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  Surveillance des individus : Scandale affectant la DST et officines pv

 

 

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Surveillance des individus : Scandale affectant la DST et officines pv

n°15101911
super_newb​ie_pro
A ta dispoition frère geek :P
Posté le 06-06-2008 à 13:33:09  profilanswer
 

J'ai découvert ce qui va suivre par un simple article de presse et j'ai été assez surpris :
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PARIS (Reuters) - Julien Dray appelle le ministère de l'Intérieur à faire toute la lumière sur des allégations de collaboration entre des services de renseignements et des officines privées récemment publiées.
 
"Ou bien s'agit-il là d'allégations fantaisistes, et alors nous demandons au ministère de l'Intérieur de publier rapidement un démenti clair", déclare le porte-parole du Parti socialiste dans un communiqué.
 
"Ou bien ces faits sont avérés, auquel cas nous demandons immédiatement à ce que toutes les mesures soient prises pour que toute la lumière soit faite sur ces affaires", ajoute-t-il.
 
Sous le titre "Voyage au pays des barbouzes", Le Point relate jeudi les grandes lignes d'un livre à paraître la semaine prochaine, "Allez-y, on vous couvre !".
 
Selon l'hebdomadaire, il s'agit "d'un témoignage explosif sur les liaisons dangereuses entre la DST et les sociétés privées de renseignement" par un ancien gendarme qui serait devenu pendant trois ans "agent de recherche."
 
Pris en flagrant délit de "tricoche", cette pratique illégale qui consiste à siphonner les fichiers de police, l'auteur, Patrick Baptendier, a été mis en examen pour "corruptions, recels de corruptions, complicités de violations de fichiers automatisés." Il attend aujourd'hui son procès.
 
Le Point estime que ce témoignage risque de faire du bruit alors que le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot, a récemment porté plainte pour des faits d'espionnage de sa vie privée.
 
L'hebdomadaire évoque également la mise en examen d'un commissaire soupçonné d'avoir revendu à des officines des renseignements puisés dans les fichiers de la police.
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Extraits de« Allez-y, on vous couvre ! » - Bonjour, c'est la DST
 
Printemps 2003, je viens de quitter l'Européenne de sécurité privée, une entreprise spécialisée dans la protection rapprochée des grands patrons, pour créer l'agence Iris Consultants. Je travaille alors essentiellement pour Kroll, société américaine, leader mondial du renseignement, dont la branche française emploie une dizaine de permanents à Paris et s'appuie sur des structures comme Iris pour mener filatures et surveillances sur des personnalités du monde des affaires.
 
Après une première mission-surveiller un homme d'affaires au Concorde-Lafayette-, Kroll m'a demandé de prendre en charge la filature d'un membre du conseil d'administration de Nokia. Il s'agit de le suivre dans tous ses déplacements parisiens.
 
Orly, 6 heures du matin, mes hommes sont répartis en deux équipes. Trois à l'intérieur de l'aéroport, trois à l'extérieur, en voiture et à moto. Soudain, avant même l'arrivée de l'avion, Stéphane, mon chef d'équipe, me téléphone.
 
« Patrick, il y a une autre équipe ! Ils sentent bon l'after-shave, baskets bien propres, jeans bien repassés. C'est la police.
 
-Bon, ben tu les contactes, tu te présentes et tu donnes mon numéro. »
 
Le lendemain, je reçois un coup de fil très aimable d'un certain Patrick Guiez, commandant de police à la Direction de la surveillance du territoire. Je lui donne rendez-vous à l'hôtel Napoléon, avenue de Friedland. Mon interlocuteur est un quadragénaire un peu chauve, petites lunettes à monture argentée, costume sobre, extrêmement souriant. Il m'explique qu'il travaille dans la cellule de surveillance des entreprises d'intelligence économique :
 
« Ce qui m'intéresse dans vos activités, c'est Kroll. Cette société fait partie de nos priorités. »
 
Pour la DST, qui doit remplir une mission de protection du territoire et des intérêts économiques français, il est extrêmement important de connaître les sujets qu'une société américaine d'intelligence économique est amenée à traiter.
 
Nous nous quittons sur la promesse de nous téléphoner dans deux semaines. Je ne le fais pas. Mais le policier me rappelle. Il me fait comprendre qu'il connaît tout de moi lorsqu'il me déroule mon CV, mes vingt-deux ans de carrière dans la gendarmerie, ma démission... Il me laisse entendre qu'il pourrait facilement m'empêcher de travailler. Je comprends que je suis désormais totalement entre les mains de la DST, qui peut me rayer de la carte du jour au lendemain.
 
Le marché est très clair. En échange de mes contacts et des noms de tous les individus sur lesquels j'enquête, j'obtiens immédiatement des identifications de véhicules, des comptes bancaires, des environnements DST très complets avec un historique hyper-détaillé. Je reçois ces renseignements sur des notes blanches ou par téléphone. Les informations se suivent, brutes, sans qu'on puisse jamais en identifier la provenance. C'est ainsi qu'Iris Consultants, créée pour mettre en oeuvre filatures et surveillances, entre dans le monde du renseignement économique où, grâce à la DST, elle va devenir rapidement très crédible.
 
Les médias sous surveillance  
 
La journaliste Ghislaine Ottenheimer

 
Je remplirai de nombreuses missions pour Kroll, dont plusieurs m'ont confronté à des personnalités politiques, médiatiques ou économiques. Jamais on ne m'interrogera sur la façon dont j'obtiens mes renseignements. On sait que je suis un ancien gendarme, on pense que j'ai gardé des amis dans la maison. C'est la raison pour laquelle ses dirigeants n'hésitent pas à me demander renseignements bancaires, fiscaux ou téléphoniques. Durant l'hiver 2004, on me demande ainsi de surveiller pendant deux jours la journaliste Ghislaine Ottenheimer. Je la fais suivre consciencieusement pendant qu'elle fait ses courses en Smart avenue Victor-Hugo, à Paris, ou qu'elle déjeune tout en riant beaucoup avec des amies. Devant l'absence de résultats satisfaisants pour Kroll, on me demande de basculer la surveillance sur son mari, Thierry Lefébure, l'un des lobbyistes les plus en vue de Paris, que son feutre et sa grande écharpe rendent aisément repérable. C'est un client facile à suivre, qui marche lentement dans la rue et roule dans un gros 4 x 4 Volkswagen en respectant scrupuleusement le code de la route. Nous photographions une bonne partie de ses rendez-vous dans des lieux publics ainsi que les gens qui rentrent et sortent de son immeuble pour le rencontrer. Je fais également identifier les véhicules de ses visiteurs.
 
Pendant ses rendez-vous à l'extérieur, j'appellerai à plusieurs reprises et sous différents prétextes son collaborateur pour connaître son planning. Ce qui facilitera grandement notre travail de surveillance et de prises de vue.
 
Toutes les photos et détails de la mission ont été, comme d'habitude, remis à Kroll et à la DST.
 
Le patron de Skyrock
 
Courant décembre 2005, Hervé Zany me demande d'effectuer une recherche d'antécédents sur Pierre Bellanger, patron de la radio Skyrock. Je ne connais ni le but ni le commanditaire de ces recherches. J'apprendrai plus tard que cette mission avait trait au rachat potentiel de la radio. Kroll sait que Pierre Bellanger a déjà été condamné, mais l'a-t-il été pour raisons professionnelles ou personnelles ? Les premières recherches de la DST feront apparaître que Bellanger, fils de l'ancien PDG du quotidien Le Parisien, s'est attiré les foudres de la justice pour des infractions secondaires, toutes liées à l'exploitation de ses radios [libres]. Mais Kroll me demande de fouiller encore. La DST m'informe alors que ma cible aurait été entendue par la police en 2001. Kroll s'impatiente, exige un bulletin de casier judiciaire. Celui-ci est vierge.  
 
Le propriétaire de « France-Soir »
 
En août 2005, Jean-Marie Duniau, analyste chez Kroll, me charge de la mission « Parlak ». Je dois recueillir un maximum d'éléments sur Raymond Lakah, homme d'affaires franco-égyptien propriétaire du quotidien France-Soir et d'Air Horizons [ancien Euralair], qui s'intéresse au rachat d'une autre compagnie aérienne, Star Airlines. Bien évidemment informée par moi, la DST va me prêter main-forte en me fournissant les renseignements d'identité exacts de Raymond Lakah, l'identification de ses véhicules, ses adresses successives. Elle va également m'aider en me confiant des éléments plus sensibles, situant précisément les relations étroites que Raymond Lakah aurait entretenues avec le gouvernement français, et ce depuis 1992, époque à laquelle, en délicatesse avec le gouvernement égyptien, il aurait reçu la protection du gouvernement français et été déclaré citoyen de la République. Toujours selon la DST, Raymond Lakah, issu de la bourgeoisie copte, aurait fait l'objet de toute l'attention d'Interpol et aurait été retenu en 2003 à l'aéroport de Chicago, puis laissé libre. Mon référent à la DST me déclare que ses services se sont eux-mêmes saisis de la tentative de rachat dans laquelle s'est lancé l'ami Rami ou Ramy, comme ils le surnomment, mais me glisse, cette fois par téléphone, des précisions sur ses passeports : passeport français n° 88XX... Il y a aussi un passeport égyptien qui est le 118XX...  
 
Mi-septembre j'appelle François, [son officier traitant à la DST] pour avoir confirmation de certains détails. Là encore, c'est clair, il consulte le fichier interne DST sur son ordinateur. [Joint par Le Point, Jean-Marie Viala, l'avocat de Raymond Lakah, n'a pu contacter son client hospitalisé].  
 
Les assurances MMA
 
Dès l'été 2005, j'ai pu mesurer à quel point la DST était satisfaite de notre collaboration. François m'avait proposé à plusieurs reprises de me rendre dans les bureaux du 7, rue Nélaton, dans le 15e arrondissement de Paris, près du quai de Grenelle.
 
« Vous verrez mes supérieurs ! Vous êtes un de nos meilleurs agents. »
 
[La DST demande alors à Patrick Baptendier de démarcher Geos, une entreprise d'intelligence économique concurrente directe de Kroll.]
 
En septembre 2005, je passe donc un coup de téléphone à Geos. Et je suis rapidement reçu par Jean-Renaud Fayol. Cet ancien de Saint-Cyr a opéré comme officier spécialiste du soutien aux mouvements insurrectionnels, il est responsable du département intelligence économique.
 
Au bout de quelques minutes d'entretien, Jean-Renaud Fayol me demande si je sais « poser une bretelle ». En clair, si je peux mettre en place une écoute téléphonique. Le souhaite-t-il vraiment ou bien me teste-t-il ? A la question il répond par un sourire.
 
De toute façon, je ne sais pas le faire, mais je peux me rendre utile sur d'autres types de renseignements.
 
« Comptes bancaires ? Factures détaillées ? Environnements difficiles ?
 
- Je peux essayer.
 
- Ça m'intéresse. »
 
[En octobre 2005, Geos charge Baptendier d'une mission sur le groupe MMA.]
 
Le client, c'est le groupe d'assurances MMA, et plus particulièrement Jean-Claude Seys, le boss du groupe. Il exige de connaître les agissements d'un agent général représentant la compagnie, M. Emmanuel P. qui s'est opposé aux fusions au sein de MMA, notamment avec la compagnie Azur Assurances.
 
De plus, Emmanuel P. serait en relation très étroite avec un membre de la direction du groupe et lui aurait emprunté une somme d'argent.
 
Il faut identifier les comptes bancaires d'Emmanuel P. et vérifier chacun d'eux afin de constater ou non des virements suspects ou des remboursements de six bons de capitalisation Axa qu'il détient peut-être... Je dois procurer des éléments d'environnement que je demande à la DST ainsi que l'identification des comptes bancaires de Paris. Je confie cette dernière mission à un ancien officier de gendarmerie devenu APR et mon principal sous-traitant.
 
La DST, qui approuve cette recherche, s'engage également à rechercher l'existence de virements sur ses comptes. Plus de vingt comptes seront découverts. (...) En fait, la plupart de ces comptes servaient légalement à l'activité professionnelle d'Emmanuel P. Et pas de virements suspects sur ceux analysés par la DST.
 
Plus rien sur Nicolas  
 
J'apprends à la lecture des comptes rendus d'audition sur mon affaire que, « pour des causes inexpliquées », « mystérieuses » selon un terme que l'enquêteur utilise lui-même dans son PV, aucune conversation n'a été enregistrée sur ma ligne le 17 novembre 2005 entre 11 h 10 et 14 h 18. « Cela provient peut-être des réparations de lignes dans la caserne », peut-on lire dans le rapport de l'IGPN. A cette date, le conflit faisait rage entre Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, et Dominique de Villepin, le Premier ministre, à propos de l'affaire Clearstream.
 
François me demandait régulièrement par téléphone et lors de nos rendez-vous si je ne disposais pas de renseignements compromettants sur le ministre de l'Intérieur, qu'il appelait Nicolas. En tout cas, je sais que j'ai eu ces conversations avec François et qu'elles n'apparaissent pas dans les écoutes actées dans la procédure
 
1. « Allez-y, on vous couvre ! », de Patrick Baptendier (éd. du Panama, 15 E).
 
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Victimes et accusés, ce qu'ils en disent
 
Ghislaine Ottenheimer Journaliste et écrivain  
 
« C'est comme un viol » « C'est comme un viol. Vous apprenez qu'on vous observe au coin de la rue... On sait qu'il y a des grandes boîtes qui utilisent ces méthodes pour obtenir des contrats ou déstabiliser des concurrents. Peut-être essayaient-ils de piéger mon mari, qui travaille parfois sur des affaires sensibles. A moins que cela ne soit pour mon livre sur les inspecteurs des Finances. Je suis journaliste et je fais les choses ouvertement ; mon mari, c'est pareil. On sait qu'il y a des gens qui ne vivent que de ça. Il faut les ignorer. »  
 
Pierre Bellanger PDG de la radio Skyrock  
 
« Une atteinte intolérable à la vie privée » « C'est un choc. Quand j'aurai les éléments en main, j'examinerai avec mon avocat les suites à donner à cette affaire. C'est une atteinte intolérable à la vie privée, un préjudice. Je ne suis pas complètement surpris non plus, ce n'est pas déconnecté de ma réalité professionnelle. A l'époque où j'aurais été espionné, un certain nombre d'associés se sont retirés, d'autres sont rentrés. Je reste sans voix quand vous me dites que la DST a transmis des informations sur moi. »  
 
Pierre de Bousquet de Florian ancien patron de la DST, aujourd'hui préfet des Hauts-de-Seine  
 
« Aucune incrimination n'a jamais été retenue » « Sur le fond, cette affaire étant à ce stade couverte par le secret de l'instruction, la seule réponse que je peux vous faire est que toutes les justifications demandées ont été fournies en leur temps au juge d'instruction chargé de l'affaire et qu'aucune incrimination n'a jamais été retenue contre aucun fonctionnaire de la DST. Cette circonstance me paraît dire assez la rectitude avec laquelle, quoi que puisse prétendre le mis en examen, ce service avait agi. »  
 
Jean-Renaud Fayol Ancien directeur de l'intelligence économique de Geos  
 
« Je le poursuivrai en justice » « A l'époque il est vrai que j'ai fait travailler M. Baptendier, mais je nie farouchement lui avoir demandé de poser des bretelles ou d'obtenir des renseignements sur des comptes bancaires. Il faisait pour nous des enquêtes sur des groupes, des sociétés ou des personnes. Mais jamais nous ne lui avons demandé de choses précises. Je le poursuivrai en justice s'il prétend le contraire. Il nous apportait des rapports blancs dans lesquels il nous disait : telle personne possède un confortable patrimoine. Des renseignements d'ordre général, jamais des informations aussi précises, ce qui serait illégal. »  
 
Jean-Claude Seys PDG de Mutuelles du Mans Assurances  
 
« Je tombe des nues » « Je vous jure que je n'ai jamais diligenté d'enquêtes sur quiconque et encore moins sur Emmanuel P. [agent général représentant MMA]. Donc je n'ai jamais reçu de rapport de cette nature. MMA non plus, et je n'imagine pas que quelqu'un l'ait fait dans mon dos. A l'époque, des agents qui s'opposaient à la fusion de MMA et de la société Azur-Assurances, il y en avait cinquante. Il n'y avait pas que Emmanuel. P. Mais celui-ci était en conflit avec les syndicats. »  
 
Hervé Zany Ancien directeur général de Kroll  
 
« Notre réputation est bonne » « Je n'ai pas de commentaires à apporter à des allégations portées par un livre que je n'ai pas lu. Nous sommes un grand groupe qui s'est fait une jolie place en France dans le domaine de l'intelligence économique. Malgré toutes les allégations portées ces dernières années à son encontre, Kroll n'a jamais fait l'objet d'une quelconque mise en cause par la justice. Notre réputation est bonne. Je vous engage à une extrême prudence. Nous serons très attentifs à toute tentative de diffamation... A qui appartient " Le Point ?" »  
 
Alain Marsaud  
 
« J'ai appris par l'auteur lui-même que j'avais fait l'objet de surveillance alors que j'étais parlementaire. Si cela est vrai, c'est d'une extrême gravité. Je ne peux pas faire autrement que de saisir la justice pour demander des comptes à ceux qui ont pris cette initiative. »
 
source : http://www.lepoint.fr/actualites-s [...] 0/0/250516
 
Que pensez-vous de cela ? :heink:
 
Trouvrez-vous normal ou plutot dira-t-on légitime, la collaboration entre des services de renseignements et des officines privées tel qu'on le voit dans les extraits ci-dessus ?
 
Pensez-vous qu'on devrait définir des limites de collaboration ou de surveillance et si oui, sur quels critières ? Ces limites ne pourraient-elles pas poser un problème sécuritaire ?


Message édité par super_newbie_pro le 27-07-2010 à 21:28:20

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mood
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Posté le 06-06-2008 à 13:33:09  profilanswer
 

n°15101968
lubicdj
Je ne suis ce que je veux être
Posté le 06-06-2008 à 13:37:57  profilanswer
 

sujet super sensible ! :-/ Drapal et très curieux de lire les réactions ! EDIT ; moi j'approuve pas la diffusion de données personnelles par des services de renseignement à des sociétés privées. C'est du n'importe quoi.


Message édité par lubicdj le 06-06-2008 à 13:38:56

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Vive les schtroumpf !! Dans notre société, il n'y aura jamais schtroumpfé autant de schtroumpf qu'en ces temps-ci. Schtroumpfons tous ensemble pour le bien de nos schtroumpfs !
n°15310061
super_newb​ie_pro
A ta dispoition frère geek :P
Posté le 26-06-2008 à 12:47:58  profilanswer
 

Imaginez ce que les gars - responsables des faits ci-dessus - vont pouvoir faire maintenant :
---------------------
La loi Lopsi numéro 2 (loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure) sera présentée sous peu au vote au Parlement. Le texte envisage toute une série de mesures qui concernera au premier rang le domaine des nouvelles technologiques (voir notre présentation en février 2008). Selon Michèle Alliot-Marie, ce texte ne vise pas à « surveiller à la "Big Brother". Il s'agit de protéger les utilisateurs d'Internet. »  
 
On sait que le texte va grandement faciliter les captations à distance des données numériques se trouvant dans un ordinateur (perquisition numérique) ou transitant par lui (approche « radar »). Ceci « permettra, par exemple, la captation de données au moment où elles s'affichent sur l'écran d'un pédophile ou d'un terroriste ». Le Monde donne à ce titre quelques précisions sur ce chapitre. La loi va autoriser l’introduction d’un cheval de Troie dans les ordinateurs, évidemment sans le consentement de l’intéressé, mais avec l’aval d’un juge. Il sera alors possible d’accéder aux données, de les collecter, les enregistrer, les conserver, les transmettre, « écouter » les frappes au clavier, etc. Selon nos confrères cette surveillance pourra durer jusqu’à huit mois (quatre mois mais renouvelable une fois) et être mise en place à n’importe quelle heure.
Selon les données qui furent distillées dans le passé, les logiciels espions ne seraient circonscrits qu’à certaines infractions commises en bande : terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d’armes et de stupéfiants, enlèvement, séquestration, proxénétisme, extorsion, fausse monnaie, blanchiment et aide à l’entrée et séjour d’un étranger. À l‘instar de l’Allemagne, l’objectif de la LOPSI version 2.0 (la première fut votée en 2002) sera de mettre à jour les moyens des forces de l’ordre face aux nouvelles technologies. Comme nous l’indiquions, ce genre de texte pose plusieurs problèmes épineux. Spécialement, quel sera le degré d’implication des éditeurs de solutions antivirus ? Les spywares légaux seront-ils volontairement oubliés ou devront-ils être détectés comme n’importe quel pourriciel ? En cas de collaboration active, comment feront les autorités pour s’accorder avec un éditeur d’un pays étranger sans liaison particulière avec la France (ni traité, ni accord international) ?  
source : http://www.pcinpact.com/actu/news/ [...] sition.htm
 
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Terroristes.. Ce mot est désormais devenu bien banal. T'es pas content ? T'es un terroriste. Tu résiste ? t'es un terroriste. Tu utilise le P2P ? t'es un terroriste de la culture ! Ah... que ferait-on sans le terrorisme ??
 

Citation :

Le code pénal français définit le terrorisme comme " une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ". (article 421-1)
 
Un tel comportement, en apparence très commun, et que connaissent même les sociétés animales, est pourtant considéré comme un phénomène d’une étonnante modernité ; il est même parfois présenté comme l’un des derniers fléaux de l’humanité, qu’un progrès social inéluctable devrait permettre d’éradiquer.


Source : http://www.avocats-publishing.com/ [...] -SIECLE-OU


Message édité par super_newbie_pro le 26-06-2008 à 12:56:14

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n°15312511
Nicarao
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Posté le 26-06-2008 à 16:38:18  profilanswer
 

drapal
vais lire ça à tête reposé


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-- ! --
n°15351142
doutrisor
Posté le 30-06-2008 à 14:44:10  profilanswer
 

Barbouze-land, cela existe depuis longtemps.....


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"“Si le financier manque son coup, les courtisans disent de lui: c'est un bourgeois, un homme de rien, un malotru; s'il réussit, ils lui demandent sa fille.”
n°15354580
super_newb​ie_pro
A ta dispoition frère geek :P
Posté le 30-06-2008 à 19:23:11  profilanswer
 

doutrisor a écrit :

Barbouze-land, cela existe depuis longtemps.....

lol !
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Par JeanPierre Vergès AP - il y a 1 heure 31 minutesPARIS
 
"Police politique", "barbouzes", "machine à scandales", les nombreux sobriquets donnés aux "Renseignements généraux" démontrent l'animosité et parfois les fantasmes suscités par un service de police controversé, fusionné à compter de mardi avec la Direction de la surveillance du territoire (DST) dans la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).
 
Les RG disparaissent après un siècle d'existence. Apparue sous la Troisième République en 1911, la Brigade des Renseignements généraux n'est jamais passée à la postérité comme les "Brigades du Tigre", devenus les héros de la police judiciaire.
 
A l'époque, ces policiers de l'ombre, ancêtres des "commissaires spéciaux" de la Révolution, sont chargés de surveiller l'état de l'opinion, de recenser les rumeurs et de prévenir les mouvements contestataires d'obédience royalistes, bonapartistes, anarchistes et révolutionnaires. Confirmés par le Front populaire, les RG sont officialisés par une loi du 23 avril 1941 sous le régime de Vichy qui les utilise pour traquer les juifs, les communistes et les résistants.
 
Avec la guerre froide, les conflits coloniaux, les "événements algériens" et l'agitation sociale, les RG se développent et luttent notamment contre les actes terroristes. Ils sauvent in extremis leur tête après l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, méfiant avec cette police chargée de surveiller les partis politiques. Une tâche qu'elle abandonne d'ailleurs en 1994 lorsque elle se fait pincer en train d'espionner le Conseil national du Parti socialiste de la Villette...
 
Ce scandale intervient quatre ans après la mort de Jacques Doucé, le pasteur des homosexuels, des transsexuels, et des pédophiles, découvert en 1990 dans la forêt de Rambouillet. La victime aurait été en lien avec des personnalités aux moeurs sexuelles déviantes... Un inspecteur des RG, chargé de sa surveillance, apparaît vite comme le suspect No1. A-t-il voulu éliminer un homme trop gênant? Le policier nie ses accusations et soutient même que sa hiérarchie lui a ordonné de recruter de jeunes prostitués pour compromettre trois personnalités.
 
L'affaire fera long feu. Révoqué, le policier sera condamné à vingt mois de prison avec sursis pour avoir tiré dans la porte d'un informateur proche du pasteur Doucé...
 
Les RG refont la une de l'actualité entre 1993 et 1997 lorsque le juge Eric Halphen reçoit plusieurs courriers d'un "corbeau" accusant les RG de lui dissimuler des informations sur le financement occulte du RPR.
 
Selon Yves Bertrand, l'inoxydable patron du service entre 1992 et 2004 et auteur du livre "Je ne sais rien... mais je dirai presque tout", les policiers se seraient retrouvés otages d'une bataille entre les clans Chirac et Balladur. "Il n'y a pas de place dans la République pour une police politique", assure Lionel Jospin en juin 1997 dont la menace de dissolution sera vite oubliée.
 
Cinq ans plus tard, Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, supprime lui les "blancs", l'arme préférée des RG. Ces notes volantes, non signées et sans en-tête, pouvaient circuler sans respecter les voies hiérarchiques jusqu'aux bureaux ministériels. Et donnaient parfois lieu à des enquêtes basées sur de simples rumeurs.
 
"La culture du secret fait partie du 'savoir-faire' RG", admet Christophe Dumont, l'un des responsables du Syndicat national des officiers de police (SNOP), qui a passé 15 ans dans ce service de police. "Le secret est parfois nécessaire lorsqu'on veut préserver les intérêts de la société."
 
Chargés d'informer l'Etat sur les hommes et les femmes jouant un rôle significatif en matière politique, économique, sociale, et religieuse, les Renseignements généraux ont aussi établi près de 2,5 millions de "fiches" de personnes morales et physiques. En janvier 2007, ils se sont ainsi vus accuser d'avoir actualisé la "fiche" de Bruno Rebelle, le patron de Greenpeace France, recruté dans le staff de Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle.
 
Ce travail de renseignement en "milieu ouvert" sera désormais assuré par une Sous-direction de l'information générale (SDIG), au sein de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP). La lutte contre le terrorisme, où les RG se sont notamment illustrés en permettant l'arrestation d'Yvan Colonna, et l'intelligence économique, sont désormais dévolues à la nouvelle DCRI. "Je ne ressens pas de nostalgie chez les collègues des RG", conclut Christophe Dumont. "Avec l'internationalisation des risques, une réforme du renseignement était nécessaire et il fallait un outil adapté." AP


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n°15354605
Zed69
Compromis, chose due
Posté le 30-06-2008 à 19:25:41  profilanswer
 

si ça les derange de se faire surveiller, c'est qu'ils ont des choses a se reprocher.
 
CQFD.


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n°15354678
super_newb​ie_pro
A ta dispoition frère geek :P
Posté le 30-06-2008 à 19:31:03  profilanswer
 

Zed69 a écrit :

si ça les derange de se faire surveiller, c'est qu'ils ont des choses a se reprocher.
 
CQFD.


On pourrait dire la même chse pour Olivier besancenot dans ce cas :-/ http://expresse.excite.fr/news/624 [...] rveillance


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n°15354739
Zed69
Compromis, chose due
Posté le 30-06-2008 à 19:35:16  profilanswer
 

bien sur :jap:
 
il a qu'a rentrer dans le moule :o comme tout le monde :o


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n°15361896
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Posté le 01-07-2008 à 09:59:14  profilanswer
 

Nouvel article ; Officines : étranges doutes sur le livre à succès qui accuse le contre-espionnage ==> http://www.latribune.fr/info/ID974 [...] 730035C020
 

Citation :

La DST, service chargé de protéger les secrets de l'Etat, est accusé d'ouvrir ses fichiers et dévoiler le secret auquel à droit tout citoyen. Or, contacté par latribune.fr, lundi 23 juin, le procureur de Versailles a indiqué qu'il ne demande pas de poursuites contre l'agent de la DST qui "traitait" Baptendier dans les réquisitions qu'il a transmis jeudi 19 juin au juge d'instruction en charge du dossier.


 
Comme par hasard... :lol:  
 

Citation :

A la suite des réquisitions rendues par le procureur, une autre histoire se dessine, celle d'une affaire de police triste et banale, à la limite de la légalité : un policier donne de la drogue à son indic toxico en remerciements d'informations sur un important trafic d'héroïne. Il suffit ici de remplacer drogue par information.


 

Citation :

Le lourd silence de Laurence Parisot
Le 11 juin invitée sur le plateau de Fogiel, dans une émission consacrée en partie au livre de Baptendier, Laurence Parisot, présidente du Medef, a déclaré qu'elle allait porter plainte contre les allégations contenues dans ce livre qui l'accuse d'avoir demandé la surveillance de salariés de la société Optimum. Cette plainte devait être déposée dans les 48 heures. Contactés hier mardi 24 juin par latribune.fr, les services du procureur de Paris n'avaient enregistré aucune plainte de la part de Laurence Parisot, ni venant de Jean-Claude Seys, PDG des Mutuelles du Mans Assurances, accusé par Baptendier d'avoir demandé la surveillance d'un agent d'assurance.


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n°15362269
doutrisor
Posté le 01-07-2008 à 10:44:38  profilanswer
 

Citation :

lol !


 
Ah voila de l'argument intelligent !  :sarcastic: Et insultant pour les RG : qui a traité ici les RG de barbouzes ? Personne. Ah si, toi super_newbie_pro  :D  
 
Le thème "barbouzes" vient de là : http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbouze  et après la Guerre d'Algérie désigna tous les gens liés de près ou de loin au monde du renseignement et impliqués dans des opérations tordues. On peut citer l'affaire du Rainbow Warrior, car un barbouze peut être un agent d'état et pas forcément un "privé".
 
Dans l'affaire relatée plus haut, le mélange officines privées/DST/affaires d'Etat/affaires privées, c'est typiquement ce que j'appelle du "made in Barbouze-land". Si certains ici trouvent cela normal, qu'ils n'empêchent pas d'autres de s'indigner, car nous sommes encore en démocratie. Car c'est justement parce que nous n'avons rien à nous reprocher que personne n'a le droit de fouiller notre vie privée !


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"“Si le financier manque son coup, les courtisans disent de lui: c'est un bourgeois, un homme de rien, un malotru; s'il réussit, ils lui demandent sa fille.”
n°15362336
lubicdj
Je ne suis ce que je veux être
Posté le 01-07-2008 à 10:52:38  profilanswer
 

doutrisor a écrit :

Car c'est justement parce que nous n'avons rien à nous reprocher que personne n'a le droit de fouiller notre vie privée !


[:anchois]  Que c'est joliement dit ! [:azitwaz] :love:  


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n°15379222
super_newb​ie_pro
A ta dispoition frère geek :P
Posté le 02-07-2008 à 16:07:52  profilanswer
 

AH ben merde alors :
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PARIS - Plusieurs syndicats et associations ont manifesté mercredi leur inquiétude d'un "fichage généralisé des citoyens" après la mise en oeuvre du "fichier EDVIGE" permettant la collecte d'informations sur les syndicalistes, les militants politiques, ou encore les "groupes" ou "personnes (...) susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", et ce dès l'âge de 13 ans.
 
La Commission nationale informatique et liberté (CNIL) avait réclamé que l'âge de collecte des données soit porté à 16 ans, mais n'a pas été suivie sur ce point. "Si on n'y prend pas garde, un jour ou l'autre on nous expliquera qu'il faut descendre jusqu'à l'âge de 10 ans!", a réagi le président de la CNIL Alex Turk sur les ondes de France Inter.
 
Le décret de mise en oeuvre de ce fichier EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) est paru mardi au Journal Officiel.
 
Il autorise le ministère de l'Intérieur à centraliser "les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".
 
Le texte autorise la même démarche pour les "individus, groupes, organisations et personnes morales qui en raison de leur activité individuelle ou collective sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public".
 
"Le nouveau fichier, dit EDVIGE, mélange les personnes considérées par un policier comme 'susceptibles de porter atteinte à l'ordre public' avec les militants associatifs, syndicaux ou politiques et en général tout citoyen sur lequel le gouvernement souhaite en savoir davantage", s'inquiète la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) dans un communiqué publié mercredi.
 
Pour l'association, avec EDVIGE, "il ne s'agit plus (...) de ficher les auteurs d'infractions constatées, mais, comme pour la rétention de sûreté, de cibler ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques. Le soupçon préventif suffit à justifier le fichage".
 
"Et il y a pire", dénonce encore la LDH: "Désormais vont pouvoir être eux aussi 'tracés' comme futurs délinquants présumés les enfants, dès l'âge de treize ans, que les policiers considèrent comme potentiellement dangereux."
 
La LDH estime "ce niveau de surveillance des citoyens, généralisée parfois, discriminatoire souvent, comme incompatible avec l'état de droit".
 
La CGT, pour sa part, parle d'une "nouvelle disposition qui s'inscrit dans une démarche portant atteinte aux libertés individuelles et collectives".
 
Quant au SNPES-FSU, principal syndicat de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), il s'inquiète du fait que "sans qu'aucune infraction ne soit commise, des mineurs dès 13 ans seront fichés en raison de leur 'activité' individuelle ou collective, sans aucune définition ni encadrement juridique de cette activité".
 
Plus largement, le SNPES estime qu'avec ce fichier, c'est "la répression de l'action politique et syndicale et sa pénalisation éventuelle qui s'organisent".
 
Le syndicat juge qu'avec ce fichier, "toute personne présentant un risque de contestation de l'ordre établi, par son activité organisée (syndicaliste) ou par sa position d'adolescent prompt à agir en dehors des chemins balisés est possiblement un délinquant et doit être repérée et fichée".
 
"Nous pensions qu'il était plus raisonnable d'en rester à l'âge de 16 ans et nous n'avons pas été suivis sur ce point", a déploré Alex Turk mercredi. "Si on n'y prend pas garde, un jour ou l'autre on nous expliquera qu'il faut descendre jusqu'à l'âge de 10 ans!", a-t-il ajouté. "En revanche, nous avons été entendus sur d'autres points qui étaient très importants à nos yeux comme par exemple le fait que nous ne souhaitions pas qu'il y ait d'interconnexion avec d'autres fichiers."
 
M. Turk a également souligné que la CNIL avait obtenu gain de cause sur plusieurs autres points qui figuraient dans le projet d'origine, notamment le fait pour les personnalités (élus, directeurs de grande société), de "les suivre concernant les données touchant à leur vie sexuelle ou à leur santé".
 
"Nous avons obtenu que ce soit limité à des cas exceptionnels qui seront sous contrôle de la CNIL, plutôt que le système tel qu'il était préconisé", a souligné M. Turk. AP


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n°15407142
caro1945
Posté le 04-07-2008 à 15:58:21  profilanswer
 

Celui qui a posté larticle doit avoir son agenda perso, mais bon...
L'article suivant me semble plus rationnel:
Officines : étranges doutes sur le livre à succès qui accuse le contre-espionnage
Pascal Junghans, La Tribune.fr
 
Après avoir espionné le patron de Skyrock, travaillé pour Laurence Parisot et le PDG de MMA, un trouble détective privé accuse la DST de lui avoir fourni des informations pour mener ses missions d’espionnage. Or, le procureur de Versailles vient de blanchir l’agent de la DST qui traitait le "détective".
C’est un coup sérieux porté à la crédibilité du livre de Patrick Baptendier, ce patron d’officine qui accuse la Direction de la surveillance du territoire (DST), le contre-espionnage, de l’avoir "couvert" et aidé alors que ce "détective" espionnait les salariés de Laurence Parisot, pour le compte de la Présidente du Medef, ou surveillait un gêneur pour le compte de Jean-Claude Seys, patron du groupe d’assurance MMA, Mutuelles du Mans Assurances (voir encadré).
 
Ce coup sérieux est porté par la Justice. Pour le procureur de Versailles en charge du dossier, l’agent de la DST qui "traitait" Patrick Baptendier n’est pas coupable des accusations portées contre lui. Patrick Baptendier affirme dans son livre : j’ai "obéi aux ordres en divulguant des renseignements détenus par différentes administrations au profit de cabinets d’intelligence économiques".
 
La DST, service chargé de protéger les secrets de l’Etat, est accusé d’ouvrir ses fichiers et dévoiler le secret auquel à droit tout citoyen. Or, contacté par latribune.fr, lundi 23 juin, le procureur de Versailles a indiqué qu’il ne demande pas de poursuites contre l’agent de la DST qui "traitait" Baptendier dans les réquisitions qu’il a transmis jeudi 19 juin au juge d’instruction en charge du dossier.
 
Le "proc’" est en revanche très sévère pour Patrick Baptendier, les gendarmes et policiers qui lui ont fourni des informations, contre rémunération. Ce ne sera pas pour arranger ses affaires. Patrick Baptendier est mis en examen pour "corruption, recels de corruptions, complicités de violations de fichiers automatisés". Il risque plus de cinq ans de prison ferme, selon lui. Contacté, via le service de presse de son éditeur par mail, Patrick Baptendier n’a pas répondu à nos sollicitations. Désormais, c’est au juge en charge de ce dossier de trancher avant que l’affaire ne soit portée devant le tribunal correctionnel.
 
A la suite des réquisitions rendues par le procureur, une autre histoire se dessine, celle d’une affaire de police triste et banale, à la limite de la légalité : un policier donne de la drogue à son indic toxico en remerciements d’informations sur un important trafic d’héroïne. Il suffit ici de remplacer drogue par information.
 
Lorsque l’indic tombe, il n’est pas content. Et c’est l’un des objets du livre de Baptendier : compromettre un maximum de personnes, si possible haut placées pour sauver sa peau. Mais, au delà de cette affaire, on reste surpris pas le brusque déballage de dossiers d’officines : après l’affaire de ce commissaire qui vendait les secrets des fichiers de police à une officine vient l’espionnage de Besancenot par un autre détective, puis le livre de Baptendier largement médiatisé.
 
Est-ce pour obtenir une réglementation poussée de ces officines, qui se sont multipliées à la mesure des sommes que sont prêtes à verser de grandes entreprises pour obtenir des petits secrets ? Mais cette réglementation existe depuis la loi de sécurité intérieure de 2003. Seul problème, les décrets d’application n’ont jamais été rédigé. Un autre texte de loi serait en préparation. Encore faudrait-il qu’il puisse passer dans la réalité ...
 
Le lourd silence de Laurence Parisot Le 11 juin invitée sur le plateau de Fogiel, dans une émission consacrée en partie au livre de Baptendier, Laurence Parisot, présidente du Medef, a déclaré qu’elle allait porter plainte contre les allégations contenues dans ce livre qui l’accuse d’avoir demandé la surveillance de salariés de la société Optimum. Cette plainte devait être déposée dans les 48 heures. Contactés hier mardi 24 juin par latribune.fr, les services du procureur de Paris n’avaient enregistré aucune plainte de la part de Laurence Parisot, ni venant de Jean-Claude Seys, PDG des Mutuelles du Mans Assurances, accusé par Baptendier d’avoir demandé la surveillance d’un agent d’assurance.
 
 
URL de la source : http://www.latribune.fr/info/ID974 [...] 730035C020

n°15412677
Zed69
Compromis, chose due
Posté le 04-07-2008 à 23:05:26  profilanswer
 

super_newbie_pro a écrit :

Nouvel article ; Officines : étranges doutes sur le livre à succès qui accuse le contre-espionnage ==> http://www.latribune.fr/info/ID974 [...] 730035C020


 


 
 
 [:transparency]  
 
rien de nouveau en somme.


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Entrez dans la dance clap clap, les soucis n'ont pas de chance, la musique commence, clap clap, ça c'est Fraggle Rock!
n°15412721
Walk_Man
To live is to die.
Posté le 04-07-2008 à 23:09:00  profilanswer
 

blabla copier coller enorme ..  [:regbeg]


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¡ Viva la Revolución !
n°16467172
lubicdj
Je ne suis ce que je veux être
Posté le 16-10-2008 à 18:05:10  profilanswer
 

Nicolas Sarkozy a déposé plainte jeudi contre Yves Bertrand, notamment pour dénonciation calomnieuse, après la publication dans la presse d'extraits des carnets personnels de l'ancien directeur des Renseignements généraux (RG), a-t-on appris de source proche du dossier.
 
La plainte vise les chefs de dénonciation calomnieuse, de faux et d'usage, de recel et d'atteinte à l'intimité de la vie privée, selon cette source, confirmant les informations de Paris-Match.com et de Bakchich.info.
 
Selon Paris-Match, la plainte vise les carnets de M. Bertrand, publiés dans Le Point de la semaine passée, dans lequel il est question à trois reprises de Nicolas Sarkozy, accusé notamment "d'avoir perçu 150.000 euros dans son cabinet".
 
Yves Bertrand aurait ainsi "laissé porter à la connaissance d'autrui des +informations+ relatives à la vie privée portant ainsi atteinte à celle-ci et, en rapportant par ces écrits contenus dans ses carnets, altéré frauduleusement la vérité avec une volonté de nuire indiscutable", affirme l'hebdomadaire, citant la plainte.
 
Couvrant une période 1998-2003, les agendas de l'ancien directeur central des RG entre 1992 à 2004 sont manuscrits et ont été saisis lors d'une perquisition dans le cadre de l'enquête judiciaire sur l'affaire Clearstream.
 
"J'ai déposé cette plainte car Nicolas Sarkozy n'entend pas se contenter de droit de réponse dans la presse", a déclaré à l'AFP l'avocat du chef de l'Etat, Me Thierry Herzog.
 
"Il n'a pas déposé plainte parce qu'il est président, la preuve en est qu'en janvier 2006 il a été le premier homme politique à déposer plainte dans l'affaire Clearstream avant d'être suivi par d'autres hommes politiques", a-t-il ajouté.
 
Nicolas Sarkozy avait été le premier président à déposer une plainte pénale, le 7 février, contre le site internet du Nouvel observateur pour un article mentionnant le contenu d'un prétendu SMS adressé à son ex-épouse. Il avait retiré sa plainte quelques semaines plus tard.
 
EDIT ; oups j'ai oublié de citer la source : http://fr.news.yahoo.com/2/2008101 [...] 00a2c.html


Message édité par lubicdj le 16-10-2008 à 18:05:42

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