cilaosa1 | Theodore a écrit :
Beaucoup d'informations qui ne doivent pas se trouver dans le DVD, tu plaides la défense de Chantal Goya, tu maîtrises parfaitement le sujet, tu peux nous dire si tu fais partie de son entourage et d'où tu tires tout ça ?
Ton profil indique que tu es de 1982, tu étais déjà fan lors de cette émission ?
J'ai lu ta plaidoirie, malheureusement pour moi je ne peux pas reprendre tous les points.
Juste quelques uns : - L'institutrice serait à la solde de la production, ça manque d'objectivité par rapport à l'ensemble.
- Tu nous expliques qu'elle se retrouve en difficulté avec le FISC, que ce n'est pas un oubli mais simplement le fait que son chiffre d'affaire a sérieusement baissé suite à cette histoire. Or cet argent qu'elle n'a plus pour régler ses impôts, elle a eu, elle n'a pas su l'écarter pour le redonner. Et tu nous dis que :
Citation :
...avec ce prime-time mais la descente aux enfers n'a pas été aussi terrible qu'on le dit. Chantal Goya a continué de vendre des disques et de remplir les salles de spectacles en France jusqu'en 1989 tout en sortant un album par an entre 1986 et 1990.
|
Contradiction ?
Enfin tu nous expliques qu'elle n'a pas été odieuse et qu'elle est victime de coup monté. Il ne me reste que le souvenir de ce que j'ai vu, elle a été odieuse, même si pour ses défenseurs c'est plus qu'excusable du fait de la provocation.
|
Concernant les histoires avec le fisc, je veux bien éclairer ta lanterne Théodore, car moi aussi je connais bien le sujet, et il n'y a pas de contradiction dans ce qu'a dit BonnyBarko. Après le jeu de la vérité, on peut estimer que 2/3 du public s'est détourné de Chantal Goya. C'est à peu près ça car en décembre 1986 et 1989, elle a remplit le palais des congrès pendant 1 mois (contre 3 mois avant le jeu de la vérité), les ventes de disques ont été divisé par 3 aussi (500 000 à 600 000 albums en moyenne par an avant le jeu de la vérité, 150 000 à 200 000 après). Donc, jusqu'en 1990, les chiffres de ventes de places de spectacles et d'albums restent tout de même respectables, c'est la raison pour laquelle on ne peut pas parler d'arrêt brutal de sa carrière. Plus d'un artiste rêverait de remplir le palais des congrès pendant 1 mois et même à l'époque, aurait rêvé de ventre 150 000 albums par an.
Mais ces chiffres respectables n'ont pas empêché les ennuis avec le fisc de s'accumuler, car à l'époque, Goya-Debout payaient un impôt sur la base du revenu moyen des 5 dernières années. Donc en 1986, sur la base des revenus moyens de 1981 à 1985. Mais comme en 1986, leurs revenus ont chuté brusquement, ils ont commencé à avoir du mal à payer leurs impôts. On pourra leur reprocher de ne pas avoir été de bons gestionnaires. Après tout, ils auraient pu prévoir une réserve en cas de coup dur, surtout quand on sait à quel point le métier d'artiste est fait de hauts et de bas. Mais tu les excuseras, n'est ce pas, car ils ont préféré dans les années 1980-85 investir 60 000 000 de francs en musique (orchestrations de l'Opéra de Paris !), décors et costumes (de l'Opéra de Paris) dans 3 grands spectacles. Bref, ils ont voulu offrir à leur public ce qu'il y a de plus beau en matière de music-hall pour enfants en réinvestissant une bonne partie des gains obtenus sur les ventes de disque de Chantal Goya dans la production de ces spectacles. De plus, ils pratiquaient des tarifs faibles pour que le maximum de personnes ait la chance de voir les spectacles. Du coup, les tournées étaient tout juste rentables ! Bref, ils ont dépensé sans compter pour leur public et ils n'avaient pas prévu qu'une émission de télé allait faire chuter leurs revenus de manière aussi brutale.
Après, on dira que Chantal Goya s'enrichit sur le dos des enfants, que ce n'est qu'une pompe à fric, qu'elle ne prend pas son public au sérieux. Eh bien moi, je pense au contraire que Chantal Goya et Jean-Jacques Debout font partie d'une génération d'artistes qui est appelée à disparaître. La génération de ceux qui font passer la volonté d'entreprendre, de créer des belles choses, avant la sacro-sainte rentabilité et qui étaient prêts à prendre des risques sur leurs deniers personnels pour arriver à leurs fins. Des gens comme eux, dans ce métier, je crains malheureusement qu'il n'en reste plus beaucoup.
|