wave a écrit :
il faut relativiser la consommation importante des gros diesel.
certains 2.0 diesel actuels ne consomment peut-être pas beaucoup moins que ceux s'il y a 10-15 ans, mais il faut voir la différence de puissance!
aujourd'hui un 1.5 DCI arrive à être + puissant que les vieux 2.0 TD, et lui il consomme réellement beaucoup moins.
sinon parmi les différences à ajouter au 1er post:
- le diesel a de meilleures reprises. personnellement je trouve pas que ça soit important parce que si je voulais pas rétrograder je prendrais une boite auto, mais visiblement c'est pas le cas de tout le monde.
- l'essence ne présente pas le risque d echanger une injection très couteuse.
- l'essence peut se convertir au GPL, ce qui donne le même taux de CO2 qu'un diesel, moins de tous les autres polluants que le meilleur de chaque autre carburant.
- le diesel sans FAP émet encore trop de particules, ainsi que des oxydes d'azote responsables des derniers pics de pollution.
il faut quand-même avouer qu'actuellement, quand on choisit un modèle fiable, on est sans doute à la période où le diesel est le + intéressant pour ceux qui ne veulent pas de GPL. C'est le moteur qui a le + progressé ces derniers temps, et les normes d'émissions de NOx et de particules ne sont pas encore trop sévères.
dans le futur, le diesel va avoir besoin d'un FAP et d'un catalyseur à NOx (pas avant quelques années, la prochaine norme antipollution ne les rend pas encore tout à fait indispensables), qui va augmenter son prix et sa consommation (pas tant que ça non plus à priori). Les turbos à géométrie variable se sont généralisés, ça va être difficile d'augmenter encore la pression sans perdre en couple à bas régime, le problème se manifeste déjà sur certains modèles comme le 1.4 HDI 16S, qui est creux avant me démarrage du turbo. Donc le diesel semble arriver dans une phase où son agrément risque d'arrêter de progresser.
Maintenant l'essence a encore une marge de progression.
actuellement le turbo twin-scroll du renault 2.0 165ch est prometteur, il permet de gagner en couple et en puissance sans augmenter la consommation à usage identique. Un turbo à géométrie variable (difficile à mettre au point à cause de la température élevée des gaz d'échappement) devrait faire encore un peu mieux. Reste à généraliser tout ça sur des petites cylindrées.
Ensuite, l'injection directe, si elle n'est pas révolutionnaire aujourd'hui, donnera de meilleurs résultats avec de l'essence sans souffre.
Et puis la généralisation des systèmes d'arbres à cames variables (comme les VTEC) sera + tard remplacée par une commande de soupapes sans arbre à cames, qui permettra aussi un meilleur rendement et une courbe de couple + constante.
Le problème actuel de l'essence, c'est que son rendement baisse à charge partielle. Pour éviter d'être à charge partielle, il faudrait une boite très longue, donc désagréable. Une boite auto peu gourmande en énergie à 5 ou 6 rapports pourrait permettre d'utiliser enfin le moteur au régime adapté, de manière à préserver le rendement sans sacrifier les performances.
bref, y'a beaucoup de progrès à faire pour l'essence.
maintenant, y'a le problème du CO2.
on y accorde beaucoup d'importance, ce qui privilégie le diesel.
or, à partir d'une tonne de pétrole, on fabrique toujours la même proportion d'essence et de gazole. La proportion mondiale d'essence et de gazole est donc invariable.
favoriser le diesel en france, c'est bon pour notre chiffre d'émission de CO2, mais sans effet au niveau mondial, à part qu'on pollue nos ville de diesels. La politique future sera donc différente, selon qu'on prend en compte le problème au niveau mondial, ou au niveau français. Là, en dehors du court terme où on applique la 2è solution, c'est difficile de prévoir...
Et les prix des carburants en dépendront, donc l'intérêt des 2 types de motorisations.
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