quelques minutes, puis la montre le fera automatiquement, généralement la nuit. Évidemment, la précision ne souffre d'aucune critique, et correspond à +/-1sec aux divers sites qui relaient l'heure atomique. Casio indique une précision de +/-15sec/mois en l'absence de synchro radio.
A noter qu'en fonction de la ville sélectionnée, la montre paramètre automatique les unités de mesure selon le système local (métrique chez nous, donc).
Passons aux fonctions ABC, pour lesquelles j'étais un peu sceptique (gadget gnagnagna, données foireuses gnagnagna).
La boussole numérique est parfaitement alignée sans calibrage préalable. Casio indique une marge d'erreur de +/-10°, en réalité j'ai constaté généralement moins de 5° d'écart. Une fois stabilisée la précision est pas loin d'être parfaite. La montre est en revanche très sensible aux perturbation magnétiques (masse métallique genre frigo ou matelas à ressort, où il est pourtant indispensable d'avoir une boussole). A noter que la boussole ne donne le relèvement que pendant 20sec et se met en veille, il faut la relancer manuellement.
Le baromètre lui aussi est pile dedans. J'ai comparé avec la station météo pro du boulot, elle indiquait ce matin 1028hpa, la montre 1027. La sonde de la station est située en extérieur sur le toit du bâtiment, d'où peut-être cette différence, relativement minime. La pression est stable aujourd'hui, donc pas de remarque sur sa réactivité. Le thermomètre est pas mauvais du tout quand on l'a laissé reposer une bonne demi heure Il est un brin optimiste par rapport à mon thermomètre d'intérieur (1° de plus). De là à savoir lequel est bien étalonné... On va laisser les mouches tranquilles, elles ont déjà pris assez cher.
Puis j'ai essayé l'altimètre. Pour être honnête je m'attendais un peu à une cata, surtout à cause des histoires de calibration, de changement de barométrie, etc. Je vis dans l'estuaire de la Seine, chouette coin avec de grosses dénivelées. Avant de partir au boulot ce matin j'ai calibré en bas de chez moi l'altimètre sur une altitude référence de +10m, et en route.
Pour faire court : bluffant, soufflant, hallucinant, impressionnant.
L'altitude est affichée par paliers de 5m, donc il faut relativiser la précision, mais l'instrument est extrêmement sensible et rapporte chaque dénivelée de manière parfaitement cohérente. La démonstration a été totale quand je suis passé par dessus une autoroute, sur un pont, à 10090km/h. Avant le pont la montre affichait 145m, au milieu 150m, et à la descente est repassée à 145, le tout dans l'espace des 30 grosses secondes nécessaires pour passer l'ouvrage.
En arrivant au bureau j'ai de suite ouvert notre logiciel de carto/cadastre pour vérifier les données. Le journal de la montre indique une altitude mini de 10m à 8h41 (mon point de départ), 150m à 8h48 (le pont), 135m de dénivelée montante continue max, 120 de dénivelée descendant continue max, 15m à 8h58, point d'arrivée.
Il s'avère que j'ai calibré l'alti trop haut en partant, ma maison est à 3m d'altitude, il aurait donc fallu que je cale l’instrument sur 0 ou 5, et non 10. Du coup, si on soustrait 10m à mes mesures, les résultats sont quasiment conformes à +/-5m aux courbes IGN et aux relevés topo. Epatant (je l'avais oublié celui-là).
Comme je l'expliquais plus haut, la mesure d'altitude est une combinaison de la mesure barométrie et de la température. J'étais là dans un environnement assez stable (pas de grosse variation de t°, la montre étant portée sous le manteau, pas de grosse variation baro), je ne sais pas comment il se comporte "en vrai". En rando de montagne, le temps et donc la pression changent souvent, la précision de l'alti en pâtit peut-être, d'où la nécessité de le calibrer dès que possible sur une altitude connue. Mais ce que j'ai pu voir ce matin relève de la magie noire, comment un instrument aussi petit et enfermée dans une boîte de plastoc comme ça peut-il être aussi précis et fin ? Ouais, j'suis vraiment impressionné, et les marges d'erreurs données par Casio sont assez loin de mes observations.
Au final, un chouette engin, précis, autonome, léger, fin, finalement assez facile d'utilisation. Ils sont forts chez Casio.
Les G Shock conservent l'avantage en termes de robustesse, le capteur des ProTrek étant sensible aux forts chocs et au magnétisme (pour la boussole). Ce n'est donc pas forcément la plus indiquée pour se vautrer dans un tas de gravier en VTT et se rouler dedans
. Mais niveau technologies embarquées, c'est un bien bel objet si on supporte le côté plastique/numérique.
Avant de dégager avec ma merde (en plastoc) :
Fiche de la PRW-2000 chez Casio : http://www.casio-europe.com/fr/wat [...] -2000-1er/
Manuel PDF de la bête : http://www.support.casio-europe.co [...] h/3172.pdf
Une revue chez A Blog To Read : http://www.ablogtoread.com/casio-p [...] ch-review/
Une autre revue chez LW's Gadget : http://lwsgadget.blogspot.com/2010 [...] eview.html
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