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Sondage : le PS creuse l'écart sur le MR
Le Soir publie dans ses éditions de lundi son Grand baromètre Ipsos - Le Soir - RTL. En voici les grandes tendances. Originalité de cette enquête : quelque 2.000 personnes ont été sondées avant la conclusion d'un accord gouvernemental (entre les 17 et 27 novembre) et 1.450 ont fait l'objet d'un sondage complémentaire entre le 30 novembre et le 2 décembre, juste après la conclusion de cet accord.
On peut ainsi mesurer l'impact de celui-ci sur l'état de santé des partis.
Dominant en Wallonie et à Bruxelles, le PS, crédité de 37,6 %, profite de l'accord, ainsi que le CDH. Entre le sondage opéré avant l'accord et celui effectué juste après, le MR, lui, perd… 4,4 %.
En Flandre, sans surprise, la N-VA domine le jeu. En grande méforme depuis le scrutin de 2010, le VLD semble se réveiller. Entre le sondage opéré avant l'accord gouvernemental et celui mené juste après, il gagne près de 2 %.
A Bruxelles, le divorce MR-FDF a un impact politique évident : c'en est désormais fini de l'éternel coude à coude entre socialistes et libéraux et le PS a désormais la main. Le MR dégringole à 17 % (il est désormais à 9,5 des socialistes). Aussi, on connaît désormais le poids du FDF : désormais indépendant (comme avant 1993), le parti d'Olivier Maingain est pointé à 8,2 % des intentions de vote.
Elio Di Rupo reste la personnalité la plus populaire en Wallonie et à Bruxelles. Mais au nord du pays, il lui faut encore convaincre. Le président du PS est la 3e personnalité la plus populaire en Flandre (un exploit, ceci, quand même) et une majorité de Flamands souhaitent qu'ils jouent un rôle politique. En même temps, ils sont une majorité (59 %) à estimer que le Montois n'avait pas sa place comme formateur. Ils sont à peine 29 % à juger le futur Premier ministre comment étant « digne de confiance. »
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