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  [Horlogerie] Les montres /!\ CB /!\ Lire la page 1.

 


 

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[Horlogerie] Les montres /!\ CB /!\ Lire la page 1.

n°14638198
domingo ch​avez
Posté le 18-04-2008 à 17:56:47  profilanswer
 
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taggrevue

 

Voici une petite revue de ma PAM190 récemment acquise.

 

La Radiomir 8 days (en acier, référence PAM190) est sortie en 2004, en même temps que la Blackseal (PAM183) : il s'agissait alors des deux premières Radiomir de série de l'ère Richemont. La PAM190 n'a été fabriquée que pendant 3 ans, pour un total d'environ 2000 exemplaires.

 

En 2007, elle a disparu du catalogue. Dès lors, elle est devenue de plus en rare en boutique. En trouver une neuve relève désormais du parcours du combattant. J'ai pu commander la mienne chez Wempe Francfort qui a fait venir la montre depuis la boutique Wempe de Hambourg.

 


Boitier et cadran

 

Les Radiomir se caractérise par leur boitier typique tout en rondeurs et en subtilité : on parle de boitier "coussin". Le boitier de la PAM190 est en acier 316L poli. Comme la plupart des Radiomir contemporaines, la montre fait 45 mm de diamètre. La couleur du cadran de type "sandwich" oscille entre le noir et le gris anthracite selon l'éclairage.

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue01.JPG

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue02.JPG

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue03.JPG

 

Les index, à l'instar des inscriptions sur le cadran, sont de couleur crème. L'ensemble des aiguilles est dorée à l'or jaune. On retrouve la classique petite seconde à 9 h et le fameux cadran "sandwich", brevet de la marque florentine.

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue04.JPG

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue05.JPG

 

Comme d'habitude à l'Officine, la lisibilité nocturne est exceptionnelle.

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue06.JPG

 

L'épaisseur de la montre reste contenue avec environ 15 mm. Comme la plupart des Radiomir, la PAM190 est étanche à 100 m. Le verre est un saphire légèrement bombé de 1,9 mm d'épaisseur, traité anti-reflet.

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue09.JPG

 

A l'instar des premières Radiomir, le remontage et la mise à l'heure se font par l'intermédiaire d'une couronne vissée de type diamant, dont la préhension est remarquable, notamment par rapport à celle d'une couronne de Luminor. La couronne porte le logo de Panerai, à savoir les initiales de la marque stylisées sous forme de 2 flèches pointant vers le sol et le ciel, qui symbolise les activités aquatiques (montres, matériel de plongée) et aériennes (aménagement de pistes d'aviation) de la marque.

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue08.JPG

 

Lorsqu'on retourne la montre, outre le fond transparent vissé, on peut lire diverses indications aux 4 coins du boitier : numéro de série, limite de profondeur, année et numéro de fabrication (ici I = année 2006 et 209e exemplaire sur 500 produits cette année là).

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue17.JPG

 

http://ckmb.free.fr/PAM190revue19.JPG

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Message édité par domingo chavez le 03-03-2010 à 16:44:13

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by order of the Peaky Blinders
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Posté le 18-04-2008 à 17:56:47  profilanswer
 

n°16391335
domingo ch​avez
Posté le 08-10-2008 à 22:33:53  profilanswer
 
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Voici les photos. Elles sont brutes de tout photoshopage.

 

La Flieger Original est une ré-édition de Beobachtungsuhr, souvent abrégée B-Uhr, ce qui signifie "montre d'observation". Elle équipait les pilotes allemands pendant la 2e GM. Cinq fabricants de montre se partageaient le contrat de dotation à l'époque : Wempe, Laco, IWC, Lange und Söhne et Stowa.

 

On trouve sur le marché un grand nombre de ré-éditions de B-Uhr : de la moins chère à la plus chère, de la plus petite à la plus grande. Cela faisait un bon moment que je cherchais une ré-édition qui satisfasse mes 3 critères primordiaux :

 

- cadran stérile
- calibre manuel à stop-seconnde
- si possible, fabricant historique

 

Toutes ces conditions étaient réunies dans la Flieger Original. Malheusement, j'ai raté de peu le coche de la série limitée. Je me suis donc inscrit pour la version de série en octobre 2007. Et un an plus tard, la voici !

 

J'ai choisi la version à fond transparent (1190 €) équipée d'un bracelet type "Flieger Original" (40 €) pour un total de 1254 € avec les frais de port. La montre m'a été livrée en moins de 24h par Fedex.

 


La package

 

La montre était emballée dans une petite valisette en métal, elle-même contenue dans une surboite en carton.

 

http://ckmb.free.fr/FO01.JPG

 

Le package était extrêmement succint : il contenait la montre, un petit carnet sur Stowa, un étui souple siglée ainsi que les 2 boucles ardillons que j'avais commandé en sus.

 

http://ckmb.free.fr/FO02.JPG

 

Les 2 BA de 20 et 18 mm, afin de satisfaire toutes mes envies futures de bracelets.

 

http://ckmb.free.fr/FO03.JPG

 


La montre

 

Elle a un diamètre de 41 mm pour une hauteur de 12 mm. Elle pèse 90 g avec son bracelet. Les reflets changeants des aiguilles bleuies sont absolument à tombe : tantôt bleu électrique...

 

http://ckmb.free.fr/FO04.JPG

 

tantôt bleu marine, voire noires :

 

http://ckmb.free.fr/FO05.JPG

 

Les index et les chiffres du cadran ne sont pas tout à fait blanc, mais plutôt crême, avec un aspect "glossy", légèrement en relief.

 

http://ckmb.free.fr/FO06.JPG

 

Contrairement à la Flieger auto, la lunette affleure au niveau de la carrure du boitier.

 

http://ckmb.free.fr/FO07.JPG

 

http://ckmb.free.fr/FO08.JPG

 

http://ckmb.free.fr/FO09.JPG

 

http://ckmb.free.fr/FO10.JPG

 

Sur l'un des côté, on trouve l'inscription "Fl 23883" correspondant à la fiche technique B-Uhr : 23 = instrument de navigation, 883 = numéro donné par l'autorité technique aérienne pour cet instrument.

 

http://ckmb.free.fr/FO11.JPG

 

Sur l'autre, on trouve la couronne "oignon" classique, telle que celle qui équipait les B-Uhr d'époque. Elle est non vissée, mais confère à la montre une étanchéité de 5 atm. Elle ne possède qu'un seule cran, celui pour règler l'heure. J'ai trouvé le remontage particulièrement virile, notamment par rapport à celui de mon ex-Panerai possédant le même calibre. Si la forme de la couronne permet une bonne prise en main, sa position trop collée au boitier ne permet pas un remontage aussi aisé que sur une Radiomir ou une Archimède.

 

http://ckmb.free.fr/FO12.JPG

 

La montre est équipé d'un verre en saphir légèrement bombé doté d'un traitement anti-reflet interne.

 

http://ckmb.free.fr/FO13.JPG

 


Le bracelet

 

Lors de la commande, j'ai choisi le bracelet "Flieger Original" brun foncé. Il s'agit d'une ré-édition des bracelets qui équipaient les B-Uhr à l'origine. Ils se caractérisent par la présence de nombreux rivets (ici non fonctionnels) et passants, ainsi que d'une boucle ardillon enserrée entre 2 brins de cuir. Le bracelet fait 22>20 mm de large et présente un décrochement type bracelet de Big Pilot d'IWC. Sa longueur est malheureusement excessive : 75 mm pour le brin court et 170 mm pour le brin long !

 

http://ckmb.free.fr/FO14.JPG

 

En position fermée :

 

http://ckmb.free.fr/FO15.JPG

 

La réalisation du bracelet est soignée et le grain du cuir très beau.

 

http://ckmb.free.fr/FO16.JPG

 

Gros plan sur la boucle. On peut constater que les brins sont assez fins (un peu trop à mon goût) et très (trop ?) souples.

 

http://ckmb.free.fr/FO17.JPG

 


Le calibre

 

J'ai choisi la version équipée d'un fond transparent. La vitre est en saphir plat et est particulièrement étendue : seule subsiste une petite lunette métalique sur le pourtour portant diverse inscriptions dont le numéro de série de la montre (015 pour moi).

 

http://ckmb.free.fr/FO18.JPG

 

Le calibre qui équipe la FO est un Unitas 6497-1, oscillant à 18000 alt/h et possédant une RDM d'environ 56h. La platine présente des côtes de Genève assez quelconques, très industrielles, et n'a pas fait l'objet d'un anglage. Les roues sont par contre soleillées et les vis bleuies (malheureusement pas au niveau de leur fente). La version à fond vitré se distingue par la présence d'un col de cygne au niveau du règlage de la raquetterie.

 

http://ckmb.free.fr/FO19.JPG

 

http://ckmb.free.fr/FO20.JPG

 

http://ckmb.free.fr/FO21.JPG

 

On peut remarquer au premier plan la roue dorée décentré qui a été rajoutée pour obtenir une seconde centrale. Autre modification inhabituelle sur l'Unitas, la présence d'un stop-seconde avec arrêt à 12h : en tirant la couronne pour règler l'heure, la trotteuse continue sa course jusqu'à 12h où elle s'arrête, permettant ainsi une règlage rapide et précis.

 

http://ckmb.free.fr/FO22.JPG

 

http://ckmb.free.fr/FO23.JPG

 


La phosphorescence

 

Les index, les chiffres et les aiguilles sont chargées à bloc de superluminova C3 (phosphoresence verte) fournissant une phosphorescence telle qu'on l'aime, i.e. longue et puissante.

 

http://ckmb.free.fr/FO24.JPG

 

En jouant sur la balance des blancs de l'appareil, la couleur passe au bleu turquoise.

 

http://ckmb.free.fr/FO25.JPG

 


La taille

 

En comparaison à côté de ma Bund qui fait 43 mm. Avec ses 41 mm, la FO n'est pas à proprement parlé petite. Mais au vu de ses ancêtres et du calibre qui l'équipe, on ne peut s'empêcher de regretter un peu la décision de Schauer ne pas être passé à 42 ou 43 mm de diamètre.

 

http://ckmb.free.fr/FO26.JPG

 


Au poignet

 

Grâce à son son totalement plat et ses cornes recourbées, la montre est d'un rare confort au poignet. Petit bémol pour le bracelet trop long.

 

http://ckmb.free.fr/FO27.JPG

 

La faible épaisseur du cuir au niveau de la boucle permet de préserver un certain confort lorsqu'on tape sur un clavier.

 

http://ckmb.free.fr/FO28.JPG

 

http://ckmb.free.fr/FO29.JPG

 

Bref une montre historique, extrêmement attachante :

 

http://ckmb.free.fr/FO30.JPG

 


Le bilan

 

Les + :

 

- la finition irréprochable de l'ensemble boitier/cadran/aiguilles
- le bleu des aiguilles, variable selon l'éclairage
- l'aspect légèrement dodu et la couleur crême des index qui évite l'effet cadran "photocopie"
- le saphir légèrement bombé
- le stop-seconde
- la phosphorescence exceptionnelle

 

Les - :

 

- le diamètre légèrement trop petit (43 mm aurait été idéal pour ce type de montre, surtout par rapport à l'épaisseur)
- la couronne oignon, trop collée au boitier
- le remontage très viril

 

Les impressions mitigées :

 

- le bracelet : super look (présence d'un rétrécissement façon Big Pilot), beau grain, belle couleur, excellente finition, mais un peu trop fin et trop souple, et surtout trop long
- le fond transparent : la calibre remplit totalement le boitier, l'aspect est plaisant de loin avec ses côtes de Pforzheim (même si elles font très industrielles), son col de cygne, ses roues soleillées, sa grosse roue décentrée et dorée qui entraine le pignon des secondes, mais dès qu'on s'y attarde, les fentes non bleuies des vis choquent un peu et surtout l'absence totale d'anglage des ponts accroche l'œil. La finition du calibre se situe vraiment à mi-chemin entre l'Unitas d'une Altanus et celui d'une Panerai.

 

Au final

 

Je suis enchanté par la montre : c'est clairement la réplique la plus fidèle et la plus légitime (avec l'IWC Big Pilot) de la production actuelle. Seul bémol, le recours à l'Unitas aurait pu permettre un diamètre légèrement plus grand, c'est dommage de ne pas en avoir profité. Si c'était à refaire, je ne paierais pas le surcout pour le bracelet Flieger car je vais très rapidement en commander un autre, même si ce bracelet Flieger n'est pas fondamentalement mauvais. Pour le fond transparent, je reste encore partagé : la vue sur le mécanisme reste néanmoins assez plaisante, sans être exceptionnelle, mais a posteriori, je trouve le surcout un peu élevé. A discuter donc selon son envie du moment.

 

Bravo Stowa !

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Message édité par domingo chavez le 03-03-2010 à 16:52:32

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n°19973341
domingo ch​avez
Posté le 25-09-2009 à 21:40:15  profilanswer
 
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taggrevue

 

Profitant du soleil, j'ai pris quelques photos de ma Daytona pour illustrer ma revue. Elle sera light dans la mesure où celle de Guy67 est quasi parfaite à tous points de vue. Je m'en suis très largement inspiré.

 

http://forumamontres.forumactif.co [...] t42106.htm

 


La Daytona est LE chrono sport emblématique de Rolex. Il est d'ailleurs tellement exclusif qu'on parle de cosmographe.  [:julm3]  La version acier actuelle (depuis 2000) porte la référence 116520. Elle existe en cadran noir et en cadran blanc.

 


Le boitier

 

Il est en acier 904L intégralement poli. Il mesure 40 mm de diamètre pour une hauteur de 12,4 mm, ce qui le place dans les petits chronos parmi la production actuelle. Le cadran blanc compense quelque peu l'impression de petite taille générée par la large lunette en acier poli avec échelle tachymétrique gravée (graduation de 60 à 400 unités par heure). A la différence du boitier des Submariner des GMT2-C, le boitier de la Daytona est tout en rondeurs, notamment au niveau des flancs. Le fond, brossé, est légèrement plus bombé que sur ma GMT2-C. Avec le dernier bracelet Oyster massif, la Daytona pèse environ 140 g. Par rapport à ma 1675, la différence de présence au poignet est vraiment flagrante. Néanmoins, avec de telles caractéristiques, la Daytona reste un chrono très confortable au poignet.

 


http://ckmb.free.fr/daytorevue01.JPG

 

http://ckmb.free.fr/daytorevue02.JPG

 

http://ckmb.free.fr/daytorevue03.JPG

 

http://ckmb.free.fr/daytorevue08.JPG

 

http://ckmb.free.fr/daytorevue06.JPG

 


La couronne vissée est de type Triplock. Les poussoirs sont également vissés. Ce dispositif interdit donc malheureusement tout chronométrage sur le vif. La Daytona est annoncée comme étanche à 100 m.

 


http://ckmb.free.fr/daytorevue04.JPG

 

http://ckmb.free.fr/daytorevue09.JPG

 


Le verre est plat et dépasse de la lunette. Il est en saphir et comme toujours chez Rolex, pas de traitement antireflet. Ceci est particulièrement gènant en plein soleil car le cadran n'est pas très contrasté.

 


http://ckmb.free.fr/daytorevue05.JPG

 


Le cadran

 

J'ai choisi la version blanche car 1) je trouve que le chrono gagne en présence et en taille perçue et 2) car je n'avais pas encore de montre à cadran blanc. Le cadran est mat contrairement aux sub-cadrans discrètement guillochés et contrastés en "champagne" sur leur périphérie. Le cadran est rythmé par 11 index en forme de navette (voire de suppositoire) cerclés d'or blanc et le coronet appliqué à 12h. Je passe rapidement sur la littérature débordante chère à Rolex qui s'avère en pratique finalement assez peu envahissante. A noter la trotteuse à 6h et non à 9h comme sur la plupart des chronos, engendrant un agencement parfaitement symétrique du cadran lorsque le chrono est au repos.

 


http://ckmb.free.fr/daytorevue07.JPG

 


La finesse de l'aiguille des secondes du chrono est particulièrement saisissante en vrai. J'aime également beaucoup la construction des aiguilles des heures et des minutes de type bâton avec une rainure centrale. Les index ainsi que les 2 aiguilles donnant l'heure sont luminescentes (modérément). Le réhaut comporte désormais la sérigraphie "Rolex Rolex..." ainsi que le numéro de série à 6h, mais ces gravures reste assez discrètes.

 


http://ckmb.free.fr/daytorevue10.JPG

 


Le bracelet

 

Pas de surprise ici puisqu'il s'agit du même bracelet Oysterlock (ici référence 78590) qui équipe déjà ma GMT2-C. D'excellente conception notamment avec sa boucle articulée et son "Quick setting" qui permet de rallonger instantanément le bracelet de 3 mm en cas de forte chaleur, il alterne surfaces polies et satinées. Les extrémités sont évidemment de type "SEL".

 


Le calibre

 

(je cite Guy67)

 

La Daytona est animé par le calibre maison Rolex 4130. Entièrement conçu et réalisé par Rolex, il fait 30,5 mm de diamètre pour une hauteur de 6,5 mm.  Il comporte 44 rubis et possède une très bonne réserve de marche de 72 h (66 h chrono enclenché). Ce mouvement mécanique à remontage automatique oscille à 28 800 A/h (4 Hz) et possède un stop-seconde. Le remontage par rotor central en métal lourd sur roulement à billes se fait dans les deux sens. Les commandes de la fonction chrono se font par l’intermédiaire d’une roue à 7 colonnes et grâce à son embrayage vertical, le démarrage du chrono se fait sans sautillement et de façon parfaitement régulière. Ce calibre est équipé du nouveau spiral Parachrom bleu avec une courbe Breguet qui est fait d’un alliage au niobium-zirconium amagnétique et très résistant aux chocs. L'échappement est muni d'une roue d'ancre réalisée dans un nouveau matériau en nickel phosphore également paramagnétique. Le mouvement est éprouvé, la décoration est soignée : rotor soleillé, anglage, ponts décorés, têtes de vis soigneusement polies. Enfin, le réglage fin se fait par vis Microstella. Comme la plupart des Rolex, la Daytona a passé l'épreuve du COSC (marche comprise entre -4 et +6 s/j).

 


http://img.photobucket.com/albums/v251/diderot/Rolex/mvt4130.jpg

 

http://3.bp.blogspot.com/_aOehWq6bi9Y/SoVPPae6qyI/AAAAAAAAMKk/0LRC1YW00KI/s400/rolex-daytona-everose-ref-116505-18kt-rose-gold-watch-parachrom-spiral.jpg

 


A l'usage, le remontage manuel est assez ferme et agréable pour un mouvement automatique. On sent très clairement l'intervention de la bride glissante lorsque le barillet est totalement remonté. La manipulation des poussoirs est assez ferme pour un mouvement à RAC, mais néanmoins très précise. Le démarrage de l'aiguille principale du chrono est vraiment bluffante de fluidité.

 


Au poignet

 

En raison de sa forme et des dimensions, la Daytona est une montre à la fois confortable et présente au poignet. Elle passe sans problème sous les manchettes des chemises. Du fait des poussoirs vissés, la manipulation du chrono n'est malheureusement pas très pratique.

 


http://ckmb.free.fr/daytorevue11.JPG

 

http://ckmb.free.fr/daytorevue12.JPG

 


Bilan

 

Depuis que je me suis intéressé aux montres, la Daytona a toujours représenté mon graal est terme de chrono sportif. J'ai longuement hésité avec la version 16520 animé par un El Priméro à la sauce Rolex que je trouve un peu plus réussie esthétiquement. Mais l'attirance de l'exceptionnel calibre 4130 et la possibilité d'avoir une montre neuve dans le réseau officiel et dans un délai raisonnable m'ont rapidement fait basculer sans regrets vers la version actuelle.

 

Seul vrai grief à l'encontre de cette montre, la susceptibilité des nombreuses surfaces polies aux micro-rayures met les nerfs des maniaques à rude épreuve. Malgré cela et quelques autres petits défauts (lisibilité, poussoirs vissés), la Daytona reste rien de moins qu'un mythe horloger. Quel bonheur de la porter au poignet !

 

Comme disait notre ami Gilbert B., et maintenant que ma boite est pleine, que vais-je faire ?

 


http://ckmb.free.fr/daytorevue13.JPG

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Message édité par domingo chavez le 03-03-2010 à 16:41:27

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by order of the Peaky Blinders
n°20309517
domingo ch​avez
Posté le 24-10-2009 à 15:08:48  profilanswer
 
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Etant un peu pressé, je vous mets juste les photos.

 

Donc, pour ceux qui ont suivi, j'ai été la proie d'une attaque de CHI aussi fourbe que soudaine, initiée par ce vil tentateur de Cisco. Cet individu, non content de me faire découvrir des montres magnifiques, se permet en plus de me présenter des affaires en or. Bref, depuis que j'ai lu son compte-rendu d'achat et d'essayage chez Bachmann, j'ai totalement fondu pour la Portugaise 5000, au point de craquer de façon totalement déraisonnable, moins d'un mois après l'achat de ma Daytona.

 

En 2 mots, la montre fait partie d'une série limitée à 1000 exemplaires initiée en 2000. Mon exemplaire a été vendu en 2002. Elle est animée par le calibre 7 jours maison à remontage Pellaton (la finition pourrait d'ailleurs être un peu meilleure pour cette gamme de prix). Mis à part le bracelet qui présente quelques signes de fatigue (ça tombe bien, je n'aime pas son rendu trop brillant) et la boucle ardillon un peu rayée, la montre peut être considérée dans un état neuf.

 

La montre est vraiment magnifique ! Fine et présente à la fois (41,9 mm de diamètre pour 13,9 mm d'épaisseur, dont 4 mm rien que pour le plexi), elle est assez atypique : habillée par son cadran dépouillé, mais sportive par sa taille, moderne par son calibre, mais vintage par son verre plexi, elle est tout simplement à tomber.  [:cerveau lent]

 

J'essaierai de faire une revue détaillée dès que possible.

 

http://ckmb.free.fr/5000revue01.JPG

 

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http://ckmb.free.fr/5000revue14.JPG

 

http://ckmb.free.fr/5000revue15.JPG

 

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http://ckmb.free.fr/5000revue17.JPG

 

http://ckmb.free.fr/5000revue18.JPG

 

http://ckmb.free.fr/5000revue19.JPG

 

http://ckmb.free.fr/5000revue20.JPG

 


Après de longues hésitations, son financement passera par la revente de ma GMT2-C et de mon EZM1. :sweat:

Message cité 20 fois
Message édité par domingo chavez le 03-03-2010 à 16:42:32

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by order of the Peaky Blinders
n°21756624
domingo ch​avez
Posté le 03-03-2010 à 16:59:37  profilanswer
 
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J'ai marqué quelques revues.  
 
http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 0&filter=1


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by order of the Peaky Blinders
n°22121620
domingo ch​avez
Posté le 05-04-2010 à 19:30:58  profilanswer
 
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Après les photos, voici le texte qui va avec.

 

taggrevue

 


A l'occasion du 40e anniversaire de leur mythique calibre El Primero, Zenith a présenté à Baselworld 2009 un nouveau modèle de chronographe appelé "New Vintage 1969". Celui-ci se voulait à la fois un hommage fidèle et une ré-interprétation de la première montre équipée d'un l'El Primero en 1969. La New Vintage a été proposée en trois déclinaisons, toutes en série limitée :

 

- la version or rose se voulant "un hommage au passé" (250 exemplaires)
- la version acier se voulant "un hommage au présent" (500 exemplaires)
- la version titane PVD noir se voulant "un hommage au futur" (250 exemplaires)
(sic)

 

http://www.lacotedesmontres.com/mesIMG/img800/26233.jpg
(c) La Cote des Montres (Press kit Zenith)

 

A noter qu'un peu plus tard en 2009, Zenith a également proposé une version unique de la New Vintage 1969 à l'occasion de la vente de charité Only Watch.

 

http://blog.jameslist.com/wp-content/uploads/2009/10/zenith-new-vintage-1969.jpg
(c) Press kit Zenith

 

En 2010, Zenith a présenté une nouvelle déclinaison de ce modèle (toujours limitée à 500 exemplaires).

 

http://blog-watch.coneco.net/image/coneco53741/4afd1298352272009blk.jpg
(c) Press kit Zenith

 

N'étant pas un spécialiste des premiers modèles d'El Primero (c'est d'ailleurs pour cela que j'ai préféré me tourner vers la ré-édition), il semblerait que, plutôt qu'une ré-édition fidèle, la New Vintage 1969 soit en fait un subtil mélange entre deux versions ayant réellement existé entre 1969 et 1973.

 

Pour le boitier :

 

http://www.chronomaster.co.uk/B165_Zenith_el_primero_3.jpg
(c) www.chronomaster.co.uk

 

Pour le cadran :

 

http://www.blogmywatch.com/albums/msaint/montres%20de%20potes/guillaumeprimerop105sml.jpg
(c) Msaint

 


Afin d'être au plus près des modèles originaux que j'adore, j'ai évidemment jeté mon dévolu sur la version acier initialement présentée. Ayant découvert la montre lors de ma visite de Baselwolrd 2009, j'avais eu l'occasion de l'essayer une première fois en vacances l'été dernier avec un vrai coup de cœur à la clef. Ayant d'autres priorités horlogères à l'époque, je l'avais quelque peu oubliée jusqu'à ce qu'elle se rappelle à mon bon souvenir. En effet, lors d'un récent repas horloger, j'ai eu l'occasion de repasser avec délice une version originale de 1969 au poignet. Ne trouvant pas mon bonheur dans le vintage (modèles trop bidouillés ou trop abîmés), je me suis rappelé cette excellente ré-édition. Un second essai chez un AD local m'a alors définitivement fait craquer.

 

La montre est vient avec un package assez cossu. La sur-boite en carton est assez épaisse et rigide. Elle renferme la notice en plusieurs langues (dommage qu'elle ne contiennent aucune explication au sujet de l'utilisation des échelles tachymétriques et décimétriques), tout en longueur, et la boite proprement dite, en bois cérusé peint. Celle-ci contient le traditionnel blason doré Zenith et bien évidemment la montre, lovée dans un écrin de cuir blanc.

 


http://ckmb.free.fr/1969revue01.jpg

 

http://ckmb.free.fr/zenith.jpg

 


La montre est livrée montée sur un joli bracelet crocodile bombé noir mat (20>18 mm), dont les écailles se réduisent progressivement à mesure qu'on se rapproche de l'extrémité distale. A noter une rigidité un peu excessive, au début du moins.

 


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Le bracelet est maintenu par une boucle de type ardillon, en acier poli, avec le logo Zenith rapporté, dans un style très vintage.

 


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De face, le boitier adopte une forme tonneau, qui s'avère assez anguleuse de profil, avec des cornes intégrées au boitier, le tout dans le plus pur style des années 70 (Oysterquartz, Royal Oak, etc...). Le boitier mesure 40 mm de large pour 50 mm de long. L'épaisseur s'établit à 14,6 mm dont 4 mm uniquement que pour le verre saphir. Malgré la forme monobloc, le poids reste très contenu avec 84 g sur la balance, bracelet et boucles inclus.

 


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La carrure est en acier inox et offre une belle alternance de finitions polies et brossées. Le dessus du boitier est brossé radialement tandis que ses flancs sont brossés longitudinalement. Les arrêtes latérales supérieures et les faces intégrant les cornes sont quant à elles polies. A noter l'absence de lunette, le verre étant directement serti dans la carrure.

 


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La couronne, non vissée, est siglée de l'étoile à branche. En position 1, elle permet le remontage, en position 2, elle permet la mise à l'heure (malheureusement sans stop-seconde) et en position 3, elle permet le réglage rapide de la date. Les poussoirs, également non vissés, ont une belle forme de champignon. La manipulation de l'ensemble est très aisée. Concernant l'étanchéité, Zenith annonce une résistance à l'immersion de 50 m.

 


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Un des principaux atouts de cette montre, est incontestablement son verre magnifique. En saphir, il présente un bombé assez incroyable - il dépasse d'environ 4 mm de la carrure - et a fait l'objet d'un traitement anti-reflet sur ses deux faces, occasionnant quelques discrets reflets bleu/violet en cas d'éclairage latéral, finalement assez peu gênants.

 


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Clou de la montre, le cadran est une merveille de sportivité tout en subtilité. Son originalité repose essentiellement sur ses sous-cadrans de couleurs différentes qui viennent délicatement se chevaucher à leurs points d'intersection respectifs. Au niveau de son pourtour, le cadran présente échelle décimétrique noire permettant de mesurer des temps en 1/100 de minute. Plus à l'extérieur, en contraste, une échelle tachymétrique blanche/argentée est gravée sur le réhaut, permettant de mesurer des fréquences d'événement et notamment la vitesse constante d'un véhicule.

 

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Le cadran est principalement de couleur blanche argentée, avec une finition finement granuleuse (voir autour du canon des aiguilles, au centre), permettant un rendu parfaitement mat, même en plein soleil. Coiffant de 4 lignes de texte à 12h, on trouve le logo appliqué de la marque, sous forme d'une étoile à 5 branches. Les index (à 1, 2, 4, 5, 7, 8, 10, 11 et 12h) sont en rhodium garni de Superluminova vert anis, là encore, dans une optique très vintage. Les index appliqués sont séparés entre eux par de fines graduations (5 par seconde) peintes en noir. Le sous-cadran à 9h est de couleur champagne, légèrement irisée. Il supporte la trotteuse. Celui à 3h, de couleur bleu foncé, est dédié aux minutes du chrono (compteur sautant). Le sous-cadran à 6h, de couleur bronze/chocolat, est dévolu à l'aiguille des heures du chrono.  

 

Les aiguilles des heures et des minutes semblent finement brossées dans la longueur (sablées d'après Zenith), avec un rendu gris foncé mat. Elles comportent un trait de Superluminova vert anis  en leur centre ainsi qu'un insert noir non luminescent à leur extrémité distale. Les aiguilles des sous-cadran ont le même aspect gris foncé/mat, avec une touche de peinture blanche (non luminescente) à leur extrémité distale pour facilité la lecture. L'aiguille des secondes du chrono se démarque très nettement avec sa couleur rouge intense, agrémenté d'un petit guichet rectangulaire rempli de Superluminova : la lecture du chrono est ainsi rapide et intuitive.

 


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En se rapprochant ou lors d'une exposition à une forte source de lumière, on se rend compte que les sous-cadrans sont finement guillochés, avec à la clef des effets irisés irrésistibles. Le guichet de date aux parois biseautées est assez bien intégré entre 4 et 5h. On peut juste regretter qu'il vienne mordre en partie les graduations et l'échelle décimétrique. Zenith a néanmoins pensé à reporter les graduations masquées sur le côté droit du guichet. Le disque dateur est de la même couleur que le cadran (gris/blanc), facilitant ainsi son intégration. La date est de type sautante et passe à 00h00 pile.

 


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C'est surtout en pleine lumière que le cadran prend véritablement toute sa dimension.

 


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Le boitier possède un fond vissé transparent, permettant d'entrevoir le calibre. Entrevoir est bien le terme, car malheureusement, Zenith a eu la très mauvaise idée d'apposer sur le verre une sérigraphie du logo commémorant les 40 ans de l'El Primero, gachant ainsi assez nettement la vue. Le pourtour du fond comporte un certain nombre d'inscriptions sans intérêt, dont le numéro de l'exemplaire dans la série limitée et la résistance à l'immersion.

 

La montre est animée par le mythique calibre chrono maison datant de 1969, l'El Primero. Dans cette ré-édition, il est référencé sous la version 469, en clin d'œil à 1969 (A l'époque, le calibre était connu sous les références 3019PHC ou El Primero 400). Comme tous les El Primero, il est cadencé à 36 000 alternances par heure (5 Hz), avec à la clef, une fluidité impressionnante de l'aiguille des secondes du chrono. Composé de 278 pièces et 31 rubis, ce calibre offre une architecture finalement assez classique, mais néanmoins soignée : roue à colonne, embrayage latéral, remontage automatique bi-directionnel, date rapide et sautante. Les dimensions du calibre sont les suivantes : 30 mm de diamètre (13"1/4) pour 6,50 mm d'épaisseur. La réserve de marche annoncée est de 50 heures. A noter, un saut assez prononcé au démarrage du chrono, qu'on ne peut s'empêcher de remarquer, surtout lorsqu'on possède une Daytona et son calibre à embrayage vertical.

 


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La finition du calibre est plutôt bonne pour un calibre "industriel" : anglages, perlages et brossages sont au rendez-vous. Aucune pièce ne semble brute de fonderie et/ou découpage.

 


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Le remontage automatique est confié à une grande masse oscillante en acier, agrémentée de côtes de Genève circulaires et de quelques inscriptions dorées.

 


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La montre se place parfaitement sur mon poignet de 17,5 cm de circonférence.

 


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Sur cette photo, on remarque les reflets violacés dus au traitement anti-reflet du verre.

 


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Malgré le bombé assez prononcé du fond, le confort au poignet est préservé grâce à la position basse des attaches du bracelet.

 


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Le jeu des surfaces et des couleurs est absolument hypnotisant.

 


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En conclusion, la vraie question à laquelle je voulais trouver une réponse, c'était de savoir si cette ré-édition avait la même saveur que les vintages. Après 3 jours de porter, la réponse est clairement oui ! Tout a été fait été fait pour conserver un style 70's : un boitier assez simple en terme de forme et traitement de surface, un diamètre raisonnable (40 mm), un verre saphir très bombé, une pâte luminescente vert anis, une boucle ardillon avec logo rapporté... Seule concession discutable à la modernité, le fond transparent avec écusson sérigraphié : un fond plein gravé ou un fond transparent vierge auraient été nettement plus appropriés.
 
Alors oui, les vintages ont peut-être un petit peu plus d'"âme", mais vu la difficulté de mettre la main sur un exemplaire vintage qui satisfasse à mes exigences, je pense qu'elles ne sont pas faites pour moi. Bref, cette New Vintage 1969 est une vraie machine à remonter le temps, les emmerdes et les index patafix/crotte de nez en moins.

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Message édité par domingo chavez le 06-04-2010 à 13:02:32

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by order of the Peaky Blinders
n°22570883
domingo ch​avez
Posté le 13-05-2010 à 20:45:16  profilanswer
 
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Par ce temps pluvieux, j'ai décidé de faire une revue de ma Portugaise 2000.

 


Modèle emblématique d’IWC, la Portugaise a été conçue en 1938, suite à la demande particulière de deux hommes d'affaires portugais, Rodrigues et Texeira. Ceux-ci étaient à la recherche d’une montre-bracelet offrant toutes les qualités d’un chronomètre de bord, à savoir une bonne taille (pour une lisibilité sans faille) et surtout une excellente précision. A l’époque, la taille moyenne des montres était de l’ordre de 30 mm tandis que la précision chronométrique restait l’apanage des montres de poche (grâce aux calibres de plus grande taille). IWC décida donc de créer une montre-bracelet d’assez grande taille pour pouvoir abriter un calibre de poche (un calibre 74 au début, puis un calibre 98 par la suite). En hommage à leurs commanditaires, on appela ces montres-gousset-bracelet Portugaises. Par la suite, IWC ne vendit qu’un nombre relativement restreint d’exemplaires, ce qui ne justifia pas une production à grande échelle.

 


http://img8.hostingpics.net/pics/945954PortTriplets.jpg
(c) Roland Kammer

 


En 1993, à l'occasion du 125e anniversaire de la marque, IWC sortit une nouvelle Portugaise en série limitée, appelée Jubilé et animée par un calibre IWC 9828, descendant direct du calibre 98 des origines. [url=] Le succès fut au rendez-vous et tous les modèles furent rapidement écoulés. Devant  un tel engouement, IWC décida de créer dans la foulée un certain nombre d'autres variantes, dont une répétition minutes, un chronographe et un chronographe à rattrapante, donnant ainsi naissance à une véritable gamme au sein de la marque.

 

En 2000, IWC sortit une nouvelle série limitée de la Portugaise pour étrenner le tout nouveau calibre 5000 maison (calibre automatique à 7 jours de RDM) : la Portugaise Automatic 2000 (référence 5000, comme son calibre). Ce modèle fut proposé en acier (1000 exemplaires), en or rose (750 ex.) et en platine (250 ex.), soit 2000 exemplaires au total.

 


http://people.timezone.com/msandler/Articles/Cal5000/StockSet.jpg
(c) Michael Sandler

 

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Mon exemplaire (version acier) a été vendu en décembre 2001. Acquis l'année dernière, il est de revenu de révision à Schaffhouse en début d'année accompagné d'un bel étui de voyage en cuir ainsi qu'une d'une carte de garantie de 2 ans.  

 

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La Portugaise 2000, à l'instar des autres modèles de la gamme, respecte parfaitement l'esprit des Portugaises historique : il s'agit d'une montre de grande taille avec une ouverture de cadran maximale, dont le dessin est extrêmement sobre et épuré. Malgré des dimensions assez généreuses sur le papier (41,8 mm de diamètre pour 13,7 mm d'épaisseur), la Portugaise donne l'illusion d'une montre relativement fine. Ceci est rendu possible grâce à la conception habile de son boitier et à son atout majeur, un verre plexi.

 


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Vu de profil, on se rend compte de la finesse de la carrure. En effet, celle-ci ne mesure que 3,9 mm d'épaisseur, soit moins de 30 % de l'épaisseur totale ! Le reste se partage entre le fond, la lunette et le verre plexi. La carrure présente un brossage horizontal sur les flancs tandis que le dessus des cornes est poli. Fines et galbées, ces dernières participent à l'élégance et à l'équilibre du boitier. Afin d'éviter tout effet "boite de thon" et d'accentuer la sensation de finesse, la lunette et le fond sont concaves et polis. Contrairement à la plupart des montres modernes, la Portugaise se paie le luxe d'arborer un magnifique verre plexi bombé. Cette touche délicieusement vintage est un des attraits majeurs de cette montre.

 


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Le résultat est assez spectaculaire quand on la compare au modèle 7 jours actuel (réf. 5001), pourtant équipé du même calibre.

 


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(c) Patrice (?)

 


Sur le flanc opposé à la couronne, on trouve le numéro d'exemplaire de la montre. C'est un des rares points que je trouve dommage sur cette montre. On peut également noter les deux encoches de part et d'autre du "661" qui permettent de démonter respectivement la lunette et le fond.

 


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La couronne, malgré sa taille assez réduite, est facilement préhensile. De finition polie, elle n'est pas siglée, ni vissée. Au cran de repos, elle permet le remontage manuel du mouvement et au premier cran, l'arrêt et la mise à l'heure de la montre. Côté étanchéité, IWC annonce brutalement la couleur : "Votre montre n'est pas étanche." Sous la couronne est gravé le numéro de série de la montre.
 

 

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Atout majeur de la montre, le cadran est une splendeur de pureté et d'élégance moderne. D'un noir profond très légèrement satiné, le cadran comporte peu de littérature : on retrouve la marque et le lieu de production en haut, et la mention "automatic" en bas, le tout en lettres capitales blanches peintes. Les index chiffrés des heures ainsi que les points matérialisant les minutes sont de couleur argenté (rhodium ?) et rapportés sur le cadran. Grâce au diamètre significatif du cadran et à la très faible largeur de la lunette, son ouverture est immense, même à côté de ma Radiomir. L'affichage de l'heure est assurée par deux magnifiques aiguilles "feuille" rhodiées. L'aiguille des minutes est si longue qu'on perçoit la course de son extrémité à l'œil nu.

 


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Contrastant avec le reste du cadran, les sous-cadrans à 9 (petite seconde) et 3h (réserve de marche) présentent une couleur blanche argentée, rehaussée par un subtil guillochage circulaire. Chacun des sous-cadran est animé par une petite aiguille en acier bleuie, dont la couleur varie du noir au bleu électrique selon l'éclairage. On trouve une petite marque rouge en bout de course de l'indicateur de RDM lorsque la montre est déchargée.

 


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Au soleil, la perception du guillochage des sous-cadrans et du relief des index est très nettement accentuée.

 


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Le fond vitré de la boite est particulière spectaculaire : du fait du diamètre important du calibre, le partie en acier se limite à un simple anneau périphérique. Tout le reste est occupé par un verre saphir, permettant d'admirer le mouvement dans sa totalité.

 


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La Portugaise 2000 a eu le privilège d'inaugurer le premier calibre automatique 7 jours de la maison, le calibre fameux "calibre 5000". Équipé de 44 rubis, il bat tranquillement à la vitesse de 18 000 alt/h (2,5 Hz). Son barillet unique sur-dimensionné lui permet théoriquement d'atteindre une RDM de 204 h, (8,5 j) mais une bride le fait stopper au bout de 168 h (7 j) afin de préserver l'isochronisme. Ses dimensions gargantuesques (38,2 mm de diamètre pour 7,6 mm d'épaisseur, 286 pièces) en font le plus grand mouvement automatique actuellement en production. Malgré ces toutes caractéristiques prometteuses sur le papier (robustesse, précision, longue RDM), je reste dubitatif quand leur efficacité réelle : la montre s'avère en effet d'une imprécision pathologique, surtout au porter. D'après les différents témoignages que j'ai pu recueillir, il semblerait que ce soit malheureusement le cas de la plupart des montres animées par ce calibre. Tant pis, le plaisir est ailleurs.

 


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L'échappement est très proche de celui du calibre 89. L'organe oscillant est constitué d'un grand balancier à vis (16) à 2 branches, animé par un spiral Nivarox à courbe Bréguet et réglé par une raquetterie classique. L'antichoc est de type Incabloc. Vu son oxydation, la raquette de mon exemplaire aurait mérité d'être remplacée au cours de sa révision.

 


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Élément caractéristique à IWC, le remontage automatique, très efficace, est au confié au système maison Pellaton, avec sa roue et ses deux crochets caractéristiques. Plus d'infos à ce sujet ici.

 


http://ckmb.free.fr/5000revuebis14.jpg

 

http://img.photobucket.com/albums/v433/epellissier/PellatonHarryTan.jpg

 


Les roues font l'objet d'un brossage radial, et les ponts et platines sont décorés avec des côtes de Genève. Globalement, malgré des finitions correctes, le calibre donne l'impression d'une production très industrielle. Quelques anglages auraient probablement atténué cette sensation.

 


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Le remontage automatique est bi-directionnel et assuré par un large rotor à branches, lesté d'un médaillon en or jaune portant le sceau de marque, "Probus Scafusia", qui signifie que la montre a été élaborée et testée à Schaffhouse. Malgré ses dimensions généreuses, l'attache du rotor est uniquement central. Néanmoins, afin de prévenir les risques de casse, un système antichoc sécurise son point d'attache.

 


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Montée à l'origine sur un bracelet croco noir brillant qui n'était pas à mon goût, ma Portugaise est associé à un beau bracelet croco noir mat modèle London de chez Hisch (22 mm d'entre-corne pour 18 mm à la boucle), plus cohérent avec le sobriété de la montre.

 


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La fermeture du bracelet est assurée par un magnifique boucle ardillon trapézoïdale siglée (18 mm), alternant surfaces brossées et polies. Moi qui n'aime pas les boucles déployantes, je suis comblé : je trouve qu'un ardillon est nettement plus dans l'esprit de la montre.

 


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Au poignet, le montre est un régal. Malgré ses dimensions, son poids mesuré et la forme de son boitier (attaches du bracelet au niveau du fond) assurent un confort optimal. La lisibilité est vraiment excellente.

 


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Le bombé du saphir est véritablement envoûtant.

 


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En définitive, cette montre s'avère assez inclassable : son style sobre et épurée la ferait presque passer pour une montre habillée, tandis ses dimensions, son cadran contrasté et son plexi bombé la désignent plutôt comme une montre sport. On est là vraiment à un carrefour entre deux styles. Et j'adore ça !

 


http://ckmb.free.fr/5000revuebis21.jpg

 


Sources :

 

http://people.timezone.com/msandle [...] eview.html

 

http://people.timezone.com/mfriedberg/Calibre5000.html

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Message édité par domingo chavez le 14-05-2010 à 06:57:31
n°24449344
domingo ch​avez
Posté le 01-11-2010 à 22:53:33  profilanswer
 
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Mieux vaut tard que jamais, voici la revue de ma Nautilus.

 

Montre sportive iconique de Patek Philippe, la Nautilus fut créée en 1976. Avant les années 70, une montre de haute horlogerie ne se concevait que sous la forme d’une montre habillée et/ou compliquée, toujours en métal précieux.

 

En 1972, la maison Audemars-Piguet fut la première à tenter le pari d’une montre de luxe sportive et en acier. Pour cela, elle fit appel au génial Gérald Genta pour créer la mythique Royal Oak. Devant le succès de cette montre, Patek Philippe voulu à son tour proposer une montre de sport exclusive, en acier. Pour cela, on fit appel au même designer Gérald Genta. C’est ainsi que 4 ans après la Royal Oak, la Nautilus vit le jour sous la référence 3700/1A.

 


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© MMC

 


Le postulat de départ était que la Nautilus était aussi à l’aise en maillot de bain qu’en smocking.

 


http://dl.dropbox.com/u/10363595/pubNautilus1.png

 


A sa sortie, la Nautilus (référence 3700/1A) détonnait néanmoins dans le paysage feutré des montres au poinçon de Genève. En effet, elle était nettement plus grande (42 mm de diamètre), plus épaisse (malgré ses seulement 7,7 mm d’épaisseur) et surtout plus étanche (120 m) que la production habituelle. Le dessin et la conception atypique de son boîtier (monobloc, maintenu par deux goupilles) passe pour avoir été inspiré par un hublot de bateau.

 


http://dl.dropbox.com/u/10363595/hublot.jpg%20

 


Son nom évoque immanquablement les fonds marins, qu’on pense au céphalopode ou au célèbre sous-marin du capitaine Némo.

 


http://dl.dropbox.com/u/10363595/nautile.jpg

 

http://dl.dropbox.com/u/10363595/20000.jpg

 


En raison d’un tarif élevé et d’une disponibilité limitée, la Nautilus devint rapidement synonyme d’exclusivité. A l’époque déjà, Patek communiquait sur le paradoxe d’une montre acier à un prix aussi élevé (1978).

 


http://dl.dropbox.com/u/10363595/pubNautilus2.png

 


La référence 3700/1A fut proposée jusqu’en 1990, date de l’arrêt de la production. D’autres modèles un peu moins emblématiques prirent alors le relais.

 

C’est en 2006, à l’occasion des 30 ans de la Nautilus, que Patek présenta une ré-édition moderne de la Nautilus sous la référence 5711/1A, fer de lance d’une toute nouvelle gamme comprenant entre autres, une version à phase de lune (5712), un chrono (5980) et depuis cette année, un QA (5926A).

 

Même si la réédition de 2006 se voulait fidèle, les différences avec la 3700 sont assez nombreuses, mais néanmoins subtiles :
- Le calibre JLC 920 d’origine (nommé 28-255C chez PP) a été remplacé par le PP 324SC, permettant l’affichage d’une grande seconde.
- Les « oreilles » latérales du boitier ont été légèrement arrondies, avec pour effet une augmentation d’1 mm de la largeur totale (42  43 mm).
- La couronne est un peu plus grande et mieux protégée par l’élargissement des « oreilles ».
- Les aiguilles et les index ont été agrandis.
- Le fond est désormais vissé et vitré (abandon de la stricte structure monobloc)
- L’épaisseur a légèrement progressé de 7,60 à 8,30 mm.
- Le bracelet a été redessiné et légèrement épaissi pour une plus grande solidité.

 

A la recherche d’une montre sportive et élégante pour mes 30 ans, la Nautilus 3 aiguilles en acier s’est imposée à moi comme la référence absolue dans ce segment. Une fois décidé, avec un peu de motivation et beaucoup de chance, j’ai pu acquérir mon exemplaire en assez peu de temps chez un AD européen. Quel bonheur de porter ce modèle mythique !

 

Le package accompagnant la montre est assez cossu : sur-boite arborant la croix de Calatrava, housse en feutrine, coffret en bois précieux, porte-feuille en cuir renfermant la notice d’utilisation, le certificat de vente au nom de l’acheteur et une invitation au musée Patek à Genève.

 


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Il s’agit donc de la référence 5711/1A, correspondant à la version 3 aiguilles/quantième en acier, montée sur un bracelet du même métal.

 


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Le dessin du boîtier avec bracelet intégré est typique du style Genta et plus largement des années 70.

 


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Selon les critères actuels, la Nautilus est plutôt une petite montre. En effet, la largeur annoncée (43 mm) correspond en fait à la largeur globale, hors couronne. Plus parlant, le diamètre de la lunette n’est en fait que de 39 mm.

 


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L’épaisseur est hors norme pour une montre dite « sportive » (à noter les cornes percées pour accéder plus facilement aux barrettes maintenant le bracelet), puisque la Nautilus ne mesure que 8,30 mm d’épaisseur. Son profil est assez droit avec une longueur de cornes à cornes assez réduite (43,4 mm) qui conviendra donc même aux plus petits poignets.

 


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Voici quelques photos comparatives permettant de se faire une meilleure idée de sa taille. La Portugaise et la Daytona mesurent respectivement 42 et 40 mm de diamètre.

 


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Le boîtier est en acier 316L, dont la finition propose une alternance de surfaces brossées et polies. La lunette prend la forme d’un large octogone aux contours adoucis. Elle est très présente du fait du magnifique brossage vertical de sa face supérieure qui accroche la lumière et qui semble flotter grâce au poli miroir impeccable de ses flancs. La carrure est majoritairement brossée, à l’exception des anglages des cornes qui sont polis.

 


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La forme du boîtier de la Nautilus avec ses « oreilles » latérales est assez atypique. Associées à la large lunette, on a vraiment le sentiment d’être face à un hublot de bateau. Cette forme a en fait été dictée par les exigences d’étanchéité (120 m) qui ont abouti à la conception monobloc originelle.

 


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Le boîtier est en deux parties. L’épaisse lunette est pressée sur la carrure (dont le fond était solidaire sur le premier modèle), le verrouillage de l’ensemble étant assuré par des goupilles vissées se logeant dans les « oreilles ».

 


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L’étanchéité de l’interface est assurée par un gros joint visible à l’extérieur.

 


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Sur la 5711, la construction est restée très similaire. Seule concession, le fond n’est désormais plus solidaire de la carrure, mais vissé.

 


http://dl.dropbox.com/u/10363595/schema5711.jpg

 


La couronne cannelée de 5,4 mm de diamètre est vissée. Elle est particulièrement bien protégée dans son logement, au point d’être parfois un peu compliquée à dévisser. Elle est décorée de la croix de Calatrava, emblématique de la marque genevoise. Le premier cran permet le remontage manuel (assez agréable pour un calibre automatique), le deuxième, le réglage de la date et le troisième, la mise à l’heure.

 


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La Nautilus est équipée d’un verre de type saphir qui dépasse légèrement de la lunette. Il bénéficie d’un traitement anti-reflet particulièrement efficace : selon les angles de vue, on a parfois l’impression qu’il n’y a pas de verre.

 


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Clou de la montre, son cadran à larges striures horizontales a déjà largement été décrit. Patek le considère comme « noir-bleu ». Mais dans la réalité, selon l’éclairage, il prend une infinité de teintes différentes allant du gris au bleu électrique, toujours avec un dégradé sombre vers clair du pourtour du cadran vers le centre.

 

La littérature est minimaliste puisqu’il faut se contenter d’un « PATEK PHILIPPE GENEVE » à 12h et d’un minuscule « SWISS » à 6h, le tout en lettres blanches. Le cadran est rythmé par des index bâtons appliqués pour les heures et des points blancs pour les minutes. A 3h, on retrouve le classique guichet de date. Les trois aiguilles sont en or blanc poli. Les aiguilles des heures et des minutes sont de type « bâtons » aux extrémités arrondies et remplies de matière luminescente. Celle des secondes est de type lance, magnifiquement effilée.

 


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Les index des heures sont en or blanc, à l’anglage et au poli miroir irréprochable. Ils sont remplis de matière luminescente ivoire, malheureusement assez paresseuse malgré la quantité. Petite coquetterie, si on les regarde attentivement, on remarque qu’ils n’ont pas tous la même forme. On peut en fait en distinguer 3 types différents selon leur position. Ceci est lié à la forme octogonale de la lunette et du cadran.

 


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Le guichet de date assez simple de prime abord a également fait l’objet de traitement soigné avec un facettage atténuant l’effet « puits ». Les chiffres apparaissent noirs sur fond blanc. Le réglage de la date est de type rapide, tout comme son passage, quasiment instantané (léger mouvement vers 23h45, puis saut instantané à 00h00. Souvent controversé, le guichet de date de la Nautilus n’a pas fini de faire débat. Effectivement, il déséquilibre un peu le cadran avec sa découpe assez simple et son blanc clinique qui contraste avec la couleur du cadran. Un disque dateur de couleur blanc ivoire aurait probablement atténué cet effet. Au poignet, ce détail s’oublie finalement assez vite et l’affichage de la date s'avère bien pratique à l'usage.

 


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Le bracelet acier intégré est pour moi un élément indissociable de la Nautilus. Prolongement naturellement du boîtier, il est composé d’une alternance de larges maillons brossés aux bords anglés, et de maillons centraux polis. Grâce à sa finesse et à sa finition hors pair, ce bracelet s’avère particulièrement confortable au porter.

 

La boucle invisible est sécurisée par rabat comportant la croix de Calatrava. Contrepartie d’une boucle aussi discrète, aucun réglage fin n’est possible. Lorsque la bonne longueur tombe entre deux maillons, il faut recourir à un maillon de taille « 1,5 », un peu moins esthétique, mais ô combien pratique.

 


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La boucle, très simple, est de type papillon. Elle se verrouille assez fermement grâce aux petits ergots situés dans les branches.

 


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En position fermée, la boucle est remarquablement peu épaisse et permet donc un ajustement du bracelet au plus près du poignet.

 


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Le verso du bracelet est brossé. Là encore, la finition est irréprochable.

 


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A l’inverse du premier modèle, le fond n’est plus solidaire de la carrure, mais vissé (comme l’atteste la présence de 6 encoches). Il est par ailleurs désormais équipé d’un verre saphir dévoilant le mouvement. Le fond est joliment travaillé avec un brossage concentrique sur le dessus et un poli sur le pourtour.

 


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Tranchant avec les autres finitions, le dessous de la carrure est microbillé, le rendant ainsi moins sensible aux rayures.

 


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La Nautilus 5711 est motorisé par le « tracteur » de la marque, à savoir le calibre 324, ici en version SC (pour Seconde Centrale). Pas forcément très excitant sur le plan de la technique horlogère, il joue parfaitement son rôle avec une précision de + 0,5 s/j et sa décoration le rend néanmoins plaisant à regarder.

 


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Composé de 213 pièces (29 rubis), ce calibre à remontage automatique oscille à la fréquence de 28 800 alt/h. Ses dimensions (27 mm de diamètre, 3,3 mm d’épaisseur) le rendent compatible avec un grand nombre de boitiers différents. Sa RDM est annoncée à 45h. Comme souvent chez Patek, la régulation est confiée à un balancier Gyromax à réglage inertiel associé à un spiral plat libre. Le dispositif antichoc de l’axe de balancier est de type Incabloc. Le remontage automatique, de type uni-directionnel (on entend un petit bourdonnement quand le balancier s'affole dans le sens libre), est assuré par un large rotor en or jaune 21 ct arborant des côtes de Genève et une magnifique croix de Calatrava.

 

De façon assez étonnante,  ce calibre a recours à une seconde centrale indirecte. Solution technique difficile à exécuter parfaitement et longtemps apanage des plus grandes maisons, cette conception parait désormais bien anachronique. Dans la même veine, l’absence de stop-seconde étonne à ce niveau d’excellence revendiqué.

 


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Même au plus près, la finition du calibre est irréprochable : anglages, côtes, chatons… Jugeant les exigences du poinçons de Genève insuffisantes, Patek a créé en 2009 son propre label qualité, le poinçon Patek Philippe. On peut légitimement s’étonner de la pertinence d’un tel label privé lorsque les bénéficiaires sont à la fois juge et partie…

 


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C’est finalement au poignet et à la lumière du soleil que la Nautilus prend sa vraie dimension. Le spectacle offert par le cadran et la lunette est hypnotisant, donnant une présence incroyable à cette montre pourtant discrète au regard de ses proportions.

 


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Grâce au maillon « 1,5 », le réglage est impeccable pour mon poignet de 17,5 cm. Du fait de la faible épaisseur de la boucle, le bracelet épouse parfaitement le poignet.

 


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La Nautilus incarne à la perfection la montre d’exception sportive (acier, bracelet métal, étanche, cornes percées) et élégante (proportions, finesse, discrétion), mais néanmoins pleine de caractère. Fruit du génie du dessin de Genta associé à la qualité d'exécution de Patek, cette montre mérite pleinement son statut d'icône horlogère.

 


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PS : je me suis largement inspiré de la remarquable revue de FGB que je vous invite vivement à consulter. J’espère qu’il ne m’en tiendra pas rigueur.

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Message édité par domingo chavez le 02-12-2010 à 21:29:36
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Posté le 25-05-2011 à 06:54:02  profilanswer
 
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Panerai Radiomir Composite Marina Militare 8 Giorni PAM339

 


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Présentée lors du SIHH 2010, la PAM339 a d’emblée fait couler beaucoup d’encre (numérique). Certains y voyaient là une interprétation néo-rétro de la maison florentine destiné à devenir culte, quand d’autres n’y voyaient qu’un assemblage plus ou moins heureux d’éléments identitaires forts de la marque. De mon point de vue, elle était magnifique, en tout cas en photo, et j’ai pensé que ce modèle ferait date chez Panerai.

 

Je réservai donc la mienne chez mon AD le 30 janvier 2010, dès la parution des premières photos sur le web, avec la promesse de l’avoir avant de le début de l’été. L’attente fut hélas beaucoup plus longue. Les raisons invoquées à cela : la difficulté à industrialiser la fabrication du boitier en Composite©, les problèmes juridiques liés à l’utilisation de la mention « MARINA MILITARE », le tout dans un contexte de forte demande. Je patientais donc, en trompant mon impatience avec les magnifiques photos diffusées petit à petit sur le web, notamment par Martin Wilmsen.

 

Les premiers exemplaires commencèrent à être finalement livrés fin octobre 2010. Mais ce n’est que le 6 mai 2011, soit 15 mois après l’avoir commandée, que je reçus enfin le coup de téléphone tant attendu : « Mr Chavez, elle est arrivée ! »

 


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Le package

 

Comme toujours chez Panerai, après avoir retiré la sur-boite en carton noir et soulevé une chamoisine, on découvre une belle boite en bois (poirier ?) de taille fort imposante, surtout par rapport à celle des modèles de série. Petit raffinement supplémentaire, la boite possède même une petite serrure pour verrouiller l’écrin. Aucun intérêt, mais j’ai trouvé ça plutôt charmant.

 


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A l’intérieur, la montre trône au milieu d’un océan de velours noir. Deux plaques de métal poli miroir viennent rappeler le nom du modèle et son caractère spécial. Derrière la montre, on trouve un certificat en authentique papyrus du bord de l’Arno, garanti d’époque. En soulevant le support, on découvre deux petit carnets correspondant au certificat de garantie (j’aurais préféré une carte type CB comme avec mes précédentes Panerai) et au manuel d’utilisation.

 


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Par le fameux certificat en parchemin/papier calque, Saint Bonati (priez pour nous) atteste le plus solennellement du monde que mon exemplaire est le numéro xxxx sur une série limitée à 1500 et qu’il n’y aura jamais d’OOR. Ce document ne manque pas de piquant car la série devait initialement être limitée à 1000 exemplaires, mais suite à l’engouement suscité, ce nombre avait été porté à 1500, au grand dam des spéculateurs et des amateurs d’exclusivité. Vu le succès annoncé, on ne peut s’empêcher de penser que, fidèle à ses habitudes, Panerai n’hésitera pas à sortir quelques exemplaires OOR (Out Of Range) de plus de son chapeau.

 


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Même si le mouvement n’a pas été certifié par le COSC, le certificat de garantie comporte un tableau de vérification de la bonne marche du mouvement de mon exemplaire dans différentes positions et à différents stades de remontage. Les chiffres semblent à peu près conformes à mes mesures, la montre au poignet.

 


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La montre

 

Officiellement intitulée Radiomir Composite® Marina Militare 8 Giorni (sic), la référence PAM339 de Panerai annonce immédiatement la couleur.

 


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Le boitier

 

Singulière à plus d’un titre, la PAM339 se distingue surtout par le nouveau matériau dont est fait son boitier. En effet, pour la première fois, Panerai propose un boitier en aluminium céramisé, appelé Composite® par Panerai. J’y reviendrai un peu plus loin.

 

Comme le nom de la montre l’indique, le boitier est de type Radiomir. De forme coussin, avec ses typiques flancs en ogives et ses anses-fils, celui-ci descend en droite ligne des premiers boitiers fournis par Rolex à Panerai à la fin des années 1930 (réf. 3646), évoquant un boitier de gousset modifié pour être porté au poignet.

 

Conformément aux modèles originels, le diamètre est très généreux (47 mm). L’épaisseur reste raisonnable avec 14,2 mm mesurés au pied à coulisse, ce qui la place entre une PAM183 (13,5 mm) et une PAM190 (15,1 mm).

 


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Employé jusqu’ici dans le secteur aéronautique et à la réalisation de pièces détachées de voitures et de motos exigeant des performances particulièrement élevées, le Composite® Panerai est le fruit d’un processus électrochimique de céramisation de l’aluminium qui donne au matériau des caractéristiques uniques. Les boitiers en aluminium sont plongés dans un bain chimique porté à des températures extrêmement élevées (jusqu’à 10 000°C) par un courant électrique. L’aluminium est ainsi soumis à un processus électrochimique de céramisation, appelé oxydation par micro-arcs (MAO), qui en transforme en profondeur la structure de surface, lui conférant une résistance exceptionnelle.

 

Ce processus se réalise par ailleurs dans le strict respect de la géométrie d’origine, ce qui autorise l’application de ce processus à toutes les formes, même les plus compliquées (couronne, boucle, anses, etc…), contrairement à la céramique classique utilisée en horlogerie (sur la Radiomir céramique PAM292, le fond, la couronne, les anses-fils et la boucle ardillon sont en métal PVDisé).

 

Le matériau ainsi obtenu possède des caractéristiques exceptionnelles : totalement inerte, il est plus léger que le titane, mais pourtant plus dur que la céramique classique. Ainsi, la PAM339 ne pèse que 82 g avec son bracelet (contre 102 g pour une Radiomir Black Seal). A l’usage, le Composite® semble insensible aux habituelles micro-rayures.

 


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source : press kit Panerai 2010

 


Le Composite® se présente sous la forme d’une matière de couleur brun très foncé, à la texture très finement granuleuse et au rendu totalement mat. Contrairement à l’acier ou à la céramique, son toucher s’avère chaud et agréable.

 

Contrairement au PVD ou au DLC, qui consistent simplement en un dépôt de surface susceptible d’être altéré, la couche externe du Composite®, issue de la céramisation de l’aluminium, résulte d’une transformation profonde et progressive du métal de départ, avec pour conséquence, une cohésion parfaite entre les couches internes et externes et par conséquent, une tenue dans le temps infiniment supérieure.

 


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Le choix de ce matériau a été diversement accueilli. Certains trouvent que son toucher et sa légèreté rappellent le plastique et ne correspondent pas à l’idée massive et brutale qu’on se fait habituellement d’une Panerai. Pourtant, s’il y a bien un domaine dans lequel j’attends Panerai, c’est bien sur l’innovation au niveau des matériaux (bien plus que sur les calibres). Entre l’acier 316L, le titane, la céramique, le tantale, et plus récemment, l’aluminium et le bronze, je trouve que Panerai joue pleinement son rôle de Laboratorio di Idee. Leurs montres au style si martial se prêtent particulièrement bien à ces différentes variations. Par ailleurs, les boitiers à traitement de surface noir font partie intégrante de l’histoire de la marque depuis l’ère pré-Vendôme (5218-202/A et 5218-203/A) à nos jours (PAM004, PAM026, PAM028, PAM195, PAM332, PAM360…), la couleur noire renforçant à merveille le côté militaire et brutal.

 

Le Composite® semble réunir les avantages de l’acier PVDisé (pour la solidité globale du boitier) et celle de la céramique (inaltérabilité de la teinte), sans leurs inconvénients respectifs. Et la légèreté de ce matériau me semble être un élément plutôt positif en faveur de la portabilité au quotidien d’une montre de 47 mm de diamètre. Le résultat final est une sorte d’OVNI, grand, sombre, mystérieux, presque inquiétant, et pourtant si léger. Pour moi, c’est totalement cohérent pour une montre militaire des années 30 propulsée en 2010.

 

Pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur la céramisation de l’aluminium :

 

Il s’agit d’un traitement électrolytique différent de l’anodisation, tant par l’alimentation électrique que par l’électrolyte. Dans un bain aqueux (de pH légèrement basique) sont générés sur toute la surface de la pièce des micro-arcs, initiés par des ruptures diélectriques successives des couches d’hydroxydes, d’oxydes et de corindon (alpha-Al203). Les réactions physico-chimiques engendrées au sein des micro-plasmas permettent à la fin du procédé d’obtenir une céramique hybride à la surface du métal. L’épaisseur utile de la couche (répartie pour moitié vers l’intérieur et pour moitié vers l’extérieur du métal) peut varier, en fonction des besoins, de 30 à 150 μm. Suivant les alliages, le process qui s’y rattache et la destination fonctionnelle de la pièce, la croissance de la couche est comprise entre 1 et 2 μm par minute.

 

Les applications du procédé sont multiples, couvrant les pièces soumises à la friction (y compris à grande vitesse) avec ou sans lubrifiant, les pièces nécessitant une grande dureté de surface, les pièces pour équipements pneumatiques ou hydrauliques… L’aluminium ainsi peut remplacer avantageusement des matériaux lourds ou difficiles à mettre en œuvre comme les aciers, le bronze ou la céramique massive. De même, l’éventail des domaines d’application est large, allant des armes de défense et de sport jusqu’à la construction navale, en passant par l’automobile et l’aéronautique, l’électronique et l’électrotechnique, l’industrie textile, les articles de ménage… A noter que ce processus peut également s’appliquer au titane et au magnésium, ouvrant ainsi de belles possibilités horlogères.

 


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source : Les Cahiers de l’innovation (mai 2000)

 


Contrairement à la plupart des modèles récents de la marque, la PAM339 est équipée d’un fond plein, également en Composite®. De forme assez plate, il comporte quelques informations relatives à la montre : marque, modèle, numéro de série, étanchéité (100 m)… Tout comme les autres Radiomir, la PAM339 est équipée des fameuses anses-fil brevetées, également en Composite®, permettant un changement simple et rapide du bracelet.

 


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A l’instar du fond et des anses, la couronne vissée est également en Composite®. De taille imposante, en forme de diamant, avec de nombreuses cannelures, sa préhension est excellente, rendant le remontage manuel particulièrement agréable. Elle porte le logo de Panerai, composé des initiales de la marque stylisées sous forme de deux flèches pointant vers le sol et le ciel, symbolisant les activités aquatiques (montres, matériel de plongée…) et aériennes (aménagement de pistes d'aviation…) originelles de la marque. Son étanchéité est donnée pour 10 bars. Une fois dévissée, elle permet les opérations suivantes :

 

- position 0 : remontage manuel
- 1er cran : réglage incrémentiel de l’aiguille des heures
- 2e cran : mise à l’heure classique

 


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Le verre de la PAM339 est classiquement en corindon de synthèse (« verre saphir »). Il mesure 1,9 mm d’épaisseur et bénéficie d’un traitement antireflet (uniquement sur sa face interne, je pense). De forme légèrement bombée, son pourtour affleure parfaitement au niveau de la lunette biseautée, également en Composite®.

 


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Le cadran

 


Point d’orgue de la montre, le cadran de la PAM339 a lui aussi été à l’origine de nombreuses réactions et interrogations. En effet, sa diffusion sous sa forme actuelle a failli être compromise pour des raisons juridiques.

 

Parfaitement équilibré avec ses quatre grands index chiffrés aux points cardinaux, le cadran de couleur cacao, légèrement plus clair que le boitier, reprend le principe du cadran sandwich, indissociable de la marque. A l’instar d’autres modèles récents ou à venir (PAM356, PAM359, PAM360, PAM372, PAM414…), la PAM339 étrenne la nouvelle pâte luminescente d’aspect vieilli. Il s’agit en fait de Luminova de couleur beige, dont le rendu évoque la patine des anciennes pâtes au tritium. On retrouve cette pâte au niveau de l’ensemble des index et des aiguilles. Même si le procédé parait un peu artificiel (« faux vieux ») de prime abord, force est de constater que l’effet est plutôt très réussi. La couleur beige se marie parfaitement à la couleur du cadran et du boitier et le rendu global semble finalement plus cohérent avec le style de la montre que le Luminova classique et ses reflets parfois verdâtres.

 

La PAM339 compte 3 aiguilles peintes en noir, dont une petite seconde décentrée à 9h. Classiquement, les aiguilles des heures et des minutes sont de type glaive, tandis que la petite seconde revêt la traditionnelle forme en ogive avec un petit contrepoids rond. On peut regretter (c’est mon cas) que Panerai n’ait pas fait le choix d’aiguilles dorées, comme sur la future PAM375,, très proche au niveau du style et de l’esprit (boitier 1950 en Composite®, cadran brun foncé, 47 mm). L’accord du noir des aiguilles avec la couleur chocolat foncé du cadran n’est pas parfait, mais renforce le côté brutal et furtif de la montre, là où des aiguilles dorées auraient plutôt ajouté une touche d’élégance et un peu de saveur vintage. Au final, le choix de Panerai n’est pas si incohérent si on considère la montre dans son ensemble, c’est-à-dire une montre militaire des années 30, mais fabriquée avec des techniques de 2010. Malgré le manque de contraste entre les aiguilles et le cadran, la lisibilité demeure excellente grâce à la taille importante des aiguilles et des index, et la quantité importante de pâte luminescente utilisée.

 


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Comme toujours chez Panerai, la visibilité est excellente, même si elle semble légèrement en retrait par rapport au Luminova habituellement utilisé.

 


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Eléments-clef du succès (ou du rejet) de cette montre, les inscriptions du cadran revêtent ici une importance toute particulière. En effet, on trouve à 12h la fameuse mention « MARINA MILITARE », le nom de la marine militaire italienne, à l’origine des premières montres Panerai (commande à Panerai de montres étanches et lisibles sous l’eau pour les plongeurs de combat). Apparue sur certains modèles de Radiomir (3646) et de Luminor (6152/1…) entre les années 30 et 50, cette mention faisait directement référence au commanditaire de ces montres.

 

Plus tard, on ne la retrouve qu’exceptionnellement sur les cadrans des Panerai modernes : seule la Luminor 5218-202/A en a bénéficié au cours de l’ère pré-Vendôme (avant 1997), et par la suite, on dénombre seulement 4 modèles y ayant eu droit (PAM036  en 1998, PAM082  en 2000, PAM217 en 2005 et plus confidentiellement, PAM267  en 2010), expliquant en partie le pouvoir attractif qu’exerce ces deux mots sur la plupart des paneristes. Cette rareté s’explique par le fait que pour pouvoir être utilisée, la mention « MARINA MILITARE » doit faire l’objet d’une autorisation expresse par la marine militaire italienne. Or dans le cas de la PAM339, il semblerait que cette autorisation n’ait pas été sollicitée, entrainant un conflit juridique entre Panerai et le dépositaire du nom, en partie à l’origine de l’important retard de livraison. Lorsque NachoM a publié sa fameuse photo, on a même cru un moment que la PAM339 sortirait finalement sans la mention tant convoité. Mais au final, le « MARINA MILITARE » figure bien sur le cadran, pour mon plus grand bonheur. Pour la dernière fois ?

 

Autre élément emblématique de la marque, on retrouve le sigle « 8 GIORNI BREVETTATO » peint à 3h, venant équilibrer la petite seconde située de l’autre côté. Elément fort de la « mythologie » Panerai au même titre que la mention « MARINA MILITARE », ce sigle est apparu pour la première fois en 1956 sur le cadran de la gargantuesque « Big Egiziano  (réf. GPF 2/56) », réalisée à la demande de la marine égyptienne. Légèrement creusé et peint dans le cadran, il signalait la présence d’un calibre à 8 jours de réserve de marche (Angelus 240). Sous l’ère Richemont, on retrouvera ensuite ce sigle (uniquement peint désormais) sur deux modèles : la première fois en 2005 sur la désormais stratosphérique PAM203 (Luminor 1950 avec Angelus 240), puis la seconde fois en 2009 sur la PAM341, réédition assez fidèle de l’ancienne « Big Egiziano ». La PAM339 est donc la troisième montre de l’ère moderne de Panerai à arborer ce sigle mythique.

 


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A mes yeux, le cadran de la PAM339 constitue vraiment une belle réussite. Les 47 mm du boitier autorisent une belle ouverture de cadran, permettant la présence simultanée de l’ensemble des 4 index chiffrés à la police caractéristique et d’une petite seconde. Evidemment, les puristes diront que ce cadran n’a rien d’historique et qu’il s’agit avant tout d’un patchwork d’éléments identitaires forts de Panerai. Et ils n’auront pas tort. Mais au final, la mayonnaise prend fort bien et se montre tout à fait convaincante. L’équilibre du cadran est remarquable et on se surprend à penser qu’un tel modèle aurait vraiment pu exister aux origines de la marque.

 


Le bracelet

 

La PAM339 est montée sur un bracelet en veau nubucké d’un nouveau type appelé « Assolutamente » (absolument en italien). De couleur marron avec piqures de teinte crème, extrêmement souple, il a été travaillé (discrètes irrégularités, teinte non uniforme, toucher velours) pour lui donner un aspect vieilli. Comme à l’accoutumée, le bracelet parait un peu fin de prime abord, mais dans la mesure où la montre a un poids de plume, il suffit à équilibrer le boitier. Au final, le résultat est très convaincant et s’avère parfaitement assorti à la montre. A tel point que c’est la première fois que j’envisage sérieusement de garder une de mes Panerai sur son bracelet OEM. Seul petit bémol, il semble marquer un peu vite.

 


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A l’instar des autres Radiomir, le bracelet se rétrécit de 27 mm au niveau du boitier à 22 mm au niveau de la boucle ardillon. Celle-ci reprend la forme « historique » habituelle chez Panerai. Contrairement à la PAM292 en céramique dont la boucle est en acier PVDisé, la boucle de la PAM339 est également en Composite®, assurant une cohérence de matériau parfaite avec le boitier ainsi qu’une plus grande résistance aux frottements et rayures de cet élément fortement exposé. La largeur de 22 mm risque cependant de poser problème à ceux qui voudraient monter un bracelet de largeur constante. Dans ce cas, la seule solution, imparfaite, serait alors de recourir à une boucle aftermarket traitée par PVD noir.

 


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Le calibre

 

La PAM339 est animée par un mouvement à remontage manuel, le calibre Panerai P.2002/7 à 8 jours de réserve de marche. Développé et produit par Panerai (officiellement), il s’agit d’une version simplifiée (pas d’indicateur de réserve de marche, pas d’indicateur GMT) du premier calibre in house de la marque, le P.2002 sorti en 2006.

 

Comportant 191 composants et oscillant à 4 Hz (28 800 alt/h), ce calibre repose sur une architecture résolument moderne (on pourrait presque dire rolexienne) : pont de balancier réglable en hauteur, balancier (Glucydur®) à réglage inertiel (système gyromax) et antichoc de type KIF Parechoc®, spiral plat libre (Nivarox®), 3 barillets en série (pour la stabilité du couple), décoration minimaliste. Les calibres P.2002/x se caractérisent par leurs larges ponts brossés masquant la quasi-totalité du mouvement, balancier mis à part. De plus, avec son diamètre plutôt contenu (13¾ lignes de diamètre soit 31,1 mm pour 6,6 mm d’épaisseur), il ne remplit pas totalement le boitier. Du coup, pas de regret pour le fond plein.

 

Au niveau des fonctions, on retrouve évidemment l’affichage des heures, des minutes et des secondes. Bonne surprise, la PAM339 bénéficie du réglage incrémentiel et indépendant de l’aiguille des heures (héritée de la fonction GMT originelle du P.2002), très pratique en cas de franchissement de fuseau d’horaire ou lors du changement d’heure été/hiver. Plus décevant, alors que le P.2002 équipant notamment la PAM233 est équipée d’un reset-seconde, la PAM339 se retrouve dépourvu de cette fonction, pourtant bien pratique pour synchroniser l’aiguille des secondes. Et ne comptez même pas sur un simple stop-seconde pour compenser, il n’y en a pas non plus. Reste la bonne vieille méthode de la marche arrière pour stopper l’aiguille des secondes, solution un peu fruste et surtout frustrante pour un calibre aussi récent.

 

Le remontage manuel s’avère assez viril et sonore, surtout comparé au calibre 877 Jaeger-Lecoultre (calibre OPXIV) qui équipe ma PAM190, et il faut compter 10 tours de couronne pour 1 jour de réserve de marche, soit environ 80 pour un remontage complet. Mais là où le bât blesse, c’est qu’en l'absence d'indicateur de réserve de marche combinée à la présence d'une bride glissante en bout de remontage, il assez difficile de savoir quand le remontage maximal est atteint, surtout dans un environnement un peu sonore. Du coup, dans le doute, comme les shadoks, on continue de tourner. Côté performances chronométriques, elles semblent correctes à première vue (environ + 6s/j sur l’ensemble de la réserve de marche), mais je n’ai pas encore beaucoup de recul.

 

En substance, le calibre P.2002/7 qui équipe la PAM339 possède beaucoup de caractéristiques intéressantes, mais la disparition du reset-seconde assez regrettable. Par ailleurs, je m’étonne quand même un peu que, pour son premier mouvement in house, Panerai ait conçu et fabriqué un calibre d’un diamètre aussi réduit par rapport à la taille des montres qui l’accueillent.

 


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© Panerai

 


Au poignet

 

Malgré ses 47 mm de diamètre, la PAM339 se révèle étonnamment portable et confortable sur mon poignet de 17,5 cm de circonférence. Cela tient à la fois à la quasi-absence de cornes, à son épaisseur relativement mesurée et à sa légèreté. La souplesse du bracelet et la taille raisonnable de la boucle participent également au confort au poignet. Au quotidien, sa couleur foncée et sa surface matte attirent moins le regard et la rendent plus discrète que n’importe quelle Radiomir de 45 mm en acier poli.

 


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Conclusion

 

15 mois d’attente, c’est long ! On a le temps d’espérer, mais aussi de douter. Entre communiqués officiels contradictoires et rumeurs courant sur la toile, la PAM339 aura vraiment connu une genèse tumultueuse. Frankenstein marketing pour les uns, réinterprétation moderne du code originel de Panerai pour les autres, cette montre n’aura laissé aucun paneriste indifférent.

 

La PAM339 donne l’impression d’une relique moderne, façon ruines post-industrielles. Le nouveau matériau Composite® étrenné par ce modèle est une belle réussite et constitue une réelle innovation horlogère, dont la descendance semble pour l’instant assurée (PAM386, PAM375). Malgré mes craintes quant à son diamètre, la PAM339 s’est révélée étonnamment facile et agréable à porter. Comme pour certains bons vins, Panerai a su réaliser un magnifique assemblage d’éléments directement puisés au cœur de son ADN, avec pour résultat, une Radiomir mystérieuse et brutale. Pour ma part, je suis totalement enivré.

 


http://ckmb.free.fr/339revue24.JPG

 


[:volta]

  

N'hésitez pas à me signaler les erreurs (notamment au niveau des liens).  ;)

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Message édité par domingo chavez le 25-05-2011 à 09:55:47

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