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Bienvenue sur le Topic unique dédié à l'ESPRESSO
C’est le meilleur moyen d'obtenir à partir de grains de café torréfiés, tout le plaisir qu'ils sont en mesure de donner.
L'espresso est la boisson en tasse obtenue en forçant de manière adéquate, de l’eau sous pression par le biais de café en poudre.
L’espresso ne doit pas contenir d'additif ou d’aromatisation artificielle ajoutée.
L'espresso (espressi au pluriel), peut aussi bien s'appeler expresso.
La crema est aussi bien appelée "crème".
Un espresso double est un doppio.
Le barista est l'expert en préparation de l'espresso et de boissons.
Sommaire
1 - Caractéristiques d'un espresso
2 - Réussir un espresso : la règle des 4M
2.1 - Mélange espresso (miscela)
2.1.1 - Généralités sur la torréfaction
2.1.2 - Les techniques de torréfaction du café
2.1.3 - Tout sur les arômes
2.1.4 - Comment déguster son café ?
2.1.5 - Les termes utilisés lors de la dégustation du café
2.2 - Moulin-doseur (macinadosatore) 2.2.1 - Technologies employées pour moudre le café
2.3 - Machine espresso (machina)
2.3.1 - Le dispositif de chauffe
2.3.2 - La pompe
2.3.3 - Les filtres / porte-filtres
2.3.4 - La machine manuelle/semi-auto
2.3.5 - La machine semi-pro (manuelle/semi-auto) d'origine "noble"
2.3.6 - La machine tout-auto
2.4 - Techniques du barista (mano)
3 - Informations diverses
3.1 - Le choix d'un accessoire indispensable : le Tamper
3.2 - Le choix de l'eau en bouteille
3.3 - Évaluer l'extraction d'un espresso par la crema
1 - Caractéristiques d'un espresso
Les caractéristiques de l'espresso, qui sont celles permettant d'exploiter le meilleur potentiel du café sont les suivantes :
- Quantité de café en panier 7 g ± 0,5 (filtre simple)/ x 2 pour un double
- Température de l'eau de percolation 88°C ± 2°C
- Température en tasse 67°C ± 3°C
- Pression de percolation 9 bar ± 1
- Temps de percolation 25 s ± 2,5 s
- Viscosité à 45°C 45°C > 1,5 mPa s
- Lipide total > 2 mg/ml
- Caféine < 100 mg/tasse / x 2 pour un double
- Quantité en tasse incluant la crema 25 ml ± 2,5 / x 2 pour un double
2 - Réussir un espresso : la règle des 4M
Le secret d'un espresso réussi est de respecter la règle des 4 M :
- Mélange espresso (miscela)
- Moulin-doseur (macinadosatore)
- Machine espresso (machina)
- Techniques du barista (mano)
Ainsi, il ne suffit pas d'avoir une bonne machine pour faire un bon espresso...
2.1 - Mélange espresso (miscela)
2.1.1 - Généralités sur la torréfaction
La torréfaction consiste à griller les grains pour libérer les arômes du café, c’est une opération extrêmement délicate, un savoir-faire très particulier parfois propre au pays ou à la région où elle est opérée.
Pendant la torréfaction et selon sa durée, le grain passe progressivement du vert au noir, suivant le résultat voulu.
Le contrôle de ce processus par un maître-torréfacteur est indispensable car il peut sublimer ou réduire à néant la qualité d’un café.
En voici les nuances principales:
- Légère : Blonde ou New England (torréfaction principalement utilisée dans les pays scandinaves)
- Moyenne : Ambrée ou American (la meilleure manière de torréfier les grands crus pour libérer tous les arômes et ne générer qu'une amertume légère)
- Moyennement poussée : Robe de moine ou Light French (la plus habituelle pour torréfier les mélanges en France)
- Poussée : Brune ou French (ou torréfaction à l'italienne donnant un café très corsé, idéal pour préparer de puissants ristretti)
- Très poussée : Très brune ou Dark French (assez rare car supprimant la majorité des arômes.Utilisée le plus souvent avec adjonction de sucre ou de beurre pour conserver deux composantes : un arôme caramel et une forte amertume).
La différence entre le blond et le noir est pratiquement aussi importante que celle qui existe entre un aliment cru ou cuit.
En France les goûts sont influencés par les pays frontaliers même si en général, c’est la torréfaction moyenne à moyenne poussée qui domine.
La composition chimique du café se modifie durant la torréfaction : nouvel aspect, développement des arômes, des qualités gustatives, le café révèle alors tous ses arômes.
Le grain de café vert contient 12% d'eau, elle va disparaître presque totalement pendant la torréfaction.
Les autres éléments composant le grain varient suivant la variété, le processus de culture, et le moment de la récolte.
On y trouve des sucres, des acides, des protéines, des alcaloïdes (caféine), des graisses, des sels minéraux (potassium, calcium, magnésium).
Au contact de la chaleur, certains éléments disparaissent tandis que d'autres se combinent.
Le premier changement est la pigmentation.
C’est la réaction de Strucker : le grain devient peu à peu ocre, brun et enfin quasi-noir. Le volume du grain augmente sous l'effet de la chaleur ainsi que la dose de caféine.
Dans les dix premières minutes, les sucres et l’eau contenus dans les grains caramélisent.
Dans les dix minutes suivantes, à l'approche des 200°C, les acides, nommés « précurseurs d'arôme », se combinent et forment les différents arômes si chers au café (800 au total).
Cette réaction découverte par le chimiste Maillard, porte aujourd’hui son nom.
Pendant la torréfaction, le grain perd eau et acides mais gagne en volume et en arômes, une partie de l’acidité se transforme en amertume.
Même si les premières minutes sont gérées automatiquement par les fours, seul le maître torréfacteur peut à l’œil, à l’oreille et à l’odorat décider de la fin de la procédure.
Plus la torréfaction est claire, plus le café est acide et léger, il développe une richesse de parfums. Plus elle est soutenue, plus le café sera noir, corsé, caramélisé et gagnera en amertume.
2.1.2 - Les techniques de torréfaction du café
L'opération se déroule dans un grilloir circulaire ou cylindrique, le torréfacteur.
C’est un appareil muni d'un tambour chauffant, au gaz dans la majeure partie des cas, en rotation permanente, pour que les grains toujours en mouvement soient torréfiés de façon uniforme, et pour éviter de les brûler.
Plusieurs techniques de torréfaction se distinguent par leur durée et par la chaleur à laquelle les grains sont soumis :
- La méthode traditionnelle (ou à l'ancienne) dure un peu moins de 20 minutes avec un rendement maximum de 700kg de café par heure et une perte de poids de 17 à 20%.
Elle consiste à faire entrer les grains de café vert dans le torréfacteur où ils seront agités à l'intérieur du tambour et léchés par les flammes à une température avoisinant les 200°C.
Au début du processus, la température monte à 170°, le café commence à perdre de son humidité, sa couleur devient jaune puis rousse.
Entre 200 et 230°, commence la décomposition pyrogène et l'apparition des huiles aromatiques volatiles dont la principale : la cafféole.
La pellicule se détachant des grains est peu à peu aspirée par une soufflerie.
Le crépitement particulier des graines permet de connaître l'état d'avancement de la torréfaction, on dit que les grains "craquent".
Une fois la torréfaction achevée, les grains sont refroidis à l'air libre, par brassage d'air.
Plus le refroidissement sera rapide, plus il sera efficace, les grains continuant à se torréfier en refroidissant.
Cette technique permet d'obtenir le meilleur des grains.
- La méthode rapide permet de torréfier 1500 kg de café par heure en une dizaine de minutes seulement (grâce à des machines puissantes) avec une perte de poids de 12 à 13%.
Le café y est maintenu dans de l'air brûlant à 800°C, avant d'être refroidi par brassage d'air ou bain d'eau.
Cette méthode concerne les cafés destinés à la grande distribution et ne peut s'appliquer aux grands crus trop délicats.
En effet, sa rapidité et la violence du chauffage ne permet pas à la réaction de Maillard d'avoir lieu et il en résulte un café aux arômes simplifiés.
- La méthode éclair ou flash est utilisée seulement pour les cafés robusta, les assemblages ordinaires et les cafés instantanés, elle permet de torréfier plusieurs tonnes par heure avec une perte de poids de 12 à 13%.
Les grains subissent une température de 880°C durant 90 secondes, la cuisson est par conséquent inégale. Cette méthode ne permet pas non plus l’accomplissement des arômes (réaction de Maillard).
Les cafés industriels disponibles dans la grande distribution, sont torréfiés quasi uniquement suivant les méthodes flash ou rapide.
Ce mode de préparation ne respecte pas les subtilités des arômes.
- La torréfaction maison réalisée jusqu'au début du 20èmesiècle chez soi, est possible même si elle s'avère contraignante.
On utilise un grilloir, une bassine de cuivre étamé, une plaque de fonte ou de petits torréfacteurs personnels électriques.
Mais l'opération étant très délicate, vous devrez accumuler beaucoup d'expérience avant de réussir votre première torréfaction.
2.1.3 - Tout sur les arômes
Lors de la préparation d'un café, la caféine apparaît en dernier.
Lorsque l'eau traverse la mouture de café, elle va dans un premier temps s'imprégner des arômes et ensuite seulement de la caféine.
Donc, contrairement à une idée préconçue, un expresso allongé sera plus excitant qu'un café serré.
Le taux de caféine dépend aussi du type de café.
L'arabica, plus onéreux que le robusta, contient plus de saveur et moins de caféine.
C'est pour cette raison que l'on trouve souvent des mélanges d'arabica et de robusta.
Comme pour d’autres produits, tels que le vin, l’arôme joue un rôle prépondérant dans le plaisir qu’on éprouve à boire une tasse de café.
Cet arôme est perçu par la muqueuse nasale soit directement, par le nez, soit rétronasalement par le pharynx lorsque les composés volatils remontent vers la muqueuse olfactive.
On dénombre au moins 800 composés chimiques dans le café.
Leur proportion et leur nature détermine la spécificité du café en question.
À titre d’exemple, et pour citer quelques composés majoritaires, on trouve :
La vanilline, le gaïacol et le 4-Ethylguaïacol (phénoliques et épicés), le 2,3-butadione (arôme de beurre), le 2-Methoxy-3-isobutylpyrazine (terreux), le methional (pomme de terre et sucré) et enfin le 2-Furfurylthiol (arôme, simplement, de café).
D’autres composés procurent des sensations de noisette, noix, caramel et, de façon plus surprenante, de champignon, viande, etc.
Le café doit rester entreposé quelques jours après sa cuisson, période appelée dégazage.
A l'abri de l'air et de la lumière, il doit être ensuite conservé quelque semaines (15J est une bonne moyenne).
Une fois moulu doit être consommé immédiatement.
Certaines variétés sont réputées par leur notation, leur cours, leur rareté, comme des grands crus, et par conséquent sont plus rares, plus chères, et souvent réservées ou distribuées au compte goutte.
On peut toutefois en retrouver chez certains torréfacteurs de grandes villes.
On peut citer le blue moutain, le plus rare et le plus légendaire; Complet et parfait, au corps rond et moelleux, il développe une extrême finesse.
Ou encore HAWAÏ ''KAUAI Estate'', un des rares et meilleurs cafés; Très bien équilibré, bonne montée des arômes en fond de bouche.
Un grain cuit trop foncé va libérer des arômes brulés
Un grain trop luisant à déjà commencé à libérer ses huiles lors de sa torréfaction trop poussée.
Dans ces 2 cas, fuyez !
Mais comment faire, une fois que l'on a trouvé un torréfacteur, qui cuit dans les règles de l'art, qui a l'air d'avoir du stock qui "tourne", pour s'entendre sur un choix qui pourrait nous correspondre ?
Ou tout simplement, comment comparer ?
2.1.4 - Comment déguster son café ?
Laissez le café refroidir 1 à 2 minutes puis brisez la surface du liquide en remuant de haut en bas lentement avec la cuillère à café.
Humez alors rapidement la vapeur qui monte de la tasse et soyez à l'affût des effluves.
Il s'agit de l'arôme direct (par le nez).
Agitez un peu la tasse pour libérer encore les molécules volatiles.
Les arômes sont-ils sucrés, aigres, floraux, épicés ?
Remplissez ensuite votre cuillère de café et étudiez la couleur et la robe (transparence) du liquide.
Elle doit être claire et homogène sur les bords de la cuillère (similaire à du caramel).
Il est maintenant temps de goûter.
Vous devez faire rouler le café en bouche pour qu'il atteigne toutes les parties de votre langue pour mesurer le sucré, le salé mais surtout l'acidité et l'amertume.
L'équilibre entre ces deux saveurs fondamentales est un des maîtres mots pour juger de la finesse d'un cru et plus particulièrement de la qualité de sa torréfaction.
Le café en bouche, aspirez un peu d'air et expirez par le nez.
C'est cette analyse de l'arôme par voie rétro nasale (par le pharynx) qui apporte l'information la plus précise.
Les composés volatils remontent vers la muqueuse olfactive et se dévoilent au moment de l'expiration. Ressentez-vous des arômes chocolatés, caramélisés, boucanés ?
Vous devez aussi essayer de ressentir la matière (densité et viscosité du café qui vous donnera la dernière indication nécessaire pour définir le corps).
Ce dernier élément est en quelque sorte la synthèse de toutes les sensations physiques du cru.
Pour finir, la longueur en bouche doit être évaluée.
Le goût intense du café doit persister sur le palais tout en restant agréable.
Cette caractéristique qui est intimement liée à la consistance du corps du café est particulièrement marquée pour les grands crus cultivés en altitude.
2.1.5 - Les termes utilisés lors de la dégustation du café
- Arôme : dans le langage technique de la dégustation, arôme devrait être réservé aux sensations olfactives perçues dans la bouche lors de la rétro-olfaction.
- En bouche: ensemble des caractères perçus dans la bouche, concernant l'odorat, le toucher et le goût.
- Bouquet : ensemble des caractères odorants se percevant au nez, puis dans la bouche sous le nom d'arômes.
- Nez : correspond à la sensation provoquée par les vapeurs émanantes.
- Parfum : odeur.
- Odeur : perçue directement par le nez, à la différence des arômes perçus en bouche.
- Saveur : sensation (sucrée, salée, acide, amère, umami) perçue sur la langue.
- Fragrance : ensemble de sensations à l'inhalation des composantes aromatiques. Combinaison du goût et de l'arôme.
- Finale ou Longueur : arrière-goût qui s'attarde sur le palais.
- Court en bouche : qui laisse peu de traces en bouche et en arrière-bouche après la dégustation.
- corps : finale beaucoup plus longue.
- Étoffé : qualifie les bonnes caractéristiques telles que le corps, l'acidité; analogie avec le vin: puissant, qui a de la cuisse.
- Boisé : arôme dur rappelant le bois.
- Caoutchouteux : arôme que l'on trouve surtout dans les Robustas provenant d'Indonésie.
- Corsé : qui a du corps. Rondeur agréable et étoffée qui tapisse le palais, à l'opposé d'un arôme mince, plat.
- Doux : très net, dénué de toute âpreté. Une saveur générale peu prononcée.
- Herbeux : verdeur herbeuse particulièrement prononcée dans les Arabicas récoltés prématurément.
- Léger : arôme très rond, mais avec peu d'âpreté ou d'acidité.
- Moelleux : goût rond et velouté, manquant peut-être d'acidité. Sensation générale agréable aux sens.
- Pointu : café avec une fine saveur piquante et acide.
- Riche : arôme très généreux au corps étoffé.
- Rioté : arôme iodé, chloré, médicamenteux, rencontré dans certains cafés de la Baie de Rio au Brésil.
- Sauvage ou animal : odeur de cuir que l'on peut retrouver dans certains cafés d'Éthiopie.
- Suave : douceur légèrement acidulée.
- Tasse : couleur du liquide obtenu : très fine, bonne, discrète, pauvre, lourde, grossière, suspecte.
- Velouté : café qui a du corps, mais peu d'acidité. Sensation de douceur.
- Vif : sensation de mordant.
- Vineux : un café riche avec beaucoup de corps et le velouté d'un vin rouge bien vieilli. Prédomine dans les cafés Colombiens.
- Acide : une des cinq saveurs.
- Aiguë : se dit d'une liqueur très vive, dont la note fraîche et acide est bien présente, presque piquante, et dont chaque arôme s'exprime avec finesse.
- Amer : une des cinq saveurs.
- Ample : se dit d'une liqueur pleine, ronde et longue en bouche.
- Âpre : sensation rude, un peu râpeuse, provoquée par les tanins.
- Aromatique: se dit d'une liqueur riche et forte en arômes.
- Astringent: caractère un peu âpre et rude en bouche, provoqué par les tanins.
- Capiteuse : se dit d'une liqueur riche en arômes épicés et fleuris.
- Chaleureux: qualifie des arômes épicés, boisés et sylvestres alliés à une saveur sans aucune acidité ; désigne, par extension, la liqueur présentant ce caractère.
- Charpenté: se dit d'une liqueur à prédominance tannique, qui remplit bien la bouche. Voir ronde, pleine.
- Complexe : qualifie un bouquet d'arômes très riche, d'une très grande subtilité.
- Corps : caractère d'une liqueur alliant une bonne constitution (charpenté) et des arômes chaleureux.
- Coulante : qualifie une liqueur souple et agréable, sans aspérité.
- Cru : vert et plus acide que la moyenne.
- Doux : se dit des liqueurs dont la saveur est légèrement sucrée, où perce parfois une pointe d'acidité, et qui ne présentent aucune astringence. Voir moelleux, velouté, soyeux.
- Finesse : qualité d'une liqueur délicate, aux arômes multiples et subtils.
- Fort : terme plutôt vague, qui qualifie en général une liqueur corsée et colorée.
- Frais : légèrement acides, provoquant une sensation de fraîcheur.
- Franc : désigne un thé dont les caractères (couleur, parfums, saveurs, arômes...) sont bien marqués et s'expriment sans défaut, ni ambiguïté.
- Frivole : à la fois très riches en arômes et très courts en bouche. Impression de fugacité.
- Généreux : riche en arômes, sans pour autant être fatigant, ce qui peut être le cas de thés capiteux.
- Glissante : voir coulante.
- Iodée : note présente dans certains thés comme les thés verts japonais.
- Jeune : qualifie des thés dont la cueillette est précoce et qui présentent un caractère vert et légèrement acide.
- Léger : peu corsé.
- Lisse : qualifie une liqueur sans aspérité, due à l'absence de tanins. Voir glissant, coulant.
- Moelleux : rond en bouche et légèrement acide. Voir onctueux, soyeux.
- Mordant : à la fois astringent et acide, dont l'impression est forte et durable.
- Nerveux : les caractères sont bien accusés, avec une légère pointe d'acidité.
- Onctueux : voir moelleux.
- Odorante : se dit d'une liqueur ou d'une infusion riche et forte en parfums.
- Plein en bouche : qui donne une sensation de plénitude et remplit bien la bouche. Voir également rond.
- Pointu : voir aigu.
- Puissante : qualifie une liqueur corsée et longue en bouche.
- Raffiné : dont les parfums, les saveurs et les arômes sont à la fois fins et subtils.
- Râpeux : très astringent, souvent de mauvaise qualité ou beaucoup trop infusé.
- Robuste : dont la constitution est très charpentée.
- Ronde : se dit d'une liqueur dont la souplesse et parfois le moelleux donnent en bouche une impression de rondeur.
- Rondeur : qualité d'une liqueur qui remplit la bouche de façon sphérique.
- Salé : une des cinq saveurs.
- Savoureuse: se dit d'une liqueur riche et forte en saveurs.
- Souple : se dit d'une liqueur dont le moelleux l'emporte sur l'astringence. Voir glissant, coulant.
- Soutenu : qualifie un arôme qui reste longtemps présent en bouche.
- Soyeux : souple et moelleux, avec une nuance d'harmonie, rappelant la douceur de la soie.
- Subtil : arômes délicats et complexes.
- Sucré : une des cinq saveurs.
- Tannique : se dit d'une liqueur riche en tanins.
- Tonique : caractère d'un thé jeune et vert, dont la note acide est bien présente.
- Umami : une des cinq saveurs, jamais présente dans le thé. On la ressent surtout dans une grande partie de la cuisine asiatique, car elle est liée à la présence de glutamate dans les aliments.
- Veloutée : se dit d'une liqueur lisse et soyeuse, presque sucrée.
- Verdeur : caractère frais et acide.
- Vif : se dit d'une liqueur fraîche et légère avec une petite dominante acide mais sans excès. En général très agréable.
- Vigoureux : à la fois astringent et nerveux, dont la présence est immédiate en bouche.
Notes Hespérides qualifient les arômes qui rappellent les agrumes :
Notes fruitées :
- Amande amère
- Amande verte
- Fruit mûr
- Fruit noir
- Fruit rouge
- Fruit sec
- Fruitée
- Muscat - Muscatée
- Pêche
- Pomme verte
- Raisin mûr
Notes florales sont toutes les notes fleuries et en particulier :
- Freesia
- Iris
- Jasmin
- Narcisse
- Orchidée
- Rose
Notes épicées :
- Anis
- Cacao
- Maltée
- Muscade
- Menthe
- Miel
- Poivre
- Réglisse
Notes végétales et sylvestres, des arômes boisés, balsamiques, moisis :
- Bois sec
- Bois vert
- Boisée
- Châtaigne
- Ecorce
- Herbe
- Mousse
- Rocailleux
- Sous-bois
- Terre mouillée après l'orage
- Tourbe
Notes empyreumatiques, qualifiant une série d'odeurs et d'arômes rappelant la fumée, le brûlé, le caramélisé :
À l'origine de tout bon espresso se trouve un bon mélange.
2.2 - Moulin-doseur (macinadosatore)
Le moulin est l'appareil qui va réduire le grain de café en une mouture assez fine pour qu'elle puisse s'opposer à 9 bar, à l'eau de percolation.
- Plus un grain de mouture est fin, plus il délivrera d'arôme.
- Selon la machine utilisée, le filtre utilisé, l'hygrométrie, la quantité de café, il faudra toujours à un moment ajuster la mouture pour obtenir les 9 bar.
Le moulin idéal est donc :
- Puissant, pour moudre une quantité sans peiner, avec moteur électrique asynchrone puissant et lourd, pour la stabilité globale du système, (généralement des moulins professionnels).
- Précis pour moudre tous les grains à la même finesse
- Pas trop rapide, pour ne pas échauffer les grains, et ressortir un goût de brulé
- Pouvant être réglé en finesse idéalement, il existe 2 types de réglage de finesse : le réglage à crans (clic) numérotés (impossible à régler entre 2 chiffres), et le réglage stepless (monté sur vis sans fin)
- Pratique en distribuant par un système de dose en sortie de grain moulu la quantité nécessaire, ou en s'arrêtant automatiquement au bon moment.
2.2.1 - Technologies employées pour moudre le café
Voici les différentes technologies employées pour moudre, par ordre de la moins bonne à la meilleure :
- Les lames : dans les moulins de type moulinex, moulins à épices, qui ne font que décapiter aléatoirement les grains.
L'homogénéité de finesse n'étant obtenue qu'après un moulage très prolongé, mais à une vitesse bien trop élevée.
- Les meules plates bas de gamme : non tranchantes, elles concassent le grain et l'échauffent inévitablement.
- Les meules plates : tranchantes et affutées.
- Les meules coniques : tranchantes et affutées, le mouvement qu'elles exercent est optimal.
Il ne fait aucun doute que le moulin est d'une importance primordiale pour l'obtention d'un espresso de qualité. Par conséquent, le choix de ce dernier ne doit pas se faire à la légère.
2.3 - Machine espresso (machina)
Envoyer 25ml d'eau à 90ºC avec une pression de 9 bar à travers un lit de café moulu est une chose...
Produire des centaines, voir des milliers de tasses une après l'autre, en obtenant des résultats constants et en respectant la certification de l'espresso Italien, en est une autre...
La machine à espresso est munie d'un dispositif de chauffe, d'une pompe, d'un jeu de filtres/porte-filtre.
2.3.1 - Le dispositif de chauffe
Rester entre 86 et 90°c pendant toute la percolation est indispensable pour tirer tout le potentiel d'un grain de café.
C'est un petit système de serpentins chauffants, dans lequel circule l'eau pour y être chauffée. Il n'y a pas de réserve d'eau chaude.
Avantages : la chauffe du thermobloc est rapide, le premier café peut sortir après 1 min environ.
Inconvénients : le système, par son jeu de serpentins, est fragile et notamment sensible au calcaire, l'eau d'extraction sort trop chaude en début d'extraction, et trop froide en fin d'extraction.
Impossible d'obtenir un véritable expresso. On retrouve des thermoblocs dans la majeure partie des systèmes grand public, de la manuelle à 50 € à la toute auto la plus chère.
-> Simple, à thermostat : Un bête réservoir dans lequel se situe une résistance.
A l'origine; les chaudières sont en laiton, ce qui permet une forte inertie thermique.
Plus souvent de nos jours, et moins performantes, on en retrouve en aluminium ou en inox. C'est moins lourd donc moins stable en température, et surtout moins résistant.
Avantages : relative stabilité thermique (qui dépend du matériau et de la taille de la chaudière), et très bonne résistance au temps, à condition d'éviter la chauffe à vide.
Inconvénient : plus longue à chauffer, compter un bon 1/4 h avant le premier café.
On trouve des chaudière dans la plupart des machines semi pro et dans quelques machines grand public, de plus en plus difficiles à trouver.
-> Double à échangeur thermique et pressostat : C'est le dispositif que l'on retrouve sur la plupart des machines pro et semi-pro: un échangeur thermique traverse une chaudière chauffée en permanence à 120°c.
Ce dispositif permet une stabilité thermique exemplaire, et la possibilité d'utiliser la vapeur en même temps qu'un espresso, ou juste après, sans temps de chauffe supplémentaire.
Vous trouverez un schéma explicatif du processus sur ce site http://www.nuovadistribution.com/i [...] iagram.pdf
Au °C près on peut passer d'un résultat moyen/imbuvable, à l'extase papillaire, tout simplement.
2.3.2 - La pompe
Au bar près, on peut passer d'un résultat moyen/imbuvable, à l'extase papillaire, tout simplement.
C'est le système utilisé dans la plupart des machines domestiques et semi-pro.
Vous trouverez le principe de son fonctionnement ici http://www.madeinthegarage.com/art [...] g=fr&pg=36
C'est le système utilisé dans la plupart des machines professionnelles, elles on l'avantage entre autre de ne pas vibrer, de ne pas faire de bruit, de fournir une poussée immédiate avec une force réglable, ou encore de préchauffer l'eau, de tolérer une alimentation d'eau courante...
Les constructeurs mettent en avant la puissance de leurs pompes, or, une pompe de 10 bar est suffisante...
2.3.3 - Les filtres / porte-filtres
C'est la partie que l'utilisateur tient en main. Il accueille le filtre généralement en inox.
Sont des corbeilles qui accueillent les filtres, généralement en 58mm de diamètre standard.
Il sont munis d'une poignée pour l'utilisateur et d'un bec simple, double ou triple (exotique mais plus commun en outre manche), qui permet de laisser s'écouler le café dans les tasses.
Les meilleurs sont en laiton chromé, ce qui permet de garder la température constante.
C'est la résistance de la galette de mouture sur les trous du filtre qui permet de faire monter la pression à l'idéal à 9 bar.
Ils mettent du temps à être domptés, car il faut ajuster la quantité de mouture et sa finesse pour obtenir la fameuse extraction en 25 à 30 secondes.
Ce sont aussi la seule solution pour obtenir en tasse tous les arômes du café et une crème digne de ce nom.
L'utilisation d'une machine à porte-filtre classique oblige l'utilisation d'un moulin, la machine étant très sensible à la variation de mouture.
C'est la solution adoptée par la plupart des machines grand public aujourd'hui. (54mm bien souvent)
Ils permettent de limiter les cafés ratés en raison d'une mauvaise mouture en faisant monter artificiellement la pression à l'aide d'un dispositif mécanique (le dispositif varie en fonction des marques).
Ils permettent l'extraction d'une partie des arômes du café, et la création d'une mousse homogène et souvent grossière, en rien comparable à la crème d'un expresso, mais faisant \"illusion\".
Ils sont adaptés à l'utilisation d'un café acheté moulu, car ils sont moins regardant que le PF classique concernant la finesse de la mouture.
La pressurisation ne laisse aucune information sur la percolation, elle standardise les résultats, et par conséquent, impossible de connaitre l'élément à modifier pour améliorer la tasse...
A noter qu'il ne s'agit même plus de crema qu'il se forme, mais de mousse... Des bulles dues à la pulvérisation du jus par le trou en tête d'épingle.
Vous pouvez retrouver l'explication du fonctionnement du filtre pressurisé sur ce site http://www.madeinthegarage.com/art [...] g=fr&pg=38
2.3.4 - La machine manuelle/semi-auto
Machine à espresso à portefiltre
- L'électronique qu'elle peut transporter sert souvent au minutage programmable de durée de percolation
- Certaines ont le dessus qui peut servir de pose tasse/ chauffe tasse, en utilisant la chaleur dégagée par le système interne de chauffage de l'eau.
- Généralement dotée de thermobloc, mais rarement de chaudière, et encore moins en laiton.
- Généralement dotée d'une plomberie en tuyau téflon.
- Toutes dotées de portefiltres pressurisés.
- Elle accepte souvent les doses café toutes faites, de type POD ou ESE, en plus du grain, ce qui explique que le portefiltre est souvent un "54mm"
Un bon compromis budgétaire, pour peut qu'il s'agisse bien d'un système à chaudière.
Elle représente 90% des machines à espresso en grande surface Française.
Longue durée de vie si elle n'est pas atteinte de fuite.
Toutes les Magimix sont dotées d'une chaudière, mais petite, en inox, et avec portefiltres pressurisés...
La "l'espresso automatique" est dotée en revanche, d'une possibilité de réglage de la température... Des maux pour un bien. (204,93€)
2.3.5 - La machine semi-pro (manuelle/semi-auto) d'origine "noble"
- C'est la machine basique, provenant d'usines historiques Italiennes et françaises pour la plupart, qui les fabriquaient manuellement, et à partir de matériaux nobles et performants.
- Elle se diffère des "pro", qui sont reliées directement à l'arrivée d'eau, et qui accueillent plusieurs portefiltres.
- Elle est logiquement destinée aux petit commerces, restaurants, et aux connaisseurs plus ou moins fortunés.
- On ne la trouve pas en grande surface Française, mais dans des boutiques spécialisées, à un prix qui sous entend son importation.
- Son cours de l'occasion est imperturbable, et on se la dispute à travers le monde.
Elle est nécessairement dotée de :
- Un seul groupe
- Chaudière en laiton
- Plomberie en cuivre
- Circuit hydraulique à électrovannes, permettant de basculer la pression vers une bassinelle en fin de percolation, évitant ainsi les éclaboussures, les portefiltres pleins d'eau, mais surtout le nettoyage des impuretés restées dans le système par backfluching.
- Soupape de suppression (OPV), évitant qu'une mouture trop fine ne fasse trop monter la pression pendant la percolation, évitant ainsi d'endommager les organes de la machine.
- Manomètre, pour un contrôle complet des opérations.
- Portefiltre en laiton chromé 58mm.
- Chauffe tasses
- Pièces et joints disponibles en achat.
Fort de sa simplicité de conception mais aussi de l'utilisation de matériaux nobles, ces machines sont à la fois les seules à même de faire un espresso tel que prescrit, mais aussi de traverser les décennies en ne réclamant pour entretien, que des détartrages, et le changement de ses joints d'étanchéité, si nécessaires.
Attention aux dernières révisions de modèles, sachez ce qu'elles ont dans le ventre, car beaucoup de constructeurs, même réputés, ont rogné sur la qualité de leurs dernières versions, notamment sur les matériaux employés pour les chaudières, ou le remplacement de celles ci par du thermobloc.
Comme il le fait aussi dans certaines révisions de ses modèles réputés, le grand Gaggia emploie la chaudière en inox dans sa "Pure Espresso" (249$)
2.3.6 - La machine tout-auto
- Issues des dernières technologies et brevets, impossible d'établir à première vue, qu'il s'agit de machines à espresso tel qu'il est prescrit, sans en avoir scruté la totalité des entrailles.
- Tout est automatisé, et c'est d'ailleurs leur avantage.
- Les tout auto intègrent le moulin.
En reprenant point par point les critères nécessaires à l'espresso, et en grappillant les informations techniques de leurs constructeurs, on peut se faire une idée de ce dont elles sont capables.
Il est généralement constaté que :
- Le moulin est souvent à meules plates bas de gamme, et à réglage à crans (clic) numérotés.
- Les cafés sortent bien souvent en 15s, quelque soit le grain utilisé.
- Les étapes de percolation sont inconnues.
- Dans tous les cas, le résultat est trop indépendant des "4 M"
En cas de doute technique, goûter avant d'acheter.
La tout automatisation segmente inévitablement le panel d'expression du café, quand bien même vous avez la liberté de le choisir chez votre bruleur préféré.
Les différents modèles, à chaudière pour les meilleures, se départagent logiquement par leur manière d'automatiser l'équation espresso, propre à chaque constructeur.
Comparées aux "nobles" manuelles, qui nécessitent de tout faire soi même, c'est là un compromis.
Un choix entre le confort et le chatouillement maximal des papilles.
La Jura "IMPRESSA Z5 chrome - Generation II", dispose d'un moulin à meules coniques, mais malheureusement aussi d'un thermobloc... (2.291€)
2.4 - Techniques du barista (mano)
- Pour environ 25ml d'espresso, incluant le crema, l'extraction devrait prendre entre 20 et 30secondes.
- L'écoulement doit avoir une texture mielleuse.
- Si l'extraction dépasse 30 secondes, ajustez la mouture afin qu'elle soit plus grosse.
- Si l'extraction prend moins de 20 secondes, ajustez la mouture afin qu'elle soit plus fine.
- Vous devriez obtenir environ 1ml par seconde par bec.
Il est préférable de ne modifier qu'un seul élément à la fois (eau, café, finesse de mouture, force de tassage...), de façon à ne pas jouer avec plusieurs variables à la fois.
1. Préchauffez les tasses.
2. Retirez le porte-filtre du groupe, enlevez le café et asséchez le panier avec un linge.
3. Placez le portefiltre parfaitement au centre du support du doseur.
4. Dosez environ 14 grammes de café moulu dans le panier (pour un portefiltre double).
5. Utilisez un presse-café convenable, préférablement en métal et d'un certain poids.
6. Donnez une série de petits coups sur le portefiltre avec le presse-café jusqu'à ce que le café moulu soit parfaitement à niveau.
7. Tassez parfaitement à niveau le café avec une pression minimum de 5kg, uniformément (le café doit offrir une perméabilité uniforme).
8. Nettoyez attentivement (avec la main ou avec un pinceau) le panier et le portefiltre afin qu'il ne reste pas de café moulu.
9. Placez le porte-filtre dans le groupe et activez la pompe.
10.L'extraction devrait prendre entre 20 et 30 secondes, environ 25-30ml devrait avoir été extrait.
3 - Informations diverses
3.1 - Le choix d'un accessoire indispensable : le Tamper
Le tamper (tasseur) et une masse ronde généralement en métal alimentaire et plate, avec un manche, le plus souvent en bois, ou du même métal.
Il doit être assez lourd mais pas trop, avec une bonne prise en main.
Il existe en 54 et 58mm de diamètre, mais aussi dans divers diamètres exotiques.
La partie massif, celle qui tasse, existe aussi bien en base plate, ou concave, et les manches peuvent avoir diverses formes et être de différents matériaux.
Il sert donc à tasser, et mettre à niveau le café moulu dans le filtre avant dans lancer la percolation.
Ainsi, la pression à la percolation sera optimale, et l'eau qui s'écoulera de la machine ne choisira pas un chemin préférentiel à travers le café (effet de "channeling" ).
Son utilisation évite donc la "fausse pression", et que tout le café ne soit pas infusé.
Vous trouverez une illustration de son utilisation en anglais sur ce site http://www.home-barista.com/naked- [...] html#_ddtr et là aussi http://www.espressovivace.com/article2p1.html
3.2 - Le choix de l'eau en bouteille
C'est la Volvic qui fait l'unanimité chez les baristas.
On comprend que sa neutralité gustative et sa minéralité joue un rôle dans la percolation et ainsi dans la libération des arômes et des huiles.
Il est possible d'utiliser de l'eau du robinet si elle n'a pas un gout trop chloré, et si elle n'est pas trop calcaire.
Ça tombe sous les sens, et rien n'empêche de tester différentes eaux en bouteille et de trouver celle qui nous convient le mieux.
Simplement il faut au moins avoir le reflex de lire les étiquettes sur les bouteilles, et notamment le "résidus à sec", exprimé en mg/L à 180°C (180mg/L pour la Volvic).
Cela indique la minéralité de l'eau, et surtout, ce qu'il nous intéresse aussi, le taux de calcaire qui s'accumulera dans les machines.
Il existe des eaux + ou - moins minérales et + ou - chères (59mg/L par exemple), et il faut aussi inspecter les eaux minérales, qui sont parfois moins minérales que les eaux de sources...
Une question subjective, le goût, et le résultat final en tasse...
Vous trouverez sur ce site une importante base de données de compositions d'eaux en bouteilles http://pagesperso-orange.fr/water- [...] ection.htm
3.3 - Évaluer l'extraction d'un espresso par la crema
La crema est le premier indicateur d’un espresso bien réussi. Sa fonction est double:
- Elle empêche les arômes de s’échapper en les confinant dans le gaz.
- Elle limite les échanges de chaleur avec l’air ambiant, empêchant que la boisson ne refroidisse trop vite.
Ce que la crema nous dit :
- Si le café est frais
- La qualité de l’extraction (sous-extrait, sur-extrait, extrait correctement)
Ce que la crema ne nous dit pas :
- Si le café sera bon (un café mal torréfié donnera aussi de la crema lorsqu’il est frais...)
La caractéristique la plus importante lors de l'évaluation visuelle d'un espresso est la crema, et notamment :
- Sa couleur, intensité et nuance
- Sa consistance, texture
- Sa persistance, temps avant qu'elle se dissipe
L'espresso doit être évalué dans les 2 minutes suivant la préparation...
Espresso sous-extrait
Crema: beige pâle, mince et de courte durée (inférieur à 1 minute)
Cause:
- Dose de moins de 7g
- Température de moins de 88ºC
- Pression de la pompe de moins de 8 bar
- Mouture trop grosse
- Tassage trop faible (inférieur à 5kg)
- Temps extraction inférieur à 20 secondes
À vérifier:
- Dose, température, pression, mouture
- État des meules du moulin
- Propreté des filtres et porte-filtres
Espresso sur-extrait
Crema: Crema brune foncée, mince, présence d’un trou ou présence d’une auréole foncée
Cause:
- Dose de plus de 8g
- Température de plus de de 92ºC
- Pression de la pompe de plus de 10 bar
- Mouture trop fine
- Pression trop forte (supérieur à 20kg)
- Temps d'extraction supérieur à 30 secondes
À vérifier:
- Dose, température, pression, mouture
- État des meules du moulin
- Propreté des filtres et porte-filtres
Espresso bien extrait
Crema: Crema brun-noisette, uniforme, dense, épais (5ml) et de longue durée
Cause:
- Dose d’environ 7-8g
- Température d’environ 88 à 92ºC
- Pression de la pompe d’environ 8-10 bar
- Mouture ajustée pour donner 25-30ml en 25-30 secondes
- Tassage juste (5-20 kg)
- Temps extraction de 20-30 secondes
La crema d’un bon espresso est compacte (micro bulles), de couleur noisette tendant vers le brun foncé, durable, épaisse (plusieurs millimètres, et on ne devrait pas voir l'extraction au travers).
On dit qu'il faut retrouver 4 tons de brun dans la crema d'un espresso réussi.
Les informations précédentes contiennent des extraits de Wikipédia, www.pur-cafe.com, http://www.caffecaffe.ca, http://www.espressoitaliano.org (site officiel de la certification Italienne de l'espresso), http://www.auxdelicesdenaty.com/glossaire.
L'histoire du café pour les nuls, par notre ministre du révisionnisme Younga
younga a écrit :
Nous sommes à Kaffa, une région située au Sud-Ouest d’Addis-Abeba qui donnera plus tard son nom au café. Gastani, le nom du héros de cette aventure, promène tranquillement ses chèvres, sylvia et audrey.
Il s’aperçoit qu’elles mangent de petites baies rouges qui leur font un drôle d’effet : elles sont toutes excitées. On dirait même qu’elles dansent. Intrigué et faisant le lien avec ce qu’elles consomment, le jeune chevrier goûte la baie amère. Peu après, il se retrouve plein d’entrain et d’énergie, comme ses compagnes quadrupèdes bêlantes.
A ce stade, les versions divergent. Gastani aurait décidé d’apporter les fameux grains dans son village ou dans un monastère. Selon la première version, Gastani a torréfié des grains pour les rendre plus comestibles.
Les villageois ont apprécié. Certains l’ont même moulu et ont versé de l’eau chaude dessus… Dans le second cas, l’abbé Multivitaminus, l'illustre prophète, a voulu les préparer mais, jugeant le goût trop amer, a jeté sa concoction dans le feu.
Il faut dire que l'abbé Mutivitaminus, sa toute grandeur, était, à l'époque, la personne la plus puissante du village et sa seule préoccupation était son topictus, livre sacré et consacré à sa propre gloire, dans lequel chaque jour les pèlerins admirateurs de sa sainte lumière venaient écrire les louanges de leur guide. Toursi, Florus, Drlamus Gaarthi était les fidèles des fidèles, garants de l'éternité de multivitaminus le tout puissant. Mais un beau jour un jeune blanc-bec, venant de la tribu des whatelsus, sentant la découverte de Gastani comme primordiale voulu s'emparer du pouvoir.
Alertequalicactus, de son nom, fut villipandé par les fidèles de Multivitaminus, le bien-aimé, qui selon la légende lui tint ces propos:
"t'es un clown né ! égeorgez-le" (traduction approximative) et ainsi il fut amené chez un coiffeur pour lui faire une coupe à la con avant d'être écrasé sous un orgue de barbarie.(ça ne rigolait pas à l'époque)
Après ces troublants événements Multivitaminus, sa sainte gloire, voulu retenter l'expérience de la boisson de Gastani avec l'aide de son fidèle sorcier evilguinus (le Bonaldi de l'époque), qui décida
qu'il fallait pratiquer une OPV (Offrande de Pure Vierge) rite à la con du moment qui consistait à sacrifier une brebis en la congelant.
Ainsi Gastinu décida de se séparer d'audrey et de la sacrifier par congelation pour la plus grande gloire de Multivitaminus, le redoutable. Mais l'effet escompté ne fut pas au rendez-vous (les historiens soupçonnent Gastinu de ne pas avoir fourni une audrey complètement vierge et même d'y avoir tiré un quelconque avantage)
Et l'abbé Multivitaminus, le vénérable, après avoir de nouveau goûté ce breuvage déclara :
"la pavomi, mais pas bon quand même" L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais la fabuleuse destinée du café était lancée. Et de nos jours de hautes études en électronique, un doctorat en plomberie et la fréquentation d'un topic (nouveau livre sacré consulté par les pèlerins de l'ère moderne, les geeks)
sont le minimum requis pour pouvoir avoir l'espoir d'entrevoir la fameuse lumière.
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Les constructeurs mettent toujours en avant le potentiel et la plastique de leurs produits.
Ça ne saurait être un jeu de mot, si leurs suggestions de présentation, ne révélaient pas que des cafés...sous extraits...
LIENS merci multivitamine
Bon alors les incontournables forums Us er FR
http://www.home-barista.com/
http://coffeesnobs.com.au/
http://coffeed.com/
http://www.intelligentsiacoffee.com/
http://www.coffeecrew.com/
http://cremamagazine.sitesuite.ws/
http://www.planetcafe.fr/ FR
http://expresso.cultureforum.net/ FR
http://www.coffeegeek.com/
http://www.toomuchcoffee.com/index.php?name=PNphpBB2
http://www.phpbber.com/phpbb/index [...] etimeboard
http://www.baristaguildofamerica.o [...] 6eb40f9973
Pour la vente en ligne en Europe, ya de tout
http://www.italiansyrups.com/
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http://www.meo.fr/boutique/accueil.asp
http://www.mon-cafe.fr/
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http://www.chacunsoncafe.fr/
http://www.coffeebumper.com/main.html
http://www.1st-line.net/cgi-bin/ca [...] category=0
http://www.greenbeanery.ca/bean/ca [...] Path=45_94
SAV?
http://www.partsguru.com/NewBabyGaggia.html
De la technique
http://coffeesnobs.com.au/YaBB.pl?num=1130542649/0
EDIT :
Suite à la demande de certains participants de ce topic, voici une liste de cafés disponibles dans les boutiques avec adresse, prix, etc...
LISTE DES TORREFACTEURS
CAFE VERLET (Paris 1er)
256 rue St Honoré, Paris 1er
TARIFS DU SACHET 250 g (prix au 2 mai 2006)
Asie :
- Papouasie Nouvelle Guinée (SIGRI) : 5,50 EUR
- Inde Mysore : 4,50 EUR
- Birmanie Chaung Gwe : 8,00 EUR
- Chine Simao : 5,00 EUR
- Thaïlande : 7,00 EUR
- Indonésie Kalossi : 7,00 EUR
- Laos Champasak : 6,50 EUR
Amériques :
- Panama La Torcaza : 8,00 EUR
- Pérou Yanesha : 6,00 EUR
- Colombie Supremo Indiana : 5,00 EUR
- Brésil Sul de Minas : 4,00 EUR
- Guatemala Antigua Victory : 5,50 EUR
- Salvador Itzalco Premium : 5,50 EUR
- Costa Rica Tarrazy Tournon : 5,50 EUR
- Saint Domingue : 6,50 EUR
- Nicaragua Maragogype : 6,50 EUR
- Colombie DECAFEINE : 5,50 EUR
Afrique et Moyen Orient :
- Moka Harrar Ethiopie : 6,00 EUR
- Moka Sidamo Ethiopie : 5,50 EUR
- Kenya AA : 6,00 EUR
Cafés "gourmet" :
- Guadeloupe Bonifeur : 70 EUROS LE KILO
- Porto Rico Yauca Selecto : 20 EUROS/250g
- Jamaïque Blue Mountain : 25 EUR/250g
- Yemen Matari : 15 EUR/250g
- Hawai Kona Extra Fancy : 20 EUR/250g ---------------
Espresso ? Voir page 1
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