Bonjour à tous.
J'ai 18 ans, je suis en classe de Terminale ES dans le public, et ceci fait plusieurs semaine que je ne suis pas aller en cours. Le même scénario s'était déjà produit à la fin de l'année dernière.
Mon problème est le suivant: les cours au lycée "m'oppriment", ils ne m'épanouissent pas, je ne me sens pas la tête mieux pleine en fin de journée qu'au début, ni même à l'échelle d'une semaine ou d'un mois, et surtout ils m'épuisent.
Je vois plusieurs raison à cela.
Tout d'abord, et c'est le plus important, il y a le contenu des cours eux même. Tout est parfaitement aseptisé, vide de sens philosophique ou d'intérêt culturel, ne permettant en rien le développement de l'individu. Les matières sont atomisés et le lien entre elles n'est fait qu'au prix de rudes efforts personnels, si bien qu'au final le seul intérêt des cours, à mon niveau, n'est que de pouvoir tressaillir quant, par hasard, au détours d'un article de presse, d'un reportage ou d'une conversation, une notion que l'on à étudier (ingurgité me semble un terme plus exact) est évoquée. Ha! j'oubliais aussi: l'autre but est bien sûr d'avoir un métier, devenir un salarier bien formé et parfaitement docile.
Ensuite, il y a le lycée lui même et ce qui le compose. Mes camarades de classe, d'une part. Depuis la seconde, on me promet que la terminale sera une classe "géniale", avec une "bonne ambiance de travail et de la convivialité". Personnellement, je ne vois pas de différence, et je pèse mes mots, entre ma classe de terminale et ma classe de 6e: la même apathie générale, les même moqueries mesquines vis-à-vis des professeurs, les même querelles, les même modes, les même désordre en classe à la moindre occasion, les même professeurs incompétent... Bien que je soit tout de même intégré au groupe (mais pas trop), nous ne somme clairement pas du même monde: alors que je m'intéresse à l'art sous diverse formes, dont la peinture et l'architecture, eux rigolent encore en voyant des nus et n'aiment que, sans aucune exception, les building new-yorkais, par exemple. Évidement, impossible d'avoir une conversation construite avec eux. Bien sûr, je généralise, mais sans pour autant caricaturer. D'autre part, il y a bien sûr les contrainte physique du lycée, auxquelles s'ajoutent les emplois du temps de plus en plus alambiqués et fantaisistes, certainement liées aux suppressions de postes dans l'enseignement.
Toutes ces choses me fatigues terriblement. Malgré tout mes efforts et ma volonté, je ne peux continuer dans ces conditions. Lorsque je rentre chez moi le soir, je ne trouve même pas la force de réviser et faire mes devoir rigoureusement. Mes notes dégringoles et je ne suis plus en mesure de rattraper certaines de mes lacunes, en langues vivantes notamment.
C'est pour toutes ces choses que je me demandais s'il ne valait pas mieux pour moi de quitter le lycée pour étudier chez moi (où dans n'importe quel lieu calme et isolé). Ceci ne règlerai pas mon problème vis-à-vis du contenu propre des programmes, or cela me permettrai peut-être d'avoir une "marge de manœuvre" plus grande, me permettant ainsi de mieux me reconnaitre dans mon enseignement. Débarrassé des contraintes horaires du lycée, je pourrais composer moi-même mon emplois du temps, ce qui me permettrai de mieux gérer mes temps de travail et de décompresser au besoin. Je serait moins fatigué physiquement et pourrais gagner ainsi un peu de temps libre. Bref, bien que je sois conscient qu'étudier chez soi ne signifie pas se la couler douce et travailler 1 ou 2 heures par jours, mais que cela demande un effort personnel important, je pense que c'est une solution qui me conviendrait.
Si je m'adresse à vous, c'est pour savoir si d'autre personne en était également arriver au même point que moi, quels ont été leur réaction, leur choix, et qu'en pense-t-il maintenant, avec du recul? L'avis de personne n'ayant pas quitter le lycée est intéressant aussi!
Je me suis un peu renseigner sur le site du CNED. Je pense que, à la rigueur, je pourrais terminer mon année en année sabbatique, de sorte à avoir du temps pour rattraper mes lacunes et éventuellement travailler un peu (cela me permettrai de payer l'année qui suit), et faire par la suite mon année via le CNED, en le doublant à une prépa Science-Po proposée gratuitement dans un lycée de ma ville (qui ne représente que quelques heures par semaine).
La question finale, volontairement brève, permettant ainsi une large variété de réponse:
Qu'en pensez-vous?