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Conventions ZEP et examen d'entrée en Master repensé, Sciences Po est-il toujours Sciences Po ?




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Auteur Sujet :

Sciences Po | Richardisme & débats d'idées

n°2491734
Bu$i
Posté le 10-10-2009 à 21:55:02  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

tebidoor a écrit :

Il n'est pas prouvé que la massification scolaire a fait chuter le niveau.
Cette thèse est régulièrement avancée mais elle n'a jamais été confirmée par les faits.
De même, que les élèves d'aujourd'hui ne sont pas plus illettrés qu'avant avant.
Pour casser les idées reçues sur la massification scolaire:
http://www.ordp.vsnet.ch/fr/resona [...] ugnard.htm


 
 
Ton lien est d'une partialité idéologique totale.
 

Citation :

La croyance dans la baisse du niveau s’écroule lorsqu’on s’aperçoit qu’en fait le niveau n’a jamais été aussi élevé qu’on veut bien l’imaginer


 
Wah. Super objectif.
 

Citation :

aujourd’hui, ils ne maîtrisent sans doute plus aussi bien certaines choses que d’ailleurs seule une minorité maîtrisait autrefois, mais ils en maîtrisent aussi bien d’autres.


 
Ouais, en gros ils pensent que La Fontaine est un stade de foot et Victor Hugo une marque de vêtements, mais on s'en fout, puisqu'ils sont capables d'écrire des textos bien plus vite que leurs aïeux, qui ne connaissaient même pas le vrai nom de Joey Starr.  :sarcastic:

mood
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Posté le 10-10-2009 à 21:55:02  profilanswer
 

n°2492067
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 11-10-2009 à 11:31:27  profilanswer
 

Marie Duru-Bellat et François Dubet sont des sociologues de référence sur l'éducation. Il n'y a rien qui prouve une baisse de niveau.
Le taux illettrisme reste stable à 15%, il est même de 30% chez les plis de 60 ans, donc la méthode syllabique meilleure que la méthode semi-globale, c'est du pipo.
 
Enfin, la massification scolaire a provoqué une hausse générale du niveau de qualification de la population alors qu'autrefois la culture était réservée à une élite.
 
Ce n'est pas en citant des phrases isolées que tu démonteras le texte puisqu'il cite des études réalisées.
Ta vision du niveau des élèves est tout simplement caricatural.
 
Au moins l'article sur lequel je m'appuie sur des études basées sur des faits positifs, toi tu t'appuies sur ton simple jugement de valeur de bon bourgeois qui n'est jamais sorti de chez toi.


---------------
tada tada tada
n°2492088
saroumanel​eroux
God, I do envy the sinners...
Posté le 11-10-2009 à 11:44:24  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Ta vision du niveau des élèves est tout simplement caricatural.
 
Au moins l'article sur lequel je m'appuie sur des études basées sur des faits positifs, toi tu t'appuies sur ton simple jugement de valeur de bon bourgeois qui n'est jamais sorti de chez toi.


 
C'est vrai que toi par contre tu fais preuve d'un esprit ouvert et nuancé...

n°2492161
Rmouronval
Posté le 11-10-2009 à 13:00:50  profilanswer
 

Ce que je vais dire est totalement subjectif mais je trouve que le niveau des bacheliers d'aujourd'hui est très faible comparé à celui de nos parents. C'est fou le nombre de fautes d'orthographe que nous faisons et les lacunes en lettres dont nous faisons preuve. Certes, on parle sans doute mieux anglais que nos parents mais si c'est pour moins bien écrire et parler notre belle langue... Tout cela, je le répète, est d'une subjectivité totale. Je n'ai pas d'études pour appuyer mon propos.  
Pour le reste, je serai plutôt d'accord avec Mistermartoon. Bien entendu, le mérite et par extension la mécritocratie, créée pour corriger les inégalités de droit au XVIII n'est plus apte à faire face aux inégalités sociales du XX et XXI ème siècle. Il n'y a qu'à voir le nombre d'étudiants issus du milieu ouvrier à l'ENA pour s'en rendre compte (http://www.inegalites.fr/spip.php?article1030&id_mot=100). Mais est-ce à Sciences po de régler ce problème ? Le peut-il seulement ? J'en doute.  
Il faudrait prendre le mal à la racine en améliorant le niveau des élèves comme le suggère Mistermartoon ou en menant des politiques d'aide scolaire délibérément faites pour les milieux défavorisés.


---------------
"Au plus élevé trône du monde, nous ne sommes assis que sur notre cul"
n°2492192
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 11-10-2009 à 13:48:42  profilanswer
 

saroumaneleroux, je me suis énervé, certes, je l'avoue mais entendre des gens affirmer des choses fausses sans aucun fait positif à l'appui, ça a a le don de me faire sortir de mes gonds.
 
Rmouronval, le bac est plus facile on est d'accord.
Mais raisonner au niveau des bacheliers serait erroné pour la simple raison qu'il y a eu une massification scolaire.
Il ne faut pas oublier que le niveau global a augmenté.
L'idée du déclin du niveau du bac ne date pas d'hier, Ernest Renan s'en plaignait déjà dans la Réforme intellectuelle et morale de la France.
Si l'on veut retrouver un niveau dur du bac, autant remettre maths élem et lettres sup où le taux de réussite était absolument minime.
 
Je crois que personne ne réalise que les épreuves de sciences po Paris sont sans commune mesure avec ce que les élèves apprennent au lycée, ce qui favorise clairement les enfants de parents à capital culturel élevé et ceux qui peuvent payer des prépas.
 
Il y a bien sur des inégalités à la base mais elles ne doivent pas excuser les épreuves de sciences po Paris qui le sont encore plus.


---------------
tada tada tada
n°2492223
Hazumaki
Être inerte c'est être battu.
Posté le 11-10-2009 à 14:18:11  profilanswer
 

Bon, je réponds:
 

Citation :

Au risque de choquer les professionnels de la "bien-pensance", une université sélective n'a pas pour but a promouvoir la mixité sociale mais l'excellence académique. La "mixité sociale" n'est rien de plus qu'un argument commercial dont se servent les écoles pour faire leur promotion car cela participe à l'idéologie dominante.


 
Aux États-Unis, en Grande Bretagne, en Chine ou au Japon, ok pas de problème.
Mais, en France, c'est bien plus complexe. La République Française a toujours été (depuis la IIIe plus précisément) promoteur d'une ""élite"" du peuple, de toutes les catégories sociales.  Et les gens sont très attachés à cette tradition républicaine ( ex: rejet d'un retour d'un lycée d'élite à la Napoléon). Or depuis des dizaines d'années, on voit très bien que la majorités des étudiants fréquentant nos Grandes Écoles proviennent des CSP++. Le taux de CSP-- est en chute libre comparé au début et au milieu du siècle dernier.
Et c'est grave, bien plus grave en France (comparé aux USA) et surtout pour Sciences Po Paris car les "élites" dirigeantes sortent pour la plupart de ces établissements et ne représentent plus le peuple (oui, ils ne connaissent que leur milieu toute leur vie). Si ça continue, la France va droit vers une sclérose intellectuelle qui peut mener à des désastres ( Mai-Juin 1940 par exemple).
Après je suis d'accord, une université sélective a pour but l'excellence académique mais aussi la promotion des valeurs de notre pays.
 

Citation :

Si on veut empêcher la reproduction des élites, autant fixer des quotas de noirs, de fils/filles d'ouvriers, de femmes, etc... à l'entrée des écoles; là au moins ce sera explicite (les américains le font bien après tout)


 
Alors là non. Contraire aux idées républicaines. Les américains ont optés pour une solution de facilité, vaut mieux, à mon avis essayer de régler les problèmes, plus ou moins définitivement. D'ailleurs, les idées anglo-saxonnes ne sont pas universelles, contrairement à ce qu'on voit dans le monde.
 

Citation :

Quant à l'idée de calquer le programme du concours sur celui du baccalauréat, cela est si saugrenue qu'on ne devrait même pas se poser la question tant les exigences du bac sont ridiculement faible. Cela conduirait inévitablement à une chute vertigineuse des exigences du concours par rapport aux exigences actuelles.


 

Citation :

Pour résumer ma pensée, je pense que le niveau scolaire en France a littéralement chuté depuis 30 ans a cause d'une baisse d'exigences continues de la part des différents ministres de l'éducation nationale combiné à la massification de l'école dans les années 1980. De fait, comme le niveau scolaire général est bas, ce sont les élèves des classes les plus favorisés qui peuvent "rattraper" le niveau soit en allant dans les meilleurs lycées ou bien en finançant des cours particuliers dans des instituts privés. A l'inverse, les élèves les moins favorisés, faute de moyens financiers, sont les plus souvent obligés de se contenter de l'instruction reçu à l'école. Cette dernière étant d'un niveau peu élevé, ils se retrouvent désavantagés par rapport aux élèves les plus favorisés. Ainsi, la première chose à faire pour résorber les inégalités scolaires serait déjà de remonter sérieusement le niveau moyen d'exigences à l'école afin que les élèves les plus pauvres puissent jouir d'une éducation digne de ce nom et aborder le concours de Sciences Po dans des conditions décentes.


 
A ce que je vois, la propagande des médias et de certains hauts-fonctionnaires marche à merveille. Je veux une source prouvant clairement que le niveau du baccalauréat a touché le fond ces dernières décennies. Vous n'en trouverez pas à mon avis puisque c'est faux.
D'ailleurs, il faut du concret: Demandez à un quadragénaire s'il faisait ce que l'on fait en maths quand il a passé son bac (expérience que l'on a faite avec notre prof de maths); la majorité répondent non.
C'est une tradition française de crier à l'affaiblissement du bac. On disait la même chose à la fin du XIXe siècle, que la France allait s'effondrer, etc... or ce n'est pas le cas, au contraire, l'excellence intellectuelle française est reconnue dans le monde entier aujourd'hui encore.
Lisez cet article, qui fait un bilan sur le niveau du baccalauréat.
De plus, la différence entre un bachelier sec et un candidat qui tente l'IEP Paris fin Août est juste le bachotage qu'il a fait pendant un mois et demi.
 
 
L'un des problèmes pour moi, c'est l'élitisme français, ou les élites françaises qui sortent d'un même moule. Il y a aussi le manque d'initiative des gouvernements depuis des décennies pour la démocratisation de l'excellence justement.
 

Citation :

Naturellement, ce projet prendrais du temps ce qui emmerde profondément les politiques qui préfèrent les réformes avec effets sur le court terme. C'est d'ailleurs pourquoi ils encouragent les grandes à pratiquer ces politiques de "mixité social" afin qu'ils ne s'en chargent pas eux-mêmes!
 


 
+1
 
Revenons-en à Sciences Po.
Le problème du concours pour moi, ce sont les prépas d'été. Il faudrait vraiment casser ce système là. Parce que là,on a d'un côté ceux qui peuvent se payer IPESUP, Lakanal, etc... et les autres.
Vous pouvez me dire que ce n'est rien, un bon élève peut être admis sans ça. Mais, je ne suis pas d'accord parce qu'en plus d'être plus exigent que le bac, il demande une méthodologie particulière. Avancer le concours serait une bonne solution et assouplir la méthodologie. Comme ça tout le monde aurait le droit à la même préparation
C'est pour ça que je pense que la concours de Sciences Po est le plus inégalitaire de tout les concours des grandes écoles. Oui, comparons son cours à celui de l'X, des Mines, de l'ENS. Quelque soit le lycée, un taupin sorti de LLG aura la même préparation que celui d'un petit lycée de province. Ce qui n'est pas le cas pour Sciences Po ( Et c'est grave quand on sait que certains élèves de Sciences Po aspirent à la haute fonction publique, l'une des "élites" du pays.)


---------------
« J'appelle bourgeois quiconque pense bassement. »  Gustave Flaubert
n°2492268
Bu$i
Posté le 11-10-2009 à 15:05:11  profilanswer
 

tebidoor a écrit :

Marie Duru-Bellat et François Dubet sont des sociologues de référence sur l'éducation. Il n'y a rien qui prouve une baisse de niveau.
Le taux illettrisme reste stable à 15%, il est même de 30% chez les plis de 60 ans, donc la méthode syllabique meilleure que la méthode semi-globale, c'est du pipo.
 
Enfin, la massification scolaire a provoqué une hausse générale du niveau de qualification de la population alors qu'autrefois la culture était réservée à une élite.
 
Ce n'est pas en citant des phrases isolées que tu démonteras le texte puisqu'il cite des études réalisées.
Ta vision du niveau des élèves est tout simplement caricatural.
 
Au moins l'article sur lequel je m'appuie sur des études basées sur des faits positifs, toi tu t'appuies sur ton simple jugement de valeur de bon bourgeois qui n'est jamais sorti de chez toi.


 
1-Toute personne sérieuse sait que les études sociologiques ne valent rien, celles-ci étant conduites par un bataillon de chercheurs marxistes. Ma source ? Le bon sens et le réalisme, c'est-à-dire tout ce qui fait défaut aux neuneus de gauche.
 
2-Qu'est-ce que cela signifie de se référer à la qualification générale de la population, quand on sait qu'un cadre supérieur d'aujourd'hui est moins lettré qu'un marin-pêcheur d'il y a 50 ans ?
 
3-Bien sûr, on peut nuancer. Le niveau a moins baissé dans les lycées de centre-ville que dans ceux de nos chères banlieues ethniques où les gosses en sont encore à apprendre à lire à 13 ans. Il n'en reste pas moins que la déculturation constitue un des fléaux majeurs auxquels nous sommes confrontés, que la classe médiatico-politique ne s'astreindra certainement pas à résorber tant elle lui est profitable.

n°2492273
Hazumaki
Être inerte c'est être battu.
Posté le 11-10-2009 à 15:10:27  profilanswer
 

Bu$i a écrit :

 

1-Toute personne sérieuse sait que les études sociologiques ne valent rien, celles-ci étant conduites par un bataillon de chercheurs marxistes. Ma source ? Le bon sens et le réalisme, c'est-à-dire tout ce qui fait défaut aux neuneus de gauche.


 [:absolutelykaveh]

 
Bu$i a écrit :

2-Qu'est-ce que cela signifie de se référer à la qualification générale de la population, quand on sait qu'un cadre supérieur d'aujourd'hui est moins lettré qu'un marin-pêcheur d'il y a 50 ans ?


 [:absolutelykaveh]

 
Bu$i a écrit :

3-Bien sûr, on peut nuancer. Le niveau a moins baissé dans les lycées de centre-ville que dans ceux de nos chères banlieues ethniques où les gosses en sont encore à apprendre à lire à 13 ans. Il n'en reste pas moins que la déculturation constitue un des fléaux majeurs auxquels nous sommes confrontés, que la classe médiatico-politique ne s'astreindra certainement pas à résorber tant elle lui est profitable.

 

[:absolutelykaveh]


Message édité par Hazumaki le 11-10-2009 à 15:20:05

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« J'appelle bourgeois quiconque pense bassement. »  Gustave Flaubert
n°2492288
Bu$i
Posté le 11-10-2009 à 15:21:45  profilanswer
 

Pardon, excuse-moi, j'ai été un peu sévère, et surtout à côté de la vérité. Je voulais dire "lire le français".

n°2492290
Hazumaki
Être inerte c'est être battu.
Posté le 11-10-2009 à 15:23:03  profilanswer
 

Bu$i a écrit :

Pardon, excuse-moi, j'ai été un peu sévère, et surtout à côté de la vérité. Je voulais dire "lire le français".


 [:absolutelykaveh]  
 [:prozac]


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« J'appelle bourgeois quiconque pense bassement. »  Gustave Flaubert
n°2492309
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 11-10-2009 à 15:41:54  profilanswer
 

Busi, je peux savoir où tu vis?
 
1. La sociologie est une science humaine, elle a bien le statut de science.
Elle repose certes sur l'herméneutique mais cela ne veut pas dire que ses conclusions sont biaisés. Tu fais des généralisations bidons.
Penses-tu sérieusement que Boudon, grand théoricien de l'inégalité des chances est marxiste?
François Dubet est social-libéral, pas vraiment marxiste non plus.
Au passage, Marie Duru-Bella est professeur à sciences-po Paris.
 
2. Ce que tu dis est faux.
Le pêcheur d'il y a 50 ans arrêtait les études à 14 ans après avoir redoublé deux fois pour obtenir son Certificat d'Etudes Primaires.
Les études de l'INSEE montrent que 30% des plus de 60 ans sont illettrés contre 15% des jeunes qui passent la JAPD chaque année.
Lis certains documents historiques, notamment des lettres adressées aux préfectures par de simples citoyens, tu verras qu'elles sont bourrées de fautes. En première, j'avais été frappé de lire une lettre bourrée de fautes d'un jeune homme de 21 ans qui faisait une lettre en bonne et due forme à la préfecture pour échapper au STO.
regarde l'enquête de l'INSEE:
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP1044.pdf
14% des 18-24 ans ont des difficultés de lecture contre 34% des plus de 60 ans.
 
3. As-tu déjà fait un tour dans les banlieues ?


---------------
tada tada tada
n°2492337
radioactif
Ingemår Bråkkemår
Posté le 11-10-2009 à 16:01:28  profilanswer
 

Rmouronval a écrit :

Ce que je vais dire est totalement subjectif mais je trouve que le niveau des bacheliers d'aujourd'hui est très faible comparé à celui de nos parents. C'est fou le nombre de fautes d'orthographe que nous faisons et les lacunes en lettres dont nous faisons preuve. Certes, on parle sans doute mieux anglais que nos parents mais si c'est pour moins bien écrire et parler notre belle langue... Tout cela, je le répète, est d'une subjectivité totale. Je n'ai pas d'études pour appuyer mon propos.  
Pour le reste, je serai plutôt d'accord avec Mistermartoon. Bien entendu, le mérite et par extension la mécritocratie, créée pour corriger les inégalités de droit au XVIII n'est plus apte à faire face aux inégalités sociales du XX et XXI ème siècle. Il n'y a qu'à voir le nombre d'étudiants issus du milieu ouvrier à l'ENA pour s'en rendre compte (http://www.inegalites.fr/spip.php?article1030&id_mot=100). Mais est-ce à Sciences po de régler ce problème ? Le peut-il seulement ? J'en doute.  
Il faudrait prendre le mal à la racine en améliorant le niveau des élèves comme le suggère Mistermartoon ou en menant des politiques d'aide scolaire délibérément faites pour les milieux défavorisés.


Le taux de mention B ou B + TB (je ne sais plus) recouvre à peu près le taux d'accès d'une génération au baccalauréat du temps de nos parents, voire plutôt un peu avant. Ce n'est donc pas comparable sur la seule base du BE... bac. :o

n°2492340
mistermart​oon
Posté le 11-10-2009 à 16:02:49  profilanswer
 

@Hazumaki : Oui, les écoles doivent promouvoir les valeurs du pays et juste l'une à laquelle la France et les français(es) sont le plus viscéralement attachés est la méritocratie : l'idée selon laquelle ce sont les "meilleurs" qui accèdent aux fonctions les plus prestigieuses indépendamment de leur milieu social de base.
Ton constat sociologique est juste, depuis une trentaine d'année la part des élèves issus des catégories les moins favorisées intégrant une grande école diminue de plus en plus. La cause, à mon sens, en est une diminution des exigences à l'école qui se traduisent aujourd'hui par un baccalauréat dont le niveau n'a jamais été si faible. A ce sujet, j'avais lu deux études sur la question : l'une réalisé par des sénateurs ("Stop à l'arnaque du bac" ) et une autre publié dans le Figaro qui concluait que les rectorats faisaient pression sur les correcteurs pour relever les notes du bac tant le niveau était affligeant (je précise qu'elle est publiée et non réalisée par le Figaro, elle n'est pas idéologiquement biaisée). Je vous enverrai les liens si jamais je les retrouve.
 
@Hazumaki et tebidoor : j'ai peut-être mal expliqué mon propos, en tout cas vous semblez l'avoir mal interprété. Je ne dit pas que le France est moins instruit que dans les années 1960, bien au contraire! L'un des bénéfices de la massification a été d'augmenter le nombre d'élèves sachant lire, écrire, compter, etc... Néanmoins, mon propos explicitait l'idée que les exigences que l'on attendait d'un élèves de Terminale à l'époque de nos parents étaient bien plus élevés que celles que l'on exige de nous aujourd'hui. Je crois que l'on a diminué ces exigences afin de permettre aux élèves les plus retardataires de ne pas finir complètement noyés, ce qui est une initiative louable. Mais le résultat final a été un nivellement par les bas du niveau scolaire générale des élèves. A mon sens, et encore ça ne tient qu'à moi, pour réduire les inégalités scolaires entre les classes sociales, il faut une harmonisation des exigences part le haut afin de tirer le niveau général des élèves vers le haut. Comment inciter les élèves les plus pauvres à s'en sortir si on les maintient dans l'idée que l'instruction qu'ils reçoivent ne vaut pas celle des élèves d'Henri IV ou de Louis-le-Grand? J'espère vous avoir éclairé ma pensée et non Hazumaki je ne recrache pas la propagande des hauts-fonctionnaires, je sais réfléchir par moi même :)
 
@Hazumaki : Lorsque je proposais d'instaurer des quotas à l'entrée des écoles, c'était bien évidemment sur un ton ironique. Tout comme toi, je trouve ce genre de procédé scandaleux et totalement contrairement aux valeurs anti-communautaristes françaises.
 
Pour ce qui est des prépas privées, je trouve les critiques les concernant vaines. Personnellement, j'y ai eu recours puisque je suis allé à IPESUP et je ne m'en cache pas (pourquoi le devrais-je d'ailleurs?). Lutter contre le "système" des prépas privées est impossible, acceptez cette idée le plus tôt possible. Car si le concours est décalé au début des vacances d'été, ces mêmes prépas proposeront des stages pendant les vacances scolaires de l'année ou bien pendant les week-end (ce que j'ai fait). Elles sont particulièrement flexibles et trouveront systématiquement le moyen de s'adapter aux contraintes que croient leur imposer l'IEP. La meilleur chose à faire pour contrer leur influence est de mettre en place des prépas "publics" afin de permettre aux élèves les moins favorisés financièrement de pouvoir bénéficier d'une préparation solide au concours d'entrée. Je précise au passage que ce genre de prépa existe déjà avec la Documentation française.
 
Le concours de Sciences Po est inégalitaire car la formation scolaire reçue est inégalitaire selon que l'on a été élève à Henri IV ou bien dans une ZEP. C'est à l'Education Nationale de régler ce problème et non pas aux grandes écoles en pratiquant des politiques de "discrimination positive".
Pour terminer, je ne suis pas d'accord lorsque tu affirmes que l'on est aussi bien préparé au concours de l'X ou de l'ENS selon que l'on est élève à Louis-le-Grand ou bien dans une petite prépa de province. Le programme est certes le même mais selon les prépas et leur prestige les enseignants ne préparent pas leurs élèves aux mêmes concours. A Hoche ou à Ginette, les profs donnent à leur élèves des sujets tirés des concours X ou ENS ou encore Mines. A l'inverse, dans une petite prépa de province, les profs donnent des sujets tirés des CCP ou bien des E3A. Tout ça pour dire que les inégalités scolaires existent de facto à tout les échelons. Sciences Po n'est pas plus inégalitaire que n'importe qu'elle grande école, c'est un mythe!

Message cité 2 fois
Message édité par mistermartoon le 11-10-2009 à 16:12:35
n°2492346
radioactif
Ingemår Bråkkemår
Posté le 11-10-2009 à 16:05:20  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :

Bon, je réponds:

 
Citation :

Au risque de choquer les professionnels de la "bien-pensance", une université sélective n'a pas pour but a promouvoir la mixité sociale mais l'excellence académique. La "mixité sociale" n'est rien de plus qu'un argument commercial dont se servent les écoles pour faire leur promotion car cela participe à l'idéologie dominante.

 

Aux États-Unis, en Grande Bretagne, en Chine ou au Japon, ok pas de problème.
Mais, en France, c'est bien plus complexe. La République Française a toujours été (depuis la IIIe plus précisément) promoteur d'une ""élite"" du peuple, de toutes les catégories sociales.  Et les gens sont très attachés à cette tradition républicaine ( ex: rejet d'un retour d'un lycée d'élite à la Napoléon). Or depuis des dizaines d'années, on voit très bien que la majorités des étudiants fréquentant nos Grandes Écoles proviennent des CSP++. Le taux de CSP-- est en chute libre comparé au début et au milieu du siècle dernier.
Et c'est grave, bien plus grave en France (comparé aux USA) et surtout pour Sciences Po Paris car les "élites" dirigeantes sortent pour la plupart de ces établissements et ne représentent plus le peuple (oui, ils ne connaissent que leur milieu toute leur vie). Si ça continue, la France va droit vers une sclérose intellectuelle qui peut mener à des désastres ( Mai-Juin 1940 par exemple).
Après je suis d'accord, une université sélective a pour but l'excellence académique mais aussi la promotion des valeurs de notre pays.

 
Citation :

Si on veut empêcher la reproduction des élites, autant fixer des quotas de noirs, de fils/filles d'ouvriers, de femmes, etc... à l'entrée des écoles; là au moins ce sera explicite (les américains le font bien après tout)

 

Alors là non. Contraire aux idées républicaines. Les américains ont optés pour une solution de facilité, vaut mieux, à mon avis essayer de régler les problèmes, plus ou moins définitivement. D'ailleurs, les idées anglo-saxonnes ne sont pas universelles, contrairement à ce qu'on voit dans le monde.

 
Citation :

Quant à l'idée de calquer le programme du concours sur celui du baccalauréat, cela est si saugrenue qu'on ne devrait même pas se poser la question tant les exigences du bac sont ridiculement faible. Cela conduirait inévitablement à une chute vertigineuse des exigences du concours par rapport aux exigences actuelles.

 
Citation :

Pour résumer ma pensée, je pense que le niveau scolaire en France a littéralement chuté depuis 30 ans a cause d'une baisse d'exigences continues de la part des différents ministres de l'éducation nationale combiné à la massification de l'école dans les années 1980. De fait, comme le niveau scolaire général est bas, ce sont les élèves des classes les plus favorisés qui peuvent "rattraper" le niveau soit en allant dans les meilleurs lycées ou bien en finançant des cours particuliers dans des instituts privés. A l'inverse, les élèves les moins favorisés, faute de moyens financiers, sont les plus souvent obligés de se contenter de l'instruction reçu à l'école. Cette dernière étant d'un niveau peu élevé, ils se retrouvent désavantagés par rapport aux élèves les plus favorisés. Ainsi, la première chose à faire pour résorber les inégalités scolaires serait déjà de remonter sérieusement le niveau moyen d'exigences à l'école afin que les élèves les plus pauvres puissent jouir d'une éducation digne de ce nom et aborder le concours de Sciences Po dans des conditions décentes.

 

A ce que je vois, la propagande des médias et de certains hauts-fonctionnaires marche à merveille. Je veux une source prouvant clairement que le niveau du baccalauréat a touché le fond ces dernières décennies. Vous n'en trouverez pas à mon avis puisque c'est faux.
D'ailleurs, il faut du concret: Demandez à un quadragénaire s'il faisait ce que l'on fait en maths quand il a passé son bac (expérience que l'on a faite avec notre prof de maths); la majorité répondent non.
C'est une tradition française de crier à l'affaiblissement du bac. On disait la même chose à la fin du XIXe siècle, que la France allait s'effondrer, etc... or ce n'est pas le cas, au contraire, l'excellence intellectuelle française est reconnue dans le monde entier aujourd'hui encore.
Lisez cet article, qui fait un bilan sur le niveau du baccalauréat.
De plus, la différence entre un bachelier sec et un candidat qui tente l'IEP Paris fin Août est juste le bachotage qu'il a fait pendant un mois et demi.

 


L'un des problèmes pour moi, c'est l'élitisme français, ou les élites françaises qui sortent d'un même moule. Il y a aussi le manque d'initiative des gouvernements depuis des décennies pour la démocratisation de l'excellence justement.

 
Citation :

Naturellement, ce projet prendrais du temps ce qui emmerde profondément les politiques qui préfèrent les réformes avec effets sur le court terme. C'est d'ailleurs pourquoi ils encouragent les grandes à pratiquer ces politiques de "mixité social" afin qu'ils ne s'en chargent pas eux-mêmes!
 

 

+1

 

Revenons-en à Sciences Po.
Le problème du concours pour moi, ce sont les prépas d'été. Il faudrait vraiment casser ce système là. Parce que là,on a d'un côté ceux qui peuvent se payer IPESUP, Lakanal, etc... et les autres.
Vous pouvez me dire que ce n'est rien, un bon élève peut être admis sans ça. Mais, je ne suis pas d'accord parce qu'en plus d'être plus exigent que le bac, il demande une méthodologie particulière. Avancer le concours serait une bonne solution et assouplir la méthodologie. Comme ça tout le monde aurait le droit à la même préparation
C'est pour ça que je pense que la concours de Sciences Po est le plus inégalitaire de tout les concours des grandes écoles. Oui, comparons son cours à celui de l'X, des Mines, de l'ENS. Quelque soit le lycée, un taupin sorti de LLG aura la même préparation que celui d'un petit lycée de province. Ce qui n'est pas le cas pour Sciences Po ( Et c'est grave quand on sait que certains élèves de Sciences Po aspirent à la haute fonction publique, l'une des "élites" du pays.)


A peu de choses près, +1, mais il me semble que les quadras ont eu un bac déjà rénové. Je parlais avec un ingénieur à la retraite, et de son temps, ils faisaient en gros le programme de L1 en maths. De toute façon, c'est très simple, pour voir ce à quoi ressemblait l'ancien bac, regardez le bac des anciennes colonies, c'est resté le même.

 

Sinon, un dossier anonyme et sans aucune indication + éviter toute prépa privée serait un bon pas en avant.


Message édité par radioactif le 11-10-2009 à 16:07:42
n°2492366
tebidoor
fonctionnaire
Posté le 11-10-2009 à 16:12:28  profilanswer
 

En ce qui concerne le bac, le vrai problème reste le manque de diversité des filières. Avec la réforme du bac en 1994 qui a certes été très positive sans son ensemble puisqu'elle a valorisé considérablement les filières technologiques mais aussi le bac ES, il y a eu une erreur fondamentale qui a été faite à mon goût, la suppression du bac C. Ce qui a provoqué mécaniquement une baisse de niveau en maths-physique donnant aux élèves qui donnaient aux S l'illusion d'avoir toutes les portes ouvertes bien qu'ils aient le niveau insuffisant.
Je ne connais pas très bien l'enseignement donné à HIV et LLG en secondaire mais je ne pense pas que dans l'ensemble, l'enseignement donné soit de meilleur qualité, je pense plutôt qu'ils savent mieux préparer un groupe d'élèves restreint aux concours généraux et à sciences-po Paris.
 
Je ne dis pas que Sciences-po est plus inégalitaire que d'autres grandes écoles, par contre l'IEP Paris peut mettre des batons dans les roues aux prépas privés en avançant le concours (ce qui met fin aux stages d'été de terminale comme à Lakanal par exemple) et en modifiant le contenu des épreuves pour plus insister sur la réflexion que sur les connaissances extra-scolaires.
 
Petite anecdote: Platon se lamentait à son époque sur la baisse de niveau des élèves de son académie.
Or nous n'avons pas régressé depuis Renan et encore moins depuis Platon.
De toute façon, il y a un effet nostalgie, c'était forcément mieux avant.
Mes parents me racontent que quand ils étaient jeunes, les profs leur disaient que le niveau était meilleur 30 ans avant.
Puis encore 30 ans après quand j'arrive au collège, on me dit que le niveau était meilleur, il y a une trentaine d'année.


Message édité par tebidoor le 11-10-2009 à 16:18:41

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tada tada tada
n°2492372
radioactif
Ingemår Bråkkemår
Posté le 11-10-2009 à 16:13:20  profilanswer
 

mistermartoon a écrit :

.
 
Pour ce qui est des prépas privées, je trouve les critiques les concernant vaines. Personnellement, j'y ai recours puisque je suis allé à IPESUP et je ne 'en cache pas (pourquoi le devrais-je d'ailleurs?). Lutter contre le "système" des prépas privées est impossible, acceptez cette idée le plus tôt possible. Car si le concours est décalé au début des vacances d'été, ces mêmes prépas proposeront des stages pendant les vacances scolaires de l'année ou bien pendant les week-end (ce que j'ai fait). Elles sont particulièrement flexibles et trouveront systématiquement le moyen de s'adapter aux contraintes que croient lui imposer l'IEP. La meilleur chose à faire pour contrer leur influence est de mettre en place des prépas "publics" afin de permettre aux élèves les moins favorisés financièrement de pouvoir bénéficier d'une préparation solide au concours d'entrée. Je précise au passage que ce genre de prépa existe déjà avec la Documentation française.
Le concours de Sciences Po est inégalitaire car la formation scolaire reçue est inégalitaire selon que l'on a été élève à Henri IV ou bien dans une ZEP. C'est à l'Education Nationale de régler ce problème et non pas aux grandes écoles en pratiquant des politiques de "discrimination positive".
Pour terminer, je ne suis pas d'accord lorsque tu affirmes que l'on est aussi bien préparé au concours de l'X ou de l'ENS selon que l'on est élève à Louis-le-Grand ou bien dans une petite prépa de province. Le programme est certes le même mais selon les prépas et leur prestige les enseignants ne préparent pas leurs élèves aux mêmes concours. A Hoche ou à Ginette, les profs donnent à leur élèves des sujets tirés des concours X ou ENS ou encore Mines. A l'inverse, dans une petite prépa de province, les profs donnent des sujets tirés des CCP ou bien des E3A. Tout ça pour dire que les inégalités scolaires existent de facto à tout les échelons. Sciences Po n'est pas plus inégalitaire que n'importe qu'elle grande école, c'est un mythe!


Je pense que les prépas privées auront moins de succès pendant la terminale que pendant l'été. Faire accepter à un élève de terminale de sacrifier quelques vacances et quelques soirs par semaine est plus difficile que de lui dire de bosser un été pour être tranquille pendant au moins trois ans.
Enfin, la différence entre Sciences Po et les écoles d'ingénieur est que la langue des sciences est quand même moins entachée de domination bourgeoise. Il n'y a pas à proprement parler de codes. Mais la sélection se fait avant sur une base bien bourgeoise elle.

n°2492416
mistermart​oon
Posté le 11-10-2009 à 16:25:01  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Je pense que les prépas privées auront moins de succès pendant la terminale que pendant l'été. Faire accepter à un élève de terminale de sacrifier quelques vacances et quelques soirs par semaine est plus difficile que de lui dire de bosser un été pour être tranquille pendant au moins trois ans.
Enfin, la différence entre Sciences Po et les écoles d'ingénieur est que la langue des sciences est quand même moins entachée de domination bourgeoise. Il n'y a pas à proprement parler de codes. Mais la sélection se fait avant sur une base bien bourgeoise elle.


 
Alors pour ce qui est du fait que les prépas auront moins de succès pendant la Terminal, je te rassure tout de suite : cette idée est totalement erronée. Je me permet de dire ça par expérience, l'an dernier nous étions près de 400 rien qu'à IPESUP (sans compter ceux qui ont fait les stages en vacances et la prépa d'été) et un mois avant le début des cours, l'Institut à dû clore les inscriptions faute de places. Tout ça pour dire que quand tu as une foule d'élèves prêt à en démordre pour obtenir le sésame de l'entrée à l'IEP, ils sont généralement assez peu regardant sur le temps que ça va leur prendre (week-end ou vacances).
Je n'ai pas compris ton dernier paragraphe...

Message cité 1 fois
Message édité par mistermartoon le 11-10-2009 à 16:26:04
n°2492434
Hazumaki
Être inerte c'est être battu.
Posté le 11-10-2009 à 16:32:52  profilanswer
 

mistermartoon a écrit :

@Hazumaki : Oui, les écoles doivent promouvoir les valeurs du pays et juste l'une à laquelle la France et les français(es) sont le plus viscéralement attachés est la méritocratie : l'idée selon laquelle ce sont les "meilleurs" qui accèdent aux fonctions les plus prestigieuses indépendamment de leur milieu social de base.
Ton constat sociologique est juste, depuis une trentaine d'année la part des élèves issus des catégories les moins favorisées intégrant une grande école diminue de plus en plus. La cause, à mon sens, en est une diminution des exigences à l'école qui se traduisent aujourd'hui par un baccalauréat dont le niveau n'a jamais été si faible. A ce sujet, j'avais lu deux études sur la question : l'une réalisé par des sénateurs ("Stop à l'arnaque du bac" ) et une autre publié dans le Figaro qui concluait que les rectorats faisaient pression sur les correcteurs pour relever les notes du bac tant le niveau était affligeant (je précise qu'elle est publiée et non réalisée par le Figaro, elle n'est pas idéologiquement biaisée). Je vous enverrai les liens si jamais je les retrouve.


 

mistermartoon a écrit :

@Hazumaki et tebidoor : j'ai peut-être mal expliqué mon propos, en tout cas vous semblez l'avoir mal interprété. Je ne dit pas que le France est moins instruit que dans les années 1960, bien au contraire! L'un des bénéfices de la massification a été d'augmenter le nombre d'élèves sachant lire, écrire, compter, etc... Néanmoins, mon propos explicitait l'idée que les exigences que l'on attendait d'un élèves de Terminale à l'époque de nos parents étaient bien plus élevés que celles que l'on exige de nous aujourd'hui. Je crois que l'on a diminué ces exigences afin de permettre aux élèves les plus retardataires de ne pas finir complètement noyés, ce qui est une initiative louable. Mais le résultat final a été un nivellement par les bas du niveau scolaire générale des élèves. A mon sens, et encore ça ne tient qu'à moi, pour réduire les inégalités scolaires entre les classes sociales, il faut une harmonisation des exigences vers le haut afin de tirer le niveau général des élèves par le haut. Comment inciter les élèves les plus pauvres à s'en sortir si on les maintient dans l'idée que l'instruction qu'ils reçoivent ne vaut pas celle des élèves d'Henri IV ou de Louis-le-Grand? J'espère vous avoir éclairé ma pensée et non Hazumaki je ne recrache pas la propagande des hauts-fonctionnaires, je sais réfléchir par moi même :)


 
Mea culpa alors. Désolé, je m'emporte un peu sur ce sujet car l'éducation (c'est l'avenir de la France et des Français) m'intéresse au plus haut point ;)
 
Mais je ne pense pas que le niveau du bac a chuté comme on voudrait nous le faire croire et que les raisons de la panne de l'ascenseur social français sont plus profonde que ça.
Comment expliquer que les meilleurs élèves de la République soient sur Paris et les plus mauvais à seulement 7 kilomètres de là, c'est à dire en Seine Saint Denis? Pourtant les meilleurs établissements parisiens sont publics, ils ont le même programme que les lycées du 93.  
S'ils baisse du niveau il y a au, ça prendra beaucoup de temps avant de le remonter. (Faut commencer par mieux enseigner en primaire, etc.. au moins 18 ans quoi).
Enfin, ceux qui crachent sur le bac ne propose aucune solutions bien évidemment .On verra bien si la France s'effondre dans les décennies à venir.
 

mistermartoon a écrit :

@Hazumaki : Lorsque je proposais d'instaurer des quotas à l'entrée des écoles, c'était bien évidemment sur un ton ironique. Tout comme toi, je trouve ce genre de procédé scandaleux et totalement contrairement aux valeurs anti-communautaristes françaises.
 
Pour ce qui est des prépas privées, je trouve les critiques les concernant vaines. Personnellement, j'y ai recours puisque je suis allé à IPESUP et je ne 'en cache pas (pourquoi le devrais-je d'ailleurs?). Lutter contre le "système" des prépas privées est impossible, acceptez cette idée le plus tôt possible. Car si le concours est décalé au début des vacances d'été, ces mêmes prépas proposeront des stages pendant les vacances scolaires de l'année ou bien pendant les week-end (ce que j'ai fait). Elles sont particulièrement flexibles et trouveront systématiquement le moyen de s'adapter aux contraintes que croient lui imposer l'IEP. La meilleur chose à faire pour contrer leur influence est de mettre en place des prépas "publics" afin de permettre aux élèves les moins favorisés financièrement de pouvoir bénéficier d'une préparation solide au concours d'entrée. Je précise au passage que ce genre de prépa existe déjà avec la Documentation française.
Le concours de Sciences Po est inégalitaire car la formation scolaire reçue est inégalitaire selon que l'on a été élève à Henri IV ou bien dans une ZEP. C'est à l'Éducation Nationale de régler ce problème et non pas aux grandes écoles en pratiquant des politiques de "discrimination positive".
Pour terminer, je ne suis pas d'accord lorsque tu affirmes que l'on est aussi bien préparé au concours de l'X ou de l'ENS selon que l'on est élève à Louis-le-Grand ou bien dans une petite prépa de province. Le programme est certes le même mais selon les prépas et leur prestige les enseignants ne préparent pas leurs élèves aux mêmes concours. A Hoche ou à Ginette, les profs donnent à leur élèves des sujets tirés des concours X ou ENS ou encore Mines. A l'inverse, dans une petite prépa de province, les profs donnent des sujets tirés des CCP ou bien des E3A. Tout ça pour dire que les inégalités scolaires existent de facto à tout les échelons. Sciences Po n'est pas plus inégalitaire que n'importe qu'elle grande école, c'est un mythe!


 
-Je ne sais pas, je n'arrive pas à me faire à l'idée que laisser perpétuer une injustice. Les prépas privées ( et publiques même) faussent le concours à mon avis. C'est plus la sélection sur la curiosité intellectuelle faite tout au long de la courte vie qu l'on a à 18 ans qui devrait être faite que sur le bachotage sur une année ou un été.
A la rigueur, les IEP devraient fonder une "Classe Préparatoire" à l'image des école d'ingénieurs. (MPSI, PCSI,etc..) comme ça plus besoin de prépa en Terminale.
- +1, c'est à l'EN de se bouger un peu pour réduire la différence entre les meilleurs et les moins bon (dans le bon sens cad vers le haut)
-Pour les CPGE, je ne pense pas.J'ai des camarades en MPSI qui travaillent sur des annales de l'X et des Mines. Pourtant, ils sont dans un petit lycée de banlieue. Mais c'est peut être une exception, je ne sais pas.
 


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« J'appelle bourgeois quiconque pense bassement. »  Gustave Flaubert
n°2492447
radioactif
Ingemår Bråkkemår
Posté le 11-10-2009 à 16:45:34  profilanswer
 

mistermartoon a écrit :


 
Alors pour ce qui est du fait que les prépas auront moins de succès pendant la Terminal, je te rassure tout de suite : cette idée est totalement erronée. Je me permet de dire ça par expérience, l'an dernier nous étions près de 400 rien qu'à IPESUP (sans compter ceux qui ont fait les stages en vacances et la prépa d'été) et un mois avant le début des cours, l'Institut à dû clore les inscriptions faute de places. Tout ça pour dire que quand tu as une foule d'élèves prêt à en démordre pour obtenir le sésame de l'entrée à l'IEP, ils sont généralement assez peu regardant sur le temps que ça va leur prendre (week-end ou vacances).
Je n'ai pas compris ton dernier paragraphe...


Quand les cours ont-ils commencé ?

n°2492458
mistermart​oon
Posté le 11-10-2009 à 16:56:18  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Mea culpa alors. Désolé, je m'emporte un peu sur ce sujet car l'éducation (c'est l'avenir de la France et des Français) m'intéresse au plus haut point ;)
 
Mais je ne pense pas que le niveau du bac a chuté comme on voudrait nous le faire croire et que les raisons de la panne de l'ascenseur social français sont plus profonde que ça.
Comment expliquer que les meilleurs élèves de la République soient sur Paris et les plus mauvais à seulement 7 kilomètres de là, c'est à dire en Seine Saint Denis? Pourtant les meilleurs établissements parisiens sont publics, ils ont le même programme que les lycées du 93.  
S'ils baisse du niveau il y a au, ça prendra beaucoup de temps avant de le remonter. (Faut commencer par mieux enseigner en primaire, etc.. au moins 18 ans quoi).
Enfin, ceux qui crachent sur le bac ne propose aucune solutions bien évidemment .On verra bien si la France s'effondre dans les décennies à venir.
 


 
Pour ce qui est des questions d'éducation, nous sommes deux à être passionnées par ces dernières :)
Naturellement que la panne de l'ascenseur social ne se limite pas au baccalauréat, c'est un problème qui met en jeu plusieurs composantes. Comment expliquer la différence de niveau entre les établissements parisiens et ceux de Seine-Saint-Denis? De façon assez simple : la composition sociologique de la ville de Paris et celle du 93. En Seine-Saint-Denis, on retrouve principalement une population immigré qui regroupe tous les problèmes sociaux possibles (précarité financière, chômage, difficulté d'assimilation, niveau scolaire des parents souvent peu élevé...). De fait, les lycées de ce département accueillent des élèves concentrant  tous les handicaps possibles à leur épanouissement scolaire.
A l'inverse, Paris concentre une population plutôt aisé (avec des disparités selon les arrondissements) avec un capital culturel élevé, des sites culturels abondants, etc... De fait, les lycées parisiens regroupent des élèves ayant des prédispositions favorables à un parcours scolaire brillant.
D'ailleurs, il était particulièrement intéressant de voir il y a quelques années que Paris était la seule ville de France où il y avait un système de carte scolaire plus souple. Ainsi, Paris était divisé en quatre zones (est, ouest, nord et sud). A la fin de la 3ème, chaque élève pouvait demander n'importe quel lycée de sa zone plus un autre lycée en dehors de sa zone. De fait, avec ce système de carte scolaire "light", les meilleurs élèves se regroupaient dans les mêmes lycées et le même phénomène se produisait pour les moins bons élèves. Ainsi, jusqu'à la suppression de la carte scolaire, Paris étaient la ville de France qui regroupaient à la fois les meilleurs établissements français (Henri IV, Louis-le-Grand...) mais également les plus mauvais (je ne citerai pas de nom par décence). Héhé, voila j'ai fait ma petite démonstration sociologique  :D  
Effectivement, si baisse il y a eu, ce que je crois, il faudra beaucoup de temps pour combler les inégalités existantes. Mais les politiciens ont retenu une citation célèbre de Keynes : "A long terme nous sommes tous morts". De fait, ils préfèrent les solutions à court terme (ça paye plus électoralement aussi :D ) d'où le développement des politiques de "discrimination positive".

Message cité 1 fois
Message édité par mistermartoon le 11-10-2009 à 17:04:20
n°2492460
mistermart​oon
Posté le 11-10-2009 à 16:57:50  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Quand les cours ont-ils commencé ?


 
Pendant une semaine les vacances de la Toussaint, puis on a enchaîné sur les week-ends (+ un stage intensif d'une semaine pendant les vacances de février).

n°2492462
Hazumaki
Être inerte c'est être battu.
Posté le 11-10-2009 à 16:59:02  profilanswer
 

mistermartoon a écrit :


 
Pendant une semaine les vacances de la Toussaint, puis on a enchaîné sur les week-ends (+ un stage intensif d'une semaine pendant les vacances de février).


 
Pour les weeks-end, j'ai des amis en Terminales qui ont commencé à IPESUP deux semaines après la rentrée.


---------------
« J'appelle bourgeois quiconque pense bassement. »  Gustave Flaubert
n°2492469
mistermart​oon
Posté le 11-10-2009 à 17:03:26  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Pour les weeks-end, j'ai des amis en Terminales qui ont commencé à IPESUP deux semaines après la rentrée.


 
Il se peut qu'IPESUP ai anticipé un probable avancement du concours d'entrée ce qui les a poussé à démarrer les cours plus tôt.

n°2492471
Hazumaki
Être inerte c'est être battu.
Posté le 11-10-2009 à 17:04:24  profilanswer
 

mistermartoon a écrit :


 
Pour ce qui est des questions d'éducation, nous sommes deux à être passionnées par ces dernières :)
Naturellement que la panne de l'ascenseur social ne se limite pas au baccalauréat, c'est un problème qui met en jeu plusieurs composantes. Comment expliquer la différence de niveau entre les établissements parisiens et ceux de Seine-Saint-Denis? De façon assez simple : la composition sociologique de la ville de Paris et celle du 93. En Seine-Saint-Denis, on retrouve principalement une population immigré qui regroupe tous les problèmes sociaux possibles (précarité financière, chômage, difficulté d'assimilation, niveau scolaire des parents souvent peu élevé...). De fait, les lycées de ce département accueillent des élèves concentrant  tous les handicaps possibles à leur épanouissement scolaire.
A l'inverse, Paris concentre une population plutôt aisé (avec des disparités selon les arrondissements) avec un capital culturel élevé, des sites culturels abondants, etc... De fait, les lycées parisiens regroupent des élèves ayant des prédispositions favorables à un parcours scolaire brillant.
D'ailleurs, il était particulièrement intéressant de voir il y a quelques années que Paris était la seule ville de France où il y avait un système de carte scolaire plus souple. Ainsi, Paris était divisé en quatre zones (est, ouest, nord et sud). A la fin de la 3ème, chaque élève pouvait demander n'importe quel lycée de sa zone plus un autre lycée en dehors de sa zone. De fait, avec ce système de carte scolaire "light", les meilleurs élèves se regroupaient dans les mêmes lycées et le même phénomène se produisait pour les moins bons élèves. Ainsi, jusqu'à la suppression de la carte scolaire, Paris étaient la ville de France qui regroupaient à la fois les meilleurs établissements français (Henri IV, Louis-le-Grand...) mais également les plus mauvais (je ne citerai pas de nom par décence). Héhé, voila j'ai fait ma petite démonstration sociologique  :D  
Effectivement, si baisse il y a eu, ce que je crois, il faudra beaucoup de temps pour combler les inégalités existantes. Mais les politiciens ont retenu une citation célèbre de Keynes : "A long terme nous sommes tous morts". De fait, il préfère les solutions à court terme (ça paye plus électoralement aussi :D ) d'où le développement des politiques de "discrimination positive".


 
 :jap:  
 
Tu es à Sciences Po en quelle année?


---------------
« J'appelle bourgeois quiconque pense bassement. »  Gustave Flaubert
n°2492475
mistermart​oon
Posté le 11-10-2009 à 17:07:45  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
 :jap:  
 
Tu es à Sciences Po en quelle année?


 
En première, j'ai intégré en Septembre :)

n°2492483
Hazumaki
Être inerte c'est être battu.
Posté le 11-10-2009 à 17:14:11  profilanswer
 

mistermartoon a écrit :


 
En première, j'ai intégré en Septembre :)


 
Ça se passe bien?
Et toi, enfin tes parents sont de quelle CSP? Pour les stats, parce que les seuls qui ont réussi à accéder l'IEP Paris, c'est par convention ZEP.


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« J'appelle bourgeois quiconque pense bassement. »  Gustave Flaubert
n°2492492
mistermart​oon
Posté le 11-10-2009 à 17:18:21  profilanswer
 

Hazumaki a écrit :


 
Ça se passe bien?
Et toi, enfin tes parents sont de quelle CSP? Pour les stats, parce que les seuls qui ont réussi à accéder l'IEP Paris, c'est par convention ZEP.


 
Mes parents sont dans la CSP+++ (si ça existe, je sais pas combien il y a de +  :D )

Message cité 1 fois
Message édité par mistermartoon le 11-10-2009 à 17:18:34
n°2492502
Hazumaki
Être inerte c'est être battu.
Posté le 11-10-2009 à 17:24:50  profilanswer
 

mistermartoon a écrit :


 
Mes parents sont dans la CSP+++ (si ça existe, je sais pas combien il y a de +  :D )


 
Moi, CSP- mais bon, 9 de moyenne sans prépa d'été. [:cosmoschtroumpf]  
Ok, encore bon courage. J'vais réviser mon Droit Public.
 
D'ailleurs: Un article sur la méritocratie Républicaine ici


Message édité par Hazumaki le 14-10-2009 à 16:05:39

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« J'appelle bourgeois quiconque pense bassement. »  Gustave Flaubert
n°2498825
Hazumaki
Être inerte c'est être battu.
Posté le 19-10-2009 à 21:16:40  profilanswer
 

Bon, les amis, c'est fait, concours avancé en Juin et les épreuves quelques peu modifié.
 

Citation :

L’examen d’entrée en première année passe de la fin août à la fin juin
 
Le Conseil de Direction, qui s’est tenu ce matin 19 octobre, a pris des décisions importantes sur les modalités de l’examen d’entrée en première année de Sciences Po. Parmi ces décisions figure la date de l’examen. Désormais les épreuves n’auront plus lieu à la fin du mois d’août mais seront organisées à la fin du mois de juin, dans la semaine suivant les épreuves du Bac. La décision d’admission ou de refus d’admission sera ainsi communiquée aux candidats à la fin du mois de juillet, soit 6 semaines plus tôt que dans la situation qui prévalait jusqu’ici.
 
 
 
Ce changement de date présente plusieurs avantages, aussi bien pour les candidats que pour la qualité du cursus de première année de Sciences Po.
 
Avec le calendrier précédent, les candidats avaient connaissance du résultat des épreuves quelques jours seulement avant la rentrée universitaire, ce qui ne leur laissait que très peu de temps pour choisir l’un des sept campus qu’ils souhaitaient intégrer et trouver un logement. Les admis comme les non-admis pourront désormais prendre des vacances avant la reprise des cours, et ainsi aborder plus sereinement la nouvelle année universitaire. Cela permettra, enfin, d’éviter la désorganisation des cursus dans les établissements, notamment les classes préparatoires aux grandes écoles, au sein desquels s’inscrivaient les candidats avant de connaître la décision d’admission à Sciences Po.
 
 
 
Le cursus de première année sera organisé de début septembre à fin juillet. Jusqu’à présent le premier semestre durait jusque fin janvier-début février (examens inclus). Avec le nouveau calendrier il s’achèvera désormais en décembre. Cela permettra à Sciences Po d’être en phase avec le rythme universitaire des universités partenaires tout en répondant aux aspirations et aux contraintes des quelque 40% d’étudiants étrangers. Les élèves français non parisiens pourront profiter pleinement de la césure lors des fêtes de fin d’année sans être en même temps en période de préparation d’examen.
 
L’avancement du calendrier universitaire permettra aux professeurs et aux chercheurs de profiter de la période mai-juillet pour participer aux séminaires, colloques et congrès de recherches sans impacter négativement pour les étudiants l’organisation de la scolarité. Enfin, cette période sera consacrée à des universités d’été.


 
http://www.richard-descoings.net/2 [...] -fin-juin/
 
 

Citation :

La nature de la sélection de l’examen d’entrée en première année est modifiée par la création d’un entretien de recrutement après une première sélection écrite
 
Jusqu’à présent, l’examen d’entrée à Sciences Po en première année consistait exclusivement en épreuves écrites.
 
 
 
Elles sont maintenues. Néanmoins, un oral d’admission peut désormais être demandé aux candidats.
 
 
 
Sur le fondement des résultats obtenus par les candidats aux épreuves écrites, trois situations se présentent :
 
 
 
1.      pour les candidats ayant obtenu plus de 12/20 de moyenne à l’épreuve écrite, l’admission est prononcée directement par le jury, sans passage d’un entretien, les résultats écrits paraissant suffisamment convaincants ;
 
2.      pour les candidats ayant obtenu moins de 10/20 de moyenne à l’épreuve écrite, un refus direct d’admission est prononcé par le jury, sans passage d’un entretien, les résultats écrits paraissant trop insuffisants;
 
3.      pour les candidats ayant obtenu entre 10 et 12/20 de moyenne à l’épreuve écrite, le jury peut décider l’organisation d’un entretien de 30 minutes entre les candidats retenus et une commission composée de deux personnes.


 
http://www.richard-descoings.net/2 [...] on-ecrite/
 

Citation :

Les décisions prises par le Conseil de Sciences Po sont issues d’une longue période de réflexion et de consultation
 
Lundi 19 octobre, le Conseil de Direction de Sciences Po s’est prononcé à l’unanimité sur les décisions suivantes :
 
    * La création d’un oral d’admission
    * La possibilité de délocaliser les épreuves de l’examen dans les campus de Sciences Po hors région parisienne
    * La création d’une épreuve à option comportant trois sujets au choix calés sur les spécificités de chacune des séries de la voie générale.
    * Le maintien d’une épreuve d’ordre général mais avec une bibliographie indicative.
    * Le maintien de l’épreuve de langue telle qu’elle est proposée aujourd’hui.
 
 
 
La date des épreuves écrites a fait l’objet d’une intense discussion entre les élus de l’UNI et de Nouvelle Donne, d’une part, les élus de l’UNEF, d’autre part et nombre d’élus enseignants. Après une longue délibération, le Conseil de Sciences Po a suivi la position de l’UNEF à l’unanimité moins deux voix.
 
 
 
Sur l’étendue du programme de l’épreuve d’Histoire, les élus étudiants sont partagés entre ceux qui souhaitent une épreuve avec deux sujets traitant de la période 1945 à nos jours et ceux qui souhaitent que l’ensemble des sujets traitent de la période de 1914 à nos jours (programme actuel de l’épreuve). Compte tenu de la position adoptée par le Conseil (au moins un des sujets portera sur « le monde de 1945 à nos jours »), l’UNEF, d’une part, l’UNI et Nouvelle Donne, d’autre part, se sont abstenus.


 
http://www.richard-descoings.net/2 [...] sultation/
 

Citation :

La procédure d’admission pour les bacheliers qui ont obtenu une mention Très Bien est pérennisée et complétée
 
Les bacheliers titulaires de la mention Très Bien peuvent demander à être admis à
Sciences Po sur ce fondement, qu’ils aient ou non passé l’examen.
 
En se fondant sur les résultats du Bac, sur les résultat scolaires obtenus de la classe de Seconde à la Terminale et, le cas échéant, sur les résultats obtenus aux épreuves écrites de l’examen d’entrée, le jury peut décider :
 
1.      l’admission directe ;
 
2.      le refus direct d’admission ;
 
3.      l’invitation à un entretien de 30 minutes avec une commission de deux personnes.
 
Les candidats ayant passé l’examen et ayant obtenu une mention Très Bien peuvent demander à être admis sur le fondement de la mention Très Bien.


 
http://www.richard-descoings.net/2 [...] completee/
 
Je serai passé à 1 point d'un entretien. :|


---------------
« J'appelle bourgeois quiconque pense bassement. »  Gustave Flaubert
n°2498855
radioactif
Ingemår Bråkkemår
Posté le 19-10-2009 à 21:29:58  profilanswer
 

Ce serait quand même drôle que Pipo ait des barbouzes dans les prépas pour déceler le format-type :D

n°2498913
mistermart​oon
Posté le 19-10-2009 à 22:11:00  profilanswer
 

J'étais sûr que les réformes feraient parler d'elles sur le forum. Cela promet des jours mouvementés à Sciences Po cette semaine. Des syndicats, de droite surtout, commence déjà à râler contre ces mesures... Et vous, qu'en pensez-vous?

n°2499321
Profil sup​primé
Posté le 20-10-2009 à 14:31:22  answer
 

Hazumaki a écrit :

Bon, les amis, c'est fait, concours avancé en Juin et les épreuves quelques peu modifié.
 
|


 
Bon ca va, les nouvelles réformes sont pas mal [:shay]
 
Par contre pour l'égalité entre les classes sociales, c'est pas encore ça : Vu les prix de IPESUP, et vu que c'est la seule à préparer a Pipo tout au long de l'année, on déplace un peu le problème. Y aura ptet un peu moins de favorisé, vu le ombre limités de places à IEPSUP, mais il n'empêche que voilà :o
 
Je sais toujours pas si je le tente, même si ca m'a redonné un peu espoir [:deouss]

n°2499602
8479bpm
Posté le 20-10-2009 à 20:17:02  profilanswer
 

M'ouais..
 
Sujet de QG 2010 du concours commun : vieillesse (?!) et médias.
 
M'ouais...²


---------------
Lastfm
n°2500085
nrbr
kesako
Posté le 21-10-2009 à 15:36:19  profilanswer
 

8479bpm a écrit :

M'ouais..
 
Sujet de QG 2010 du concours commun : vieillesse (?!) et médias.
 
M'ouais...²


 :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  
 

n°2500300
Profil sup​primé
Posté le 21-10-2009 à 18:49:03  answer
 

HWG a écrit :

Bonsoir,
 
Je voulais poser cette question depuis quelques temps, et je pense avoir enfin trouvé un bon endroit. :sarcastic:  
 
Je suis vraiment tentée par sciences po, mais je me trouve face à un problème: je suis d'une grande nullité à l'oral. :??:
Imaginons que je suis admise, ( :o ) serais-je l'une des seules à avoir du mal à parler devant un groupe, à avoir du mal à participer à un débat (expérience d'ecjs quoi :sarcastic: ), et à être ultra stressée dès que je dois m'exprimer?
 
Voilà, du coup, même si je pense que cette école me plairait vraiment, tout cela me fait vraiment douter...
 
Quelques conseils à me donner?
 
Merci ;)


 
Quand tu dois passer à l'oral, bourre toi la gueule avant, et sors quelques blagounettes :o

n°2500395
aerilyn45
Posté le 21-10-2009 à 20:09:45  profilanswer
 

HWG a écrit :

Bonsoir,

 

Je voulais poser cette question depuis quelques temps, et je pense avoir enfin trouvé un bon endroit. :sarcastic:

 

Je suis vraiment tentée par sciences po, mais je me trouve face à un problème: je suis d'une grande nullité à l'oral. :??:
Imaginons que je suis admise, ( :o ) serais-je l'une des seules à avoir du mal à parler devant un groupe, à avoir du mal à participer à un débat (expérience d'ecjs quoi :sarcastic: ), et à être ultra stressée dès que je dois m'exprimer?

 

Voilà, du coup, même si je pense que cette école me plairait vraiment, tout cela me fait vraiment douter...

 

Quelques conseils à me donner?

 

Merci ;)

 

Salut !
Non ! Tu ne  seras pas la seule à avoir des soucis à l'oral, de nombreuses personnes sont dans le même cas.
Mais, ça peut devenir un problème dans le mesure où tu ne progresses pas ou si tu ne fais pas d'efforts, tu auras pas mal d'exposés à préparer et tu auras également des débats en fin de certains cours. L'oral compte pas mal dans les notes d'ailleurs, tu dois être courant pour le Grand Oral etc..

 

Si tu fais des efforts tout ira bien, mais si tu es vraiment bloquée tu dois faire d'énormes efforts. Dans le cas contraire tu vas vite te rendre compte que Pipo n'est pas pour toi.

 

Les politiques ne sont pas des orateurs nées ! Ils ont appris à "parler" à Sciences-Po donc si tu veux, tu peux !


Message édité par aerilyn45 le 21-10-2009 à 20:18:56

---------------
"Dans la main une bonne canne, dans la poche un bon livre"   Henri Lagrange
n°2500397
mistermart​oon
Posté le 21-10-2009 à 20:10:09  profilanswer
 

HWG a écrit :

Bonsoir,
 
Je voulais poser cette question depuis quelques temps, et je pense avoir enfin trouvé un bon endroit. :sarcastic:  
 
Je suis vraiment tentée par sciences po, mais je me trouve face à un problème: je suis d'une grande nullité à l'oral. :??:
Imaginons que je suis admise, ( :o ) serais-je l'une des seules à avoir du mal à parler devant un groupe, à avoir du mal à participer à un débat (expérience d'ecjs quoi :sarcastic: ), et à être ultra stressée dès que je dois m'exprimer?
 
Voilà, du coup, même si je pense que cette école me plairait vraiment, tout cela me fait vraiment douter...
 
Quelques conseils à me donner?
 
Merci ;)


 
Rassure toi, les élèves admis ne sont pas tous des orateurs nés. Par ailleurs, lors du stage d'intégration il y a un module de technique d'expression à l'oral pour tous les élèves afin de les aider à s'améliorer dans ce domaine. Et le premier semestre est exprès focalisé sur l'oral afin que les élèves s'exercent régulièrement.
 
Donc don't worry!  :)  
 

n°2500495
Bu$i
Posté le 21-10-2009 à 21:26:32  profilanswer
 

mistermartoon a écrit :


 
Rassure toi, les élèves admis ne sont pas tous des orateurs nés. Par ailleurs, lors du stage d'intégration il y a un module de technique d'expression à l'oral pour tous les élèves afin de les aider à s'améliorer dans ce domaine. Et le premier semestre est exprès focalisé sur l'oral afin que les élèves s'exercent régulièrement.
 
Donc don't worry!  :)  
 


 
Oui enfin bon, tous ces gadgets sont quand même d'une grande inutilité.

n°2500520
radioactif
Ingemår Bråkkemår
Posté le 21-10-2009 à 21:46:37  profilanswer
 

Non, tu fais pas mal de progrès si tu n'étais pas très bon à l'oral.

n°2502069
Daviou
Posté le 23-10-2009 à 18:39:05  profilanswer
 

HWG a écrit :

Bonsoir,
 
Je voulais poser cette question depuis quelques temps, et je pense avoir enfin trouvé un bon endroit. :sarcastic:  
 
Je suis vraiment tentée par sciences po, mais je me trouve face à un problème: je suis d'une grande nullité à l'oral. :??:
Imaginons que je suis admise, ( :o ) serais-je l'une des seules à avoir du mal à parler devant un groupe, à avoir du mal à participer à un débat (expérience d'ecjs quoi :sarcastic: ), et à être ultra stressée dès que je dois m'exprimer?
 
Voilà, du coup, même si je pense que cette école me plairait vraiment, tout cela me fait vraiment douter...
 
Quelques conseils à me donner?
 
Merci ;)


 
Salut,
 
Si tu es vraiment tentée par sc po, passe le concours, et si tu es admise, vas y. Ça signifie que tu as le niveau, et c'est ce qui importe. L'oral, c'est secondaire...ce serait quand même dommage de renoncer à sc po si c'est là que tu veux aller ! ;)

n°2502088
nrbr
kesako
Posté le 23-10-2009 à 19:11:18  profilanswer
 

Un conseil pour ceux qui préparent les IEP de province, recherchez sur des bases de donnée type FRANCIS.  
 
 Sinon, vous savez si on a des facilitées pour rentrer en 2éme année dans les IEP de province lorsque l'on étudie sa première à l'étranger ? une sorte de sélection spéciale, pas le concours normal pour les bacs+1

mood
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